Dans un billet, Coumarine nous a parlé de ses toquades , ces choses que l’on fait avec passion, à un moment de notre vie, et qui s’estompent peu à peu pour laisser place à d’autres
Faut que je vous parle des miennes, y’a en eu, des diverses et variées, et il y en aura bien d’autres
Ma plus vieille toquade fut de collectionner les timbres, j’ai adoré ça, avec Louis, nous passions des heures à décoller, trier. Puis les mots croisés, des heures à assembler les mots.
Lorsque j’ai commencé à vivre de manière indépendante, j’appréciais fortement d’avoir mon espace, mon bazar, l’envie de créer avec mes mains qui fourmillaient depuis des années était forte, je me suis mise à tricoter, pour mes neveux qui étaient petits, pour moi, des pulls fait main avec des modèles Anny Blatt et de la laine phildar
J’avais toujours un pull en route, j’adorais manier les aiguilles
Et puis, j’ai commencé à bricoler le bois, faire des puzzles, des jeux, j’avais un savoir faire minime qui progressa quand j’ai rencontré Jérôme
Dans l’appartement où nous vivions à Belfort, quelques mois de chômage, un hiver à faire des pantins, des marionnettes, et ma maison de poupée , qui aujourd’hui est un peu à l’abandon que je me suis promis de remettre en état cet été
Entre temps, j’avais cessé de tricoter, la maman de Jérôme faisait ça mieux que moi
Installés en Mayenne, j’ai continué ma maison de poupée, ça m’a pris beaucoup de temps, je confectionnais des choses pour ma petite Ellen, j’ai toujours aimé scier, tailler, peindre, décorer des trucs, et une des plus belles réalisations fut le château de princesse pour les playmobils
Parallèlement, j’ai commencé à prendre des cours de dessin, j’ai réalisé des dizaines de tableaux au pastel, j’en ai offert beaucoup, gardé quelques uns
Il fallait aussi restaurer notre maison, peindre, poncer, ce ne fut pas une toquade que j’exerçais avec passion, mais quand faut faire, je fais
J’ai fait aussi des mobiles, des trucs de déco, de l’art floral …
Jusqu’au jour où je me suis mise dans les perles, j’ai commencé à confectionner des colliers, boucles d’oreilles, que j’offrais et on m’en demander, j’ai exposé, puis vendu, ça fait peut être dix ans que je bidouille les breloques dans ma véranda
Le jardin est une toquade constante aussi que je ne suis pas prête de lâcher, j’aime ça, je suis plutôt satisfaite du résultat, même si ce n’est pas carré, nickel, ça me ressemble !
Vous connaissez la toquade du moment, pas besoin de vous en dire plus, bloguer est une vraie passion, et si vous m’aviez parlé d’ordinateur dans les années 2000, je vous aurais répondu avec des yeux ahuris « pourquoi faire ? «
L’autre toquade coup de cœur, vous la connaissez, chanter, et offrir ce que je peux à notre petite entreprise, une passion qui ne se tarit pas, qui se transforme, une des plus belles choses qui me soie tombée dessus, un bonheur qui ne attenue les années qui passent, qui m’emporte, me remplit d’énergie constante
Et après … ?
Quelles toquades ?
Mots fléchés, élevage de chats ?
Hola ! Ne me bousculez pas
Je vis l’instant à fond, incapable de faire les choses à moitié
Quelles furent vos toquades à vous ?