Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Mon parrain de blog

    Louis avait ouvert un blog , il a quelques années, un blog où il racontait son quotidien

    A cette époque, je ne connaissais rien de l’univers des blogs, mais je lisais le sien, curieuse

    Cette même curiosité m’incita à aller lire chez un de ces lecteurs

    Il racontait, simplement, son passé, ses problèmes médicaux, il parlait de son père, de sa femme, de sa jeunesse

    Quelque chose me poussait à y retourner, sans que je comprenne

     

    Louis ferma son blog, et je continuais parfois à lire l’autre .

    J’ai toujours aimé écrire, et pour assouvir ce besoin, j’envoyais des mails humoristiques à des amis , un peu moqueurs parfois, très internes, ces trucs que je racontais avec accès .

    J’avais des retours positifs, mais j’éprouvais une certaine gène, peur de déranger, peur d’obliger les gens à réagir .

    Alors j’ai arrêté, j’ai continué à écrire dans le journal interne de mon groupe vocal, et puis brutalement l’idée m’est venue, un été , d’ouvrir un blog .

    Alors après quelques billets, je suis allée commenter chez lui, et il est venu chez moi, et je lui ai dit que j’étais la sœur de l’habitant .

    Il était troublé …

    Il écrit son quotidien avec toujours autant de simplicité

    Je me souviens qu’un jour, il m’avait dit « méfies toi des commentaires, des statistiques « 

    Il est resté authentique, fidèle et toujours de bon conseil .

    J’aurais envie de dire que c’est mon parrain de blog .

    J’ai croisé chez lui, des gens passionnants, il a croisé chez moi, d’autres bloguers ..de vrais échanges .

     

    Il est sur un petit nuage parce qu’une revue lui a consacré un article récemment .Et il le mérite .

    Et moi je peste, parce que je ne parviens pas à trouver cette revue ( oui, c’est un peu reculé ici )

     

    Ce billet c’est son hommage, je lui dois bien ça, il s’est déjà reconnu, peut être que, certainement, je ne me lasse pas de ces traces infimes , de ces textes et de ces nouvelles , et lui , Marc , c’est tout sauf du baratin ...

  • Tasses , théières et objets volants

    Directement inspiré du roman de L Carroll, Alice au pays des merveilles, ce mobile est composé de chaises, tableaux, tasses et cafetières miniatures comme s’ils s’envolaient dans les airs

    Rose,vert, bleu turquoise, et or .

     

     

    MOBILE BAROQUE 1.JPG

    Pampilles baroques, rococo, le tout est relié par un ruban métalique fixé au plafond et c’est dans la cuisine que cette création à prise place

     

    MOBLE BAROQ 3.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    MOBILE BAROQUE 4.JPG

     

     

     

     

     

    ,

  • Marie Caroline

    père noel.jpg

    A cette époque, je travaillais à temps partiel en crèche, pas entre l’âne et le bœuf, mais avec une équipe d’auxiliaires puéricultrices, notre tâche consistant à encadrer au mieux les enfants qui nous étaient confiés

     

    Marie Caroline avait une sacrée imagination pour amuser les petits, elle partait toujours en quête de nouveaux accessoires, et ce jour là, elle apporta un petit Père Noël animé

    Il avait du abuser de la vodka le pauvre bougre, son visage rougeaud, n’inspirait pas confiance, il arborait un sourire à moitié pervers, et surtout, il se dandinait bêtement au son d’une musique électronique minable ressemblant vaguement à « Jingle bell « 

    Les bébés avaient un peu peur, et nous, patiemment avons accepté que le pépère se balance de temps en temps, mais en fin de journée au bord de la crise de nerf, nous avons supplié Marie Caroline de ranger le poivrot dans son vestiaire et de nous épargner d’une telle torture !

    Quelques jours plus tard, elle apporta aux enfants, les traditionnels « Jésus «  des sucreries croquantes au couleur pastel, qui ne coûtent pas bien chers, mais ne laissent pas un souvenir impérissable, on recevait ça au Noël de l’école primaire

    Marie Caroline distribuait ses friandises en disant d’une voix aiguë

    « Qui c’est qui veut un petit Jésus ? « 

    Marie Camille me regardait amusée, nous n’avions pas besoin de nous en dire plus

     

    Marie Caroline était généreuse et kitsch, tout partait d’un bon sentiment, mais elle était souvent à Côté

     

    A un carnaval, elle arriva avec une perruque de clown, le haut du crane dégarni et sur les côtés des cheveux synthétiques oranges et verts, un désastre .

    Elle enfila la perruque, les bébés se mirent à hurler, son nouveau visage provoqua la terreur dans la pièce, comme si Freddy, héros de films d’horreur était parmi nous .

    Avec délicatesse, nous avons alors convié une fois de plus notre collègue à ranger son truc au vestiaire .

    C’est fou ce qu’elle me faisait rigoler ; pour décorer les locaux, Marie Camille avait toujours beaucoup de goût pour créer un décor   de Noël harmonieux , avec des éléments naturels, et Marie Caroline avait toujours la touche finale, une guirlande verte, clinquante voire même un père Noël en relief posé au mur, rien ne l’arrêtait .

     

    Avouez que vous aussi, vous avez votre Marie Caroline, une tante, une voisine, votre belle mère peut être …une collègue ,une voisine ..

    Elles apportent toujours quelque chose de chaleureux, et animent à leur insu nos vies..

    on ne vivrait peut être pas avec …

     

     

     

     

     

     

  • Paroles , paroles et paroles ..

    8h 15, je suis prête, la voiture ne démarre pas.

    Je braille, je m’agite, je ne peux pas, ne veux pas arriver en retard

    Jérôme me dépose in extremis à mon lieu de travail, on a éjecté Rose à l’école   en passant

    Mon cours commence, mes stagiaires sont attentives, moins sur la défensive que la veille ,j’ai calmé et temporisé au bon moment .

    Je maîtrise parfaitement le sujet, je parle, j’écoute les réactions, tout va bien ;

     

    10h30, c’est la pause, je salue Anne Laure au passage, elle m’interpelle, et me parle de sa vie, c’est la première fois, je l’écoute, nous échangeons, et voilà, la pause est terminée, j’arrache un café à la machine vite fait.

    Je poursuis, l’auditoire est toujours attentif, perturbé par le malaise d’un stagiaire migraineuse

    Nous organisons son départ, elle ne peut pas rester dans cet état .

     

     12h30, la salle est vide, ouf, du calme, je mange sur place, froid, pas un bruit, je veux du calme

     

    13h00, je descends à la photocopieuse, je retrouve Josie, elle me parle de Suzy une de mes  amies qu’elle a rencontré

    Nous parlons un  quart d’heure, je dois y retourner .

    Le cours reprend, un temps de pause pour moi, je leur donne un écrit, ça grogne..

    Puis c’est reparti, Jeanne amorce les débats, les réactions, les messages forts, les yeux s’écarquillent, déculpabilisés, je frappe où il faut, les réactions sont bonnes, on avance ensemble

     

    15h30, un café, je vais en salle de pause, je lis la presse et je me gave de truffes, je ne sais pas qui les offre, mais elles sont sur la table , plus pour longtemps

    Je remonte, encore plus d’une heure, l’énergie baisse un peu, mais les stagiaires sont toujours bien présentes, je sens des changements , j’ai réussi.

     

    17h00 ,J’ai demandé à deux d’entre de me déposer au carrefour, ouf ! je suis rentrée à la maison, Mark arrive, j’ai soif, Jérôme a mis les pinces à la voiture, elle redémarre

    Je vais chercher Rose, je me gare sur le parking et décide d’aller chercher le repas chez Paul

    La serveuse me prépare ce que j’ai choisi et elle va chercher mon ami

    Je vais dans l’arrière boutique et nous retrouvons avec bonheur

    Gros bisous et parlotes, je dois filer, ma Rose attend, c’est long pour elle

    18h 00, je croise des femmes, je les salue, mais pas du tout le temps, ni l’envie de plus

    Retour à la maison, j’allume ma première cigarette, j’appelle ma mère, elle a été opérée des yeux, elle a souffert, je voudrais être auprès d’elle, elle a une voix claire, ça me rassure

    Louis m’appelle, me raconte son après midi, nous parlons de notre mère

    Je pause un peu, les enfants au bain, Ellen ne rentre pas, elle est partie à sa répétition.

     

    19h45, Jérôme rentre, nous parlons à table, c’est calme, j’aime ça

    Gilles lui a dit que Flora a été touchée par son billet, je lui raconte

     

    20h25, je saute dans la voiture

    En arrivant, j’aperçois un couple d'ados, deux silhouettes, je reconnais, c’est ma fille, je lui fais un bisou, je la reverrai que demain, mais je l’ai vue

    Je m’installe, Solène arrive, nous nous embrassons, on se comprend

    Je vais faire une grosse bise à mon ténor complice de scène, on s’est quittés trop vite dimanche, on le regrette

    Léandre est souriant, bises, bisous à droite à gauche

    Il manque du monde

    Coralie est bavarde, trop, je suis  hors service , je chante, Carla, Eléonore et Camille ne sont pas là, je chante, j’ai soif, j’adore ça, je ne m’en lasse, jamais,

    Je me retourne, un truc m’éverve, mais vraiment, je prends sur moi, je passe, ce paradoxe..

    22h30, petit instant magique, une chanson, une très belle chanson, comme je suis bien.

     

    Je salue Jeremy, grandes embrassades, les autres,  Clotilde, Pierre Alain, Patricia, Tinou …  on parlotte, on organise une sortie pour dimanche

    Pas le temps de voir tout le monde, j’aurais aimer  causer avec Théodore

    Jeanne, il est temps de rentrer, j’ai très soif .

    Je bois, dernière cigarette, je traîne sur les blogs un peu encore, je commente et ça marche pas

    Je me couche, et je parle encore toute seule, dans ma tête, je fais ce billet du jour sur hier,

    Combien de mots débités, j’ai parlé, causé toute la journée, promis aujourd’hui je vais rester muette

    Je m’épate moi-même..

     

     

     


    Découvrez Mecano!
  • Paradoxe

    eponge.jpg

    La vie des gens me passionne, je rentre dans leurs histoires, je n’ai aucun efforts à faire, c’est naturel, je n’entre pas en résistance quand les autres se racontent, je me souviens de tout, ce qui me donne beaucoup de facilités a passer d’une conversation à une autre ;

    J’aime les gens, pas par pur altruisme, l’attention aux autres  apporte en retour un environnement chaleureux et diversifié .

    Louis est comme moi, une vraie éponge, on ne tient pas ça de notre éducation, mes parents étaient plutôt du genre à opter pour «  c’est leur problème, chacun sa vie, ça nous regarde pas « 

    Nous en avons souffert .

    Je pleure au cinéma, je m’attache aux héros des séries, je me nourris dans vos blogs .

    Je m’attache aux gens, et parfois, je me rends compte que ces gens, en question ne portent aucun intérêt à la vie des autres .

    Ça me saute au yeux, c’est comme ça, ils n’écoutent pas, abordent des sujets pour parler de leurs propres tracas, et ont même tendance à aller jusqu’à l’exclusivité, le caprice, le moi moi moi .

    Alors, je suis prise d’un drôle de sentiment, un rejet brutal, comme si j’étais dans une toile d’araignée .

    C’est idiot, car je dois très vite me convaincre que l’attention aux autres n’est pas une obligation, les gens ont tout à fait le droit de vivre pour eux, ils ne s’en rendent souvent pas compte, ce n’est pas pour faire du mal .

     

    Alors, de cette prise de conscience, l’affection prend le dessus de la raison, et je ne leur en veux pas, sauf si ça déborde, si on  abuse de ça ; .

    Je n’ai pas de scrupules alors à les mettre face à leurs choix, mais jamais dans la violence, jamais de mots blessants, je me mets en retrait, discrètement .

    Je me prends des coups, « tu es naïve «  , je ne suis pas  rentable, je vis de futilités, y’a t’il des lois qui dictent que les priorités consistent à entrer radicalement en conflit avec l’entourage.

     

    Je voudrais transmettre ça à mes enfants, les aider à voir le autres vivre, remercier, donner sans attendre, lourde tache …je ne suis pas sûre d’y parvenir ..