
14 heures trente, Place Stalingrad, la chaleur est un peu étouffante, mais j’ai décidé de lutter
L’endroit est animé, des travaux, des voitures, et je cherche, son visage que je ne connais pas
« J’aurais une robe noire et blanche, et je suis blonde « m’a-t-elle précisé au téléphone
J’appelle, nous ne sommes pas loin l’une de l’autre, face à la Rotonde
Et je le vois arriver nos portables encore à l’oreille
C’est Boutfil
Direction une terrasse, et c’est parti pour deux heures de papotages, elle devant son Perrier citron, face au Canal St Martin
A l’ombre, le léger vent qui accompagne cette journée torride, les mots fusent, deux bloggeuses n’ont aucun mal à faire la conversation
On se raconte nos vies, nos familles, c’est une vraie parisienne, j’aime les gens qui évoquent leurs quartiers, leurs racines, leurs passions
Merci Boutfil d’avoir pris ce temps là
Nous nous quittons enchantées et je décide d’aller flâner dans le 9 e, et sous les bons conseils de Zohra découvrir les passages de ce joli quartier
Après l’apéritif, Marie Camille est appelée à la barre, reine du jour, elle se retrouve avec une perruque scintillante à la tête, des fripes et accessoires divers
Rien de bien méchant dans cette animation bon enfant, mais bon, marie Camille elle joue le jeu 5 minutes, mais est bien déterminée à ne pas passer la soirée habillée de la sorte
Je ris, et repense à un de mes billets sur les jeux un peu grotesques, et elle me voit de loin, et on se comprend
La complicité de nos blogs donne encore plus de légèreté à l’ instant,
« Je ris, et tu sais pourquoi «
« Oh oui «
On s’embrasse chaleureusement
Jugée sur le balcon de l’Hôtel de Ville d’Erquy, je scrute l’horizon
Il est 11h 30 et nous allons chanter avec la troupe tous vêtus de blanc comme dans une soirée Barclay
Une femme au loin me fait un signe, je ne connais pas son visage, je ne l’ai jamais vue
D’une geste de la main, je lui demande confirmation
« C’est toi ?? «
Elle hoche la tête, oui, oui,
Je savais qu’elle viendrait, Anne la brodeuse bretonne
L’aubade finie, on se cherche vite, nous nous embrassons, elle me tend un sac en kraft vert, j’y trouve un pochon
et à l’intérieur
Ça 
C’est ravissant, fait de ses petites mains agiles, je suis touchée
Joli chat qui prend place à la porte de ma chambre
Elle me présente son mari et sous le soleil nous papotons, Pierrot Bâton nous a retrouvées aussi
Je l’invite à venir en Mayenne, nous devons nous quitter
L’instant est court mais enchanteur
Merci Anne, vraiment ça m’a fait plaisir de voir ton beau visage
Les rencontres sur le Net, le savez vous, il faut s’en méfier, elles sont dangereuses, des pervers, des tarés...
Ouf, j’ai eu de la chance, quatre bloggeuses rencontrées et pas de traquenard !
La liste va s’allonger cet été, d’autres surprises sont à venir et pas des moindres
C’est sans doute aussi pour cela que j’aime les pauses estivales, on se déshabille un peu, il fait beau, et on lève le masque