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  • où est la mariée ?

     

    Cette année, le gypsophile a doublé de volume, c’est un buisson dont les fleurs ont explosé en trois joursGIBSO.JPG

    J’ai l’impression de voir la neige tomber, c’est fin et gracieux

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    En Angleterre, le Gypsophile porte un nom poétique "souffle d'enfant", en raison de la légèreté et la grâce de ses fleurs simples.

    Il est souvent utilisé dans les bouquets, essentiellement ceux des mariées, enfin autrefois parce que de nos jours les bouquets de mariées sont colorées, comme les robes d’ailleurs, on se marie en orange, en rouge, le respect s’perd, je vous dis !!

    Allez vite, un bouquet !

    Quelques lys blancs accompagneront les fleurs blanches, quelques roses, de la prêle du bassin et des feuilles de yucca

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    Où est passée la mariée ?

  • Les enchères

    Les mois de mai et juin sont ponctués par les braderies, vide greniers et brocantes

    En province, on y fait des affaires, les plus connaisseurs arrivent tôt le matin pour y trouver des vieilles dentelles, abats jours retro, moulins à café ou gravures anciennes

    J’ai vais de temps en temps, pour y trouver des magazines pour les enfants, des jeux vidéo, des figurines

    Je n’aime pas marchander, et les « vieilleries «  ce n’est pas mon truc

    J’aime bien les voir agencées et mises en valeur chez les autres, mais en terme de déco j’accorde à chaque objet une histoire

    Des bois rapportés du sud, des pastels réalisés de mes doigts d’argent, des cadeaux de voyageurs ..

    Et au fil des ans, j’épure un peu parce que je ne suis pas vraiment réconciliée avec le plumeau

    Il reste mes mobiles, j’en ai conservé dans toutes les pièces, c’est plus fort que moi, bien que poussiéreux, ils font l’originalité du décor, grâce aux plafonds élevés, ne laissent pas indifférents ceux qui passent par là

    Alors, oui, ce jour là, j’aurais peut être aimé marchander

    mobile calder.jpgUn mobile de Calder, oui, de Calder, le vrai, le grand, l’immense Calder, a été vendu à l’hôtel des ventes de ma petite ville  au prix de 195000 euros !

    Sachant que l’œuvre faisait une dizaine de centimètres, ça peut faire rêver

    Je ne mettrais jamais de telles sommes d’argent même pour posséder un original de Calder, une statuette de Giacometti ou un pastel de Degas, par contre, si on m’en fait cadeau, j’en serais ravie

    Je me réjouis de cette toute simple acquisition, trouvée il y a quelques jours dans l’entrepôt qui vend tout et rien, haut repère des lavalloisMOBILE 1.JPG

    Deux  mobiles tout en verre, formes géométriques, laissant le vent offrir un joli claquement, pour la petite somme  de quatre eurosMOBILE 2.JPG

    Un bel objet pour souhaiter la bienvenue à tous ceux qui franchissent la porte, pas besoin de vitrine et d’alarme, on ne le volera pas celui là

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    Bon, quand même, un vrai Calder …….

  • A la volonté du peuple

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    Cherchant la fraicheur en cette fin d’après midi, nous nous sommes réfugiées sous les pyramides

    J’aime cet endroit, les foules qui déambulent, venant de partout, les bruits, les escalators, les pierres …

    Je vois que Jean Baptiste a essayé de me joindre, je le rappelle, nous convenons vite fait d’un rendez vous, il fait les soldes dans le quartier du Chatelet, belle coïncidence.

    J’encourage Ellen et  Julia à trouver encore un peu d’énergie pour longer la Seine et se rapprocher du théâtre

    Il fait chaud, le macadam est brulant, je m’asperge comme je peux

    Sur la place, les filles s’écroulent, elles ont piétiné à Orsay plus de deux heures

    Après quelques minutes d’attente, nous nous retrouvons enfin

    Heureusement qu’on a nos portables, la foule s’affaire sur les trottoirs, elle nous emporte vers un fast Food, Jean Baptiste décide de manger avec nous, ravi de cette fin d’après midi improvisée

    Nous parlons au calme, c’est bien, des nouvelles de lui, des autres, de nous

    J’aime son sourire, nous parlons de notre filleule

    Il est temps de se séparer, il rentrera en vélib

    le%20theatre%20du%20chatelet%201a.jpgLa foule fait déjà la queue devant les portes du théâtre,  calme et disciplinée

    Nous pénétrons dans le hall, l’endroit me rappelle le théâtre de Cherbourg, nous prenons place au deuxième balcon, le décor est planté, sobre, les lumières s’éteignent, le chef d’orchestre lance les premières notes, l’endroit est rêvé

    Les cuivres sont fracassants, la première scène se déroule au bagne, Jean Valjean est libéré par JavertSalon du livre Victor Hugo à Villequier

    Je ne peux raconter le spectacle, mise à part les mises en scène efficaces, la musique poignante, les décors  si vite installés, j’ai brutalement ressenti les frissons m’envahir, les voix, LES VOIX, les chœurs, les larmes monter petit à petit, incroyablement emportée dans une innommable  émotion

    Parce que l’on peut avoir vu et revu des extraits , entendu les titres qui tournent depuis 30 ans , mais que je me suis retrouvée face à ces voix là , les ténors absolument talentueux , Eponine  avec son cri , Fantine émouvante , et Gavroche , pathétique , rien , non rien ne pouvait m’emporter autant

    A la fin du deuxième acte, je pleurais à gros sanglots,

    pas seulement les yeux rougis

    Comme une finale sportive donne de l’émotion aux supporters, comme on pourrait s’émouvoir devant un Rembrandt, comme un randonneur atteint le sommet est en extase , comme un voyageur est ému d'un coucher de soleil en Tanzanie...

    J’ai compris à ce moment là que les voix, les chœurs, m’emportaient dans des lointaines contrées, comme je l’avais déjà vécu en écoutant des centaines de fois « ruht Wohl «  de la Passion selon St Jean de Bach

    Je ne voudrais pas chercher à convaincre quiconque de m’accompagner dans mes chemins là, mais juste partager l’intense émotion ressentie de ce soir

    Chacun son « trip », je resterai junkie des solos et des voix fusionnelles

    Les Mis, je les chantéS en chœur, j’ai vibré sur le final, l’air de «  à la volonté du peuple « 

    Je voudrais vivre de ça encore longtemps, c’est mon carburant, ce que qui m’aide à accepter les virages douloureux de la vie

    Dans le métro qui nous ramenait chez Gordon, Ellen et Julia bouleversées commentaient sans réserve, elles avaient vécu sans doute l’une et l’autre un instant rare, elle n’avait pas honte non plus de leurs larmes

     

    On ne raconte pas un spectacle, on le vit, je garde celui ci comme un cadeau vocal, impalpable et au fond mon histoire, de ma mémoire, je referme la case bonheur  

    Jusqu’à la prochaine occasion ….

  • Les Mis

    Ellen était au collège, envie de chanter, prolonger sa passion naissante

    Le professeur de musique leur proposait « chant choral «  sur le temps de la pause déjeuner

    Belle idée !

    Cette année là, il eut envie de monter une petite comédie musicale, des extraits de Misérables

    Crée en 1980 par Claude-Michel Schönberg (musique) et Alain Boublil et Jean-Marc Natel (paroles originales en français),adaptée du roman de Victor Hugo et mise en scène par Robert Hossein , elle fut produite en anglais par producteur Cameron Mackintosh qui en fit   un succès mondial, lui permettant de détenir, à Londres, le record de durée d'exploitation continue (depuis octobre 1985). Il est souvent fait référence à cette version anglophone sous l'appellation familière Les Mis.

    Ellen se passionna pour l’histoire, pour les personnages,Eponyne en particulier , elle écoutait l’album en boucle

    Elle si timide et réservée, montra sur scène une réelle capacité à chanter et jouer la comédie

    Ma petite fille sortait de sa chrysalide, elle explosait, et osait toujours plus

    « Maman, je voudrais tant voir les Mis en Anglais « 

    A Londres, il y a trois ans, elle guettait les affiches du métro,

    «  Maman, on ne peut vraiment pas y aller « 

    C’était pas le moment, Mark n’aurait peut être pas tenu, et puis …y’a des choses qu’on devrait faire, et que l’on ne fait pas

    J’avais chanté des extraits avec la troupe, et j’avais fait la promesse à Vonric d’y aller avec lui, à Londres

    Il y a quelques semaines, j’apprends que la troupe britannique  venait donner exceptionnellement deux mois de représentations à Paris à l’occasion du 30 e aniversaire  et j’ai pensé que ce serait le plus beau des cadeaux que je pourrais faire à ma fille

    Ce soir, toutes les deux, avec une de ses amies, nous serons assises sur un fauteuil confortable du théâtre du Chatelet pour voir les Mis

    Et j’aurais vraiment aimé que Vonric soit des nôtres, mais obligations professionnelles, il ne pouvait pas

    Parce qu’on a qu’une seule vie , parce que mon ami Gordon a fait les réservations et nous offre un toit pour notre escapade parisienne , parce que les épreuves du Bac sont terminés , parce que j’ai des amis si gentils pour prendre en charge ma Rose et Mark , parce qu’on anticipant c’était possible

     

    Parce que je vraiment la chance d’avoir une fille qui sait aimer les belles choses

    Parce que cela fera  partie de notre histoire ….

     

  • Le premier pas

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                     Après avoir quitté ma famille, je me dirige vers le sous sol, petit tour de la salle Po, peut être encore des gens à saluer, des copains avec qui causer

    Près de la scène les techniciens et les gros bras rangent déjà le matériel

    Une femme se présente vers moi, me regarde, oui, moi, je n’ose pas trop réagir

    Son visage ne m’est pas familier, elle semble me connaitre, ce n’est pas une ancienne stagiaire, ou une collègue, je n’ai pas trop le temps de gamberger

    «  Jeanne ? »

    Elle me regarde en souriant et là je comprends, je savais qu’elle était dans la salle, mais je ne pouvais pas la trouver, je n’ai jamais vu son visage, je ne connais pas son nom

    «  Virginie ? »

    Oui !!!!!!!!!!!!!!!

    On se serre fort, on s’embrasse, heureuses, si contentes de se voir.là

    Virginie et ses rêves du Simorgh , certains d’entre vous la connaissent, elle est arrivée sur mon blog il y a plus d’un an

    Un gentil et timide commentaire déposé et j’étais allée voir son blog, et j’étais tombée ce joli billet ,   émue je fus en découvrant le magnifique diaporama

    Et de fil en aiguilles on a continué les échanges dans notre vie virtuelle

    Virginie était face à moi, et on s’est mise à parler, intarissables, si heureuse de ça

    Elle me disait qu’elle avait eu un mal fou à me trouver dans cette foule mais pas sur scène, j’étais très visible et qu’elle disait à ses amis qu’elle cherchait quelqu’un dont elle ne connaissait pas le nom

    « Vous n’avez pas vu Jeanne ? » à qui demander ?

     

    Pierrot Bâton nous a rejointes, nous rions, blaguons, parlons de plein de choses, comme deux amies qui ne se sont pas vues depuis dix ans

    Virginie est authentique, simple, spontanée, vivante et enthousiaste

    On se promet un rendez vous proche, et je lui promets une surprise dans les jours à venir

    On se révèle nos prénoms, grand éclat de rire !

    Nous nous quittons radieuses, ses amis l’attendent, les miens aussi

    Oser, s’apprivoiser, encore une fabuleuse preuve que les blogs sont des jardins fertiles où des liens se tissent, se concrétisent au gré des envies

    Merci ma Virginie d’avoir mené l’enquête, merci pour ta présence, pour ta chaleur, d’avoir franchi le premier pas

    Ce fut ma cerise sur le gâteau, ce soir du fameux 26 juin ….

    scène.JPG Photos :Louis