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  • Chronologie du 26 Juin

     

     

    places.JPG10 heures : fête de l’école,

     Chants en playback, blagues carambars, papotages légers, je regarde mon montre, c’est fini, nous rentrons

    11 heures : vérification de quelques détails, et préparation  du repas

    12 heures 30 : Fatima arrive, nous déjeunons en compagnie de Louis, le soleil tape déjà

    14 heures, je ne tiens plus en place, je saute dans ma voiture et me dirige vers la salle Po, retrouve les copains, brumisateur et bouteille d’eau à la main

    Nous découvrons les musiciens, et durant deux heures, répétons pour nous caler avec eux

    J’invite les amis à faire une pause à la maison et je ramène Pierrot Bâton déjà survoltée !

    17h30 : bière et jus de fruits en terrasse avec plein de copains enthousiastes et ravis de cette pause amicale

    colliers.JPG19 h : Pique nique partagé et maquillage de filles, chacun squatte les salles de bains, les hommes sont zen, je rassemble les affaires pour ma petite famille

    Je reçois un SMS lointain, chaleureux, encourageant

     

    19h30, il est temps de partir, Pierrot Bâton a fait sa pause et me retrouve à la maison

    Largage de voiture n’importe et découverte de foule déjà agglutinée pour rentrer dans la salle

    Avant de rentrer, nous recevons une copie d’une lettre, formidable encouragement d’un grand maître

    «  Chers amis, vous allez être des poules pendant 3 minutes lors de votre spectacle du 26 juin, il faut dire « comprenez-moi «  comme un coquettement volatile

    Je l’ai fait longtemps et sans doute encore

    Je vous remercie d’aimer ma chanson et vous embrasse « 

    Alain S

    Enorme surprise !

     

    lettre.JPG20 h00, enfilage de tenues, finitions de maquillage et échanges de combines

    Il fait chaud, et le pire reste à venir

    Chaque chanteuse a une touche personnelle, la palette est chatoyante, les dindes sont  élégantes et joyeuses, la fête s’annonce enfin …tunique.JPG

    20H15 : on s’agglutine sur le côté de la scène, prêtes à monter, la salle est archi comble, 2200 spectateurs sont installés, prêts pour la grand messe

    Les applaudissements réchauffent nos cœurs palpitants, je vibre déjà, les musiciens s’installent, les rythmes explosent, les premiers montent les marches, le petit train se forme, nous fredonnons nos « jardins « 

    Je prend place aux côtés de Carla et Bérénice , je suis bien , incroyablement chanceuse d’être là , heureuse et émue et nous chantons notre premier titre , et « la fête «  commence , le public est si chaleureux , l’ensemble est coloré , les éclairages époustouflants , la chaleur ,je n’y pense plus

    Chanter, bouger, se concentrer, profiter …

    Les titres s’enchainent, le medley chanson légères est applaudit, «  avec le temps «  fait frissonner  Nous sortons déjà de scène sur « l’Amérique «   pour la pause méritée

    21h45 : boire, se ventiler, s’asperger, se changer, tunique renversée, leggings noirs et pattes d’éph

    Je m’assois un petit peu, je veux y retourner !!!!!

     Chic, le freak, ça déchire

    Chaque titre est enchainé, Théodore est au top, vivant, réactif, tonique, entrainant..

    Le public claque, chante, nous sommes portés, le bonheur est bel et bien installé dans cette salle surchauffée

    Epuisés, endiablés, rappelés, nous quittons le public rassasié

    J’ouvre le rideau noir, Mark me saute au cou et je retrouve Jérôme, Louis et Fatima et ma Rose, pause photo

    J’engloutis une bouteille, je voudrais boire la mer

    Je les quitte, ils sont enthousiastes, l’appel du Condor fut un très grand moment

    Je m’apprête à retrouver les loges, j’ai envie de me changer

    Une énorme surprise m’attend (je vous en parle demain)

    Je n’ai plus d’heure, plus de temps, vidée je retrouve Pierrot bâton, on échange des bêtises avant de retrouver la troupe à l’auditorium

    Les chanteurs trinquent, les amis lointains sont venus de Bretagne, d’Annecy, de Bordeaux, de Paris ……

    Nous picorons, picolons, papotons, sans envie de nous séparer

    L’électricien traque les jolies filles et espère que nous libérions les lieux

    Nous finissons nos bavardages sur le parking, las, courbaturés, raisonnablement décidés à retrouver nos nids

    Retour avec Pierrot Bâton, c’est bien d’être encore en compagnie jusqu’au bout

    3 h : démaquillage, largage du corps fourbu sous la couette, même pas envie de dormir

    Revisionnage d’images, chansons en tête, ……et

     Endormissement

  • Arrivée par hasard

    pavot1.JPGJuré , je n’ai rien fait

    Pas semé , ni planté cette plante particulièrement jolie qui est sortie de terre

     

    C’est un pavot pivoine , les fleurs sont superbes , les vertus du pavot ne sont plus à prouver , la vente des graines et du plant est même prohibéepavot 2.JPG

     

    Alors c’est sans doute l’œuvre d’un oiseau voyageur et le vent …

    J’aime contempler cette petite merveillepavot 3.JPG

     

     

  • Historique des seventies

    Ce dimanche là Paul avait sorti ses Cd de Jo Dassin et nous avions chanté quelques balades

    J’avais raconté ce moment là, au tout début de ce blog, dans ce billet

    Après le barbecue, nous avions chanté comme des bourrins, c’est notre spécialité estivale

    «  Dis donc Théodore, si on faisait un spectacle années 70 ! «  avait lancé un de nous

    Le pauvre Théodore à fond dans ses comédies musicales avait au départ décliné la proposition

    «  Y ‘a pas assez d’harmonisations, c’est trop vaste ! « 

    « Rho, t’as qu’a en faire « 

    En faisant la vaisselle, nous avions chanté des airs d’opérettes

    Et au fil des mois, après avoir embarqué pour Broadway, puis déroulé notre Paris Québec, fut venu  le temps des seventies

    Absolument !

    Il lui en aura fallu du temps pour sélectionner les titres, entre les années flowers et les années disco, tant de trouvailles, composer des Medley, enregistrer les voix, associer les musiciens

    Et début septembre, c’était parti

    25 titres, et la mise en scène, les tuniques, les chemises col pelle à tarte, l’énergie débordante des répétitions du mardi soir, les mélodies qui tournent en boucle même la nuit dans nos têtes

    Et l’envie, l’énorme envie de donner, enfin le grand show

    Ce soir, c’est le filage et samedi, 20 heures, des centaines de fans vont défoncer les portes de la salle Po pour être bien placés

    J’en vibre déjà, me préparant à la chaleur des projecteurs et aux éclats des boules à facettes

     

    Merci à toi Théodore d’avoir oser, d’avoir travailler pour que tout ça aboutisse

    C’est mon enfance, les chansons que j’entendais, serrée dans les grands bras de mon père dans le divan en skie avec les shows des Carpentier

    On se fait confiance, et on va assurer

    We are the champions
    No time for losers
    'Cause we are the champions - of the worllllllllllllllllllllllllllllllllllllllld

     

     

    C’est pour quand le spectacle années 80 ?

  • Le dernier cours

    Encore une heure «  à tuer « 

    Je dépose Rose à l’école de musique pour son dernier cours de  clarinette

    Je redescends la rue commerçante

    A la porte de la parfumerie, je croise une chanteuse, elle a envie de papoter

    Elle me dit qu’elle cherche des paillettes, elle n’a pas trouvé

    Je la conseille, et l’invite à retourner voir, elle n’ose pas demander de conseils à la vendeuse

    Nous regardons les fards à paupières  bleus et verts, je lui dis qu’elle devra oser

    C’est comme une fête déguisée, trouver des bijoux et du maquillage assorti à nos tuniques, je sens l’allégresse des préparatifs, comme la mariée peaufine sa tenue juste avant les noces

    Notre fête s’annonce grandiose

    Elle me remercie, elle a trouvé ses paillettes, les même que les miennes

    Au  magasin de chaussures, je reconnais la vendeuse, une ancienne stagiaire, elle se cherche un peu, elle partait sur un projet peu fiable, je ne suis pas étonnée de la voir dans le commerce

     

    Il fait beau, j’aime ces fins d’après midi, les derniers passants, les boutiques qui baissent leur store

    La lumière est agréable

    Le son des clarinettes retentit encore, une dernière fois avant les vacances

    Le pianiste fou a proposé à ses jeunes choristes de partager un gouter

    «  Ça sent la confiture «  me dit Rose en passant

    Les filles chantent du Goldman

    Un groupe de danseuses en tutu sort de la salle de danse, je trouve ça kitsch, c’est idiot j’en conviens

    La lumière est belle

    C’est l’été, bel et bien là

    Je détache les dernières cerises burlat de notre arbre, elles sont si juteuses, noires, sucrées, incroyablement savoureuses

    J’aime et je déteste ces périodes de fin d’année

    Envie de pause mêlée de nostalgie à l’idée que ma ville va se vider petit à petit

     La louloutte semble aussi avoir des envies de vacances

    louloutte voiture.JPG

    Et the Queen Mimine a vraiment besoin de câlins

    mimine (2).JPG

  • L'aneth de Léandre

    aneth.jpgLéandre m’avait donné un petit pied d’aneth

    J’aime l’odeur anisée de l’aneth, cette plante gracieuse et légère

    Nous aimons faire du troc végétal, prenons régulièrement des nouvelles de nos plantations

    Je l’avais mis en terre, et il avait séché avec l’arrivée de l’hiver, puis disparu

    Léandre est un homme élancé, élégant, coquet, soucieux de son aspect

    Il ose de chemises colorées mais pas exubérantes, discret mais présent dans les groupes, souriant

    Léandre aime danser, il se balance élégamment, jamais trop, mesuré, tout en sensualité, gracieux.

    Il est fier de ses enfants, il en parle avec passion, ils vont bientôt tous quitter la maison, ça doit être un drôle de changement de se retrouver à deux ?

    Je n’ose pas penser à ce moment là, quand ma Rose ne rentrera plus le soir.encore dix ans

    Nous étions intégrés dans un petit groupe, et Léandre petit à petit en un intégré un autre, libre à chacun d’aller vers de nouvelles rencontres, je n’aime pas l’amitié exclusive

    Nous sommes restés liés, par des petits services, des mots, des cafés prolongés

    Je l’aime beaucoup, il est sincère, et généreux

    Il y a quelques mois, je vois de loin un drôle de plante toute fine sortir de terre

    C’était l’aneth de Léandre, elle était vivante, belle et bien vivante

    J’ai savouré ce lien  de vie

    «  Dis donc Jeanne, j’ai rigolé avec tes histoires, comment tu racontes tout ça ! »

    « Quoi, tu es passé, et tu n’as déposé de mot, tu es une petite taupe alors ? »

    Je ne t’en veux pas cher ami, la preuve, aujourd ‘hui, je te dédie ce billet

  • Contributions

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    Cette période de l’année est toujours propice à l’organisation de fêtes, de rencontres diverses

    Je suis toujours ravie de préparer, de contribuer, de donner ma part, un peu de mon temps pour ceux qui sont dans ces perspectives là

    Faire une déco de table, une entrée, des amuses gueules, des cadeaux faits main, compositions florales, préparer des sketches, des animations

    « t’es douée pour ça Jeanne ! « 

    Merci, parfois je cumule et me trouve confrontée à un trop plein

    Je refuse rarement les services demandés, j’aime ça, dans la mesure de mes capacités, j’accepte les ratés, les « j’aurai pu faire mieux «, et j’ai surtout une bonne capacité d’anticipation

    Evidemment cela me vaut de la reconnaissance, et je prends comme tout le monde, ces tous petits lauriers invisibles qui me font avancer encore plus dans la vie

    Malgré ça, il y a les éternels « exigeants «, ceux qui vivent dans une petite bulle dorée et qui croient que leur Vie est au centre de tout

    «  Dis donc Jeanne, tu penses à moi hein ? »

    Oui, oui, j’y pense, je me suis engagée, mais laisse moi du temps …

    Combien de fois je me suis dit «  non là, c’est bon, c’est fini « 

    Et j’accepte à nouveau la demande, je fais, refais parfois, pour un si peu de « merci «  agrémentés même parfois par un pincée de mépris

    Et je suis en colère contre moi, quand je suis à nouveau prise au piège des rapports sociaux complexes et ambigus

    J’aurais besoin de lâcher un «  tu t’fous de ma gueule là « 

    Parfois j’y parviens presque ..

    J’oublie vite, et je me console avec des

    « Je te fais confiance …

    Prend le temps qu’il faut …

    Je suis vraiment contente de ce que tu as fait … »

    Je reçois aussi les petits gestes de merci, chocolats ou autres saveurs et je laisse au placard les petites exigences et autres caprices , je ne cultive pas la rancœur …

    Et me réjouis des autres « surprises «  à venir, ces petits cocktails de bonheur à siroter, ceux que l’on revoit des années plus tard sur dans des albums photos, ces « pas grand-chose «  qui agrémentent les festivités, ces choses qui renforcent encore et toujours les liens humains

    Indéfiniment …

  • Temps x

    A cette époque , nos samedi après midi étaient rythmées par les séries télévisées

    Dans les années 70 , les frères  Igor et Grichka Bogdanov présentaient Temps X , affublés de combinaisons argentés et futuristesfrères bogdanov.jpg

    Puis en suivaient les séries de science fiction

    Je me souviens de Cosmos 99

    Ça rigolait pas dans le vaisseau , les coéquipiers avaient un visage grave

    Ils portaient aussi des combinaisons avec de grosses ceintures, il y avait des boutons partout dans La base lunaire alpha, je me souviens de la femme Barbara Bain, sévère, et sérieuse et le commandant Koening incarné par Martin Landau (ils étaient mariés dans la vraie vie) que l’on retrouve dans » FBI portés disparus « 

     Je n’ai jamais aimé les séries de science fiction, je ne comprenais rien, je préférais les énigmes policières, Commissaire Moulin, Arsène Lupin et Chapeau Melon et Bottes de cuir ou les séries « sociales «  Pause Café  entre autre

    Louis aimait la science fiction, les ovnis, les extra terrestres …

    La nuit, il ses réveillait en hurlant, je tapais dans le mur et il se rendormait

     L’autre soir, j’ai revu à la télévision les frères Bogdanov

    Ils ont un drôle de facies, leur menton s’est terriblement allongé, ils prétendent ne pas vieillir, comme moi tiens, ils ont soixante ans les cocos quand même

    Ils se disent chercheurs, scientifiques, diplômés de je ne sais quoi, on dit même qu’ils seraient atteints d’ ‘acromégalie, croissance de parties du corps, ou bien ont-ils usé de chirurgie esthétique

    Ils me font à moitié peur, ils sont troublants  

    Peut être des mutants, des extra terrestres …

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