
Dans les années 70, les médecins envoyaient en cure à la montagne, les enfants qui souffraient d’asthme, d’eczéma ou de rachitisme
Les choses ont bien changé, enfin pas tant que ça, les spécialistes de l’éducation et de la réinsertion ont eu la belle idée d’envoyer les « sauvageons « de Seine st Denis se refaire une santé en Mayenne
Et c’est ainsi que quatorze collégiens de la banlieue sont arrivés à Craon, mais les profs vite à cran face à leur violence les ont renvoyés pour la plupart dès le lendemain
Ça ne marche pas !
Ils perdent leurs repères, fanfaronnent, comme si le simple fait d’aller en pleine campagne allait aider ces jeunes à retrouver une certaine stabilité
J’ose dire que pour la plupart d’entre eux c’est peine perdue et qu’il faudra trouver un encadrement plus radical, militaire ou autre
Il faut savoir que ma petite ville est l’une des plus sure de notre pays, j’invente rien c’est monsieur notmaire qui l’a dit et moi je crois tout c’qui dit, oh oui !!!!
Ici peu de délinquance, de violence, pas de bandes de jeunes encagoulés, peu de vols, c’est calme, serein, tranquille , quelques rondes de police , la ville est sous contrôle , sans caméras ni militaires armés
Le taux de chômage est bas, et les logements plus qu’abordables
Donc, c’est le paradis Laval ?
Et bien malgré tout ces critères, notre département n’attire pas, peur de s’y ennuyer sans doute, peur de ne pas s’intégrer (je peux vous dire que les mayennais est festif et joyeux, quand on demande à une douzaine de personnes rassemblés autour d’une table « qui ne prend pas de champagne, aucun doigt se lève !)
Impossible de trouver des médecins généralistes, dentistes, spécialistes, ingénieurs et enseignants
Quand j’émets l’idée de faire moins d’heure dans mon travail, on me fait comprendre qu’on ne trouvera personne pour me remplacer,
Les gens aiment les grandes villes et leur région ils y ont leurs repères, leurs racines, leur entourage, leurs habitudes, même si leur vie est dure, c’est ainsi, c’est l’éternelle question, le déracinement
La Mayenne restera t’ elle toujours méconnue et sinistrée ?
Il parait que les choses changent, c’est branché de tout quitter et de venir vivre en Mayenne
depuis que trois blogueuses influentes sont installés sur la toile
Pierrot Bâton, Marie Camille et Jeanne
Ça vaut le détour ces trois là aussi
Je veux bien élever un ou deux jeunes de banlieue mais avant, je dois demander l’avis de ma lapine géante pour savoir si y’a de la place dans le clapier