Face aux succès des photos de mes chats , Louloutte et Mimine, j'ai eu l'idée de contacter la Poste en vue de les proposer pour les nouveaux calendriers
A cette demande ,on m'a répondu qu'elles n'étaient pas suffisamment callipyges ....
pff ......
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Face aux succès des photos de mes chats , Louloutte et Mimine, j'ai eu l'idée de contacter la Poste en vue de les proposer pour les nouveaux calendriers
A cette demande ,on m'a répondu qu'elles n'étaient pas suffisamment callipyges ....
pff ......
Trop heureuse d’avoir fait son Zénith à Paris, Pierrot Bâton entame sa tournée en province et c’est à Nantes au palais des congrès qu’elle se produira pour deux concerts aujourd’hui, entourée de quelques choristes pour un hommage à Aznavour
Je vous parle d’elle parce que c’est ma copine, et qu’elle sera aussi magistralement dirigée par l’immense chef de chœur, le grand Théodore en personne, assisté de compères
« Pas de sifflets « m’a bien recommandé Théodore, non, on sait se tenir.
Evidemment, on fera le déplacement pour cet événement
Une délégation composée de Clotilde, Solène, Patricia, Léandre et son copains Frankie, et moi
Et
Et ….. Le barbu en chair et en os !
La voiture est pleine à craquer, sept admirateurs feront quelques kilomètres pour applaudir la grande prestation nantaise
Pour une fois, nous seront dans la salle ….
J’ai la place du barbu dans mon sac, au cas où …
>
« Toc toc, toc
Dring !!!!!!!!!!!! »
Ça tambourine à la porte
Qui ça peut bien être, je n’attends personne?
J’ouvre, confiante
« Anatole !!!!!!!!!!!! »
Quelle surprise, ça ne fait pas loin de deux ans qu’on ne s’est pas vus
On s’embrasse fort, heureux
Il est joyeux, si content de me faire cette visite inattendue
C’est son anniversaire aujourd’hui, je n’ai pas oublié,
Il a quitté Sartilly la veille, il est en vadrouille, de passage en Mayenne
Je lui propose un thé
Ellen rentre du lycée, il prend de ses nouvelles, c’est son parrain
C’est bon de les voir discuter comme ça
Nous parlons de tout, de lui, de sa santé, après son accident qui l’a immobilisé quelques mois, nous renons des nouvelles des uns des autres, de Félix, de Gordon, de Louis, de l’ami devenu évêque
Il me raconte le tournage pour « Envoyé spécial « très compliqué pour lui tout ça
Il veut se protéger
Il regarde Rose qui s’installe une petite maison
Elle s’organise toute seule, déterminée
Les heures passent, j’appelle Jérôme pour qu’il vienne boire un verre avec nous
Avec lui, nous dégustons un pineau
Les heures filent encore, il lui faut partir
Mon diner n’est pas prêt, trop tard, on fera des sandwiches
Je saisis la chance de vivre ces moments là, improvisés, si simples
Il me propose un pigeon pingouin, la volière est à ciel ouvert, il ne restera pas longtemps …je renonce
Un jour il m’avait offert une poule rousse, une lapine géante de Sibérie
Et une autre fois, un pigeon narcissique qui avait besoin d’un miroir pour s’admirer
La nuit est tombée, il faut se quitter
On se reverra bientôt, plus tard …..
Chacun ses collections, ses addictions
Les chaussures, le pin’s, les timbres, les pièces, les flacons, les taille crayons, les figurines …
Mon petit plaisir, ce sont les verres à pied
Je les adore !
Sagement rangés dans de grands tiroirs, à l’abri de la poussière et facile à sortir
Mes premiers furent ceux de ma grand-mère, des verres très simples, solides et légèrement troubles
Puis ceux de que l’oncle Bernard avait offert en cadeau de mariage, en cristal d’arc, trop ciselés à mon gout, je les sors vraiment rarement
Et d’autres verres, à riesling, à cocktail, des verres fins, trop délicats pour mes mains affolées
J’avais trouvé des vieux verres de bar chez l’abbé st Pierre, une affaire …
Ce sont mes chouchous, ils ornent la table avec sobriété, acceptent autant le vin rouge que le blanc, des vieux verres chargés d’histoires
Ils ont le bonheur d’être caressés par nos convives, résistent sans contestation à la pression du lave vaisselle, tournent, la tête en bas, se vident, clinquent
Avec toute cette vie là, il y eu deux blessés, ça me chagrine de devoir les mettre au container, un verre à pied cassé ne se recolle pas …
A la brocante du bout de la rue, j’en ai retrouvé deux
Le monsieur à lunettes pas plus aimable qu’il ne faut ,m’a certifié qu’ils étaient de plus en plus rares, qu’on n’en trouvait guère par série
Alors, promis, je les protégerai et les remplirai
Encore longtemps, longtemps …
« Alors Jeanne , tu as encore ton blog ? »
Mes pensées s’emballent …
« Même que Tagada elle a failli venir cet été
Même que le chabada est une vraie institution dominicale ( pour ceux qui veulent )
Même que j’ai tellement aimé passé tant de temps avec ma Dana
Même que les trois jours chez Vonric furent un enchantement ..
Même que j’ai eu la chance de rencontrer Fay à Nice
Même que Pierrot Baton elle a ouvert sa boutique
Même que j’avais des larmes dans les yeux devant Virginie
Même que j’ai raté l’homme de Rio mais ce n’est que partie remise
Même que le rendez du canal St Martin avec boutFil était un beau moment de vie
Même qu’on rigole bien à trabouler comme des fous
Même que j’ai emmené Marie Camille dans le même bateau
Même qu'un jour je visiterai Lyon en bonne compagnie
Même que certainement j'irai à Montpellier retrouver Ksénia
Même qu’il y a plein de nouveaux qui passent ici
Même que j’ai enfin pu mettre en mots tant de choses qui me faisaient souffrir
Même que ma fille est une des plus fidèles lectrices
Même que chaque matin y’a des gens qui sont à bourre au boulot à cause de moi
Même que je voyage loin sur les blogs des copinautes
Même que je progresse en photos
Même que Anne la bretonne me touche beaucoup par tant de confiance
Même que j’y rencontre des personnes si fragiles ….
Même que j’y passe peut être trop de temps ….."
Je laisse tous ces songes dans une case , de peur qu’on me fasse des reproches et que je soie obligée de me justifier
Parce que j’ai une vie équilibrée en dehors de cette sphère , parce que je ne pense pas délaisser mes proches
Parce que ça m’emmène dans une si belle aventure HUMAINE
« oui , j’ai toujours mon blog …ça me plait …. »

Georges de la Tour Songe de St Joseph , détail (1640)
Les semaines à venir vont être très chargées, professionnellement parlant et musicalement aussi
J’ai eu l’idée de mettre mon blog en pause, mais je l’avoue ce rendez vous quotidien me manquera un peu, beaucoup même
En fouillant dans mes tiroirs, j’ai retrouvé des billets écrits les mois derniers
A peine eu besoin de souffler dessus pour les dépoussiérer
Je ne suis pas certaine de pouvoir répondre à temps à vos commentaires, je le ferai si je peux …
Les petites anecdotes sont encore toutes fraiches
Et il y a aura aussi un peu d’actu comme on dit
Je remonte mes manches, et je me gave de vitamines pour tenir bon
C’est le sommeil qui risque de manquer …
Ces années là, samedi et dimanche de printemps étaient ponctués par les corvées
Avant de passer à table, dans une salle des fêtes éclairée au tube néon et aux odeurs de toilettes et de bouillon, il fallait trouver sa place
C’était ma hantise, je savais que je restais là des heures, à attendre, regarder, j’avais souvent le bout de table ou le cousin célibataire qui picolait toute la nuit
A côté de chaque verre, se dressait le menu
Les plus fortunés l’avaient acheté et fait imprimer par des professionnels, c’était le grand luxe, les autres avaient trouvé une voisine en BEP sténo dactylo qui avait sa propre machine à écrire
Et les autres l’écrivaient eux même au stylo Bic, avec en prime quelques fautes.
Les dessins choisis étaient assez kitch, j’aimais les écritures dorées
Pour surprendre les convives, on dissimulait, on ne dévoilait pas d’emblée ce qui serait servi
On usait de formules drôles, de métaphores, de poésie pour annoncer les plats (qui n’en finissaient pas.)
Je vous laisse trouver
Mille yeux vous regardent
Orgueil du chalut
Elle n’a jamais menti (ça me rend malade d’y penser !)
Reines du manoir
Le rodeur de la mare
Dame de la cour en robe blanche
Echappé de la berge
La cuisse de mademoiselle Berca (ma préférée)
A courir à perdre la laine (jeu de mots)
La laine est dans le matelas
Harry Coower et des musiciens
Le refuge des petits gris
Garage de l’escargot
Nos cœurs sont réunis
Ce ne sont pas des feuilles d’impôts
Villa des pucerons
Boulevard des têtes à corne
Inutile de vous déchausser
Cramponne-toi, j’me déchausse
Tiens un invité s’est déchaussé
Tour Eiffel en promenade
Sourire des mariés
Bourvil la chantait si bien
Le nègre et sa tribu
Le brésilien et les demoiselles d’honneur
Lac noir parfumé
Une larme de nos pommiers
Vas y doucement, je conduis, (éthylotest n’existait pas, tout le monde rentrait bourré)
J’avais complètement oublié ces menus des seventies, et c’est lors d’une conversation avec Vonric me racontant l’organisation d’un rallye que l’on s’est mis à rechercher ces formules et métaphores
Chez mes parents, nous avons retrouvé tous les menus que ma mère avait gardés dans une boite en carton et nous avons bien ri en les relisant
Mon père s’en donnait à cœur joie de repenser à ça, à toute cette expression un peu lourde et drôle à la fois
Merci Vonric pour ce retour en arrière …