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  • Let il snow

     

     

    GIFT 1.gifPour les lève tôt, les  lève tard, ceux et celle qui auront le temps de passer ici,  je ne vous oublie pas

    Difficile de choisir  parmi tant de  magnifiques  gifts animés

     

    Bleck va adorer, Pierrot aussi ..GIFT 3.gif

     

    Autant les boutiques surchargées de guirlandes disco  et criardes pour les yeux  me gavent, autant j’adore certaines pubs de Noël  aux ambiances  complètement surfaites  de la famille modèle américaine

     

    J’aimerais bien passer les fêtes à  New York une fois dans ma vie, voir les immenses sapins de Brooklyn, les néons de Times Square

      On a tous des rêves comme ça.

     

    Victoria Beckham, toujours à la pointe en matière de tendance vient de flamber l’équivalent du PIB du Sierra Leone en sapins et en déco pour les fêtes.

     

    Soucieuse d’offrir un premier Noël inoubliable à sa petite Harper Seven, Victoria a alloué un budget de près de 42.000 euros (dont 6.000 par sapin) à l’équipe chargée de transformer entièrement leur somptueuse demeure anglaise

     

    J’ai piqué cet info  je  ne sais où, et je me réjouis de savoir que son humble mari va certainement décrocher un petit boulot chez nous pour éponger l’addition

     Va falloir trouver des sous pour le payer, se serrer un peu la ceinture

     

    Désolée, je n’ai aucune  réserve  concernant les salaires exorbitants du footeux, c’est au dessus de mon entendement

     

    Je retourne chasser mes bisons  …


     

  • C'est le jour

     

     On nous avait prévenus,  “ bientôt Noël « 

    Pas de neige, pas de rennes dans le jardin,  encore des capucines et même une rose trémière

     C’est rare

     Je vous laisse pour deux jours, pas plus

     Je pars  au pays des bisons,  oui, je sais,  étrange idée, ambiance tipis et  peaux de bêtes !index.jpg

     

    La question qui hante les esprits

     Est-ce qu’il y a des bisons à Bisonland ?

     Pas sur....

     

    Est-ce qu’il y a la WIFI à Bison Land ?

     

    Ce serait bien ça …

     

    Bon réveillon  à vous tous

     Profitez raisonnablement ou pas, de ce moment convivial comme on dit

     

    Je vous souhaite une douce soirée  de Noël 

    bannière noel.jpg


     

     

     

  • Regards de la semaine

     

    Léone  s’avance vers moi,  dans son regard, je lis  une  demande particulière

    «  Tiens Jeanne, j’ai apporté les  photos du mariage de  Tara « 

    Aïe ! Me dis je,  je n’ai pas particulièrement prévu ça, pas à ce moment là, et puis je n’avais pas souvenir qu’elle était mariée  sa fille et ….

    Pas le temps  de ruminer, c’est parti, les  photos défilent  dans le petit album plastifié, elle les commente, contente

    Et puis c’est ça aussi la vie , prendre  ce petit moment là ,  regarder  la vie des autres , voir et commenter leur bonheur , on fait ça sur les blogs , y’a pas de raisons que dans la vraie  vie  ça se passe autrement

    Elle est fière et heureuse de me montrer sa famille, et je suis touchée de  cette demande

    Touchée aussi  quand Charlotte est venue s’installer auprès de moi, et m’a dit «  chouette, ça va changer ! «  J’aime ces complicités de femmes, ficelés de petits riens, de la chaleur simple, proximité  gratuite et sincère

    J’ai tellement aimé le mail de Jérémy qui me disait «encore   merci  pour hier soir, ce fut bien sympa « 

    Oser se dire combien on apprécie  de passer du temps ensemble.

    Je ne suis pas  pour autant  toujours dans la même état de grâce,  je suis comme vous tous parfois hérissée  par des boulets  qui ont peine à comprendre que je ne peux pas leur donner  autant qu’ils demandent , je ne peux pas ,  je ne veux pas …

    Peut être que certains d’entre vous en encore pas réussi à terminer leurs achats pour le grand jour,  permettez moi de vous donner un conseil top fashion, le truc tendance de l’hiver

    L’écharton

    IMG_0749.JPG

    Doux,  Anti allergène, résistant en machine … heu... ?

  • Tout mais pas ça

     

     

    C’est un fait, en matière de cadeaux, je ne suis pas difficile, toujours contente de ce que l’on m’offre 

    Durant des années , mes parents m’ont équipée en  électro ménager , appareil à raclette ,  à fondue , plat à poissons ( qui ne rentre pas dans mes tiroirs )  casseroles ..

    C’était très bien

     Puis, ils ont opté pour une autre formule, une petite enveloppe  accrochée dans le sapin

     Je les comprends

     Je ne fais jamais de liste,  ne demande rien,  mais permettez moi quand même de donner au père Nowel quelques conseils  de choses à ne pas m’offrir

     

    Ça !flutes sans pied.jpg

     

    Des flutes sans pieds, à poser dans un énorme saladier !! Pas de place pour caser ça, et puis franchement,  que fais t’on de cette flute  cul de jatte une fois servi, hein ?

     

    Ça ne m’étonne guère qu’on retrouve cet  objet art de la table dans les vides greniers

     

    La fontaine à chocolat fontaine-au-chocolat.jpg

     

    Toujours pour les mêmes raisons, pas de place et  je serais assez vite énervée à l’idée de nettoyer cet attirail là !

     

    Des cornets à frites

    cornet-frites.jpg

     

    Parce que quand je fais des frites, le plat il va direct sur la table et chacun prend ce qu’il veut, pas envie de m’embêter  à mettre des frites en cornet, c’est gras, c’est chaud  même si c’est élégant !

     

    Une loveuse loveuse.jpg

     

    Ce n’est pas parce que j’ai une belle véranda que je voudrais  la voir équipée d’un énorme siège en rotin, une fois vautrée la dedans, j’aurais trop de mal à en sortir  

     

    Pire encore, un hamac

     50948-hamac-la-siesta-baiana.jpg

    J’aime pas me balancer, j’ai la nausée, je n’arrive pas à m’y installer, et une fois  allongée  là, je me sens prise au piège

     

    Et pour finir, de grâce évitez les chaussons surdimensionnés en  forme de Grosminet ou de autre créature de cartoons IMG_0748.JPG

     

    J’ai quand même depuis longtemps une  petite envie de cadeau, ce n’est pas raisonnable, pas envisageable, mais  rien ne me ferait plus plaisir que ce genre de truc

     chat    persan  2.jpg

    Bien vivant, forcément !

     Photos du net , sauf les chaussons

  • Les retrouvailles (3)

     

    laval.jpgLes années passent ,  nous vivons dans l’Est , Chloé a quitté la Normandie après de longues et brillantes études, elle s’est installée  avec  son  ami ,a un travail qui la passionne  je suis heureuse pour elle ,  peu de contacts , à peine deux ou trois lettres , mais elle va bien , c’est ce qui compte le plus

    Le temps file… je perds sa trace

    Installés  en Mayenne, j’apprends par une copine en commun, qu’elle est revenue dans l’Ouest, je lui écris une longue lettre, elle me répond aussitôt, elle est folle de joie

    Elle  a eu trois enfants aussi ,  presque les mêmes âges que les miens , nous nous envoyons des cadeaux , de longues lettres ,  j’ai envie de la revoir , elle ne manifeste rien à cet égard , toujours pas ..

    Elle va bien, cherche du travail, s’occupe de ses enfants,  se passionne pour la musique bretonne

    Chloé aime sa vie, a vaincu ses démons, a traversé  un drame, elle en parle aisément, avec une écriture forte et  sereine, j’aime nos mots, son écriture, ses gestes touchants et sincères

    C’était  un soir d’hiver Ellen au collège à cette époque là, participe à une comédie musicale, » les Misérables », et par le plus grand des hasards,  les élèves doivent se déplacer avec une troupe d’un village  voisin, dans la commune où vit Chloé

    Je l’informe par mail,  elle s’en réjouit, m’affirme  qu’elle  viendra avec ses enfants. Quelques jours plus tard ,  je  me dois véhiculer Ellen et ses copines dans ce village d’Ille et Vilaine( sacrée épopée !) , je ne dis rien à mon amie ,  si elle vient , tant mieux ,  si non , je n’y pense pas ..

    Je me souviens des palpitations de mon cœur en l’installant sur les sièges de plastique de la salle des fêtes éclairées par des néons agressifs

    A la porte , je vois une famille s’installer  , des enfants blonds , je les reconnait tout de suite , et puis  elle , mon amie ,  celle que j’ai tant aimée , que j’aimais toujours , quinze années s’étaient écoulées , déjà 15 ans que nous nous étions plus vues

    Elle  était confuse , «  tu ne m’avais pas dit que … » ,  et j’avais bien fait ,  il me fallait comprendre ,  nous vivions a quelques kilomètres , avions des échanges épistolaires chaleureux , alors pourquoi ne pas se revoir , au moins une fois

    Nous nous sommes assises l’une auprès de l’autre et durant toute la  représentation,  nous avons bavardé, rit, nous étions bien, tellement bien,  ce moment était précieux

    Mais....le temps avait passé,  elle ne l’aimait pas ce temps qui passe, j’en avais qu’à faire de quelques rides et kilos de trop….

     De trop … pour elle

    Nous nous sommes séparées en fin de soirée, j’ai repris ma voiture et on s’est fait de grands saluts sur le bord de la route, émue, très émues.

    Je ne  l’ai jamais  revue.

    Elle a quitté la Bretagne qu’elle aimait tant, elle  m’a donné sa nouvelle adresse, je ne lui écrit plus, elle m’envoie des messages, des blagues, diaporamas via le Net, des  trucs que je ne prends pas la peine d’ouvrir  la plupart du temps

    Quand Sapq  a écrit un billet sur  Thiefaine  sur son blog,  quand j’ai réécouté « Mathématiques Souterraines »  tout est remonté,  si fort, j’ai hésité à écrire, et publier ce billet qui  vacillait dans ma tête depuis un moment

    Je ne peux oublier cette amie,  ce qu’elle représente encore pour moi,  je connais  ses fragilités,  j’ai appris avec le temps à dompter les maux du cœur, si imprévisibles

    Je lui ai juste envoyé un mail pour lui dire qu’au concert de Rennes, j’ai pensé à fort à elle

    Sans réponse, trop dur pour elle, c’est surement ça …

    Je ne t’en veux pas

     

  • Chacun sa route (2)

     

    le_havre_1.jpgLa seconde année de terminale fut pour moi un vrai virage, il était temps de passer aux choses sérieuses, je ne voulais pas aller à la fac, je voulais apprendre un métier

    Avec Chloé, nous avons pris de leçons de conduite, j’aspirais à partir, quitter Cherbourg, j’étais lasse de cette vie  un peu grise, je voulais recommencer ailleurs

     

    En septembre, bac et concours en poche, je pars au Havre, Chloé  est inscrite à la fac, on se voit moins, je ne voulais pas la perdre de vue, surtout pas, même si je me disais que forcement, ce ne serait plus jamais comme avant

     

    Un samedi après midi, elle m’appelle,  me dit qu’elle va très bien, qu’elle a un peu maigrit, mais que tout va bien, elle est contente d’avoir perdu du poids

     

    Nous nous retrouvons  à notre bar habituel sur les quais de Cherbourg , j’arrive avant elle ,  une silhouette  frêle se présente  ami , je la reconnais à peine ,  pourtant c’est elle ,  je ne pourrais jamais décrire  ce que j’ai ressenti à ce moment là , j’étais au bord de l’évanouissement ,  un spectre , un cadavre vivant ,  elle ne pesait pas 40 kilos , les yeux des passants se fixaient sur elle 

     

    Anéantie, je ne trouvais pas les mots, elle renie en bloc  la maladie,  me dit sans cesse que tout va bien

     

    Je me sens alors  impuissante,  j’ai peur pour elle, je suis loin,  je peux garder le lien, mais rien de plus

     Lors de mes stages à Caen, j’essaye de la contacter, elle ne manifeste pas l’envie de me voir,  je ne force pas, ce n’est pas dans mon habitude,  nous  restons distantes  

     Mon Diplôme d’Etat en poche, je reviens dans la Manche, je n’ai plus beaucoup de nouvelles

     

    Un jour , sans prévenir , je sonne chez elle ,  je veux lui présenter Jérôme , elle  ouvre la porte , et  me fait comprendre qu’elle ne souhaite pas nous accueillir , je ne force en rien , une fois de plus

     

  • Complices et hilares ( 1)

     

    che_pont_tournant_2.jpgEn arrivant au lycée, j’étais plutôt heureuse de ne connaitre personne, seulement   Irma  avec qui j’avais fait ma scolarité, mais nous n’étions guère proches

    Dès le premier trimestre de la seconde, j’avais des copines toutes simples, sympathiques, des filles ordinaires, l’une d’elle était morose quand même, une autre imprévisible …

    Dans les couloirs,  nous parlions les uns avec les autres, et  sa toute petite voix douce et rieuse me plaisait beaucoup, c’était une fille d’une incroyable gentillesse

    Au fil des mois, nous aimions  rire et papoter, indéniablement, on se recherchait, elle avait  sa copine  de collège, une fille très polie  mais un peu coincée

    Puis vint le moment ou nous nous ne pouvions plus nous passer l’une de l’autre, Chloé et moi, on devint un duo inséparable, on agaçait, on intriguait, on enviait une telle complicité de filles

    Les profs nous aimaient bien , nous laissaient tranquille , on amusait la galerie en faisant des imitations , nous étions tout bonnement deux joyeuses nanas  qui mettaient une ambiance saine dans la classe

    Dès le matin nos retrouvailles étaient un ravissement , la vie au lycée était exaltante , non pas par les cours d’un rare ennui , mais par la vie , nos potins , nos confidences , nos amours , nos rêves , nos lamentations , nos fous rires  innombrables

    Elle me présentait à sa famille, j’allais dormir dans sa grande maison de pierre sans jardin, nous passions de nuits à écouter de la musique, elle était  fan des Stones, elle connaissait des trucs incroyables, elle me racontait ses souvenirs, elle parlait cinéma, on parlait de tout, tout le temps

    Nos origines étaient opposées, elle adorait mes descriptions des membres de  ma famille large, elle avait de la compassion, elle était drôle, irrésistible, je l’emmenais dans des déferlements de larmes  rieuses

    On ne se fâchait jamais, c’était impossible

    Chloé  avait ses blessures, dans son cœur  et dans son corps, je percevais  une certaine  fragilité

    Nous écoutions Renaud , Supertramp ,  Fleetwood Mac , Thiefaine , nous ne pensions pas trop à l’avenir ,  nos vies de lycéennes étaient  joyeuses , mesurées ,  notre  complicité se propageait à qui voulait bien de nous , nous étions soudées à une vraie bande de copains , on nous aimait bien toutes les deux

    En terminale,  je suis collée au premier tour au Bac, Chloé décide alors de rater le sien

    L’année qui suit, nous redoublons à 15 !