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  • Saut à l'élastique

    Enfant, nous avions un jeu que toutes filles pratiquaient durant des heures à chaque récréation : l’élastique.

    Cela consistait à tendre un grand élastique aux jambes de deux filles, elles s’éloignaient l’une de l’autre, face à face  et une troisième sautait de chaque côté le plus haut possible.

    Nous commencions à hauteur des chevilles, jusque là je pouvais participer, puis l’élastique montait à hauteurs des genoux, je parvenais à franchir la barre avec peu d’élégance, il fallait aussi croiser, et surtout ne pas s’emmêler.

    Ensuite, l’élastique atteignait la hauteur des cuisses, alors là, fini pour moi, j’ai du y arriver une ou deux fois après des heures d’entraînement.

    Cet entraînement se faisait chez moi, j’installais deux chaises face à face dans la cuisine et je passais un bout de laine ( qui cassait toutes les trois minutes ) et tendais de battre mon propre record. Il faut avouer que je n’avais pas l’équipement idéal !!

    Isabelle, n’était pas très brillante en classe mais à ce jeu, c’était une championne ! Elle s’élançait et sautait comme une dingue, cuisses, et hanches. Oui, elle était imbattable.

    Je me suis demandée si elle n’avait pas des jambes bioniques. Ca me paraissait irrationnel de la voir s’envoler de la sorte.

    Plus tard, au collège, je me trouvais confrontée à faire un sport redoutable, le saut en hauteur : un vrai cauchemar, je ne parvenais même pas à franchir le minimum, je me sentais humiliée, jusqu’au jour ou j’ai décidé de m’élancer et de freiner brusquement en arrivant devant l’obstacle. Je me fichais éperdument du score, c’était vain pour moi de sauter, mon corps était un boulet ( je n’étais pas grosse pour autant ) je le traînais partout mais ma cervelle par chance de temps à autre me disait avec ironie «  allez rigole un peu, c’est comique ! »

    J’ai depuis croisé bon nombre de gens qui gardent des cours de sports des souvenirs épouvantables, je les ai retrouvé en cours d’arts plastiques et bien sur dans les chœurs …

     

     

    Je rends hommage à Eugénie qui elle a sauté aussi un beau jour depuis la tour de Macao.

    Elle s’est élancée avec un sourire et une aisance sidérante, je suis heureuse pour elle, et émue aussi pour Ester sa maman, une bonne copine. Regardez-moi ça !!!

  • Ton univers impitoyable ....

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    Réveillée ce matin là vers 5h30, je me lève doucement, descend l’escalier et m’installe au salon. L’insomnie est fréquente chez moi, ce jour là, je ne suis pas tranquille mes chats sont dehors.j’allume la télévision, je zappe et je tombe sur …Dallas, oui Dallas, le feuilleton cultissime des années 80 !!!

    Alors, comment dire ? les personnages n’ont pas vieilli, le clan Ewing avec

    -         le patriarche qui parle pas beaucoup mais que tout le monde écoute

    -         JR, toujours aussi fourbe et mauvais 

    -         Pam, la femme de Bobby, que tout le monde déteste, brushing parfait, elle est belle, honnête mais pourquoi ils lui en veulent ?

    -         Il y a aussi le frère de Pam, heu pas trop honnête non plus.

    -         Et puis il y a Bobby, Bobby oui le gentil, que le frère déteste, c’est Patrick Duffy en vrai, il a aussi joué dans l’homme de l’Atlantide, il avait de pieds palmés et il était amphibie, et surtout il a fait un duo avec Mireille Mathieu, oui notre Mireille nationale !

    -         Sue Ellen, l’alcolo femme de JR, belle sœur de Pam et Bobby, n’apparaît pas dans l’épisode, elle cuve son vin..

     

     

    Alors l’action : pour faire court, il est tous bien habillés, costumes trois pièces pour les hommes, ça fait riche, c’est ringard surtout les grosses cravates et foulard de poche assortis mais bon …les femmes portent des robes fluides, grosses ceintures et bottes. C’est une époque !Mais le plus drôle dans la série, ce sont les téléphones ! Ça n’arrête pas de  sonner, des gros combinés de toutes les couleurs avec un énorme fil et des cadrans gigantesques, c’est préhistorique ! Et ils complotent les rois du pétrole, ça se voit dans leurs yeux, regard fourbes, regards de traites, allez j’en ai assez vu c’est insupportable, je zappe sur I Télé et je me rendors.( entre temps mes chats sont rentrés dans la maison )

     

     

    Lors de la première difusion en France nous attendions tous les samedi soir que Michel Drucker ait fini ses « Champs Elysées «  pour passer sur le une pour regarder Dallas.C’était un évenement, le premier soap des States où l’argent n’était plus tabou. Une de mes tantes ( qui adorait aussi Bernard Tapie ) était folle de JR, ma mère tentait de la convaincre que c’était Bobby le plus honnête …

    Ça m’a vite énervée tout ça, j’ai décroché car vraiment, je ne vois pas comment on peut se passionner pour une série, oui comment peut on se passionner pour l’univers de Ewing ???

    On ne peut pas dire qu’aujourd’hui la France entière se passionne pour une feuilleton , il y a en a tellement que chacun puise ou il veut , néanmoins le feuilleton hebdomadaire ,ne serait ce pas les aventures de notre Big Boss à nous :ruptures, magouilles ,complots , divorces ,mariages secret et puis il semble que ça s’exporte bien à l’étranger , mais j’ai peur que malgré tout ,on arrive un vite à saturation ….

    En attendant …..

    http://www.dailymotion.com/video/xqct1_mireille-mathieu-patrick-duffy

     

     

  • Giant rabbit

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    Je ne connais pas cet homme

    Je ne connais pas ce lapin ,mais voilà , voilà à quoi pourrait ressembler mon achat compulsif , le lapin pas le bonhomme !!

    Mais je ne sais pas vers quelle boutique chic me diriger pour trouver une pareille bête alors si vous avez de bonnes adresses merci de me les communiquer !!

    Ce n’est pas pour faire un civet , je précise !!!

  • Achat compulsif

    Depuis que je suis vacataire dans cet organisme de formation, je travaille en semaine, cela me convient parfaitement. Pourtant il reste encore pour la dernière année, des formations organisées le samedi et je ne me suis pas portée candidate pour les assurer.

    Vue la difficulté à remplacer les formateurs malades ou en incapacité d’aller travailler au dernier moment, je me suis proposée pour remplacer les éventuels absences dans la mesure de mes possibilités

    En même temps je me disais «  Jeanne, fais attention, il y aura peut être de l’abus, se positionner sur un groupe pour une journée, ce n’est pas évident « 

    Et bien évidemment, c’est impressionnant comment certains arrivent à anticiper leur grippe ou gastro au moins un mois à l’avance ! Bref me voilà déjà réquisitionnée deux fois.

    Je me suis donc dit «  puisque ce n’était pas prévu, je vais faire un achat compulsif avec la somme versée en compensation de ces heures travaillées.

    Mais chez moi, un achat compulsif, ça se prépare : alors vers quoi vais je me tourner :

    -         un nouveau sac à main, non le mien n’a encore pas rendu l’âme

    -         La dernière crème anti rides  de chez Lancôme, non, ma tactique de doses d’essais marche bien il n’y a pas de raison de changer

    -         faire venir ma copine estheticienne pour des soins à domicile, non j’aime pas trop cette idée

    -         acheter des extensions de cheveux, oui mais deux ou trois c’est un peu ridicule

    -         aller chez ma copine styliste qui doit bien avoir quelques merveilles encore dans son magasin, bof, j’ai pas trop besoin de fringues

    -         acheter 10 kilos de gratin dauphinois chez mon ami Paul , il est délicieux mais j’aurai du mal à finir.

    -         un parfum, non mon flacon d’Euphoria, n’est pas fini

    -         une plante, c’est pas la saison …

    -         une paire de chaussures , une perruque , des faux cils ,

    -         alors et bien je ne trouve pas ?? vous n’avez des idées ??

  • La lettre (3)

     

    Un jour de mai 1984,j’ai reçu un courrier du centre de formation, m’informant que j’étais acceptée pour la rentrée de septembre. Ce fut un des plus beaux jours de ma vie, je sautais partout, embrassait ma mère qui riait, me félicitait, j’avais été retenue parmi les 500 postulants, ils en gardaient 40.Je pense avoir relu la lettre une vingtaine de fois, je l’ai conservée dans une petite valise, c’était aussi précieux qu’un passeport pour un sans papiers.

    Ma joie pourtant était un peu étouffée par un problème récurrent car il me fallait obtenir le Bac et les matières générales ce n’était pas mon fort..

    Quelques jours plus tard ma sœur s’est mariée, j’ai eu mon permis de conduire après 4 recalages et en juin 1984 je décrochais mon bac A2

    De ce jour ma vie a changé, je n’ai jamais cessé de me passionner pour ma profession, de l’exercer avec enthousiasme et énergie, j’ai volé de mes propres ailes, me suis créé un nouveau réseau d’amis, j’ai cheminé seule, heureuse, fière d’avoir construit mon avenir avec rage et détermination.

    J’en ai un peu voulu à mes parents de ne pas m’avoir accompagnée davantage mais avec les années ils ont compris que j’étais capable de …mais j’avais du leur prouver.

    Mes amis aident et accompagnent leurs ados parfois un peu trop à mon goût, ils leur cherchent un appart d’étudiant, constituent des dossiers …j’essayerai de trouver le juste équilibre pour mes enfants, leur permettre de se prendre en main, d’aller au bout de leurs passions tout en étant à leurs côtés.

    Mon père est resté distant dans cette histoire, mais pas tant que ça …tous les lundi matin, il m’accompagna à la gare pendant deux ans, j’avais un train à 5h 16,il se levait comme moi à 4h 30 avant de démarrer sa journée.

    A force de ténacité et de passion, les choses ont sourit pour moi, les années 80 furent des années pleines d’espérance, le radio libres, les années humanitaires, je suis heureuse et fière de les avoir vécues …

    Les années 2000 m’offrent d’autres bonheurs, celui d’avoir franchi un autre cap professionnel, celui de voir les enfants grandir à leur tour, celui de ne pas devoir toujours compter en faisant des achats, je ne garde aucune nostalgie, aucune amertume, sans ce concours je n’ai aucune idée de ce à quoi j’aurais aspiré, d’autres rencontres sûrement, d’autres échecs aussi..

         
  • L'épreuve (2)

      5c2811a8dc4a1e931d319e40029a2a66.jpgQuelques semaines plus tard, je recevais un courrier m’informant que j’étais admise à la deuxième partie des épreuve de sélection .

    Ma mère dotée d’un éternel optimisme, me dit qu’elle n’y croyait pas du tout, mais qu’il fallait quand même que je tente ma chance une deuxième fois . Elle décida de m’accompagner..

    Nous sommes parties en train la veille, passage par Caen, puis Rouen, au final je me demandais si passer par l’Angleterre n’aurait pas raccourcit le trajet.

    Le soir nous avons dormi dans un hôtel près de la gare, ma mère à moitié claustrophobe souffrait de la chaleur, elle dormi très mal.

    Le lendemain, nous nous sommes rendues  au centre de formation à pied, découvrant la ville qui il faut bien le dire, n’avait pas un cachet particulier.

    Ma mère était complètement perdue, elle n’avait aucun sens de l’orientation, elle me suivait confiante, à côté d’elle j’étais Jean Louis Etienne.Elle avait pourtant travaillé quelques années dans cette ville en 1950 mais ses souvenirs étaient bien flous.

    Je passais une épreuve de groupe le matin, mon stress grandissait, pas celui des épreuves, non celui de perde ma mère ! Je la posais à un endroit et lui disais «  ne bouge pas, je reviens dans deux heures », elle m’attendait sagement, riait beaucoup de la situation, était assez admirative de me voir gérer le temps et l’espace. Mais elle était à mes côtés et cela comptait beaucoup pour moi.

    L’après midi, je passais la dernière épreuve avec une professionnelle, j’étais assez contente de moi. Nous avons repris un train en soirée et sans embûche avons réussi à retrouver le chemin du retour  refaisant escales dans les deux villes transitoires …