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  • Vocale party

    75 titres, 1500 spectateurs, plus de dix heures de présence sur la scène, je pourrais l’évoquer en chiffres..

     

    D' intenses moments d’émotion, des connivences, des impro, des éclats de rires, de la tendresse, de l’explosion

     

    Des bouderies, des petites bousculades..

     

    Du cidre, du champagne, des cakes salés, sucrés, des copains joyeux scellés dans la loge 7

     

    Des chemises froissées, des cravates épuisées …

     

    Des  visages heureux, fidèles spectateurs, humains aimants émus

     

    Une bise chaleureuse à monsieur Notmère, toujours là …radieux .

     

    Des chanteurs survoltés, un pianiste  ému, un chef transporté dans un au-delà vocal, une sixième dimension musicale

     

    De tendres câlins à ma grande Ellen, ma fierté, de gros bisous à mon boy, sourire cadeau, gros, gros câlins à ma Rose

    On attendait Obama, mais la surprise dans le public fut de taille : Louis le bipolaire en personne.

     

     

    Un bar squatté par une trentaine de fous vociférant, incapables de se dire qu’avec lucidité « c’est fini « 

     

    Incapables de se séparer, fusion, symbiose de passionnés

     

    Une nuit paisible, avec des notes, des phrases en boucles, tombées du ciel, couleurs d’aimer

     

    Au lendemain, une étrange sensation, une boule au ventre, une ultime envie de prolonger, refaire ce voyage, embarquer à nouveau, drogués de notes, addicts aux projecteurs, à la chaleur intense, junkies de la chanson

     

    Vivez de vos passions, voyagez, donnez, recevez, a fond, à fond, sans aucune modération !

     

    Des tendres pensées à mes compagnons de route                      

     

    A vous, qui passez me voir..

     

    Je digère …… et m’enivre encore un tout petit peu, jusqu’a la prochaine Vocale party. Vite, vite, addict, accroc, je suis.

     

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  • Les amoureux des bancs publics

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    Parce qu’Elle avait fait un billet sur les reprises, je lui avais parlé de la version, à venir des « Amoureux des publics «  intro très enjouée, bien différente de celle de Brassens ( Brassens, j’aime bien le chanter mais pas l’écouter )

     

    Voici donc quelques précisions sur cette reprise qui n’en est pas  vraiment une mais bon …

     

    « Les gens qui voient de travers
    Pensent que les bancs verts
    Qu'on voit sur les trottoirs
    Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
    Mais c'est une absurdité….. « 

     

    Jeanne se balance avec son ténor Yannis, souriants, main dans la main, en chantant, alternant les paroles du couplet

    (c’est le principe d’un chœur )

    Puis, au refrain, mon ténor pose un genou gauche  à terre, et rapidement je m’assois sur ce bout de benchbody ( traduisez banc humain ) et nous poursuivons avec les paroles, un peu essoufflés mais dynamiques parce que c’est un vrai métier

     

    Or, mon ténor, de temps à autre, se trompe de jambe, et pose l’autre à terre, et là, à tout mon moment je risque de chuter, de me fracasser à terre, comme une patineuse, et pas le temps de se relever, il faut vit continuer le balancement du couplet

    Mon banc est bancal, boiteux, usé

    Alors je le rouspète, je le coach , je lui demande de se concentrer .

     

    Et, d’arrache pied, on s’entraîne, on s’exerce, savourant ce beau cocktail vocal sans fléchir, croulant sous la fatigue

     

    Jusqu’au Jour J

    La première du nouveau spectacle

     

    Le 5 juin 09

     

    Mais, c’est.

     

    Ce soirrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!

     

    YOUHOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!

     

     

     

     

  • Jeanne aux manettes

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    « Maman, tu viens jouer à la WII ? »

    Hein ??? euh non, je ne sais pas

    Mark insiste, sourire aux lèvres 

     

     

    Allez maman, je vais te montrer, on va faire Mario Kart

    Comme je suis une grande pédagogue, et que je dis qu’il faut s’intéresser aux jeux de nos enfants, je finis par accepter

    Rose est toute contente

    Mark me donne le volant, et m’explique les rudiments des boutons

    Je choisis un personnage et un véhicule

     

    Et c’est parti !! Qu’est ce ça m’énerve !!

    ça fonce, c’est pénible, ça va trop vite, ça m’intéresse pas

    Je veux encore bien que ça détende les autres mais pas moi,

    Au bout de cinq minutes, j’arrête, c’est bon, j’ai testé, j’ai fait, avec mes deux cocos, pff, déjà qu’au volant de ma propre voiture je ne maîtrise rien, c’est pas pour aller me vautrer sur les pistes de Mario

    Nan, wiiez sans moi !

     

     

    Eté 1987, je rentrais donc en train de Nice , avec un groupe d’enfants

    Arnold me demanda en arrivant gare de Caen, d’aller chercher sa voiture à la permanence de l’association, et de retrouver le groupe à l’arrivée du car, à l’autre bout de la ville

    Je suis plutôt réticente, je n’aime pas conduire, encore moins les véhicules des autres, et je connais cette ville, à pied, en bus , mais je ne suis pas ure de bien m’orienter .

    Faut il rajouter qu’il s’agit d’une vieille 4l, vitesse au volant, une antiquité

    Il insiste, et voilà, que j’accepte

    J’en suis malade

    Dois préciser que dans mon entourage, personne ne m’avait auparavant passé le volant ?

    Au petit matin, sous le poids de la fatigue, après avoir passé une nuit en couchette avec des cas sociaux, je me risquais à démarrer la voiture d’Arnold

    Je m’en voulais d’avoir dit oui, j’étais complètement affolée de devoir me déplacer avec un tel engin

    Dans la ville j’avançais comme un escargot, un vrai cauchemar, j’avais chaud …

    Une fois arrivée au bon endroit, soulagée, je fis une dernière manœuvre et. ..au lieu de passer la marche arrière, j’accélérais et bing, j’enboutissais l’arrière de la 4L !

    Fort heureusement, l’autre voiture n’avait rien, c’était déjà ça

    J’en menais pas large, il y avait quelques dégâts

     

    A l’arrivée du car, j’annonçais la couleur avec prudence

    « tu sais, oui, ça va, mais … j’ai une très mauvaise nouvelle « 

    Son visage se ferma,

     pas pour longtemps

    Au moment où je lui disais que j’avais embouti l’arrière de sa voiture, il éclata de rire, comme un fou, heureux comme un roi

    « C’est tout !!!!!!!!!! »

    Il était tout simplement heureux d’avoir retrouvé sa Francesca …

     

     

  • Marianne

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    Certaines l’appellent moche mère, d’autres queen cactus, ou belle maman, moi je l’appelle par son prénom, Marianne

    Comme vous, je ne l’ai pas choisie, on choisit l’homme, pas sa mère

    Il en faut du temps pour s’approcher, se décrypter, ne pas froisser

     

    Quand j’ai intégré la famille de Jérôme, les choses étaient plutôt facile, le chemin était débroussaillé, les cinq sœurs se montraient accueillantes, ouvertes et aimantes

    J’étais la seule belle fille, la seule à prendre ce statut

    Je sentais beaucoup de réserve, les gendres étaient plutôt chouchoutés, je composais avec cette réalité là , j’étais au banc d’essai .

    Il me fallu affronter des tempêtes

    Nous décidions avec Jérôme de ne pas inviter oncles et tantes à notre mariage, faire en petit comité, Marianne était vexée et semblait ne pas assumer ce choix auprès de ses frères et sœurs

     

    Les vents s’apaisèrent

    Au fil des ans, je lui donnais du réconfort, comme je le pouvais, parce qu’auprès d’elle les déchirures et les séparations étaient fracassantes

     

    J’avançais avec nos différences, les désillusions, les mythes s’effondraient

     

    Marianne n’aime pas les animaux, elle n’aime pas la chanson, elle aime la peinture, les fleurs, et sa passion c’est la couture

    Alors on s’apprivoise, on se respecte, on s’encourage, on ne brusque pas, on rivalise, tant de choses nous éloigneraient, pourquoi se tourner le dos ?

     

    Tout pourra être simple, pas si simple, on se choisit pas

    Cela ne me tourmente plus, j’ai fait du chemin, je ne compte plus …

    Ma mère n’a pas eu de belle fille, j’ignore quelle relation elle aurai tissé, je crois qu’elle n’aurai pas été simple

     

    J’ignore si un jour j’ai une belle fille, si je serai capable d’aimer celle qui aimera mon fils

    On ne se choisit pas, on n’est pas obligé de s’aimer, juste de se respecter, de s’apprivoiser …

  • Le timbré

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    Ce jour là, j’allais chercher un colis à la Poste

    Un homme devant moi, dépose un paquet sur le guichet, jusque là, c’est normal.

    Il avait déjà mis l’affranchissement, tenez-vous bien, une cinquante de timbres de deux centimes, cinq centimes, un peu plus

    Il fallu donc que la postière recompte tous les timbres et pire encore les convertisse en euros !!!!!!!!!!!

    Quel chantier ! L’homme était fier de lui, et déclara « j’ai le droit « 

    Les clients commençaient à piétiner derrière, mais imperturbable, le philatéliste, sorti un deuxième colis, timbré de toute part, et la pauvre postière du renouveler le comptage et la conversion en euros

    Je serais devenue dingue !!

    Ah les fameuses files d’attente !

    Je reconnais vraiment qu’il en faut une sacrée dose de patience et de courage pour ne pas envoyer paître le client

     

    J’ai constaté une chose, il y a des gens qui font une requête dans les administrations, ils ont une réponse, négative dans le cas présent, et non seulement ils insistent, alors que la réponse est ferme et définitive, et en plus, ils narrent tout l’historique de leur carambouille

    «  c’est ma fille qui a mis la mettre à la Poste, enfin, c’est ce qu’elle m’a dit, je ne suis pas allée vérifier, vous savez les jeunes, déjà elle range pas sa chambre … bla bla..

    Oui, et puis la Sécu, c’est pas la première fois que je les appelle, déjà pour les avoir, bon, et ben Bla bla …

     

    Et pendant ce temps la file d’attente s’allonge, et les gens grognent, et les autres croient que le sol se dérobe sous leurs pieds, que c’est la fin du monde

     

    Ça m’énerve !!

     

    Je ne sais pas si j’aurais pu travailler dans une administration, hôtesse d’accueil, non, je ne crois pas

    Même si dans mon travail, évidemment j’ai aussi des contacts pas toujours évidents, des choses lourdes à gérer..

    Alors je tire mon  chapeau à ceux qui reçoivent à longueur de journées des clients, des usagers, grognons et méfiants..