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  • Cap sur les Indes !

    Rha !!!!!!!!

    C’est les vacances, mes formations sont terminées, et qui dit vacances dit :

    Sortie en car !

    J’adore ça

    Comme des gamins qui partent en promenade scolaire, je vais à St Malo dimanche avec la troupe

    Quoi faire ?

    Chanter, rigoler, délirer, manger, naviguer

     

    Sans mari, ni enfants, une journée pour moi, j’oublie tout, je ne pense à rien, rien d’autre que de raconter n’importe quoi, divaguer comme des ados de 14 ans, brailler dans le fond du car, et

     

    Chanter Surcouf

     

    Vous avez tous chanté Surcouf non ?

     et en plus intra muros, dans cette ville de corsaires ( pour les incultes c’est en Bretagne, au nord de Rennes )

     

    Surcouf le temps est beau

    Vent dans les voiles claque la toile

    Le jour est déjà haut sur les remparts de St-Malo

    Port-Louis est déjà loin, dans dix semaines y s'rons à peine

    Pourtant faut bel et bien sur les Anglais mettre la main

    Cap sur les Indes et bravons le ciel et l'enfer

    La vraie patrie d'un corsaire c'est la mer

     

     

     Chanter Surcouf à St Malo, on le fait une seule fois dans sa vie, ah la chance, que de cadeaux..

     

    Alors parce que je ne peux pas vous y emmener, et que vous trépignez d’impatience, voilà la version originale de Surcouf

    Je précise que la version chantée par la troupe est plus dynamique, enjouée, menée avec l’immense talent du grand Théodore !

     

     

     Et me..e  pour le roi d'Angleterre qui ne nous fera plus la guerre !!!!!!!!

     

     

     

  • Le dernier jour de classe

    Le dernier jour de classe à l’école primaire, je me souviens que nous faisions du rangement, le tri, le ménage, nous passions aussi de la cire sur les bureaux

    Il n’y avait pas de femme de ménage, le maître ne se posait pas de questions

     

    Le dernier jour de classe, nous avons instauré un rituel :

    Le repas maquedos

    Je n’emmène jamais les enfants dans les fast food, je trouve que c’est cher à 5, que la nourriture n’est pas à la hauteur, que les enfants ne pouvant plus profiter des jeux, et que les jouets offerts finissent toujours dans un sac, autant s’en passer

    Je fais, le dernier jour de classe, des frites, des hamburgers, et ils reçoivent des surprises

    C’est une manière de fêter le passage en classe supérieure

    Ils attendent ce jour là .

    L’un au collège, l’autre au lycée, nous avons choisi la date butoir des vacances des primaires  pour fêter l’évènement

     

    Rose a reçu des Petshops petshops.JPG

     

    Elle était très contente

     

    Mark a eu des figurines, des livres et un abonnement de Dofus

    simpson.JPG

     Ellen a eu un MP4 , et une place pour Tryo aux 3 Eléphants

    Elle était folle de joie, pensant qu’il n’y en avait plus 3Elephants1_aff09_jpg_160.jpg

     

    J’aime bien ces rituels, fêter les passages, les surprendre, les rendre heureux

    Ce n’est pas leur anniversaire, ni Noël, c’est le dernier jour de classe

     

    A 16h30, des élèves pleuraient en quittant  leur maîtresse, les CM 2 avaient la boule au ventre en franchissant le portail .

     

    Rose a apporté un bouquet du jardin à sa gentille maîtresse .

    bouquet.JPG

  • La complainte caniculaire

    ventilateur.jpgpluto , photo.gifDepuis quelques jours, il fait ………chaud

    Et moi, dès que la température dépasse les 27° je ne supporte pas, je suis de mauvaise humeur, je ne sais pas où me mettre, je suffoque, et surtout, je ne peux pas profiter du jardin à part le matin et le soir à partir de 20h

     

    Plaignez-moi..

     

    Ça limite mes destinations de vacances, aller en Inde ou dans l’Arizona est inenvisageable

     

    Et encore, quand je vivais dans l’Est c’était pire

    L’air marin me manque terriblement

     

    « arrêtes de gémir Jeanne, il y a pire, des gens plus à plaindre que toi « 

    C’est vrai, je ne me plains pas, et je vais de ce pas plaindre les vrais gens victimes de la chaleur

     

    Je plains les femmes enceintes, oui, c’est pas drôle quand il fait chaud (c’est pour ça que j’ai couvé mes bébés l’hiver )

     

    Je plains  les femmes voilées, celles qui portent la burqa ( elles ne t’ont  rien demandé ) oui, elles me donnent chaud

     

    Je plains les femmes voilées enceintes, c’est compatible

     

    Je plains les militaires, les gendarmes et autres hommes et femmes contraints à porter l’uniforme en pleine canicule, les hommes d’affaires ne costume cravate

     

    Je plains les chiens de traîneau, et autres toutous à poil long, ou raz qui tirent la langue  , les cochons d’inde, les ours ………

     

    Je plains les courageux animateurs qui doivent s’affubler d’un costume (à poil long parfois ) dans les parcs d’attraction en pleine après midi la tête prisonnière d’une grosse tête de mickey ou autre personnage légendaire

    L’horreur ! pluto , photo.gif

     

    Je plains les bébés qui restent dans les voitures ( même si au bout d’un quart d’heure on les sort de là, brrrrrrrrr ! )

     

    Je plains les artistes, les gens  de la scène, qui en plein festival doivent supporter la chaleur des projecteurs et parfois un costume très chaud, et là, je pense à Yvan Rebroff qui portait une fourrure et une chapka, été comme hiver rebroff3.jpg

     

    Plaignons le défunt chanteur

     

    Bon j’arrête mon délire, mais y’a du vrai le dedans, car même si j’ai chaud, je peux  me mettre au frais, ventiler la maison et il y a bien des gens dans les bureaux, sur les toits, sur les routes qui ne peuvent rien changer

    A eux, je tire mon chapeau  !

     

    Et j’ai une grosse pensée pour Nicolas .

  • Le marchand de télé

    stone et charden.jpg

    A cette époque, les grandes surfaces n’existaient qu’en région parisienne, ou dans les grandes villes

    Mes parents faisaient une partie de leurs achats alimentaires chez mon oncle épicier, et le reste, exceptionnellement dans les petites boutiques de Bricquebec

     

    Une fois dans l’année, nous allions acheter un disque vinyle

    C’était une vraie expédition, bien sur, on avait des envies, mais il fallait mettre tout le monde d’accord, un seul disque pour la famille

    Flo aimait Cloclo , Sheila , et les Rubetts , Louis , il aimait bien Rika Zarai , et moi , en secret , sans jamais avoir oser l’avouer , j’aimais Michel Fugain, mais j’avais l’impression d’être fautive , d’aimer ce chanteur aux vêtements colorés et à la barbe ( quand je vois ce qui m’attendait par la suite  , heureusement que j’aimais .. )

     

    Dans la boutique de télés, il y avait peu de place

    L’homme réparait les téléviseurs, il avait un surnom, et la femme, nonchalante et assez gracieuse  nous accueillait

    Mon père la tutoyait, c’était une amie d’enfance

    Nous regardions le tout petit rayon de disques .

    Nous avions le choix, entre une vingtaine de 45 tours et une trentaine de 33 tours

    Bien sur, il fallait vite mettre nos envies de côté, rien ne nous convenait, mais mes parents étaient incapables de ressortir du magasin sans achat ( ils sont encore comme ça d’ailleurs )

    Un jour, nous avons acheté un 33 Tours, compil, les hits !

    La pochette était racoleuse, une jolie fille  avec un chapeau, et des titres, plus ou moins connus

    En écoutant ce disque, on s’est vite rendu compte que les versions chantées n’étaient pas celles des interprètes originaux, un vrai bide

    Cela faisait partie des nombreuses frustrations de cette époque

    Tout était à moitié .

     

    Un jour, une copine de troisième me prêta une pile de 33 tours de ses parents, parmi eux, il y a avait un disque de Maxime Leforestier, un autre de Tri Yann, et…. l’album rouge des Beatles

     

    Ce fut pour moi une véritable révolution, en 1979, ma révolution

    J’ai appris par cœur toutes les chansons, je m’en souviens encore

     

     

    Je crois que la boutique du marchand de télé existe encore .

     

     

  • Le générique de fin

    asterix_generique-300x217.png

    Enfant, je regardais défiler ces tas de noms connus, inconnus, des personnages, des seconds rôles, de drôles de titres

    « l’homme au chapeau noir « 

    « le voisin énervé « 

    « la femme au caniche « 

     

    Il y avait des lieux, des remerciements, des marques, des trucs incompréhensibles

    Je lisais ce que je pouvais, parfois ça défilait trop vite, cela prolongeait le film, le feuilleton, la série

     

    Et en même temps, comme vous sans doute, je savais que  ces lettres qui défilaient allaient me pousser vite dans le froid et l’humidité de mon lit

     

    C’était le générique de fin .

     

    J’ai ainsi appris des tas de noms d’acteurs, français, américains, anglais, je les ai retenus, et suis capable de mettre un nom sur de nombreux visages .

    En secret, je scrutais ces noms d’acteurs, d’éclairagistes, de machinistes, de décorateurs, j’espérais y découvrir le mien

    Chose impossible, car mon nom de jeune fille était vraiment   peu répandu ( en dehors de ma fille , j’en ai jamais croisé )

    Je crois que je rêvais d’un tout petit peu de célébrité

     

    Au cinéma, j’ai conservé ce rituel, je ne me lève jamais de mon siège tant que le générique de fin soit achevé

     

    Il y a quelques jours, je visionne le DVD  de notre spectacle de juin, ( hep, restez assis! Il n’est pas en vente, il est réservé aux chanteurs exclusivement, oui, dommage.)

    Et dans le générique de fin, que vois je ?

    Mon nom, mon prénom, parce que.j’ai participé à un truc, oh sans grande importance, mais qui le demande un peu de travail, de reflexion

     

    Et bien ça m’a fait plaisir, et oui (merci Théodore ) parce que, j’ai peut être l’impression d’avoir réalisé un rêve de gosse, et que tout bêtement, nous avons, il faut se l’avouer, tous besoin de petits gestes de reconnaissance

    A bas les fausses modesties, il n’y a pas de quoi pavaner, mais je peste parfois, quand les gens remerciés, boudent, font la tête, parce qu’on les félicite, ou qu’on les ovationne

     

    Nous avons, tous, à chacun notre échelle, un tout petit besoin de compliments, de merci, d’attention, comme un bon point, je prends ce petit délice, sans vanité, avec un beau sourire de satisfaction 

    Une jolie trace …

                                                   Fin

     

     

     

     

  • Accroc du coeur

    TAPISSERIE.jpg

    Avec Lorenzo nous échangions encore des souvenirs

    A travers ceux là, il reparlait de Maude

    Il n’arrive pas à couper les liens, il attend, il ne sait pas quoi, relance, pourtant sait que jamais ce qui a été vécu redeviendra comme avant

    Il ne parvient pas à la sortir de son cœur, il doute, étrangement, elle prend encore une place dans sa vie, en pleine reconstruction .

     

    Je réalise qu’il n’est toujours pas sorti de ma tête lui aussi, de mon cœur

    Je fais l’effort pour oublier, et régulièrement, des odeurs, des images, des flashes me le ramènent

     

    On avance pourtant, j’avance, je regarde mon passé avec réalisme, je ne suis pas nostalgique, j’aime trop la vie que j’ai à présent

    Mais il y a les accrocs du cœur, ceux qui restent là, on aimerait les chasser, on n’y parvient pas

    La  vie file sans tristesse ni regrets, des questions restent sans réponses, je cherche sans trouver, j’espère un tout petit peu, je laisse la place au hasard …

     

    J’observe les hommes et les femmes qui laissent paraître que jamais leurs émotions ne les  troublent, comme si leur cœur était momentanément recouvert d’une protection solide, indéchirable, d’une paroi toute lisse, d’une barricade, d’une protection.

     

    Je ne serai jamais comme ça, je l’ai compris depuis longtemps, mon cœur est trop fragile, autour de lui gravitent encore tant de choses, tant de sentiments

     

    On ne choisit pas ça, je le vis, avec force et lucidité

     

    Pourquoi restent en nous, ces histoires là ?

     

    Parce qu’on les a aimés, parce qu’on aimerait avoir la certitude, sans oser se l’avouer, que nous comptons encore pour eux