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  • Bleu , je ne vois que du bleu

    De  mon velux, je vois la grisaille

     

    C’est de bleu que je vais vous parler, taguée par mon amie Fay

    Je pourrais vous parler du très beau film de Kieslowski "Bleu",bleu.jpg mais c’est trop, trop, beaucoup trop triste, de quoi se jeter dans la Mayenne et comme elle est vide en ce moment, on pourrait ressortir plein de vase

     

    Je pourrais vous montrer des photos du nord Cotentin, mais  je ne suis pas douée pour ça et il y a en qui font de belles promenades et qui ont un talent pour photographier les bleus de ciel, nos plages sauvages

     

    Je pourrais aussi vous dévoiler l’intégralité de mon  T shirt bleu tshirt.JPG

     

    Ou encore, reparler de mon seau bleu seau bleu.JPG

     

    Le bleu n’est pas ma couleur favorite, mais jouer avec les turquoises, les perles transparentes azur c’est un vrai plaisir à partager

     alors pour vous, quelques photos de perles, de breloques à porter bijoux 1.JPG

     

    bijoux 2.JPGDSCN1966.JPGDSCN1967.JPGDSCN1965.JPGAyant perdu mes identifiants, pas moyen de mettre à jour mon blog de bijoux, mais si toutefois, vous souhaitez que je restaure des bijoux cassés, ou qu’à partir de perles je vous crée de nouveaux modèle ( je l’ai fait pour Amapola ) n’hésitez pas à me contacter

    Je me ferai un plaisir de faire revivre vos trésors

     

     

     savon noir.JPG

     

    Et pour clôturer avec ce tag, pour mon ami Didou

    Mon seau bleu de savon   noir

     

  • Tombé dans l'eau comme les petites gouttes d'eau

    C'est fou ce qu'on peut voir tomber,
    Quand on traîne sur le pavé,
    Les yeux en l'air,
    La semelle battant la poussière.
    On voit tomber des balconsbalcon.JPG
    Des mégots, mégot.JPGdes pots de fleur,pot de fleur.JPG

    Des chanteurs de charme,
    Des jeunes filles en larmes
    Et des alpinistes amateurs

     

     

     

     

    Sur le chemin qui me conduisait vers l’école de Villedieu, dans ma voiture j’écoutais ça à tue tête en 1988

    Je me souviens aussi d’avoir fait du covoiturage avec une fille, qui avait des Renault 14, qui fumait des gauloises dès 7h le matin en écoutant Michel Sardou (je peux vous dire que j’ai vécu )

     

    Je l’ai assez écouté à tue tête, maintenant je vais le chanter à tue Tête, et pas toute seule, et ce soir même, et ça, croyez moi  c’est ..

    Joyeux, mais joyeux

     

     

    L’amour, l’amour, le bel amour, toujours, l’amour encore et toujours,

    La la la …………………

  • L'effet impulse

    Attendant sagement mon tour, je regardais autour de moi, des bricoles sur des étalages, cartes, bijoux, DVD, fiches, des tas de trucs en vente ; le logo jaune me rappelait brutalement que j’étais rentrée à la Poste

     

    Deux guichets, l’un tenu  par l’aimable postier et l’autre par Marie Ronchon

    Il fut libre en premier, à mon grand désarroi  et je me m’attendais alors à des remarques désobligeantes sur ma marchandise à envoyer

    « Madame, votre colis n’est pas conforme, il va être broyé, gna gna. »

     

    Etrangement, rien ne se passa comme prévu

    Marie Ronchon, me fit la causette, elle souriait, elle pesa mes lettres, les affranchi et soudain j’ai compris

     

    C’est l’effet Antiblues

     

    Souvenez-vous, il y a quelques années cette publicité, « vous marchez dans la rue, soudain un inconnu vous offre des fleurs, c’est l’effet Impulse « 

     

    Ce qui me surprend, c’est que ça ne m’est jamais arrivé, rien de rien, même pas une pâquerette ramassée dans un massif

     

    Parce que la postière a touché de ses mains, une lettre adressée à Antiblues , elle fut saisie par une métamorphose brutale

    Elle eut envie de converser avec sa cliente, elle se sentait légère, mais légère, heureuse de manipuler les lettres

     

     

    Et moi, du coup, en sortant, je me jurais de ne plus appréhender un passage chez Marie Ronchon, elle était …

    Ensorcelée

     

     

  • Le lâcher de cochons

    De tant à autre, sur le boulevard qui entoure ma ville, je me retrouve en voiture, à côté d’un camion rempli de cochons

    Je suis attirée par leurs cris, j’aperçois leurs groins tentant vainement de sortir de là

    Ont il une simple idée de leur destination, je sais, tout est bon dans le cochon, ma préférence va au filet mignon

     

    Dans la nuit de lundi à mardi, dans cette même petite ville, il y eut

    un lâcher de cochons

    N’allez pas croire à une fête locale, une feria, où le  taureau serait remplacé par le porc, n’allez pas  imaginer non plus une manifestation du FLNC (Front de libération Nationale du cochon ) rien de tout cela

    Il s’agissait juste d’une manifestation, un grognement des agriculteurs mayennais

     

    Il était un peu plus de minuit quand des agriculteurs de la FDSEA et des JA (Jeunes agriculteurs) de la Mayenne ont lâché plus de 200 porcs devant la préfecture. Les grognements et les couinements des bêtes effrayées ont certainement réveillé les riverains du quartier et le « spectacle » a duré jusqu'à 4 h 30 du matin(a suite par ici)

     

     cochons.jpg

     

    C’est quand même dommage pour eux, les magasins de la rue de la Paix étaient fermés, le théâtre aussi ( Risette, tu te souviens, c’est la rue plus chic que Kensington High Street, là où les grooms portent les sacs des chics saoudiennes )

    Mais où sont allés les cochons, à la gare, tentant  vainement de prendre un TGV sans réservation, chez ma coiffeuse, au bord la Mayenne,

     

    On ne saura pas, c’est un mystère entier, comment sont ils retournés au bercail ?

     

    Qui  sait, l’un d’eux s’est peut planquer dans mon jardin avec les cochons d’inde

     

    L’été dernier, mon père a perdu un cochon, un porcelet qui a fugué, un soir de juillet

    Fort heureusement, en campagne, la solidarité n’est pas un vain mot et des voisins l’a reconnu ( ne me demandez pas de détails ) et l’ont capturé

    Quand mon père est venu le chercher, il a eu droit à une bonne leçon

     

    En ville, ce sont les gamins qui se perdent dans les magasins …

  • La dent et le cheveu

    PIANO.jpg

    Depuis quelques semaines, des  mois … une dent rebelle reste accrochée dans la mâchoire de Mark

    Elle bouge, ne tient à rien, poussée par la dent définitive, molaire tenace, rien à faire, elle refuse de finir dans le sac d’une souris un peu avare

    Mark a peur de ses dents qui tombent, Rose tire dessus, autant qu’elle peut

     

    Miranda a des dents noircies, il lui manque beaucoup de dents, ça se voit quand elle sourit, elle est jeune pourtant, il suffirait de peu pour la rendre jolie, elle a tiré ses cheveux vers l’arrière en queue de cheval

    Est ce par manque de moyens que cette femme prend si peu soin d’elle, ou par manque d’envie, les dents illuminent un visage, sans en attendre la perfection, l’absence de quelques-unes unes assombrit les traits

     

    Paula sourit quand elle parle, ses cheveux sont démarqués par une ligne brute, blanche pour la moitié, et jaune ficelle pour l’autre partie

    Dans sa mâchoire inférieure, une seule dent, l’héroïne, le croc, la  survivante

     

    Ça l’a rend extremement sympathique,

     mais où sont passées les autres, elles ont filé en catimini, en douce, elles se sont désintégrées comme des météorites, elles ont reçu un coup ?

    Sa bouche me fait penser à un clavier dont il manquera des touches

    Une noire, plus de blanches..

     

    Comment expliquer que Paula, qui n’est pas une vieille dame, n’a pas pu, faire appel à un spécialiste pour la couronner

    Par manque de moyens, par manque d’envie, par le temps qui a décidé de s’installer là ?

    Quand elle me parle Paula ne semble pas gênée, elle est attachante

     

    Les cheveux, les dents, sont  indéniablement les cruautés des différences sociales

    Coiffeurs et dentistes sont les magiciens du temps qui passe, difficile de ne pas rejeter, juger ses femmes peu coquettes

     

    Ont elles  manger trop de bonbons, de sucreries ?

     Pourquoi ont elles oublié un jour de prendre en charge ce qu’elles avaient de plus précieux ?

     

    Je crois que la dent de Mark va tomber  demain.

  • Un bonbon ou j't'explose !

    prison.jpg

    Les chercheurs anglais ont étudié plus de 17.000 enfants nés en 1970 pendant 40 ans, en suivant leur consommation de sucreries. Ceux qui mangeaient jour après jour des bonbons ou du chocolat à dix ans ont eu affaire à 69% avec la justice pour des faits de violence lorsqu'ils ont atteint 34 ans. Tandis que ceux qui n'ont jamais été poursuivis pour des faits similaires consommaient des sucreries au quotidien seulement à 42%.

    L'étude à paraître dans le numéro d'octobre du Journal britannique de psychiatrie n'établit pas un lien absolu entre sucre et violence, avertissent les auteurs.

    Source le nouvel observateur

     

    Les études, les statistiques, moi je veux bien …

    Et d’autres prouvent que manger du chocolat est bon pour la santé, que ça maintien le moral , qui croire

    C’est comme les prénoms donnés aux enfants , influencent ils vraiment leur caractère

    Je ne suis pas une chercheuse diplômée, mais par bon sens, il me semble que c’est l’absence de frustration, de refus qui peut rendent les enfants agressifs

    « Je n’ai pas ce que je veux, je cogne !! « 

    c’est aussi la solution de facilité qui consiste à gaver son gosse de sucreries au moindre effort, pire encore, le laisser se servir dans le sachet sans limites

    Nous mangions trois carrés de chocolat par jour, un bonbon régulièrement, et c’est pour ça que je casse la gueule à mes collègues de travail, aux agents de la circulation.

     Hallucinant …

    A cela, on peut imaginer des réflexions de base aux enfants de la part de leurs parents, du style

    « arrête de manger des tagada, sinon tu vas aller en prison ( la pauvre Cahuette !) »

    Une femme travaillant au péage de l’autoroute, me raconte qu’un jour un parent, à son enfant fit une remarque plus que déplacée :

    « si tu ne travaille pas à l’école, tu finis comme la dame, dans la boite.. »

  • Etre à la hauteur

    Depuis quelques semaines, le samedi soir, nous sommes invités chez des amis

    Des rendez vous pris depuis longtemps ou improvisés la veille, parfois on y va à deux, ou à quatre , ou à trois , les enfants ne nous suivent plus à présent, c’est un autre rythme, une autre forme de sortie

     

    maquillage.JPGAvant chaque départ, toujours le même rituel, je me prépare, je choisis une tenue adaptée, pas trop chic  , mais pas ordinaire, des bijoux assortis ,  je me maquille, je prépare un dessert ou des saveurs à picorer, un bouquet ou un petit présent, et puis ….

     

    Un étrange sentiment traverse mon esprit, je doute, j’ai un peu peur, pas de mes amis, mais de moi-même

    J’ai peur de les décevoir, de ne pas avoir assez d’énergie, pas assez d’humour, de ne pas être assez disponible

    J’ai peur d’avoir un gros coup de fatigue, j’ai peur de ne pas avoir de conversation

    Cela peut paraître tout bêtement vaniteux, je ne sais pas, ce besoin d’être à la hauteur

     

    J’ai parfois été introduite dans des réseaux amicaux, j’entendais des mots chaleureux, des personnes qui organisaient des dîners pour que j’en  croise d’autres, des dîners explosifs, de gros délires nocturnes, ces moments où après deux ou trois apéros le rideau se baisse et chacun se laisse aller de belles divagations de quadragénaires plutôt épanouis

     

    Je suis allée à un dîner, il y a quelques mois, j’étais plutôt éteinte, c’est rare, on attend toujours Jeanne blagueuse et animatrice

    J’avais vu mourir mes chatons ce jour même

    Je m’en voulais de ne pas avoir été capable de faire abstraction de ce « petit malheur »

    Fort heureusement, avec mes amis, nous en avons reparlé

    Ais je  un besoin constant de ne pas laisser entrevoir mes faiblesses ?

     

    J’explique aussi cet état, cette peur de ne pas être à la hauteur, par le fait que mon travail me demande énormément d’écoute, et de capacité à assimiler les soucis de mes stagiaires

    Et parfois, c’est lourd, je me sens happée, je fais face

     

    J’ai décidé quand je le peux, de me laisser aller à des conversations plus que légères aussi, des petits potins, des trucs sans intérêt, si ce n’est le pur plaisir de la proximité, de la rencontre spontanée

     

    J’ai décidé aussi, à mon tour d’organiser d’autres dîners.