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  • Chat déborde

    Je me demande si la Loulotte ne rentre pas dans sa crise d’adolescence, elle veut des chaussures de marque

    Je lui ai dit que ça n’existait pas en modèle pour les félins

    Elle fait des pieds et des pattes pour en avoir quand même

    loloutte tennis.JPG

     

    Je l’ai même surprise à bouder parce que personne ne lui a refilé le tag

    « Dis moi ce que tu lis ? « louloutte bd.JPG

     

    Les chats sont en perte

    de repères, trop gâtés..

     

  • Portage

    Un sac de kraft coupé en deux, aplati au fer à repasser, des traits au pastel, quelques estompages, et un tableau qui depuis 7 ans me rappelle l’importance du portage des bébés

    Je l’avais fait une première fois pour mon ami Anatole

    Il avait déposé son tableau sur un grand mur de son presbytère

    Je n’ai pas revu Anatole depuis le printemps

    Il est passé à la télé jeudi soir, c’est curieux de voir nos amis dans les grandes émissions

    portage 1.JPG 

     

    J’ai déplacé mon tableau dans le hall d’entrée fraîchement rénové

    Il y a enfin trouvé sa place portage , rampe.JPG

     

    Je l’aime beaucoup ce pastel

     

  • Les coquetiers

    Le dimanche soir, Mark, Rose et moi, nous aimons manger un œuf à la coque

    Je n’y pensais plus, c’est simple, c’est bon, mais pendant longtemps j’ai omis de proposer ce rituel aux enfants

    J’ai des coquetiers en inox, assortis au reste des éléments de cuisine, en forme de spirale, métalliques, robustes coquetiers inox.JPG

    Un seul inconvénient, si les œufs sont trop petits, ils ne perdent au fond, n’osant pas relever la tête comme des cancres terrés derrière leur bureau de classe

     

     

    Chez mes parents nous mangions souvent des œufs à la coque

    Les coquetiers, en plastique, étaient basiques, sans flonflon, il y en avait six de couleurs différentes

    Bien sur, comme tous les gamins, il fallait négocier la couleur, je voulais le rose, je n’en avais pas l’exclusivité, contrairement au  bol offert par tante Suzy avec des bretons folkloriques et mon prénom gravé

     

    Louis n’était pas trop revendicateur pour la couleur, l’essentiel, c’était de tremper son pain sans beurre surtout dans l’œuf

     

    Parfois c’était mon père qui tranchait le capuchon de l’œuf, d’une coupe franche, crac, décapité, d’un coup !

    Ma mère tapait un peu pour casser la coquille, et elle passait son couteau tout autour, pour retirer calmement la coiffe de l’œuf

    J’aimais le  goût, fort, le jaune très jaune, or, des œufs de ferme

    Ma mère réussissait toujours la cuisson

    Le jaune coulait  sur la paroi du coquetier en plastique, il fallait le frotter pour l’ôter au lavage

    Mon pauvre cocotier rose, perdit vite sa couleur, il devint palot, chétif terne

    Je pouvais malgré tout le reconnaître grâce à de légères traces à l’intérieur

    Et je réclamais  toujours le coquetier rose qui n’avait plus que le nom

     

    J’ai repensé à ces coquetiers et je me suis demandé si ma mère les avait conservés

    Louis est allé fouiner dans le buffet de la cuisine, et pour moi, pour vous, a photographié les fameux coquetiers en plastique

    Coquetiers.jpg

     

     

  • Les codes

    code secret.jpg

    Au début  de notre rencontre, lorsque j’allais dans la famille de Jérôme, ou à des dîners professionnels, il ne présentait pas à l’entourage

    Je pensais que je lui faisais honte, je restais dans un coin, à engager comme je pouvais la conversation, je me sentais plutôt seule, ça m’aura presque donné envie de pleurer

    Jusqu’au jour au j’ai compris, que mon homme n’avait pas reçu les codes d’accès aux règles sociales

    Dans sa famille, les choses semblaient très simples, l’accueil était chaleureux, il y avait toujours plein de place à table mais chacun faisait comme il voulait

    Lorsqu’un plat passe, on se sert, sans trop se préoccuper des quantités et il se trouve parfois que les derniers …………

     

    J’ai observé tout ça, j’en ai parlé et j’ai regardé aussi mes propres codes

     

    Ma mère nous avait habitués aux règles de bonne conduite

    Elle était femme de ménage et garde d’enfants chez « les gens riches «  comme elle les appelait

    Elle connaissait leurs codes, dans ce domaine elle était irréprochable

    Les coudes jamais sur la table, les genoux,  bien droits sous la table, on ne fait pas de cuit en mâchant (je ne supporte pas le masticage et les bruits de bouche au cours des repas ) on ne coupe pas sa salade verte, ni les asperges …

     

    Néanmoins il m’a manqué des codes, des moyens de communication mais au fil des années j’ai réussi à en assimiler de nouveaux, la courtoisie, le respect de la hiérarchie, la prudence, la réserve, la manière de me vêtir en fonction des circonstances,

     

    J’ai appris à étoffer mon langage, enrichir mon vocabulaire, cerner ce que les autres attendaient de moi et pas forcement ce que je voulais changer chez eux

     

    Je ne suis pas stricte sur l’éducation de mes enfants dans ce domaine, j’ai fait des ratés

    Mais au fur et à mesure qu’ils grandissent, je leur dis, ou redis qu’il y a des règles essentielles pour s’intégrer

    Ne pas se mettre en avant, observer au départ, rester polis, même si on estime la situation injuste et ne pas finir toutes ses phrases par P..n de Bo. l de Me .. !

     

    Je vois des enfants, des ados, des adultes qui ne possèdent aucun de ces codes, je crois que bon nombre d’entre eux auront du mal à se faire accepter dans un nouveau travail, un nouveau groupe

     

    Les relations humaines sont comme un immense château dans lequel sans aucune  clé, il ne faudrait pas s’étonner de dormir dehors

  • L'inconnu connu

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    L’inconnu un beau jour est venu ici déposer un commentaire

    A la lecture de ces mots, j’ai vite compris que cet inconnu ne l’était pas vraiment

    Parce que dans la vraie vie, il connaît Jeanne

    Alors j’ai fait des suppositions, qui est ce ?

    Avec ma curiosité bien trempée, j’ai cherché des indices

    J’ai espéré qu’il reviendrai..

    J’ai ma petite idée tout de  même

     

    Et …

    Rien, mutisme, pas de traces, pas de sous-entendus

    Rien

    Il continue peut être à venir ici de temps à autre

    Reviendra t’il déposer ses jolis mots

    Je n’ai pas osé aller le trouver, lui poser la question

    « Est ce toi qui es venu chez Jeanne ? « 

    ça m’intrigue

     

    Je n’ose pas

    C’est un comble

    Je n’ai jamais vu en vrai la plus grande partie de mes lecteurs

    Et lui, je le vois, très souvent et …

    Rien

    Peut être parce que je veux respecter sa timidité, sa démarche à lui bien personnelle

    Je m’expose mais il veut rester caché

    Peut être qu’un jour j’ouvrirai, ailleurs, sous un autre nom, j’y ai pensé

     

    Es tu là à lire ce billet,

     perdu … ?

    Ça m’intrigue.

  • Et un de plus ...

    48479-lulu-gainsbourg-et-bambou-sa-mere-156x133-1.jpg

    Et un de plus..

    Un quoi ?

    Un fils de …

    Rien de neuf de ce côté là, chez les people on le sait le talent est héréditaire, j’en avais déjà parlé dans ce billet et dans un autre

     

    Qui va là ?

    C’est qui le dernier fils de … ?

    Et bien, Lulu, bien sûr le fils de Gainsbourg

    Et comme par hasard, on déniche le fils à quelques mois de la sortie en salle du film qui retrace la vie du chanteur

    Je me méfie de ce genre de films biographiques, il faut vraiment que l’acteur soit très bon, et franchement, difficile de trouver un personnage aussi proche de Gainsbourg

    La comble, le plus grand des paradoxes d’ailleurs pour ce film, c’est que l’actrice Lucy Gordon, qui incarne le rôle de Jane Birkin, est décédée cet été

    Et c’est tout de même dingue, l’actrice meurt alors que son personnage est encore  vivant, du jamais vu dans l’histoire du cinéma

     

    Non pas que je n’aime pas Gainsbourg, je le reconnais comme étant un génie musical, mais l’écouter (désolée Elle, je ne peux pas )

    J’ai toujours eu un penchant pour voix masculine très hautes, Balavoine ou Polnareff

    J’aime Gainsbourg chanté par les autres, Jane Birkin, entre autre, avec des bijoux comme «  les dessous chics « et » Norman Jane Baker « ou « le violon et le jambon «  chanté par nous

    Tout comme Brassens, je déteste sa voix, mais chanté par Maxime Leforestier ou Renaud,  j’adore

     

    Sinon, Lulu, il chante ?

     

    Revenons à nos fils de

    L’avantage c’est d’être le fils d’un personnage mythique alors là, on cumule les mandats, indétronables

     

    Me voilà rassurée, mon préféré fils de, le fils du président, Jean, aurait décroché un petit boulot

     

    Rien n’est fait, mais visiblement c’est en bonne voie, il se porte candidat pour être à l la présidence de l'Epad, l'établissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense.

    Bon, à 23 ans, c’est bien mérité, il a roulé sa bosse, il s’est sacrifié, tout ça est amplement mérité, et pour un moment puisqu’il peut y rester jusqu’à 65 ans

     

    Allez, il faut vraiment que j’envisage prochainement de faire un billet sur les têtes à claques

  • L'âme soeur

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    Un soir d’été, très tard, quatre amis divaguent..

    La conversation porte sur leurs  amis esseulés, célibataires de longue date, ou divorcés

    Nous sommes amenés à nous projeter

    « et si c’était moi, comment pourrais je trouver l’âme sœur ? »

     

    Lui, très sur de lui, disait qu’il irait dans les bars le soir, que son charme opérerait encore bien, sa musique, son baratin, sa provocation

     

    Elle, disait qu’elle ne ferait rien, elle resterait chez elle, à se morfondre, sans même espérer le prince charmant, la rencontre hasardeuse

     

    L’autre utilisera le Net, les sites de rencontres, l’anonymat du départ ; il osait dire qu’il aura peine à aller mener sa quête de front, dans des lieux publics

     

    Et moi, je pensais que c’est par mes nombreux réseaux amicaux que je chercherais l’âme sœur

     

    Parce que la mort ou la rupture sentimentale bouleverse totalement une vie souvent bien installée, parce qu’autour de moi j’ai vu des couples se séparer, brutalement, déchirures et grands chagrins, il va de soi, que j’y ai pensé, que personne n’est à l’abri de cette aventure

     

    Autant plus jeune c’était une véritable angoisse aveugle, autant avec  les années, il m’est arrivé de penser que c’était une possibilité dans laquelle je me devrai de rebondir

    Si j’en suis capable bien sur, je n’en suis pas certaine en fait

     

    Après l’acceptation de la rupture, l’organisation chaotique, la nouvelle vie s’organise

    Et l’entourage, doit à un moment donné accueillir l’Autre, le nouvel amour

    Et c’est parfois là la difficulté, ne pas trop revenir sur le passé, par respect, mais ne pas se forcer non plus à jamais en parler

     

    Si ma mère n’avait pas survécu à sa maladie, aurais j’été capable d’ouvrir mon cœur à une autre ?

    Est-ce que mon père aurait fini sa vie tout seul ?

     

    Mes parents vieillissent, je pense à leur vie, j’ai peur, que l’un d’eux se retrouve seul, c’est de l’ordre de l’impensable, ma mère n’a aucune autonomie, elle sera « perdue «  , elle ne demandera pas à ne pas déranger, mais sa vie sera morose, elle déprimera ,je pense .

    Mon père aurait du mal à faire les taches matérielles du quotidien, il aurait des liens, des contacts, mais en vieillissant à son tour, quelle Vie…

     

    Je veux les voir vieillir encore longtemps, au moins 15 ans, les deux ensemble, est ce beaucoup demander, est ce trop demander ?

     

    Je veux vieillir encore très longtemps auprès de mon homme,

     

    Je ne veux pas avoir à gérer cette quête

     

    Depuis plus de 20 ans, je l’ai trouvée l’âme sœur