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  • 161

    Suzy avait pris soin de trouver un bon plan sur le Net, elle s’est un tout petit peu égarée, retrouvée vite de l’autre côté de la passerelle 

     

    Mon père nous avait réservé une belle surprise, quatre gros homards écarlates, à en rougir de plaisir …honards.JPG

     

    Louis m’a offert un bonzaï, un joli lien de vie, je dois y prendre soin, le garder très très longtemps bonzai.JPG

     

    Mes parents, Suzy et Jérôme ont joué à la belote, tandis que Mark faisait une partie de poker avec Louis

     

    Nous avons parlé de nos ancêtres, des vieilles histoires pas toujours drôles …

     

    Après avoir soufflé nos 161 années , trinqué, festoyé, il y eu l’animation, une des chinchillas s’est échappée, on était pas trop de 8 pour la rattraper !!!

     

    Une nuit douce et paisible, surtout pour la Louloute qui pris comme lit douillet l’épaule de mon père

     

    Au matin, un petit déjeuner prolongé

     

    Mon père s’est armé du balai à feuilles pour honorer la terrasse ( c’est génétique )

    merci à lui

     

    Sur le coup de midi, des coups de fils …

     

    Une petite voix douce, légère, que je ne connaissais pas, me chantant un happy birthday, vous n’imaginez pas, combien fut grande, très grande mon émotion, quand elle s’annonça, la mouche Ksé Ksé en personne …

    Ma Ksénia , t’es trop forte sur ce coup là.merci, merci

     

    Après avoir déjeuner ensemble, chacun a repris la route

    J’ai rangé mes placards, savourant encore ce beau week end heureux

     

    A tous j’adresse mille merci pour tous vos messages joyeux

     gateau.JPG

  • Enfin réunis

    Pour le déjeuner, je vais cuisiner une potée francomtoise, de quoi faire des réserves en calories pour l’hiver

    En dessert, une charlotte aux mangues, j’aime bien faire des gâteaux sans cuisson

    Louis arrivera ave mes parents, à 11h30

    Après le repas, nous prendrons un bon café accompagné de chocolats

    Puis nous attendrons ma tante Suzy qui arrivera dans l’après midi

    J’espère qu’elle ne va pas se perdre en route, elle est venue qu’une seule fois ici

    Nous dînerons, je sortirai ma belle nappe provençale, Ellen ira à sa soirée retour du Québec

    Le soir venu, nous soufflerons nos bougies, tous les trois, enfin, depuis tout ce temps

    Nous installerons des lits dans toutes les pièces, nous passerons la nuit sous le même toit

    Je suis heureuse de nous réunir, je veux profiter de ce temps, à fond, les liens familiaux, ceux là, sont les seuls qui me restent

     

    Dimanche après midi, Suzy était toute seule, tranquille, elle a lu les billets en retard sur mon blog.

    C’est fabuleux ce lien là aussi

    potée.JPG

  • Il venait d'avoir dix huit ans

    bougies3.jpg

    Pour la première fois cette année là, nous ne pouvions fêter notre anniversaire ensemble

    Louis était au séminaire, je redoublais ma terminale, j’étais encore à Cherbourg

    Pour lui faire une surprise, les amis de Louis n’avaient en secret invité pour la soirée, ainsi que notre tante Suzy née le même jour elle aussi, résidant dans la même ville

    J’avais pris le train jusqu’à Caen, Christophe et Laurent m’attendaient à la gare

    Ils étaient énervés comme des gamins, ils me faisaient entrer par des couloirs, je m’étais planquée dans la chambre de l’un d’eux

    J’avais rasé les murs, pour ne pas le croiser, et au moment des vêpres, j’étais apparue dans la chapelle, en même temps que Suzy

    Tout le monde contenait ses rires, Louis était sous le choc

    « ah c’est malin ! »

    Toute la journée ils lui avaient répété « t’aurais pu inviter ta sœur, et ta tante « 

    Le soir, nous avions dîné, puis l’un d’eux avait sorti sa guitare, nous avions chanté, c’était joyeux, très joyeux au milieu de tous cette gente masculine

    J’avais passé la nuit dans une petite chambre et au petit matin, j’étais retournée au lycée

    Susy était ravie de cette belle surprise, je crois que nous avions réchauffé le cœur de Louis aussi

    Nous devions nous habituer à ne plus souffler nos bougies ensemble, l’enfance, l’adolescence était volatilisée

     

    Il y a longtemps, longtemps, longtemps …

    Nous n’avons plus jamais eu l’occasion de fêter notre anniversaire ensemble

  • Olivier

    st jean.jpg

    J’avais tout juste dix sept ans, je commençais à vivre, tout ce qui c’était passé avant n’était que faibles traces, ma vie au lycée était joyeuse, j’étais entourée de copains fous, heureux 

    J’envisageais alors de passer mon Brevet d’animatrice pour encadrer  des colonies de vacances l’été, partir, aller loin, toute seule …

    Aux vacances de Noël, je faisais mon e de base (mon père avait bien sur freiné le projet au départ, parce que c’était trop cher, ça valu une fois des larmes, des profonds sentiments d’injustice )

    Le principe, c’est d’avoir quelques théories sur la pédagogie en centre de vacances, des techniques d’animation, et le reste du temps, un groupe de 20 personnes vivant enfermés dans une maison, pendant 10 jours, à refaire le monde, dormir peu, se confronter..

    Un loft story avant l’heure sauf qu’on est pas filmés

     

    Nous venions des quatre coins de la Basse Normandie, je ne connaissais personne en arrivant, je me liais péniblement avec les autres, babas cool, ou minets persuadés de tenir dans cette voie là

     

    Un soir, dans cette maison de St Jean Le Thomas, j’eu une grosse altercation avec Olivier l’un des stagiaires 

    Il était très sur de lui, le genre un peu intello, pas ceux que je fréquentais, des lunettes rondes, cheveux très courts, imperméable ( oups …Gordon, si tu passes par-là …)

    Je le détestais, tout me déplaisait chez lui, tout …

    Il me soutenait un truc, je vivais ça comme une agression, je fondais en

    larmes

    J’ai toujours détesté ce genre de situation, je ne suis pas le genre à plurcnicher pour peu, bouder …

    Mais il avait sans doute dépasser les bornes, m’humiliant

    Il vint s’excuser un peu plus tard dans la nuit, et face à face, nous avions discuté, en toute sereinité, et brutalement je le trouvais sympathique alors que je l’aurais giflé la veille

     

    Le stage terminé, par le plus grand des hasards, j’appris qu’Olivier était dans mon lycée, en terminale aussi, je ne l’avais jamais vu

    Dans les couloirs, je le croisais, personne dans ma bande ne la connaissait, sauf Chloé un peu, et j’aimais cette situation, que j’ai revécu d’ailleurs il y a quelques temps, dans un autre domaine

     

    Et bien sur, je tombais amoureuse de lui, je notais son emploi du temps, ses heures de sorties, je provoquais des hasardeuses rencontres, je le

    traquais dans les couloirs

    Quand il poussait la porte du foyer, mon cœur chavirait, j’allais vers lui, incapable de lui déclarer ma flamme, et nous parlions de banalités

    Je me souviens que l’été qui suivit, il m’envoya une gentille lettre, que j’ai toujours bien sur

     

    Il a eu son bac cette année là, pas moi, je ne l’ai jamais revu

    Et le comble c’est que j’ai oublié son nom, j’aurais peut être envie d’aller fouiner dans mes vieilles lettres, mes carnets, retrouver une trace, le chercher peut être sur FB

    A quoi bon ?

    J’ai compris avec Olivier que je ne devais jamais me fier aux apparences, et dans ce domaine, l’avenir me réservait encore son lot de surprises

  • La facteur

    Avec mon vieux copain Léo, je chantais en duo, la chanson de Moustaki, « le facteur »

    Bien sur, c’est pas d’une gaieté folle, c’est mélancolique, j’adorais cette voix féminine, l’accompagnement  larmoyant

    Nous chantions toujours cette chanson bien à l’abri des autres, pas besoin de public, c’était un instant qui nous appartenait, un peu de tendresse dans ce cœur de brute

    On ne devrait  pas avoir  une peur bleue du facteur

    Certes il apporte parfois des factures, des litiges, des contraventions, des résultats de bilans médicaux

    Je laisse tous ces courriers indésirables en attente, je ne les ouvre même pas, et puis le jour venu, je leur accorde un petit peu de temps

     

    Ce vendredi matin, alors que j’étais chez la coiffeuse pour me faire belle pour aller faire ma starlette sur scène le soir même, le facteur, s’est arrêté chez moi, les bras chargés de ces petites douceurs, plus ou moins attendues, et découvertes avec une âme d’enfant

     

    Alors que Plume dans un magnifique billet, nous invitait à ne pas abandonner les plaisirs de la correspondance, j’ai reçu, ce jour là, deux colis lettres

     

    Le premier avait traversé une partie de l’Europe de l’Est pour arriver jusque là, ma Dana avait récolté des petites choses de chez elle, sa Roumanie, un marque page, un petit tissus rouge, un journal, un calendrier, et un.....qtimbres.JPGui m’a émue aux larmes, mais c’est notre secret

     

    Merci à toi, je ne m’attendais pas à ce geste …si personnel cado , dana.JPG

     

    Le deuxième avait traversé la France, colis du sud, des chaises bleues et du tapis rouge

    C’est Sieur Antiblues qui avec courage et témérité est parti en quête de me rapporter des fruits de lotus et des graines cado antiblues.JPG

    Il a glissé gentiment un CD de Madeleine Peyroux, une chanteuse qu’il apprécie tout particulièrement, Jérôme s’est empressé de glisser le disque dans le lecteur et c’est  ce moment précis, que j’ai, une fois de plus, été ravi d’avoir toujours réveillé l’existence de ce blog

    (pour éviter les questions, les cachotteries, qui n’en valent pas la peine )

     

    Les lotus ont pris place dans une composition, j’attends un peu avant de tenter une germination des graines, j’y crois, je vais y arriver !! lotus.JPG

     

    Merci à toi pour ce geste, j’ai suivi les opérations en live virtuelles, mais j’ai la chance de pouvoir toucher les fameux fruits de lotus

     

    Les enfants ont regardé tout mon trafic, l’air amusé et heureux pour moi

     

    Le facteur était encombré ce jour là, et mon cœur rempli de bonheur aussi

    Une bonne manière de chasser la morosité 

    Je le dis et le confirme, le facteur n’est pas une menace

     

    Aujourd’hui, n’attendez pas le facteur, il ne viendra pas..

    Le jeune facteur est en repos ….

     

     

     

  • Ne jamais dire jamais

    Crèche.jpg

    Après avoir profité de mon premier bébé durant une année, je me décidais à reprendre le travail

    Ayant quitté la Franche Comté, et nouvellement installée en Mayenne, je partais en quête d’un poste à temps partiel

    Il me fallait trouver un mode de garde pour Ellen, alors je faisais d’une pierre deux coup, en visitant les crèches de ma ville

     

    Je poussais la porte de celle du bord de l’eau

    Un long couloir, des lits à barreaux dans des dortoirs serrés les uns aux autres, du personnel en blouse, une ambiance qui ne m’attirait pas plus que ça

    Une jeune femme plutôt jolie me reçu, elle était directrice, très distante du personnel, très professionnelle, un peu trop à mon goût

     

    En sortant, je me jurais de ne plus y remettre les pieds, c’était tout ce que je n’aimais pas de ce métier, je ne l’y sentais pas bien

     

    Quelques semaines plus tard, je fus convoquée à un entretien d’embauche dans cette même crèche

    La jeune femme m’impressionnait, mais malgré ça, je réussis à me mettre vite à l’aise, prenant de la distance face à la situation

    Je voulais retravailler, mais je laissais les choses opérer, je n’étais pas sure du tout de vouloir tenter une expérience dans ces murs là

     

    Et bien sur, parmi toutes les candidates, je fus retenue

     

    Un léger pincement au cœur le premier jour, mais j’avais vécu tellement d’adaptations auparavant, que je prenais cette nouvelle expérience comme une étape

    Je découvrais les murs colorés de la section dans laquelle je fus affectée, les bébés dans les transats, les marcheurs butinant de gauche à droite et mes nouvelles collègues

     

    Une femme frêle, à la voix douce et au sourire franc m’accueillait

     

    Elle s’appelait Marie Camille ….

  • Klaxon , coucou , salut !

    DSCN2094.JPG

    Après avoir passé le portail pour me rendre sur mon lieu de travail, je m’arrête au feu du carrefour

    J’entends un bruit de  klaxon, par instinct je me retourne, et j’aperçois à ma gauche, un beau ténor au sourire radieux qui me fait des signes de la main

    Il ne m’en faut pas plus pour être heureuse, je lui  réponds par un geste, voilà une journée qui commence bien .

     

    Parfois j’entends des gens dire, qu’il ne veulent pas habiter dans tel ou tel quartier, ville, parce qu’ils risquent de croiser des élèves ou des collègues et gnagna ….ça les dérange

     

     Moi, c’est tout le contraire, j’adore croiser des têtes connues, à quelques exceptions près, dans ce cas, je regarde mes chaussures

    Je salue, je m’arrête, je cause, je bise dans la rue, dans les salles de spectacles, partout, partout …

    Parfois je gène la circulation, mais c’est comme ça, c’est la vie, la belle, celle des autres, la notre, pourquoi se priver de ça ?

    Ça m’agace, on crie, on dénonce une société individualiste et on se cache, on se calfeutre, derrière de grands murs, des portails

    Il m’arrive très souvent de rencontrer ses stagiaires, des anciennes collègues, des enseignants

    Même si je n’ai pas toujours le temps, ni, l’envie de faire une conversion, je salue, je souris, spontanément, je ne veux pas faire l’économie ni l’avarice de choses si simples à partager

     

    Il y a quelques mois, j’avais les pieds dans la mer, à St Malo, une femme est arrivée vers moi, elle m’avait repérée sur la plage

    C’était la maîtresse de petite section de Rose, nous avons discuté 40 minutes au même endroit

    J’ai trouvé ça insolite et sympathique

    Autrefois les gens se retrouvaient dans les foires, sur les marchés, les fêtes foraines

    Aujourd’hui, ils recherchent cette même rencontre spontanée

    Celle que l’on retrouve justement, sur les blogs …

     

    Salut tout le monde !!!!!!