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  • Traboules du Dimanche

    Je traboule avec Antiblues

    Une fidèle lectrice m’a offert une caisse bien fragile, débordante de saveurs chocolatées

    caisse bois.JPGMerci Flora …

    Merci Laura caisse ouver.JPG

    J’ai tenté de la convaincre de faire de délicieuses crèmes avec le chocolat en poudre à l’orange de chez Mon…. na chocolat poudre.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme Fille bavarde , j’ai rentré les petits bougainvilliers et …………ils ont perdu toutes leurs feuilles, et miracle, de petites feuilles sont sortes et voilà des fleurs qui tentent l’éclosion bougainv.JPG

     

    C’est le sud dans ma maison, ça me rend toute joyeuse et je pense à mes copinautes du soleil

     

     

     

    papillotes.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Plume nous a

    fait un excellent billet sur les papillotes

    Rose a ramassé tous les papiers de celles offerte à l’école, et les entasse dans un sac de kraft

     

    cafetière.JPGComme tadydanylyon j’ai conservé la cafetière de ma grand-mère, elle me servait quand j’étais étudiante

     

     

     

     

     

     

     

    Ksénia  et Tatydany nous ont enchantés avec leurs photos de santons de Provence

    Tant de minutie, de détails, c’est un ravissement de découvrir ces scènettes de vie quotidienne

     

    J’ai à mon tour installé ma crèche

    Une jolie crèche en terre cuite que Louis m’avait donnée il y a quelques années

     

    crèche.JPGLes chats écervelés ont tendance à mettre un peu les personnages sans dessus dessous

     

     

     C’est tentant de faire vivre ces jolies figurines

    Je ne résiste pas à vous faire partager cette vidéo de Mr Bean, un peu puéril qui se laisse aller à de pires délires …

     

     

     

     

     

  • Bel et bien là

    La semaine dernière par un beau soleil hivernal Louis a photographié les capucines du jardin encore en fleurs capucine 1.JPGcapucine 3.JPG

     

    Une semaine après, voilà ce que sont devenues les pauvres capucines

    L’hiver est bel et bien là, installé, le froid, la neige viens recouvrir les quelques  plantations qui tentent de sortir de terre gel.JPG

     

    Avant de voir arriver le printemps, je profite des rares saveurs de l’hiver

     

    brumes.JPGDéposer des huiles essentielles et des parfums d’agrumes dans le brumisateur offert à Jérome l’an passé

     

    Avoir la fierté de la floraison de mes hibiscus DSCN2267.JPG

     

     

     

     

     

     

    Planter et admirer les amaryllis amarallys.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sortir les plus belles boules de Noël

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     Mettre un pull noir à col roulé avec un joli sautoir DSCN2275.JPG

     

    chat.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et voir les chats se rouler en boule sur une confortable couette colorée



  • Les chaussons

    pantoufles.jpg

    « Jeanne, as tu mis tes chaussons ? »

     

    j’ai entendu ce refrain des centaines de fois, ma mère m’obligeait le soir à enfiler une paire d’horribles pantoufles, pas forcement confortable et je détestais l’alliage de la chaussette et du chausson

     

    Beuh …

    J’étais bien en chaussures, du matin au soir

    Encore aujourd’hui, je ne porte pas de chausson, ni pantoufles, ni charentaises

    Etre en chaussons, c’est comme si je ne pouvais rien faire, invalide, malade

    Le chausson me déprime

    Le matin, je saute du lit, et j’enfile des nus pieds d’été, et après ma douche, je m’habille et me chausse de mes converses ou autres chaussures plates

    Et là, je suis prête, opérationnelle, jusqu’au soir, je peux sortir, monter la poubelle, fermer le portail, butiner dans mon jardin, aller acheter une baguette, passer le balai, la serpillière ( oui, j’ai une trépignante moi « 

     

    Tout ça je ne peux pas le faire en chaussons

    Dans ce mot , j’ôte le « u « et un « s «    et le remplace par un « n «  et là , déjà je me sens mieux ….

     

    Je me souviens de ma tante Martine, elle nous recevait à dîner, toute pimpante, et à ses pieds, je voyais des pantoufles feutrées et déjà je trouvais que ça clochait

    Elle était tout à fait en droit de porter ses trucs là, mais allez savoir pourquoi, ça me déroutait

     

    Mes enfants ne portent pas souvent de chaussons, sauf Mark qui est pantouflard

     

    Il faudra les déposer au pied du sapin

    Tant pis, j’aurais rien, j’ai pas de chaussons

    J’y mettrai mes converses

    Pourvu que le bonhomme ne me les pique pas, c’est pas de la contrefaçon

    On ne sait jamais, par les temps qui courent

    Et puis on ne peut peux pas courir en chaussons

  • Flagrant délit

    police-toulouse-bayard.jpg

    En faisant mes courses la semaine dernière, je suis interpellée par des cris, un enfant, sans doute, qui fait une colère parce qu’il n’a pas ce qu’il veut..

     

    Je remplis mon caddie, les pleurs sont de plus en forts, c’est étrange.

    Je supporte bien les pleurs, mais quand ils persistent, ça me perturbe, je n’entends plus que ça, ça me fait presque mal

     

    A la caisse l’hôtesse a envie de bavarder, elle commente, avec gentillesse et puis me parle de gamins, qui ont été pris à voler

    Ils ont rempli un sac de friandises, de sodas, de gâteaux, bonbons en tout genre.

     

    Je lui dis que c’est embêtant, que les parents doivent être bien gênés, elle m’explique que les parents ne sont pas auprès d’eux

    Je me dirige vers la caisse d’accueil pour demander du papier cadeau

    Au coin, entourés d’un vigile sont recroquevillés deux enfants, environ six ans, pas plus apeurés que ça, et une gamine de neuf ans, qui hurle

    «  c’est pas la peine de pleurer comme ça, » lui dit la caissière

     

    Les parents ne sont toujours pas là, ça me brise le cœur, c’est une bêtise, une erreur, ils n’auraient pas du faire ça, c’est interdit, ils le savaient, c’est peut être pas la première fois

    Je me demande pourquoi ces gamins là ne sont pas à l’école puisque nous sommes en début d’après midi

     

    Je quitte les lieux, incapable de faire abstraction de cet acte, je rejoins mon véhicule et devant moi se garent deux voitures de police

     

    Et là, en commando, armés jusqu’aux dents, ils sont cinq !

    Cinq pour arrêter les trois malheureux gamins voleurs de bonbons

     

    Je ne comprends toujours pas pourquoi les parents ne sont pas là, pourquoi ces gosses ont fait l’école buissonnière, ce qu’ils vont devenir, quelle sera la sanction

     

    Et je pense à Rose, dont je ne peux imaginer l’errance

    J’espère juste que ces enfants comprendront qu’ils ont fait une bêtise, qu’ils tireront profit de cette aventure

    Et je ne ris pas.

     

    Mais quand même, cinq flics..

  • Plus d'épines

    Mon père armé d’une hache, allait la veille de Noël chercher un houx qu’il déposait dans un pot faisant office de sapin

    Nous déposions des boules, à moitié disco, à facettes, et une malheureuse guirlande anorexique, (on se piquait les doigts )  au pied, vadrouillaient  des santons barbouillés de peinture gagnés à la station service

     

    La déco était …sobre dirions-nous

    Un jour, mon père a acheté un sapin, on en revient toujours pas …

     

     

    Célibataire dans mon appartement réfrigéré, je ne faisais pas de sapin, ça ne me venait même pas à l’idée, pas de guirlandes, rien de tout ça

    Plus tard, je faisais de toutes petites compositions, pommes de pins et branches, pour donner un air de fête

    Et puis, je suis devenue mère. et le père Noël a commencé à passer

    J’avais fait un sapin avec des bambous bombés en or, j’étais contente de moi, mais dès qu’ils ont commencé à parler, les enfants m’ont dit

    «  on veut un sapin « 

    et j’ai repensé à ce houx …

     

    J’ai acheté un épicéa, l’horreur, il perdait ses épines avant le passage du vieux bonhomme, alors, par la force des choses, n’aimant pas du tout le sapin synthétique, j’ai acheté depuis deux années, un Norman

     

    Pff … je n’aime installer la sapin, ça m’énerve, il faut trouver l’endroit, le poser sur un socle, déplacer des trucs, brancher la guirlande et surtout monter en haut de la mezzanine de la grange chercher les cartons de déco

     

    Alors, me diriez vous «  fais comme Risette, pas de sapin « 

    Je peux pas, pour les enfants et pour la Louloutte qui passe son premier Noël avec nous..

     

    Mais j’ai fait des recherches sur les nouveautés et Risette, j’ai trouvé LA SOLUTION

    Le sapin gonflable

    Jetez un œil sur cette vidéo, c’est une vraie révolution technique


    Quoi ??

    Les boules ??

    Elles sont intégrées, et les cadeaux aussi

    Si c’est pas beautiful ça ??

     

    Et si par hasard, vous râlez encore, parce que vous n’avez pas la place dans votre salon pour installer ce sapin, j’ai l’autre solution

    Le sapin Sticker

    Judicieux non ?

    sticker sapin.jpg

     

     

    Et pour vous messieurs, Jeanne pense à tout

    Le sexy tree …..

    sexy tree.jpg

  • Dans un sale pétrin

    chat shreck.jpg

    « Chérie, tu sais que l’aloes vera a des vertus drainantes et qu’une cure de deux mois permet de perdre du tour de taille ? »

    -         Ah oui, d’où tiens tu cela ? »

     

    -Euh, une de mes collègues m’en a parlé..

    -         et elle trouve ça où ta collègue ?

    -         euh ….. Ben, j’sais pas en fait ; il faudrait que je lui demande.. 

    -         Ah oui, je voudrais bien essayer, demande lui la marque.. »

     

    « Jeanne, au secours !!!!!!!!!!!!!

    J’ai parlé de ça à ma femme, et j’ai dit que c’était une collègue, et me voilà dans un sale pétrin, » me dit le blogueur qui n’a jamais parlé de son blog à sa femme

     

    Je lui donne les indications nécessaires pour le tirer d’affaire

     

    Ce n’est pas un mensonge, c’est juste une information partagée dont la source ne peut pas être divulguée

     

    C’est de plus en plus fréquent, au gré des conversations, d’être amenée à penser à un billet que j’ai lu, chez vous, et de couper court brutalement, ravaler ma pensée.

    Je pourrais citer des tas d’exemples

    Pas plus tard que l’autre soir où je rencontrais des jeunes lyonnais, j’avais comme l’impression étrange de bien connaître cette ville où j’ai rarement mis les pieds

    Et quant à mes stagiaires, je parle de la protection sociale, je suis obligée de leur rappeler que les soins ne sont pas gratuits partout

    Et je peux difficilement leur dire

    « Tenez, regardez Cahuette, elle en parle souvent … »

    A des élèves de la Réunion, j’avais envie de dire «  eh, vous ne connaissez pas Chriss ? « 

    « J ‘ont de beaux fruits de lotus, admirez ça.c’est.euh …quelqu’un qui a risqué sa vie pour me les donner « 

    Lorsque je monte les escaliers de l’école de musique, j’ai toujours une pensée pour Gwen

     

    Alors parfois on s’aventure, avec des «  je connais quelqu’un « 

    «  on m’a dit que « 

    j’ai une amie ….

    «  un gars m’a dit que .. »

    Et je trouve ça drôle et cocasse, ce monde si riche de découvertes, de mode de vies, de rencontres improbables

     

    J’ai pourtant fait le choix de vivre au grand jour cette aventure blogueste, tout en faisant attention de ne pas divulguer ailleurs les liens que j’ai tissé par ici

     

    Ce sont de jolis mensonges en somme

    Et ce blogueur ami dont je garde l’anonymat ( qui c’est ????????) me fait vraiment sourire, et c’est en toute confiance que nous partageons ces petites aventures, petites cachotteries, subtiles confidences …jolies complicités …

  • A l'ombre

    rangée.jpg

    Un photographe a réalisé   lors d’un spectacle de nombreuses photos des chanteurs de ma troupe

    Il a exposé et mis en vente de jolis portraits, très expressifs, une belle couleur, un  tableau lumineux de ce que dégagent les visages à ces moments là

    Et évidemment, je me suis cherchée, on est tout pareils, cherché ma bobine, et....rien, je n’apparais pas, au mieux un quart de mes lunettes et un flou en deuxième plan

     

    Je peux imaginer que ce soit un pur hasard,  que je n’aie pas un physique facile ; même sur le grand poster où tout la troupe apparaît, je suis cachée, une ombre, un fantôme ..

     

    Je ne suis pas trop le genre à me rouler par terre pour ça en hurlant, j’en ris plutôt, sincèrement, et ne peux m’empêcher de revenir sur mon histoire,  de fait, je suis souvent en arrière plan, dans l’ombre …

     

    Lorsque j’ai commencé à travailler j’étais suppléante, remplaçante, je comblais les trous, m’adaptait aux demandes

    Le premier poste d’EJE, j’avais plus de compétence que la directrice, infirmière, je la secondais, faisais un vrai travail de coordination, je n’en avais ni le titre, c’était ainsi, je ne pouvais pas aller à l’encontre des procédures administratives

    Je n’ai jamais été titularisée, et aujourd‘hui encore me voilà vacataire, si une décision radicale est prise pour ne pas reconduire l’organisme de formation, je suis sur un siège éjectable

    Je tisse en amont, dans l’ombre, j’oriente, j’arrondis les angles, je protège des personnes qui pourraient être ne mauvaise posture, je leur laisse leur chance, je fais un travail de coordination, je n’en ai pas le titre, ni  la fonction, ni la rémunération

     

    Je me plais aussi dans ce rôle, par souci de garder une certaine liberté, d’action, de pensée, je ne veux pas de titre, par lâcheté peut être aussi, de ne pas être montrée du doigt en cas de défaillance

     

    En politique, j’ai œuvré dans l’ombre, en douce, en petit comité

    Je n’aurais jamais voulu des titres, des honneurs, je me suis retirée le moment venu, à pas légers

     

    J’aime le soleil mais pas la chaleur, en cas de fortes températures, je recherche l’ombre, j’étouffe

    Je ne juge pas ceux qui par la force des choses se retrouvent aux premières loges, en avant, certains aiment cette position, d’autres la subissent, s’y adaptent

     

    Dans plein de domaines, je fais, vis des choses dans l’ombre, parce que je privilégie parfois le collectif  à l’individu, et  par ailleurs la relation individuelle est primordiale .

    J’aime le non palpable, ce qui ne se voit pas ; l’excès, le bling bling, le « trop «  me dérange

    Cela fait partie de mes tourments, cela me renvoie à des humiliations aussi, des sentiments d’injustice

    Au milieu de ça, et au fil des années, je trouve ma place, ne doute plus de mes capacités, de mes aptitudes

     

    J’aime cette place de second plan , mais pour rien au monde je ne pourrais être au rang du fond …