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  • l'incontournable

    Tous les ans, même si on fait tout pour se démarquer, il y a sous le sapin, le cadeau incontournable, la tendance hi tech, le truc qu’il fallait avoir

     

    J’ai des souvenirs précis de ces moments, nous fêtions Noël chez l’oncle commerçant et les filles, cousines, avaient toujours dans leur chaussure, le vêtement top tendance des années 70, pull tube ou autre objet de ringardise

    Nous n’avions jamais les dernières tendances, c’était une évidence

     encore un bon moyen pour se sentir ploucs

     

    Nos mères recevaient des soupières décoratives, des poubelles de table, une yaourtière, les garçons un big Jim, ou un jeu atari..simon.jpg

    Je me souviens un jour, nous avions reçu un coffret babyliss pour faire un brushing à la Farah Fawcett et Patrick Juvet, mes cheveux étant trop lourds, ça tenait au mieux quatre minutes …

     

    Il y eu des objets incontournables, le walk man, le polaroïd qui vomissait des images floues et jaunâtres

    Les cravates ridicules, rasoirs, le caméscope

    l’appareil photo numérique, la WII, la cafetière expresso ( cadeau empoisonné quand on voit le prix des dosettes )

    Cette année, ce sera le CD de Susan Boyle, c’est Risette qui l’a prédit, ou le coffret culinaire, gourmet, escapade relais et châteaux

     

    Tout le temps que je ne reçois pas de coffret thalasso, ça va

    Ou une place pour voir Benjamin Bioley …

     

    Je n’ai toujours pas compris pourquoi les mobiles de Calder n’étaient pas tendance

    mobile calder.jpg

    C’est vrai, j’en ai jamais reçu,

    Jamais

    Ni les candélabres de Giacometti …

  • Les figues

    Fin d’été, j’étais allée rendre visite à Carla, il lui restait peu de jours avant la naissance du bébé, elle avait passé des semaines à l’hôpital, allongée, elle pouvait savourer enfin les derniers moments de sa grossesse

     

    J’étais heureuse pour elle

    Je lui avais demandé si elle avait des figues dans son jardin

    Avec Romuald et le fils, nous avions ramassé quelques figues vertes, j’avais eu envie de faire de la confiture

     

    Je les avais laissés, j’étais partie avec Rose trouver une dame qui me livrait un chinchilla blanc dans un petit  village voisin

    Au retour, j’ai fait trois pots de confiture

    Exquise.

    Pour déguster avec le foie gras

     

    Pour les fêtes

     

    Le moment est venu

    C’est ce soir

     

    Je vous souhaite un joyeux Noël

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    Flo, Gabriel, toutes mes pensées sont tournées vers vous …

     

     

     

  • Un , deux , trois .....

    Il était une fois..

     

    Trois ours _C113091.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Trois bancs DSCN2250.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Trois bols dont un ébréché _C113100.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Trois chaussettes

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    Et une femme, qui compris un jour que sa vie ne serait plus comme avant

    Parce qu’elle remplirait sa maison de ces merveilles, parce qu’elle avait eu la chance inouïe, d’enfanter de trois trésors

     

    Ce billet est dédié, à vous, femmes que  Dame nature a oublié, les cœurs fragiles qui le soir de Noël ont un léger pincement, un lourd regret

     

    Celui du berceau, des petits chaussons, des yeux écarquillés

    Mystère de la Maternité

     

     

    Je vous embrasse avec  une infinie tendresse ….

     

  • Diabolique

    Chaque année, c’est le même casse tête, trouver une tenue pour le réveillon

    En général le 24 décembre, je cuisine  des trucs à apporter pour le réveillon, je suis souvent  très énervée parce que Jérôme est toujours ne retard pour le seul cadeau qu’il doit faire, ou pour la confection de l’apéro

     

    J’enfile  un jean au réveil, pull confortable et me voilà parée sauf que.le soir venu, il faut se mettre sur son 31, robe noire, cintrée à paillettes et comme  j’ai horreur de me changer dans la journée, et que les robes ça ne me va pas, qu’il faut mettre un collant, c’est de la  torture et que j’ai froid, et que je ne supporte pas trop les quelques commentaires qui fusent sans méchanceté du style

    «  Jeanne, tu deviens féminine «  ok, ça veut dire qu’avant j’étais habillée comme un routier irlandais  

    «  Jeanne, j’aime bien ta jupe mais ton haut ne va pas avec « 

    « Jeanne, tu sais que ta tête ne va pas du tout avec ton corps.. »

    «  Alors, tu n’es pas encore prête ?«  si , si ,c’est ma tenue ..

     

    Pff.. j’en passe,

    En femme libre, épanouie et heureuse, cette année, j’ai décidé, ne vous attendez pas à voir Jeanne habillée en Betty Boop, je porterai,  vous êtes prévenus, et le premier qui bronche il aura affaire à moi,

    bijoux réveillon.JPG-         un pantalon foncé

    -         un pull à col cheminée violet

    -         une très joli sautoir argent et violet avec boucles assorties

    -         mes chaussures à talons et ….

     

    Attention, cherry on the cake, un splendide vernis à ongle, violet, évidemment, acheté spécialement pour l’occasion

     

    Je vous le dis, cette année, Jeanne sera …..

    Diabolique.

     

    vernis.JPG

    Et le premier qui me dit, qu’il est mal posé ( par jalousie parce que j’ai de très belles mains et des ongles solides ) un coup de griffe !

     

    Sauf si d’ici là, je me casse un ongle …

  • Retour au bercail

    riviere-150x150.jpg

    Nous avions  chargé la camionnette de tous nos cartons, meubles démontés, refermé la porte une dernière fois, rendu les clés

    Le lendemain de très bonne heure pris la route vers l’Ouest, quittant sans aucun regret ce pays qui nous avait accueillis durant trois années

     

    A midi nous  avions fait une pause déjeuner, j’avais donné la tétée à mon tout petit bébé chez des amis près d’Auxerre

    Nous avons roulé tout l’après midi, la nuit était tombée et en soirée, nous avons posé le véhicule dans l’impasse de notre nouvelle maison

     

    Une maison, au bord de l’eau, que je n’avais pas vue, trouvée par Peter et Maggie

    Nous avons sonné, et la porte s’est ouverte

    A l’intérieur, il faisait chaud, très chaud, la maison était pleine, les sœurs, les parents de Jérôme avaient pris possession des lieux, ils avaient dressé une table, et les tantes telles des fées s’étaient penchées sur le berceau offrant leurs petits cadeaux de bienvenue à Ellen

     

    Elle avait cinq semaines

     

    Le lendemain, armés de perceuses dévisseuses,  les hommes avaient remonté les meubles, les femmes posaient la vaisselle au fur et à mesure, c’était comme dans un film, ça s’agitait de partout, ça tournait dans tous les sens

    Je donnais quelques consignes, je m’occupais avant tout de mon bébé

     

    Le lundi qui suivi, Jérôme et moi savourions notre bonheur

    La voisine d’à côté vint se présenter

     

    J’ignorais à cet instant là que j’allais enfin poser mes valises et cartons, j’ignorais que cette terre deviendra la mienne, j’étais loin d’imaginer les sublimes rencontres que nous allions faire dans cette ville au bord de l’eau

     

    Cela fait tout juste seize ans que nous vivons là, le hasard, la persévérance, la patience, le choix, les choix …

     

    Je ne me suis jamais lassée de longer la rivière, par tous les temps, nous avons jamais regretté notre exil, mais bien vite compris que ce ne serai pas le berceau de nos enfants

     

    Trouver sa place, s’y sentir bien, souhaiter d’y rester, longtemps …

    Pourquoi pas d’y vieillir …