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  • Mensonges et vérités

    A la demande de Plume et de Tagada , je me prête au jeu des mensonges et vérités

    Parmi les 7 affirmations suivantes, seules deux d’entre elles sont fausses

    Tentez votre chance, et jouez à votre tour si vous ne l’avez pas encore fait

     

     

     

    pinnochio.jpg1 / en 1983, j’ai passé le bac pour les première fois, j’ai obtenu 1/20 en histoire Géographie

     

    2/ Je compte parmi mes amis un ancien ministre

     

    3/ Je suis passée plusieurs fois à la télévision

     

    4/ Au Québec, j’ai été attaquée et piquée  par un maringouin à la paupière

    j’ai gonflé, je ressemblais à Coluche dans Banzaï( Jérôme a hurlé en me voyant au petit matin

     

    5/ Quand j’étais jeune, j’ai participé à un radio crochet, j’ai gagné le deuxième prix, une place pour aller voir Carlos ( le chanteur, pas le terroriste ! )

     

    6/ je n’ai jamais consommé d’alcool au point d’être ivre

    j’ai toujours su où se trouvait ma limite à ne pas dépasser 

     

    7 / à ma naissance , j’étais jumelle et je pesais 3, 300 kg

    mon jumeau faisait 200 gr de plus .

     

    Réponses dans deux jours

     

  • Grave de Graves

    Je l’ai d’abord croquée en 1998 au pastel sec

    bouilloire pastel.JPG 

    Puis acquise un an plus tard

    Elle trône majestueusement dans ma cuisine désintégrée

    Elle chauffe l’eau pour la tisane, siffle comme une vieille loco pour avertir que son travail est fini bouilloire.JPG

     

    Je lui ai trouvé un peu plus tard, un compagnon

    Ce joli sucrier qui l’aide à édulcorer avec parcimonie les senteurs des boissons servies sucrier.jpg

     

    Depuis plus de dix ans, elle n’a pas pris une ride ma bouilloire de Graves, je l’aime, comme un bijou, un joli sac, j’aime son élégance, sa tenue, sa ligne

     

    Et hier, miracle, en fouinant par hasard dans le magasin des choses design et hors de prix, j’ai trouvé …………bouilloire , main.JPG

    Regarde ça Eliott, la miniature, le bébé bouilloire, sa réplique exacte , elle-même fabriquée par Alessi

     

    C’est trop beau, génial, j’adore, j’en suis dingue, je n'ai pas pu résister

     

    Tout fonctionne comme la grande, on peut ôter le couvercle, l’oiseau sifflet

     

    C’est un vrai bijou

     

    A l’unanimité cet objet à conquis ma famille couvercle.JPG

     

    Je dois lui trouver une place pour la mettre en valeur dans la cuisine désintégrée

    Jérôme a dit que c’était urgent de la refaire, la robinetterie est totalement déglinguée

     

    Rhaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!

     

    Grave de Graves, je suis folle de mes bouilloires !

  • Jeanne et les grandes manoeuvres

    parking-1.jpg

    Lorsque je dois me rendre à un endroit précis, travail, supermarché, école.je prends très souvent ma voiture, parce qu’il n’y a pas de métro dans ma ville, ni tramway, ni cable car, que dans le bus j’ai envie de vomir, et que je suis paresseuse pour utiliser mes pieds tordus

     

    Je ne me gare pas vraiment en arrivant, je pose, je jette mon véhicule tant bien que mal

     

    Les manœuvres, marches arrières, avant, ça m’énerve, ça ne m’intéresse pas, Louis pourra en témoigner

    Je prends soin tout de même de ne pas gêner le passage, les stationnements interdits, places réservées aux handicapés, je ne m’y mets jamais

    Par contre, je reconnais être souvent de travers, trop près de la voiture d’à côté, un peu  dans le milieu de la rue quand je fais un créneau

     

    En ville, je paye rarement le stationnement, je glisse une carte qui m’accorde 30 minutes gratuites et ça suffit

    Je ne redoute pas les PV, encore moins la fourrière

     

    Je ne verrouille pas ma voiture non plus, je ne pense pas au vol, encore moins au choc

    La voiture est un outil, un accessoire qui rendent mes déplacements plus aisés, en dehors de ça, je n’y accorde aucune importance, tant à l’esthétisme qu’à la puissance

    Il n’y a qu’une chose que je redoute, c’est de ne pas serrer le frein à main et retrouver ma voiture en bas d’une rue, ou encastrée dans une autre

    Heureusement que je ne vis pas à San Francisco

    La conduite m’ennuie, je fais beaucoup de petits déplacements sans intérêts, je ne me pose pas de questions, mais n’accorde pas plus de temps à ce désagrément

     

    Parfois je vois des personnes qui arrivent quelque part, font une marche arrière pour être prêts à repartir, font trois le tour de leur véhicule pour vérifier les éventuels griffures, rayures, vérifient que toutes les portes sont bien verrouillées,

    Face à tant de précautions, je me sents écervelée et désinvolte, je fais souvent crisser mes pneus le long des trottoirs, je frôle les murs, je  suis incapable de faire une marche arrière sans dériver dans les arbustes, je me retrouve bloquée sur un terre plein, une fois la barre d’un passage à niveau est tombé sur mon capot avant.

     

    J’ai passé mon permis 5 fois

    Mais !!!!!!!je n’ai jamais eu d’accident

     

    Si aux hasards de vos promenades, vous apercevez un véhicule posé de travers, bien loin du trottoir, dans une petite ville tranquille au bord de l’eau, vous ressentirez un léger pincement au cœur …

     

    « Jeanne est dans le coin, j’aurai peut être la chance de la croiser et de la bizouter « 

  • Moche d'un jour

    Gaëlle et Martine étaient dans ma classe au collège

    Elles étaient  inséparables, toujours au fond de la classe, elles avaient des habits à la mode ( comme dirait Rose ) alors que moi j’étais fagotée comme l’as de pique

    Elles n’étaient pas particulièrement  bonnes élèves, elles ne travaillaient pas plus que moi, mais à chaque fois qu’elles étaient interrogées par Madame Dawny, la prof de latin, elles donnaient rarement la bonne réponse, mais cela faisait sourire le professeur

     

    A moi, comme aux autres, elle aurait lancé une vacherie ;à Martine et Gaëlle elle esquivait un sourire complice

     

    Martine était la fille du principal adjoint, les parents de Gaëlle étaient artistes peintres et danseuse, ils se fréquentaient les uns les autres

    J’ai vite compris que l’injustice, le favoritisme  étaient maîtres en ce temps là

     

    Je n’étais pas jalouse ni mesquine envers ces filles là, je me disais qu’au fond elles avaient de la chance, j’en voulais beaucoup à cette prof, elle était grande, sexy, provocante, elle avait un don inouï pour charmer ses collègues, les ados de quatrième fantasmaient sur ses jambes et ses bottes en cuir

     

     

    Je n’ai jamais oublié cette femme, et je l’ai souvent revue, réincarnée dans d’autres personnages

     

    Ces femmes, ou hommes, lotis d’une jolie bouille, d’un corps plutôt gracieux, d’un compte en banque bien fourni, qui se regardent avec amour le matin dans le miroir de la salle de bain, de l’ascenseur, dans le retro de leur voiture, se trouvent beaux, jusqu’en oublier que la terre est peuplée d’individus, certes différents les uns des autres mais qui ne méritent pas d’être écrasés comme des mouches

    Ils sont parfois capricieux, fondent en larmes ou boudent quand on leur dit « non «  , ne comprennent pas que toutes les décisions ne sont pas prises qu’en fonction de leurs désirs, abusent de leurs jolis yeux pour enguirlander les petits chefs

     

    A ceux là, je ne souhaite pas grand mal

    Mais juste faire appel à un génie maléfique, qui les transformeront l’espace d’une journée en pauvres femmes laides et rabougries

     

    Dans la peau d’un moche, 24 heures, certains journalistes l’ont fait, dans la peau d’un noir, d’un intouchable, d’un SDF,

    Juste pour qu’ils comprennent que le physique, le fric ne donne pas tous les pouvoirs, que bien des gens doivent se battre contre convaincre, que la beauté n’exclue pas la générosité, la compassion et la justice

     

    Allez, pour ces «  belles gueules «  je suggère une journée dans la peau de Suzan Boyle, pas plus, je ne suis pas revancharde …

     

     

    Je me demande comment a vieilli cette prof de latin

    Elle mélangeait ses parfums, chaque passage dans les couloirs donnait la nausée

    Je suis presque sure qu’elle ressemble à quelqu'un ....

  • Ma locomotive

    blog.JPGA table avec Jérôme et les enfants nous parlons de ce blog

    Rassurez-vous, je ne passe pas toutes mes journées devant mon PC, comme on pourrait le croire, j’assure TOUT le quotidien de la maisonnée, avec un peu d’aide tout de même et mon travail qui me demande beaucoup d’énergie et de travail personnel

     

    Jérôme est surpris par le nombre de visites sans cesse en croissance, par les liens que cela crée, et surtout ma capacité à publier quotidiennement

     

    Mark est impressionné aussi par mon goût de l ‘écriture, je lui dis tout simplement que c’est un plaisir, comme d’autres pratiquent un sport

    De toute évidence on admire plus quelqu’un qui prépare un marathon qu’une quadragénaire les fesses collées à une chaise en train de rédiger ses billets

     

    Bref, là n’est pas la question

     

    Je leurs dis que je suis fière de leur laisser une trace de mon histoire, de la leur, que volontairement quand je parle d’eux, je ne mets pas en avant leurs défauts, ce n’est pas un lieu pour régler ses comptes, dévaloriser l’autre

    Je leur partage mon projet d’écriture, plus professionnel, celui d’écrire des anecdotes de pères et de mères, visant à éclairer sur les attitudes éducatives envers l’enfant

    Je m’en sens capable, parce que mon écriture simple et fluide accroche le lecteur

     

    Avec un ami lecteur, qui a fouiné dans mes archives, nous parlons de ce blog

    Il me dit que mon passé fait écho dans sa propre histoire, les lieux, la Normandie pour moi, la Bretagne pour lui

    Cela me conforte encore plus être fidèle à mon projet initial

    Faire un retour, un travail de mémoire sur mon passé de fille d’ouvrier en milieu rural

    Evacuer des blessures, comprendre des rituels, partager des souvenirs, joyeux, tristes, dramatiques

     

    Je ne suis pas nostalgique, revenir sur sa propre histoire, ce n’est pas retourner en arrière

    Je n’aime pas les discours passéistes, des «  c’était mieux avant « 

    La vie d’aujourd'hui est confortable, plus aisée que celle de mes parents, ils ont connu des drames, des guerres, une forme de violence silencieuse

     

    Les années 70 étaient dures pour moi, les années 80 porteuses d’idéologies, les années 90 remplies d’amour, les années 2000 faites de joies et de chagrins

    Comment sera cette  nouvelle décennie ?

    Avec vous je veux partager tout ça, sans regrets, avec humour

     

    Je voudrais dire aux nouveaux lecteurs que chaque commentaire est lu, même si la réponse est tardive, que j’ai du mal à commenter sur les blogs, que je lis beaucoup de belles choses chez vous, que je me réjouis de la jolie complicité qui s’est crée avec mes proches de la vraie vie grâce à cet espace

     

    Ce blog est ma locomotive de VIE .

  • La nounou musicale

    En sortant de l’école de musique, deux mères commentent en poussant leurs enfants  :

    «  ma fille adore la musique, elle se tortille dès qu’elle entend son frère jouer « 

    «  la mienne aussi ; en plus sa nounou c’est madame P, tu sais la femme du chef de chœur de la chorale « coup d’foudre «  , ils sont trois cent ( heu..faut pas exagérer non plus )

    Chez eux, y’a tout le temps de la musique, et puis ça chante beaucoup …

     

    Je me dis qu’elle a beaucoup de chance cette maman d’avoir trouvé une nounou comme madame P

    J’imagine …

     

    Dès le matin, elle ouvre sa porte, en poussant des vocalises, un peu comme dans les « demoiselles de Rochefort, « 

    Elle chante …

    Au moment de servir les repas, elle pousse la chansonnette, comme dans la pub Mousiline , les enfants se balancent sur leur chaise haute, c’est mignon..

     

    Quand monsieur P rentre du travail, il se place devant son assiette, en ayant pris soin de redresser ses couverts légèrement décalés et il saisit sa fourchette, son couteau et demande une note

    «  un la, s’il vous plait « 

    les enfants gazouillent, essayant d’avoir la bonne tonalité

     

    Quand l’heure de la sieste arrive, Madame P couche les enfants l’un après l’autre en chantant …

     

    Et les soirs où l'enfant joue et sourit,
    de joie aussi la lune s'arrondit
    Et lorsque l'enfant pleure
    Elle décroît pour lui faire
    Un berceau de lumière

     

    Il leur faut à peine trois minutes pour trouver le sommeil

    Pendant ce temps, madame P pourrait en profiter pour regarder sa série préférée, pas question

    Elle se retire dans son boudoir, fait des gammes, des vocalises

    Elle place son boa autour du cou et entonne « 

     

     ma cabane au canada
    Est blottie au fond des bois
    On y voit des écureuils

    Sur le seuil

    Si la porte n'a pas de clé
    C'est qu'il n'y a rien a voler
    Sous le toit de
    ma cabane au canada

    Seul le chat installé sur un coussin peut profiter de l’instant de grâce

     

    Après la sieste, elle installe un tapis sur la pelouse, offre des biscuits bio aux enfants, et les envoûte de sa voix divine

    Do, le dos, il a bon dos
    Ré, rayon de soleil d'or
    Mi, c'est la moitié d'un tout
    Fa, c'est facile à chanter
    Sol, la terre où nous marchons
    La, l'endroit où nous allons
    Si, siffler comme un pinson
    Et nous revenons à do, oh, oh, oh! Do...

     

    Julie Andrews a enchanté le cœur des petits, mais la voix de Madame P est ensorcelante …

     

    Les parents viennent chercher les petits, radieux, les joues fraîches, et le regard brillant

     

    Mais dans la réalité, je me demande où Madame P la nounou musicale, comme toutes les nounous, puisse cette énergie pour supporter le rythme de ses journées épuisantes, et que la chansonnette est souvent recouverte par des pleurs et des petits cris de bébés

     

    Son métier  n’est peut être pas aussi rose qu’une comédie musicale ?

  • Idées noires

    spirale-667c6-aad4e.jpg

    Mark a des mots de têtes, il est fatigué, peu d’appétit, courbatures

    Des symptômes de saison, virus de l’hiver comme on dit

    Je lui donne des petites potions, mais ça ne passe pas

     

    Il ne veut pas aller en cours, je lui dis de rester, ça m’énerve, je travaille, il doit rester seul

     

    Je dors mal, je suis inquiète, je ne devrais pas, je n’aime pas le voir comme ça

    Il se plaint, je sais qu’il est trop sensible aux petits maux …

     

    Mes idées s’embrouillent, je dois consulter pour lui, un médecin, pour me rassurer

    J’y vais, il prescrit un traitement d’appoint et une analyse de sang pour être certain qu’il n’y a pas d’anémie

    J’ai peur, je bascule, en quelques minutes, j’imagine que mon fils a une grave maladie, un truc incurable

     

    J’ai une boule au ventre, je dors peu

    Ou es passée la Jeanne réactive, positive, rassurante et joyeuse ?

     

    Je ne contrôle pas, je me raisonne par petits bouts, et les idées noires, les pensées morbides reviennent au galop

    Je n’en parle à personne, personne ne va me rassurer, j’ai presque honte de mes angoisses

     

    Je vais voir Mark, je lui demande si ça va

    Je voudrais qu’il me saute au cou et me dise «  super maman !! « 

    Il gémit encore

     

    Un matin j’emmène Rose à l’école de musique

    A notre retour, il est à la fenêtre, il a fait une douche, est rouge comme un coq

    Il est vivant, comme une résurrection

    Je l’embrasse, je suis dingue de mon fils …

     

    Il reprend les cours, se gave de bouts de pain, rit comme un fou, saute partout

     

    Il n’est plus  malade …

     

    Je l’emmène faire la prise de sang

    Et je serai totalement apaisée quand les résultats arriveront

     

    Je ne contrôle pas ça

    Pas du tout

     

    Je l’aime mon boy