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  • Mystère ?


    Au jardin, je ne peux pas dire que j’aime tout


    Je n’aime pas la giroflée mais j’aime son odeur, pourquoi, peut être parce que je la trouve vieillotte, pourtant, à la regarder de près, elle est jolie cette fleur orangée


    giro.JPG

     

     

     

    En novembre, nous sommes allés dans l’immense jardin de la maison des parents de Coralie qui en vente depuis longtemps
    "Sers toi, prend ce que tu veux"


    J’ai déterré des plantes fanées,  fait des boutures d’un rosier Pierre de Ronsard, impossible de replanter les immenses azalées et rhododendrons qui agrémentent ce terrain
    Et depuis quelques jours, cette curieuse plante sort de terre
    On dirait des serpents à sornette, je ne sais pas ce que c’est, j’ai hâte de voir la floraison


    plante mystère.JPGC’est peut être une mauvaise herbe ?

  • Chacun son tour

     

     

    Mahie  a ouvert le bal , suivie par  Zoé , Pierrot Bâton , Antiblues ,JMB , Ksénia et Fay....

    Voici mes réponses aux questionnaire de Bernard Pivot

     

     1. Votre mot préféré?

     Marionnette

    2. Le mot que vous détestez?

     Esclave

    3.Votre drogue favorite?salidou.jpg

     Le salidou , crème de caramel au beurre salé , terrible

    4.Le son, le bruit que vous aimez?

    Le bruit de la porte d’entrée qui s’ouvre quand dans la nuit je les attends

    5.Le son, le bruit que vous détestez?

     La Formule 1 à la télévision , l’horreur

    6.Votre juron, gros mot ou blasphème favori?

    Merdre !

     7.Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque?

     J’aurais dit George Clooney , comme ça je pourrais le mettre dans ma poche mais bon ..il est déjà partout ,

     donc je choisis Antiblues , na !

    8. Le métier que vous n'auriez pas aimé faire?

     Médecin légiste ou comptable

    9. La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarné?

     Immortelle , à cause du nom , mais pas pour me retrouver dans un pot durant 30 ans au dessus de la télé 

    10. Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire?

     "t' as envie d’y retourner pour leur dire de ne pas pleurer ?..."

     

     

    Qui se lance , y’en a déjà pas mal à avoir joué , mais il en reste … ?

     

  • Recyclons !

     

    SERPI 1.JPG« Madame Jeanne, votre serpillère est usée, il faudrait en acheter une autre « 

    Me dit Zabou la jeune femme qui vient deux fois par mois me secourir aux tâches ménagères

    C’est un balai serpillère, un truc qui se coince, qui se clipe, vous voyez ?

    Je vais donc chercher ça au grand supermarché

    Plus de recharge, il y en a en rayon mais ce n’est pas le même système d’accroche

    C’est pénible, rien n’est standard, chaque fabricant son truc, et on consomme, on rachète

    Les cartouches d’encre pour stylos, les cartouches d’imprimantes, les sacs aspirateurs …

    C’est usant

    Recyclons !

    Oui, l’idée est bonne, certes je suis comme vous tous, effrayée de voir ces quantités de déchets dont on ne sait que faire

    Il y a des créateurs qui ne manquent pas d’idée

    Chaussettes-orphelines.jpgLa créatrice Marcia de Carvalho lance une ligne  avec des vêtements réalisés avec des chaussettes orphelines

    Un artisan africain  crée des sacs à main avec des plaques d’immatriculation, sac_plaque_immatriculation_recycle_m.jpg ces sacs fait avec des emballages, sacs-emballages-recycles.jpget des maisons avec des bouteilles plastiques entre l’Argentine et le Brésil par  Alfredo Santa Cruzhouse-entirely-made-of-plastic-bottles-1.jpg

    Même Fay se lance dans l’art pour recycler les capsules de mon George

     

     

     

     

    Toutes les idées sont bonnes pour utiliser nos déchets, je ne dis pas que c’est toujours joli mais c’est astucieux

    Alors, alors, j’en fais quoi de mes vieilles serpillères ?

    Je manque d’idée là?

    J’attends les vôtres …

    SERPI 2.JPG

  • Le Super M

     

     

     

    Nos seules vacances se passaient en banlieue

    On aimait bien, même si avec le recul, je crois que je n’aurais pas aimé vivre dans ces tours HLM malgré  le chauffage central, au sol, qui faisait gonflait les pieds de ma mère et la vide ordure installé dans la petite cuisine

    Josiane aimait les supermarchés, elle en était dingue

    Elle avait passé son enfance dans une famille modeste dans un petit village du cotentin, et menait la grande vie dans ce logement HLM de Viry-Châtillon

    Pas de bois à aller chercher, plus de vaches à traire, hop, le lait arrivait dans les cartons, mon oncle faisait la cuisine, elle s’occupait des ses enfants, un brin de ménage, et la vie allait comme ça

     

    Ce jour là, elle nous emmena au Super M

    C’était révolutionnaire, elle ne parlait que de ça, son super M, un temple, un royaume, un mausolée

    Des femmes poussaient des caddies, dans les rayons si larges, on trouvait tout, vêtements, charcuterie, fromage, stylos …

    Je me souviens d’avoir été déçue, peut être à cause de l’éclairage aux néons, à cause de ces odeurs de jambon et de produit d’entretien, peut être parce que rien ne me semblait intéressant, il n’y avait pas de jouets, pas de maquettes, pas de train électrique.

    Josiane n’achetait presque pas  mais rien que de s’y promener, elle se sentait bien dans le super M  de Ste Josiane des bois, il était grand celui là, plus grand que l’autre

    Je me souviens de l’ouverture du Continent à Cherbourg

    C’était le mort pour le petit commerçant disait sans répit l’oncle Henry qui craignait fort pour sa boutique

    Mes parents n’osaient pas y aller, de peur de le trahir

    Les mêmes odeurs, les mêmes rayons, les mêmes sensations

    Ça ne valait pas les Magasins Réunis, les escalators, et les vendeuses en blouse bleue

    Je fuis les grandes surfaces, toutes, j’ai le tournis, je n’aime pas ce mélange, il n’y a aucune cohérence dans les rayonnages, c’est épuisant, trop, y’en trop de choses

    Je n’aime pas faire les courses, j’aimerais qu’on les fasse pour moi, je n’aime pas les caddies, les caisses, les cartes de fidélité  et les sacs à remplir

    Je fais mes courses vite fait, bien fait,

    Parfois je rencontre Pierrot Bâton qui fait aussi les siennes, là on aime bien, on fait les folles, on raconte des bêtises, on papote …

    Parfois Louis va dans le grand Audran de la Glacerie, il croise notre tante Josiane.

    rayons-supermarche.jpg

  • La demi heure la plus longue de ma vie

     

     

    French_Police_p1230006.jpg

     Le lundi soir, Rose a son cours de clarinette à l’école de Musique

    Elle reste une demi-heure, je vais en ville durant ce temps, et elle m’attend en bas du bâtiment

    Ce lundi là, je suis à l’heure, et j’attends dans la voiture

    5 minutes, dix minutes, un quart d’heure …je me décide à monter dans sa salle de cours

    Je frappe, personne, son prof me dit qu’elle est sortie à 18h10

    Je redescends quatre à quatre les escaliers, et je questionne, j’interroge, je décris ma fille, j’ai peur, où est elle, je gueule son prénom sur le parking

    Tout le monde se met à chercher dans le bâtiment

    Mon cœur  palpite, il faut la retrouver

    J’ai peur, tout le monde m’aide

    La maman de Léon qui la connait tente de me rassurer

    « Elle n’est pas rentrée à pied ? »

    Je ne pense pas cette hypothèse possible

    J’appelle Ellen qui est la maison et lui de me rappeler si elle l’a voit

    Elle pleure

    J’appelle Jérôme en vain

    On continue de chercher, la mère de Léon fait le trajet, et le directeur appelle la police

    Ils me demandent de rentrer

    Le trajet est long, je ne sais plus à quoi penser, enlèvement, accident ?

    J’ai peur

    J’appelle Jérôme, lui dit de rentrer

    Sur le trajet, mon portable sonne, c’est Ellen

    «  Elle est là, Rose est là, elle est rentrée seule à pied « 

    Enorme soulagement !

    Je ne comprends pas, c’est long ce trajet …toute la ville, 45 minutes de marche

    Au portail la police m’attend, ils sont gentils, serviables, ils lui ont expliqué

    Elle n’a pas eu peur, elle a pensé que je l’avais oubliée

    Je ne comprends pas

    Mes jambes étaient lourdes, mon cœur vaseux,

    Pendant trente minutes, j’ai perdu ma fille …

    Je suis encore sous le choc ...

    rose , chats.JPG

     

  • Retour sur un parcours

     

    Comme bon nombre d’enfants, durant de longues années, je ne m’intégrais pas dans les groupes

    Je n’étais pas un souffre douleur, j’étais transparente, inintéressante

    Quand dans une équipe  il fallait choisir, j’étais toujours la dernière, par défaut, il fallait bien caser la Jeanne

    Mélancolie nous partage cette souffrance qu’elle garde encore, et par son billet j’essaye de comprendre dans mon parcours, comment les choses ont changé

    La période charnière fut celle du lycée, un vrai redémarrage de vie, plus de connaissances, aucune, ou presque, j’allais devoir à moi seule m’adapter à ce monde que l’on me disait hostile

    La classe de seconde fut un peu banale, je faisais ma place, discrète, pas encore intégrée avec en prime un voyage de fin d’année en Allemagne, auquel bien sur je ne participais pas, faute de moyens, de place

    Rien de plus terrible quand une classe se soude, sans vous, revient avec ses complicités, ses private joke et ses anecdotes

    Mais je ne devais pas leur en vouloir, ils n’y étaient pour rien, pleurnicher dans un coin ne changerait pas les choses, j’ai écouté leurs récits, et j’ai commencé à faire le pitre

    Et c’est ainsi que la pauvre Jeanne qui n’avait pas grand allure commençait à prendre une place dans cette bande, elle était marrante, et avait une capacité réelle à écouter, parler aussi, de sa vie parallèle qui intriguait

    Puis j’ai  fait les stages BAFA , c’était encore un autre monde , toujours la mêmes règle , prendre la temps , observer , se lier en douceur , , prendre ma  place au bon moment , ni trop vite , ni trop tard

    Louis et moi avions des activités communes, et il faut admettre que c’était un bout entrain hors pair

    Il faisait rire des tas de gens , sortait des trucs d’une rare finesse , se liait aussi , notre complicité intriguait vraiment , et petit à petit , nous étions conviés à des fêtes , l’avenir était souriant , les années 80 pleines de promesses , charitables , au vrai sens du terme

     

    J’ai continué , durant mes études , mes stages à appliquer cette méthode d’intégration , j’avais confiance en moi , je savais que ça marchait , j’étais bien entourée , aimée , aimante aussi , je donnais du temps , de l’amitié , malgré les doutes et les trahisons

    Je finissais même à intégrer un costume de «  vedette », celle qui anime, qu’on invitera forcement parce que j’avais toujours des trucs à raconter, qui faisaient rire, étonnaient, dans cette vie pourtant si banale

    Est-ce une part d’inné, une force de caractère, la patience, la certitude aussi que partout où je me trouve les choses sont positives, dans mon parcours professionnel, j’ai entendu des remarques étonnantes

    Est-ce de l’orgueil de faire ce constat là, cette sorte de réussite, non pas sociale dans le sens du gain, mais socialisée de par cet enrichissement humain

    Et pourquoi  Louis n’a-t-il pas gardé ça, pourquoi se sent-il autant mal aimé, traqué, menacé

    Ça reste un mystère ?

    La maladie ? Je n’y crois qu’à moitié.Je penche plus pour un événement traumatique réactivé, mais je ne suis pas psy …

     

    Les groupes restent un ensemble d’individus , c’est peut être ça l’une des clés d’intégration , ne pas chercher l’approbation  d’un groupe , mais celle de chaque être qui le constitue , regarder , comprendre , apprivoiser , doucement , et garder cette certitude que la terre est peuplée de gens foncièrement bons , quoiqu’il advienne , se faire confiance , je sais , c’est facile à dire

    Mais mince, la blogosphère est bien la preuve que les choses fonctionnent comme ça, des milliers d’individus dans une  fourmilière

    Il faut croire à ça

    Pour de bon …

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