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  • Y'a plus de saisons !

     

     

    C’est quand même pas anodin ce bouquet

    Des ellébores , ou rose de Noël avec du muguet

    Tous encore ou  déjà en fleurs dans mon jardin

    Du blanc d’hiver avec du blanc de mai , joli mélange

     bouquet.JPG

    La douceur installée rend les plantations bien précoces

    Espérons que les giboulées de mai ne vont pas anéantir les cerisiers en fleurs

    Profitons encore de ces belles journées

    Je vous souhaite un doux dimanche reposant et heureux

  • La meilleure thérapie


    La neige est un élément qui ne me convient guère, j’aime la voir tomber, mais la simple idée de la fouler me déplait
    J’ai ainsi renoncé depuis longtemps à chausser des skis
    Trop de choses à prévoir, trop d’attirail
    En vacances, ce qui me plait, ce sont les côtes, la mer, les galets, et le sable
    Sentir la sable, le caresser, chaud, humide, y laisser sa trace, le sculpter, en ramener plein les godasses, le secouer

    J’ai commencé un jour à collectionner les sables
    A chaque voyage, j’en ramenais un peu de sable que je gardais dans des tubes achetés spécialement pour ça sables.JPG
    J’aimais spécialement le sable gris du pacifique, rapporté de Californie, et des voyageurs eurent envie de m’en offrir, amassés sur leurs escapades
    J’en ai reçu des Bermudes, de la Réunion, d’Afrique, de Nouvelle Zélande, des sables blancs, ocres rouges, volcaniques, j’aimais à chaque fois les regarder dans leurs fioles, j’avais l’impression de mieux connaitre notre planète
    Les « donneurs « étaient tout fiers d’avoir foulé des sols lointains et d’en rapporter une preuve , de vrais Conquistadores ,des aventuriers des plages ..

    Et un jour, patatras, la mimine a mis à terre ma spirale sableuse
    Toute était fracassé, mélangé
    J’ai décidé que c’était fini, plus de sable même si je garderais les autres récoltés

    Sauf qu’il m’en manquait un, un sable thérapeutique, essentiel pour démarrer une bonne journée, il suffit de le secouer le matin, et l’humeur de la journée est assurée

    Le sable de Cannes
    « Y’a pas de sable à cannes m’avait on dit ! « sable , croisett.JPG


    Si, y’en a, un du vrai, reçu dans la semaine, de l’authentique sable de la Croisette, avec en pièce jointe, une ordonnance du blogologue
    Ah, ça met de bonne humeur tout ça, je secoue l’enveloppe et hop, j’ai le sourire jusqu’au soir !
    Merci l’ami !ordonance.JPG

    Franchement, envoyer de la neige sous pli, ça ferai pas pareil ….

  • Allégresse printanière

     

     

    13h20 ce vendredi là , je m’apprête à déposer Rose à l’école

    Maria arrive dans la cour

    «  Tu pars là, je voulais te voir « 

    «  Pas de problème, je t’emmènes ? »

    J’embarque Maria, et je dépose ma fille

    «  Tu me payes un café ? »

    Oui !!!!!!!!!!!

    Elle est survoltée, il faut qu’on cause, elle a besoin

    Nous nous installons dans son jardin, il fait si bon, le café est délicieux

    L’heure passe vite, elle est apaisée, heureuse …

    Je la quitte, je passe au boulot vite fait chercher des dossiers, puis à la poste déposer mes cartes, j’en ai douze, douze participants

    Je rentre, prépare mes dernières affaires, sûre de ne rien oublier

    Je retourner chercher mon ange, elle est de bonne humeur

    Mark arrive, je lui donne quelques recommandations pour la soirée

    Je quitte la maison, je passe chercher mon Pierrot, direction le parking du mardi soir

    Les filles ont ressorti leurs débardeurs, on se bise, on cause, le soleil tape

    Nous attendons notre car longtemps, un des chauffeurs à disparu depuis deux jours, c’est bizarre ça.

    Jeremy et Paul arrivent, ils feront la route en voiture, ils ont le rire jusqu’aux oreilles tous les deux aussi

    Thierry a apporté les bulles pour son anniversaire, il est content de trinquer avec ses copains de chœur

    L’ambiance est délicieuse, les chanteurs heureux, ce soir c’est la dernière

    J’ai préparé la surprise, je donne mes messages avec les instructions

    Il fait si bon en arrivant …

    De gros éclats de rires contenus quand vient vers nous le Sarthois, un lourdingue dont il est parfois dur de se dépêtrer

    Pique nique sur l’herbe, avant la scène, des gens heureux

    C’est ça le bonheur, rien de plus, eux, l’atmosphère du printemps installé

    Ces jours où le mot Allégresse prend vraiment corps

     

    fleurs.JPG

  • Les caprices

    colère.jpg

     

    Lorsque j’étais enfant, j’ai vite compris que je ne devais pas réclamer, si on me proposait, je prenais, je remerciais, mais si on me refusait, je me devais d’accepter

    Ma mère, et encore plus mon père  m’ont  appris à ne pas être capricieuse,  il ne fallait pas être envieux, apprendre à renoncer, se contenter de peu, de trop peu parfois

    On a tous des envies, des attentes, certaines sont réalistes, d’autres moins, on vit avec,  on se donne les moyens de les avoir, on refoule ces souhaits, ou au contraire, on remue la terre entière pour parvenir à ses fins

     

    «  Tu fais un caprice »

    Capricieuse !

    Je n’aimais pas ce mot, mais j’ai bien vite compris ce qu’il voulait dire

    Parce que à force de vouloir expliquer, détourner les choses, on a du mal parfois à être se faire entendre

    J’ai toujours essayé d’être claire avec mes enfants

    Je ne dis pas que je n’ai pas cédé, capitulé parfois face à leurs caprices, mais je leur faisais toujours comprendre que je n’aimais pas  ce chantage qui consiste à pigner, hurlé, pollué le moment

    Savoir attendre, renoncer, reporter l’envie d’être satisfait

    Ma mère me disait que c’était ma principale qualité, que je n’étais pas exigeante, que je savais  comprendre

    Et c’était à mon avantage, à ses yeux je prenais de l’importance, encore plus.

    J’ai grandi, j’ai vieilli, et …les caprices des uns des autres, je l’avoue m’exaspèrent

    Sans rentrer dans les détails, ce besoin constant de tout ramener à soi, de taper du pied, faire du chantage, user de son pouvoir, même si celui ci est éphémère

    Je veux, j’exige

    Je n’ai pas, je tape du pied, je pleurniche, je menace, je me venge, je fais un malaise

    Pourquoi suis-je si sensible à ça puisque au final je me sens vraiment libre de renoncer aisément ?

    Je me sens rarement privée, mais cela ma renvoie à une certaine notion de justice, les choses se gagnent, se méritent.

    Et je garde en tête que tout le temps que les besoins essentiels sont assouvis, manger, se loger, être soigné, instruit, sécurisé, les autres sont presque du bonus.

    Est-ce encore le fruit de l’éducation, ou au fond de soi une aptitude à se contenter de l’essentiel ?

    Cela ne retire en rien ces besoins d’estime et d’accomplissement , réalisables sans hurlements ni fracas , juste par la force qui habite chacun , nos talents , petits et grands qui comblent amplement cette soif d’amasser les biens et la gloire éphémère

  • Les nouveaux jeux

     

     

     

    Dans la cour de l’école, j’étais plutôt en retrait

    Les autres pouvaient être une menace, je sautais un peu à l’élastique mais mon corps lourdaud me freinait pour parvenir à jouer véritablement

    Par lâcheté, je me retranchais, observant, enviant aussi les camarades, sorte de fatalité, d’autopunition

    Au collège, c’était pire

    Je ne me liais pas, peu, apeurée comme un chevreau dans la forêt, les journées longues et monotones passaient, je rêvais de loisirs …

    Les jeux se faisaient en lieu clos, la famille, les gens surs , des heures de Monopoly , bien au chaud

    J’ai vite perdu l’habitude du jeu

    Puis, il y en des soirées entre copains, jeux de société, de cartes, j’essayais de m’y intégrer, sans vraie conviction, avec les lacunes, toujours fragile face aux gagnants

    Je faisais jouer les enfants, organisant jeux de piste, jeux de rôles, ma satisfaction était de les voir, le visage rouge par l’enthousiasme, gamins rieurs

    J’ai peu à peu décidé que je ne jouerai plus

    Je pouvais vivre sans jeu

    Et sans le savoir, je suis rentrée dans une nouvelle  cour, plus rassurante, une cour où je comprenais les règles, où j’animais même parfois

    Jeux de mots

    Jeux de photos

    Jeux musicaux

    Jeux de langages

    Jeux de séduction

    A deux, à trois, à plein

    Je m’amuse, j’y suis bien, protégée,

    La blogo est ma nouvelle cour de récréation, ici, avec vous, je m’amuse, trabouleries en tout genre, grand espace de liberté, peu de concurrence, rien à gagner, pas de ligne de vainqueur

    Jouons, jouez, quand vous voulez, venez, entrez, la cour est grande et sans embuches !

    sable cannes.jpg

     

     

     

    Photo ANTIBLUES

  • Un réveillon particulier

    Table de réveillon  orane - Fotolia_0.JPG

     

    Pour le réveillon de cette année là, j’avais convié à la maison quelques amis proches qui se connaissaient bien

    Tous étaient partants, mais à la demande de Lola, il fut convenu que la fête se déroulerait chez eux, j’étais un peu déçue, mais je comprenais sa raison

    Au départ, nous étions 8, bon chiffre pour une table unie (j’ai la hantise des petits groupes dans les grandes tablées)

    Sauf que ….

    Entre temps, ils invitèrent un autre couple, que je n’avais pas invité au départ parce que lui, a tendance à rester très en retrait, et ça me gène, j’ai l’impression que notre compagnie l’ennuie (je crois ne pas me tromper en plus)

    Puis, Eric  demande si sa sœur et beau frère pouvaient se joindre à nous car ils n’avaient rien ce soir là

    Bof, je sais bien, c’est pas drôle de rester seul, mais faut encore que les échanges fonctionnent

    Avec leurs enfants, et les autres, les nôtres, nous voilà 19

    Aie, ça monte, ça me stresse un peu cette affaire là !

    Le soir venu nous nous sommes serrés, et les convives furent répartis tant bien que mal, et les copains, forcement séparés

    Et c’était plus pareil

    20 heures, le téléphone sonne,

    «  Euh, on n’a pas de réveillon, on peut venir chez vous « 

    Et ben …. !

    Deux de plus, et là, pas du tout désireux de se mélanger, ils ont accaparé  leur ami toute la soirée

     

    Je ne maitrisais plus rien

    Il y a eu des petits moments sympa, parce que du coup, j’ai proposé des trucs pour unir un peu le groupe, mais c’était inévitable, les clans se formaient, les « rapportés «  n’engageaient pas la conversation  et il ne se passa rien ce que nous avions prévu au départ

    J’ai perdu le contrôle, mais à quoi bon  vouloir contrôler, rien ne m’appartiens, il faut parfois accepter les imprévus, faire en sorte que les choses puissent aussi être autrement

    J’ai appris surtout  à ne pas trop attendre de ces soirées là, souvent les autres moins officielles sont explosives

    Il y en aura d’autres, autrement, rien ne m’appartient, surtout pas les amis …

    J’ai aussi appris à dire « non » quand je sais d’emblée que le mélange des genres ne fonctionne pas

    Et ne pas me rendre malade si un soir de 31 décembre, je ne suis pas entourée de mes proches

    Parce qu’ils sont bel et bien là  le reste de l’année

  • Le garage

     

    Nous faisions rouler les petites voitures sur la pente en plastique, monter dans l’ascenseur, toujours les mêmes gestes, répétitifs, lever la porte, y mettre un véhicule
    Les pompes à essence n’étaient pas bien stables, il fallait faire attention
    Nous garions les voitures sur le parking, parfaitement alignées, des Norev avec les portes qui s’ouvraient, nous avions l’estafette de la police, une 504 comme celle de Louisette, et une DS Citroën
    Il y avait aussi des voitures en plastique, étranges, comme celles là, elles ont fini dans le tas de sable
    voiture plastique 2.jpgLe rêve était d'avoir celui aux  trois étages et le lavage automatique
    Je me souviens de l’écriteau « ouvert JOUR et NUIT «
    Louis aimait son garage, il en était fou de son garage
    Qu’est ce qu’il est devenu ce garage ?
    Aucune idée, comme le reste …
    Rien que de le retrouver, le revoir sur une photo me suffit
    Si je tombais dessus dans une brocante, je ne l’achèterais pas, pourquoi faire
    Je prendrais juste une photo, comme TaTydany avec ce meuble ancien
    A quoi bon se réapproprier les vieux objets ? seuls les souvenirs sont précieux
    Celui là l’est vraiment
    J’ai tellement aimé jouer avec Louis au garage .

    garage ,  jouet ,  2.jpg

     

     

    Photo du Net