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  • La maison de toutou

     

     

    Enfant , j’ai des souvenirs précis d’avoir aimé  regarder à la télévision les petites séries d’animation de marionnettes telles que les aventures de Saturnin , Aglaé et Sidonie et surtout , ma préférée

    «  La maison de toutou « 

    C’était pas bien fin, naïf, et surtout techniquement très limité mais rien que de voir un cabot  en salopette qui agite les bras, j’étais contente (je n’ai pas tellement changé à ce niveau là, même si les chiens portent de moins en moins de salopette il faut bien l’avouer)

    Je révisionnel le générique, et qu’est ce que je vois ?




    Ça alors !

    « Twin Peaks « 

    En effet, si vous regardez le générique de Twins Peaks, vous verrez apparaitre un oiseau qui siffle à droite de l’écran

    Ainsi Le génial David Lynch serait inspiré par la maison de Toutou

    Je n’en reviens pas

    Ça faisait 20 ans que j’attendais ça, Arte  rediffuse donc Twin Peaks le mardi soir à 22h30

    Sauf que le mardi soir, à cette heure là   , je m’aère sur le parking des divas

    Mon gentil mari m’enregistre  les épisodes, et je ne les regarde pas …

    Je n’ai pas encore trouvé le truc pour lire les programmes sur le disque dur de l’écran géant

    Pas grave, y’a de la place, je me ferai une nuit Twins Peaks cet été

    Je me permets de vous dire, que si vous prenez en cours de route cette série culte, vous ne comprendrez rien du tout , mais ça vaut le coup de prendre au début , si vous aimez les univers fantastiques de Lynch , bien sûr

    Allez , pour les volontaires , un chabada dominical avec le mot

    MAISON

    A  vous de jouer !

     

    Edit de 19 h

    je rajoute cette vidéo , bon souvenir , parce qu'on avait chanté ça aussi ,

    et que ce jour là, il était quand même fier d'être à la direction notre chef !


    (On le voit au premier plan au début )


    L'homme qui n'avait pas de maison par G_a_e_l

  • Lu , vu et entendu

     

     

    A Lisbonne, nous avions gouté des spécialités, les pasteis

    Petits gâteaux flans sur une pâte feuilletée pasteis_belem.jpg

    J’ai eu envie d’en faire, je cherche la recette, il faut 12 jaunes d’œufs !!

    Et  les blancs, j’en fais quoi ?

    Des meringues ? Non, je n’aime pas ça, je renonce.


    La Mimine jalouse et un poil déprimée depuis la naissance des chatons, prend la pause devant mon carrousel à Bijoux en me confiant à l’oreille «  je ne supporte plus la louloutte « surtout depuis que celle ci à décidé de faire des UV

    mimine.JPG

    Pas facile la cohabitation féline uv.JPG

     

     

     

     

     

    Parce que je sais qu’il en est fou, qu’il les  aime, et comme il m’envoie des fleurs, à mon tour de lui photographier les pivoines généreuses et presque déjà défleuries, en remerciment pour ses plantes du Sud offertes dans la semaine

    pivo 2.JPGpivoine 3.JPG

    pivoine 4.JPGpivoine 5.JPGpivoines 1.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des pivoines pour Antiblues !

     

     

     

     

    Nénuphar.JPG

     

     

     

     

     

     

    Ne soyez pas jaloux, jalouses, pour vous tous, le premier nénuphar du bassin

     

    grenouille.JPG

    Sans la grenouille qui va avec, quoique, puisque vous insistez !

  • Le petit couteau

     

     

    «  Mais où est mon petit couteau ? « 

    Parfois ma mère cherche un peu son petit couteau  au manche de  bois, celui qui coupe bien, celui qu’elle connait parfaitement  pour les légumes

    Elle a raison, pour trancher les pommes de terres, il faut un couteau assez âgé, raisonnable, à la lame lisse, surtout pas à dents, on ne coupe pas les légumes avec un couteau à steak, un couteau à pain ou un couteau à saigner

    Il faut un bon couteau, le sien est fidèle, il est franc, direct, il na va jamais au lave vaisselle, pas question, il risquerait de disparaitre comme une pauvre chaussette dans le lave linge

    Je l’ai toujours vue couper les pommes de terre dans la longueur, faire des frites  avec une vraie précision, geste franc, efficace, avec le petit couteau fidèle

    Et comme elle depuis des années j’ai mon petit couteau couteau.JPG

    Parfois aussi, je le cherche, celui ci me joue des tours, il se planque au milieu des autres, l’air de rien, tel un caméléon dans la végétation et quand je le retrouve, je suis soulagée

    Des pommes de terre ont poussé dans le tas de compost, sans qu’on ne leur demande rien pommes de terre.JPG

    J’ai ôté la peau toute fine, sensation unique

    Je les ai cuire dans l’eau chaude, et j’ai dégusté mes pommes de terre nouvelles, avec du bon persil, un noisette de beurre

    Un régal

    Des choses si simples …

    pommes terre , persil.JPG

  • Fitness et babillages

     

     

    L’été approche, le  bikini, les jupettes courtes et  pour nous choristes amateurs, les nouvelles tenues de scène

    Alors que certains brûlent des calories en salle de sport en mâtant le dos des tatouées, que d’autres ouvrent un blog de régime, la  Jeanne aussi  a le souci de se maintenir en forme

    Un régime, ce n’est même pas la peine d’y penser, j’en suis incapable, d’ailleurs je ne me pèse jamais  comme ça, c’est vite vu

    J’ai décidé de ne pas prendre de poids,  de rester stable, perdre un peu si possible, mais sans trop d’illusions

    Je supprime les desserts, les sauces si possible, (sauf la crème avec le poisson),  le fromage et surtout, je fais un peu d’exercice

    chaussure-haute.jpgAllons, deux heures de marche avec Pierrot Bâton lundi, qui avait mis ses escarpins spéciaux, et qui a regardé mes Converse avec méfiance

    «  Tu sais Jeanne … « 

    Oui, je sais, mais les brodequins de rando, ça me déprime !convers.JPG

    On a fait marcher notre langue aussi pendant tout le trajet, tant qu’à faire !

    même pas essoufflées

    Dimanche, fait exceptionnel, je suis allée à la piscine

    Maintenant que Ma Rose sait nager, plus de soucis, elle en raffole, et Mark aime l’eau aussi

    Je me suis installée dans le jacuzzi, toute habillée, et j’ai fait un peu de gym aquatique jusqu’à ce que des gamins se mettent à plonger, donc m’éclabousser, j’ai dit  «  c’est bon !« 

    Avec ça, je monte les escaliers au moins 50 fois, je bêche, je jardine, bref, j’active mon corps de rêve, de quoi faire pâlir la Elisabetta  tailleDeGuepe.jpg

    Et les tenues de scène ?

    Ah , top secret , faudra venir voir pour savoir , pas de tuniques étriquées , un grand espace de liberté , de création , street fashion , Urban style , cheep & chic , soft & light ……

    Parlons chiffons

    Je suis allée en ville avec Ellen qui voulait une petite robe d’été

    Elle m’a confié qu’elle était invitée au bal de la promo du lycée mais qu’elle n’avait pas envie d’y aller parce qu’elle redoute de se prendre un seau de sang sur la tête

    J’aurais du lui offrir la cassette  de Cendrillon plutôt que de la convaincre que Brian de Palma, David Lynch et Stanley Kubrick sont des cinéastes de génie

    cendrillon.jpgshining-1980-2626-1189580389.jpg

  • Les cures

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    Dans mes  recherches professionnelles qui aident à mieux cerner la place qu’occupe l’enfant dans notre société  , et surtout comprendre les nouveaux comportement éducatifs , j’ai besoin de faire des retours dans les années passées , et plus spécialement ce qui s’est vécu après guerre jusqu’aujourd’hui

    J’aime observer, sans tirer de conclusions hâtives, les soins prodigués aux enfants et la prévention médicale

    Y’a pas à dire quand même, le corps parle :

    Je n’ai qu’à regarder ma Rose qui n’est jamais malade , pas un brin d’eczéma , même pas le nez qui coule une fois dans l’année , elle crache tout ce qu’elle pense , est même capable de traiter sa mère à haute voix de « traitresse «  si elle estime que je n’ai pas tenu une promesse ..

    Dans les années 80 ans, tous les nourrissons avaient droit à une radio de la hanche, et  la moitié d’entre eux, devaient être plâtrés durant quelques semaines, jusqu’au bassin, facile pour changer les couches, parce que soit disant ils risquaient de marcher de travers, les bretons surtout

    Il faudrait que l’on m’explique ce qui c’est passé depuis, car on n’a jamais revu ses coques qui devaient bien torturer les bébés tout neufs

    De nos jours, la plupart d’entre eux sont allergiques à tout, au lait de vache  (même si ils n’en ont jamais bu) aux chats, aux acariens, au gluten …

    Je ne minimise pas ces faits réels mais me pose tout de même des questions face à ces refus, ces rejets, petits et grands, enfants et adultes, peut être aussi liés à des peurs de l’environnement, que l’on soigne à grand coups de granules ou autre corticoïdes

     

    Dans les années 50 à 70, pour soigner les petits qui souffraient de rachitisme, d’eczéma ou d’asthme, il était conseillé de les envoyer quelques semaines au grand air, à la campagne, à la montagne ou au pied des volcans

    Ils partaient en cure, parfois les mois  d’été, souvent plus, pris en charge par des soignants, religieux, et enseignants

    Fatima partait tous les ans, pour des périodes assez longues, ses sœurs, son frère, ne savaient pas où elle partait, elle était petite, il fallait bien l’aider à prendre quelques centimètres

    Jusqu’au jour où la médecine trouva la cause de ce retard par une intervention chirurgicale, elle retrouva un confort de vie et une autonomie

    Maggie m’avait aussi parlé de ses cures, elle m’avait même confié son chagrin du début de quitter ses sœurs et ses parents, et de son regret de partir après des semaines où de belles amitiés s’étaient faites, une vie de collectif qui lui allait bien

    Dans son livre «  l’enfant à l’endroit, à l’envers «  Nicole Versailles / Coumarine , nous décrit avec précision ce jour où enfant, elle quitta ses parents pour aller vivre quelques mois dans une famille pour guérir au grand air de son asthme

    La voiture donc s’éloigne inexorablement .Les mains des deux frères s’agitent à l’arrière, une petite fille court derrière cette voiture qui ne l’attend pas, qui se rend pas compte qu’on l’oublie, qu’on part sans elle … »

    Pour ne pas devoir affronter la séparation, bon nombre de parents, partaient en douce, en catimini, sans dire au revoir, sans promettre de revenir, sans avoir pris soin de donner une date, un repère, un doudou, une explication

    Combien de larmes versées dans les chambres  de ces maisons de campagne, ces dortoirs  de montagne au grand air

    Quel sentiment d’abandon devait envahir le cœur de ses petits malades

    Les parents faisaient ça pour leur bien

    Ils revenaient quelques mois plus tard et il fallait à nouveau se réapprivoiser

    Ma mère n’aurait jamais pu ses séparer de nous , même avec les recommandations des meilleurs médecins de la terre, j’en ai la certitude, elle n’aura jamais pu …

    Et je n’aurais jamais pu non plus, apaiser mon immense chagrin de ne pas recevoir son baiser du soir, de sentir son odeur tout près de moi …

    Et si moi-même, devenu mère, j’aurais du envoyer mes enfants en cure quelques mois,  je serais peut être devenue folle

    Ces séparations me touchent au plus au point, faisant remonter les peurs d’abandon, ces frayeurs d’enfance  d’ avoir été contrainte de vivre loin des miens

  • Petits arrangements

     

    outils.JPGSamedi soir, Rose participait à un concert de chants mayennais au théâtre  avec les écoles de Musique de la Mayenne

    Bien calée dans les doux fauteuils rouges, je me suis mise soudainement à l’envier quand elle s’est installée sur les praticables

    Chacun son tour.

    Ellen chantait aussi  dans une autre ville

    Les enfants étaient heureux, et c’est bon de les voir s’épanouir de la sorte, j’aime ça

    Dans le hall, une fois le concert achevé, une femme arrive vers moi

    «  J’ai reconnu votre fille, elle vous ressemble tellement « 

    Je la connais à peine, je l’ai croisée à une soirée débat que j’animais il y a fort longtemps

    Surprenant.

    Monsieur Notmaire arrive vers moi pour me saluer

    « Tu vas bien Jeanne ? »

    «  Oui, et toi ? Nous attendons ta signature pour le permis de construire de notre véranda « 

    «  Je pense faire ça cette semaine, je me ferai un plaisir de déposer mon accord pour vous « 

    J’aurais pu en profiter pour lui demander d’abattre les bouleaux qui me polluent l’existence , lui dire que j’avais enfin reçu ma poubelle jaune de recyclage , et en lui glisser en douce qu’on attendait une autre signature définitive pour l’accession d’un terrain avec la bande à Basile , qu’on aimerait bien avoir à nouveau le Théâtre pour la tournée de l’automne , que …

    Mais il n’était pas venu pour ça.

    Nous sommes en pleine négociations avec l’urbanisme en ce moment, c’est long ce genre de démarches

    Je l’inviterai peut être à manger dans la nouvelle véranda

    Mais c’est beaucoup plus compliqué maintenant qu’il est député …et ce le sera encore plus quand il sera ministre

    Le monde est tout petit, les élus sont quand même des gens accessibles non ?

  • Genèse

     

    En ce printemps passé, Anne était cloitrée  en chambre stérile, après une lourde chimio qui lui donnait à peine la force de se lever

    Elle avait une visite par jour, planifiée par Lorenzo

    C’est peu

    Le reste du temps, sommeil, courtes périodes d’éveil, penser, à quoi d’autre que cette foutue maladie qui l’avait attrapée, elle

    Anne avait un PC, et une connexion Internet

    Elle était reliée par ça, au monde

    Je lui envoyais des messages, le plus souvent possible, des petites histoires brodées, futiles, des mots légers, à quoi bon parler de globules blancs et autres balivernes médicales

    Elle attendait mes messages, répondait rarement, ayant à peine la force de tenir la souris

    Elle lisait, c’était l’essentiel

    C’était sa détente, notre lien possible du moment

    A sa mort, son père m’avait confié «  Jeanne, si tu savais, tes petits messages, elle me disait combien  elle les attendait « 

    La maladie fait peur à l’entourage, j’avais pu lui offrir mes mots, elle les prenait, simple nourriture du moment, petites escapades.

    Plus tard, j’ai eu envie de continuer l’écriture, sous forme de petits messages humoristiques, articles légers que j’envoyais à un cercle restreint de copains par mail

    Parfois je recevais des réponses, souvent  aucune,  ils me disaient que mes mots les faisaient rire

    Puis vint le temps des reproches «  dis donc Jeanne, tu ne m’as pas envoyé ce message là « 

    Je réfléchissais alors à quelle forme de communication je pouvais partager cette écriture

    Un blog, bien sur un blog.

    Je me lançais, et donnais le lien à cette petite sphère amicale, qui pour la plupart  porta peu d’intérêt à la gestation de mes anecdotes

    Ils n’en avaient plus l’exclusivité en somme

    A ceux qui pour la énième fois me demandais le lien, je feignais d’oublier, à un moment donné soyons réalistes, quand on aime, on garde !

     

    Et au fil des années  les lecteurs blogueurs sont arrivés, passés, restés et j’ai repris avec ferveur cette passion grandissante pour l’écriture, raconter, donner un petit bol d’air à ceux qui passent pas là et quelques amis de la vraie vie sont restés, je sais qu’ils sont encore là

    Certains m’ont surnommée la marathonienne de la blogo, sachez surtout que j’aime tapoter sur mon clavier ce qui se bouscule dans ma tête, que ceux qui aiment mes petites histoires, ce petit public fidèle ou de passage est le plus belle des récompenses, que je ne me sens pas obligée de publier chaque jour

    Peut être que des lecteurs me lisent en douce, que mes petites histoires soulagent encore des petits maux, un isolement subi

    Pensez juste à ne pas vous terrer trop souvent, laissez vous dire aussi, ici, par un petit commentaire même si vous pensez que vos mots sont presque futiles

    Parce que j’ai décidé un jour, de mettre les miens dans la lumière

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