Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Memory

     

     

    Je vais encore vous parler chanson , ces titres qu’on connaît plus ou moins ,des mélodies entendues ...J’aime cette chanson « memory «  elle est tirée de Cats une comédie musicale composée par Andrew Lloyd Webber en 1978/1979 d'après Old Possum's Book of Practical Cats et d'autres poèmes de T. S. Eliot.

    Le spectacle est très populaire (dans les pays où il a été joué) même si les critiques ne l'ont jamais acclamé. Il a été adapté dans plus de 20 langues.

    Cette version entre autre est assez  classique

    http://www.youtube.com/watch?v=cJHzoAmA8Ec  , on connaît celle de Barbra Streisand mais ma préférée reste la sublime interprétation de Christophe Willem qui m’a émue aux larmes  http://www.youtube.com/watch?v=ENsR79m3Bdo

    J’aime les nuances , la dramaturgie du morceau , la difficulté aussi bien sur de l’interprétation ..On peut trouver cela un kitsch mais j’adore et je n’ai qu’une envie , me fondre  parmi plein de voix pour le livrer à mon tour avec force et passion ….

     

     

  • Goûters d'anniversaire

    Il est bien connu que les goûters d’anniversaires où nos enfants sont conviés représentent souvent pour les parents, enfin les mamans surtout ( sauf les pauvres pères qui ont la garde des enfants le WE et qui doivent se taper la corvée ) un vrai tracas.

    Il faut trouver un cadeau, pas trop piteux, pas trop niais non plus et pas trop cher …on met aussi parfois du temps à trouver la bonne adresse. Et puis il faut engager quelque peut la conversation avec les parents ( ça me coûte souvent même si je suis bavarde !) Et enfin il faut organiser à son tour.

    Et bien depuis 10 ans j’avais trouvé LA SOLUTION !

    Et je vais vous la livrer : scolariser ses enfants dans une école de quartier où les ethniques sont hétérogènes. En deux mots mettez vos enfants dans les ZEP et le problème est réglé.

    Pour faire court : les Maghrébins et les Africains ne communiquent pas vraiment, certaines mères en difficulté avec la langue écrite ( analphabètes)n’arrivent à lire le carton d’invitation et en plus ils ont des appartements tout petits alors chacun reste chez soi. Attention , n’allez pas me faire dire que «  y’a que les  français qui savent amuser leurs enfants  ,  les étrangers ne s’occupent pas de leurs gamins « etc ….de tels propos doivent vite sortir de nos pensées.

    Bien sûr les enfants aiment les fêtes alors tous les ans j’organisais la fête de l’été. Ils pouvaient inviter largement pour un pique nique le midi. Puis les enfants restaient en général jusqu’à 18 h /Maquillage, déguisements, jeux de piste, danse et jeux de société, c’était génial.

    Vers 17h ils recevaient un petit papier sur lequel était écrite une petite phrase  courte » ranger les papiers », pour un autre « ramasser les jeux sur la pelouse «  ou « rassembler les déguisements »

    Et voilà en moins de 5 minutes tout était rangé. Je pense que les enfants en gardent un excellent souvenir.je suis d’accord avec vous il faut un jardin c’est vrai, mais on peut aussi organiser un pique sur un terrain de jeux !

    Pas ou peu de goûters d’anniversaires pour les enfants donc, mais à la fin du primaire pas d’amis non plus vraiment. C’est dur mais c’est une réalité, cette belle idée que les mélanges de culture c’est génial oui certes mais dans  les faits c’est tout autre. Ce ne sont pas les mêmes références, les mêmes codes, pas si simple tout ça..

    Nous avons donc fini par changer Rose d’école  maintenant elle a dans sa classe, des Jules, Léon, et autres gosses de bobos, car comme le disait si bien Louise les bobos choisissent les « bonnes écoles « 

    C’est ainsi on fait comme on peut, ne vous inquiétez je reste bien à Gauche quand même.

     

     

  • Traquée par Ubu

    Depuis très longtemps, je suis traquée par un drôle de personnage qui me suit sans faire de bruit : le Père UBU

    Au lycée, nous avions un prof de philo complètement cinglé ( pléonasme ? -non ) qui passionné par la littérature de Jarry, passait son temps à nous parler du collège de Pataphysique, dessinait des gidouilles sur les vitres embuées et poussait des « merdre » quand il était en colère.

    C’était un grand malade mais on ne s’ennuyait pas trop dans ses cours ( huit heures par semaines quand même ) et surtout il nous dévoilait des contrepétries qui nous faisaient glousser Chloé et moi.

    Allez, une petite au passage : à Cherbourg , il y a la rue de l’ancien Quai ( c’est vrai en plus !)

    Plus tard, je suis allée voir au théâtre de Belfort une excellente interprétation du Père UBU

    Lorsque nous sommes arrivés dans la superbe ville ou nous résidons désormais, j’ai eu la grande surprise de découvrir qu’elle était la ville natale d’Alfred Jarry.

    Et du père Ubu on en mange à toutes les sauces, l’école Jarry, les Uburlesques , des gidouilles en déco de Noël et j’en passe.

    Notre brave Jarry, qui est mort seul et dans la misère à  Paris le 1er novembre 2007 est donc encore plus fêté cette année.

    J’ai reçu un mail avant hier d’amis comédiens qui donnaient l’unique représentation de leur création Monsyeur Jarry. Je n’ai pas pu aller les voir, dommage..

    L’an dernier, lors d’une réunion à la bibliothèque municipale, nous exposions avec quelques collègues le souhait de revoir l’aménagement de l’espace jeune public. La bibliothécaire nous informa très vite que ce n’était pas envisageable de déplacer des bacs ou des présentoirs de livres ,car   c’était l’année JARRY ! Oh la la, je n’y avais plus pensé, quelles andouilles nous étions d’exprimer une telle requête dans de pareilles circonstances !!

    Voilà, juste une pensée au maître de l’absurde, vénéré aujourd’hui mais écarté en son temps, ruiné, malade. Et à ses fils spirituels, autres Desproges et satiriques dignes de ce nom..

     

     

  • Restau U

    Je m’installe seule avec mon plateau à une table dans le restaurant Universitaire, les odeurs de cantine ne  me donnent pas trop envie de manger, les plats proposés sont copieux mais noyés dans une sauce qui ne m’inspire pas, je suis descendue manger pour casser le rythme de cette soirée qui risque d’être un peu triste..

    Je réside depuis un mois dans cette cité Universitaire, le centre de formation dans lequel je fais mes études est en pleine ville, le CROUS et l’IUT sont dans la ville haute, je ne connais personne ici.

    Deux étudiantes viennent s’asseoir auprès de moi et engagent vite la conversation. L’une d’elle Eva, est souriante, un peu garçon manqué, sympathique, l’autre Julia est assez forte, une très longue natte dans le dos, le regard rieur. Nous discutons pendant tout le repas, elles connaissent bien le lieu, résidant ici pour la deuxième année en Génie Electrique.

    En sortant, elles m’invitent à boire un thé dans leur chambre, d’autres copains à elles nous retrouvent..

    Le lendemain, je les revois au restau U et nous retrouvons une fois de plus pour passer la soirée …nous avons gardé ce rythme pendant une année, avec des histoires de cœur, bien sur, des moments de fêtes, des pots de colle, des indésirables, des nostalgiques, des lourdingues, bref tout ce qu’un étudiant digne de ce nom aura à gérer dans cette vie d’insouciance parfois.

    Je ne sais pas pourquoi elles sont venues ce soir là, mon amitié avec Eva a duré longtemps, puis elle est partie à Marseille, est devenue ingénieur. J’ai eu un jour une carte, puis une lettre. Elle ressemblait beaucoup à Betty , je sais qu’elle habite dans la même commune que Lorenzo et les enfants, c’est curieux les hasards, il la croise peut être, se connaissent ils ??

    Sans Eva ma première année de vie étudiante n’aurait jamais été aussi festive, je ne l’oublierai jamais..

  • Attente

    Ma mère avait une phobie des accidents de la route. A chaque fois que nous avions un peu de retard, elle s’imaginait le pire, nous n’avions pas de moyens pour la prévenir d’un éventuel contretemps, elle se laissait alors porter par des pensées les plus morbides qu’on eu pu avoir. C’était plus fort qu’elle, l’amour qu’elle avait pour ses enfants, l’angoisse de leur perte représentait pour elle une obsession constante.

    Un jour, alors que je commençais à conduire, j’ai traîné un peu plus que d’habitude. A mon retour, elle me raconta qu’elle s’était inquiétée, que pendant cette attente, elle  repassait mes vêtements et imaginait ce qu’elle me mettrait comme tenue dans mon cercueil, mon collier en ivoire, celui de mes 18 ans, une jupe bleue et un chemisier assorti..

    Le retard était forcement lié à un accident, un accident était forcement mortel, peu d’alternative entre les deux …

    C’est touchant et terrible à la fois d’attendre cela, sa souffrance tout en nous laissant vivre notre vie d’adulte..

    Je commence à mon tour à laisser les enfants se déplacer seuls.

    Un soir Ellen avait du retard en rentrant de théâtre en bus. Je suis allée plusieurs fois dans la rue, dans l’espoir de la retrouver, au bout de 20 minutes, j’ai vu les pompiers, des gyrophares. J’ai alors compris que son bus était bloqué à un feu, j’étais soulagée de cette explication et j’ai attendu que la route soie dégagée. Quel  bonheur de la voir descendre du bus un peu plus tard ..

    Quand je vais chercher Mark à l’école de musique, j’ai parfois peur de ne pas le trouver, que quelque chose lui est arrivé à l’aller. Quand il rejoint la voiture avec un sourire et le regard heureux de retrouver sa maman, j’ai dans la tête qu’il est ce que j’ai de plus précieux au monde, je l’aime avec une force indescriptible, j’ai envie de le serrer dans mes bras, il ne comprendrait pas pourquoi tant d’accès après une si courte séparation.

    On met au monde un, deux, trois enfants, leur présence représente  ce qu’il y a de plus merveilleux, de plus heureux, leur perte ne peut en aucun cas s’imaginer, la perte d’un enfant représente  le plus injuste, le plus dramatique. Je ne sais pas comment les parents surmontent cela, je ne peux tout juste pas y penser.

    Je comprends ma mère, je ne pourrai jamais lui en vouloir d’avoir eu de telles pensées morbides. Je sais juste qu’aujourd’hui j’ai cet héritage, qu’il me faudra vivre avec et faire confiance à mes précieux trésors…