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    Ce blog  vient de recevoir le millème commentaire. C’est peu, c’est beaucoup, peu importe, ce qui compte c’est tous ces petits mots échangés qui font vivre ce blog.

    Je pense que sans  ce retour, mon  blog ne vivrait  pas, tout au moins pas de la même manière.

    En le créant  , je ne voulais pas dévoiler trop de détails, sur mon travail, ma situation géographique et puis en avançant j’ai compris que c’était une histoire, des histoires qui avaient un lien et que les lecteurs se reconnaissaient par des lieux et  des situations.

    Merci à vous tous pour vos commentaires, amis proches, mon frère, ma sœur, Maggie, Lorenzo, Patricia, Basile, Maria, Christina, Eugénie, Camille   …(ça fait un peu pompeux et officiel tout ça ..)

    Merci mystérieux blogueurs qui je dois le dire, ne sont plus vraiment des inconnus à présent : Marc , Nina , Gwen ,Louise , Cécile ,Barbie ,Chicorée ,Jean Pierre , Cigale ,Fay ,Justine ,Mamienne ,Elisabeth ,Dana , Sarmentanne ,Corinne ,Uhsn,Franck ,Mr Café ,Marie ,Fée Clochette …

      Les accrocs, les occasionnels, les fidèles, si vous aviez retenu une note, un post qui vous a marqué savez vous  lequel ? 

    Et les autres, ceux qui viennent de temps en temps, ceux qui viennent régulièrement, c’est l’occasion , peut être , aujourd’hui de  franchir le pas, laisser chez Jeanne, un petit mot de votre passage, ça me ferait grand plaisir.

      Je ne pensais pas tenir à ce rythme là, mais j’avoue que depuis 8 mois, les anecdotes et surtout votre passage m’a plongée dans un nouveau monde, celui de la blogosphère et je n’ai pas du tout envie d’en sortir.
  • le malheur des uns fait le bonheur des autres ...

    Nous entrons dans le hall du Cinéville en courant un peu avec Mark et Jérôme, nous avons opté pour la grand messe de l’humour et de la comédie bien française « les ch’tis « 

    Nous sommes garés un peu loin, la séance va commencer..

    Une femme l’air amusé jette en l’air « c’est pas la peine de courir, c’est complet, y’a à plus de places !« 

    J’imagine que cette femme est bien déçue d’avoir fait le déplacement pour rien, elle prend alors un malin plaisir à rester dans le hall et se réjouis que plein de gens seront eux aussi victime du même sort qu’elle..

    En quelque sorte, elle se réjoui du malheur des autres …

    Avouez que vous avez comme moi été témoins de voir des gens se réjouir du malheur des autres …

      A un demandeur d’emploi, certains trouvent un malin plaisir à demander avec une certaine condescendance : « alors tu n’as toujours pas retrouvé de travail ? «  tout en pensant, »de toute façon tous les chômeurs sont des fainéants et ils ont qu’à se bouger un peu, ils bosseront comme tout le monde « .Mépris ,regard hautain … 

    Dans les écoles, certaines mères aiment s’apitoyer avec délice sur le sort d’une famille défavorisée. Avec des expressions bien connues « c’est des pauvres gens «  « il est pas méchant «  , « ça fait pitié de voir ça «  , « ils ont pas les moyens «  .

    Elles aimeraient faire acte de charité mais comment ?

    On ne va quand même pas leur donner des vêtements, non, les pauvres ne peuvent pas s’habiller dans les marques, même usagées.

    Les inviter à l’anniversaire du petit dernier, non quand même pas …ils auraient pas les moyens de nous recevoir, ça serait gênant pour eux..

    Elles font partie en général des poussez vous j'arrive . et profitent encore du moment pour étaler leur argent, leur situation. leur moijem’occupebiendemesenfants.

    Je ne vous parle pas des gens qui rodent autour du veuf ou de la veuve.

    Se croient obligés de donner de leur personne dans le malheur, pleurent bien fort le jour des funérailles et disparaissent aussi vite, laissant quelque peut la personne seule se reconstruire, sans jamais prendre le temps d’envoyer un petit mot, un coup de fil, même pour la bonne année..

      A regarder la télé réalité, les spectateurs aiment à se réjouir de la naïveté, la bêtise des gens. Ils se réjouissent de les voir s’enfoncer, être humiliés par un jury qui est là pour écraser..

    C’est le cas dans la Nouvelle Star, les recalés, les casseroles, on aime regarder on boucle des images, des voix qui se vautrent.alors que même un entretien avec son supérieur nous ferait flipper..

      Vous en connaissez, sûrement, avouons qu’à un moment donné, on a trouvé un léger plaisir à voir un de ses copains échouer à un examen (il avait qu’à bosser un peu plus )

    Voir une rivale se faire plaquer pour un de vos ex ( vengeance ! elle l’a bien cherché )

    Se réjouir de l’expulsion de voisins  (avec tout le bruit qu’ils faisaient, ça devait finir comme ça )

    Oui le malheur des autres ravit le cœur des uns..

     

    Mais ce qu’elle ignore cette brave femme, c’est que je suis allée chercher mes places deux avant la séance et que contrairement à elle,, ce soir nous irons voir « les Ch’tis.." » et toc !

  • Spacialité

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    Pouvez vous me dire pourquoi, lorsqu’un établissement scolaire organise une porte ouverte, les parents qui accompagnent, s’agglutinent devant la porte et osent à peine rentrer dans la salle de classe ?

     

    Pouvez me dire pourquoi les gens qui s’installent au cinéma se barricadent en posant leurs manteaux à gauche et à droite de leur siège. On sent mauvais, ils ne supportent pas les autres ??

      Pouvez vous me dire pourquoi, quand on organise un stage, les participants reprennent systématiquement les mêmes places que le celles occupées le premier jour ? ( ça m’arrange pour repérer les visages et les noms ) 

    Pouvez vous m’expliquer pourquoi, lorsqu’il y a un concert, une conférence, un meeting, il reste toujours 3 ou 4 places de parking  inoccupées devant les marches de la Salle Polyvalente, place de Hercé alors que des centaines de voitures sont garées de manière anarchique dans toutes les rues des alentours ?

      Pouvez vous me dire comment ce fait il qu’à toutes les réunions de parents d’élèves, personne n’ose occuper le premier rang ? 

    Pouvez vous supporter de vous trouver seul sur une plage sur un rayon de 200 mètres carré et que justement un plagiste pose sa serviette à trois mètres de la votre ? Besoin de causer, de contacts, d’être rassuré…

      Un problème de spatialité pour certains, la peur d’être vu pour d’autres, l’angoisse de l’autorité, la tranquillité, l’insociabilité, je ne sais pas, c’est étrange ces petits comportements individuels et collectifs.
  • Le prof de musique

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    Au collège, nous avions cours de musique dans un bâtiment préfabriqué, isolé des autres, très bruyant, parquet en bois, murs en carton, vous voyez le genre, typiquement monté en deux jours dans les années 75.

    Notre professeur était ravagé, cinglé. Il ne donnait aucun cours, il n’y avait pas de quoi s’asseoir dans cette salle, on s’installait par terre et on faisait ce qu’on voulait.

    La plupart des élèves faisaient leurs devoirs dans un capharnaüm indescriptible, un piano posé dans un coin, acceptait les gammes d’un l’élève déjà initié, mon frère parfois, le prof s’assoyait là, et il s’occupait de cet élève, s’il le voulait..

    Puis comme un fou, il saisissait son violon et son archer et jouait un morceau de folk ou de musique traditionnelle.

    Ce prof, monsieur P, piquait parfois des colères épouvantables, sans prévenir, il devenait violent, s’en prenait à n’importe qui, c’était déconcertant de vivre un tel paradoxe.

    Certains tapaient sur des percutions, d’autres chahutaient, se battaient, c’était infernal.

    Je n’ai pas souvenir d’y avoir vu de partitions ou même d’avoir eu l’occasion d’exercer un tant soit peu ce qui deviendra pour moi, l’essentiel : le chant.

    Ce jour là, enfin d'année, les élèves de troisième ont apporté des 45 tours, on danse, c’est bruyant, on saute, on braille sur le « Banana Split «  de Lio.

    Cette chanteuse totalement inconnue est très jeune, elle a une voix nasale, je trouve ça très sympa, je danse un peu, je ne suis pas à l’aise dans cette ambiance.

    On ouvre les fenêtres, je ne sais pas comment les élèves pourrant ensuite retrouver le calme pour retourner en cours.

    C’était l’époque de cette inconscience générale, en 1979, on découvrait le Ska et surtout on passait en boucle les tubes des Bee Gees, d’Abba…et tous les tubes Disco qui déferlaient sur toute la planète depuis 4 ans.

    Je ne conserve pas de nostalgie de cette époque, j’adore écouter Abba et surtout chanter Abba qui furent pionniers en innovant avec des chœurs et des voix aiguës. Mais l’année suivante, une page se tournait, je découvrais Dire Straits, Barclay James Harvest, Supertramp et un peu plus tard, c’est une autre génération de chanteurs qui prenaient la place.

      Lio est devenue jury de la Nouvelle Star, Cécilia S est allée voir à Broadway la comédie musicale" Ma mamia ", la route tourne. Certains sont nostalgiques des années discos, c’est un concept qui rassemble, qui fait encore vendre..

    Une chose a bien changé, les cours de musique au collège et tant mieux..

    Avec le recul, je me demande comment un professeur exerçant dans de telles conditions n’était pas mis à la porte de l’Education Nationale, il portait une barbe grise, je suis qu’il est mort à présent.

    http://www.youtube.com/watch?v=WY57jGNCN8Q

  • Les deux fosses

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    Avant de devenir propriétaires, nous avions quelques critères essentiels pour l’achat de notre maison : chauffage fuel ou gaz,  de 1000 m2 de terrain minimum, 4 chambres et des dépendances.

    Quand nous avons visité celle qui deviendra la nôtre, elle offrait tout ça, elle n’avait pas fière allure mais les travaux n’effrayaient pas Jérôme.

    Les dépendances étaient on ne peu plus intéressantes :un grenier de 100 m2 sous les toits, une très grande grange à peu près en bon état (sauf la toiture ) et des caves annexes, inondables mais aménageables.

     

    La première année, nous avons passé un temps fou à tout vider, des centaines de bouteilles de cidre vide, une charpente pleine de vermine, du bois, des pots …bref un travail fou.

    Le sol en terre battue était un obstacle pour stocker le matériel et Jérôme décida de bétonner.

    Il me dit alors qu’il allait  poser des remblais et creuser une fosse, pour entretenir les voitures.

      Il a pioché, creusé, tapé, déplacé les gravas, la terre, aidé par mon père, jusqu’au jour où le trou fut assez profond, il réalisa 3 petites marches pour descendre et ferma la fosse avec une quinzaine de planches en bois. Sécurité absolue, il bétonna les deux caves.

    Nous avons  pu y mettre le congélateur, un établi à bois, des outils, le vélo, la tondeuse …

    Avec l’arrivée de Rose, nous avons acheté un monospace et il se trouvait que le véhicule ne rentrait pas dans cette ancienne cave.

      La toiture de notre grange fut refaite, par le mari de Camille d’ailleurs, ami de Peter et Maggie et Jérôme acheta une voiture ancienne. C’est sa passion, il aime, adore les vieilles voitures et surtout les démonter pour les remettre à neuf.

    Il décida alors de bétonner sa grange (oui c’est son fief, moi je conserve la véranda )

    Il me dit alors qu’il en profiterait pour creuser une fosse, qui pouvait être idéale pour la restauration des véhicules.

     

    Il a pioché, creusé, tapé, déplacé les gravas, la terre, aidé par mon père, jusqu’au jour ou le trou fut assez profond, il réalisa 3 petites marches pour descendre et ferma la fosse avec une quinzaine de planches en bois. Sécurité absolue, il bétonna la grange, installa l’électricité, construit un préau et y accueilla un caddie  rose

      Et voilà, je n’ai toujours pas de cuisine toute équipée de chez I... A, Schmitt, Mobalpa ou autre mais nous avons …deux fosses !

    Et je suis sure que vous n’avez pas ça chez vous, et puis convenez que ce n’est pas tape à l’œil une telle installation, c’est discret, il faut le savoir, ce n’est pas comme une piscine ou des colonnes de marbre à la porte d’entrée avec des poignées en or massif.

    Pas de signes extérieurs de richesse chez Jeanne et Jérôme, deux fosses, c’est tout..

     

    Pour information, je dis à nos descendants, héritiers et autres successeurs, que si dans quelques années, les temps sont durs, que vous ne pouvez pas nous offrir une sépulture descente, alors sans rien dire, mettez nos dépouilles dans les deux trous, refermez, déposez de la lecture, des fleurs, du chocolat, l’intégrale d’Urgences en DVD et ne vous en faites pas pour nous..

    Refermez, bétonnez, jusqu’au prochain courageux qui décidera à son tour, un jour de piocher, creuser, taper….