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  • Sanglots

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    Par ce temps bien frais, nous sommes allés au cinéma avec Jérôme .

    Il adore l’actrice Kristin Scott Thomas, vous l’avez vue dans « le patient anglais «  elle incarnait Fiona dans « 4 mariages et un enterrement « .

    Nous sommes allés voir « Il y a longtemps que je t’aime « de Philippe Claudel.

       Léa, (Elsa Zylberstein )accueille Juliette sa sœur qui a passé 15 ans années en prison. Elles essayent de retrouver un lien, de reconstruire un avenir à Juliette. de comprendre son histoire.

    Je ne vous en dirais pas plus, ce film m’a bouleversée, c’est une oeuvre exceptionelle, sensible, cruelle, admirablement interprétée, ponctuée par la musique de Jean Louis Aubert, mon alter ego ;

    J’ai versé des larmes sans retenue, arrachée, triturée par cette histoire si tragique, remuant en moi, cette angoisse permanente de la mort, la maladie.

    Je n’ai pas su, ni vu les pleurs du public, mais mes sanglots ont réveillé encore cette vulnérabilité qui m’habite.

    Allez-y, ce n'est pas la franche rigolade des « Ch’tis «  mais vraiment ce film mérite le succès de l’année, vous en sortirez transformé, c’est unique.

    L’interprétation de « dis quand reviendra tu  » de Barbara par Jean Louis Aubert est un petit bijou.

      http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaftLAv.html 
  • Las ,fatiguès , vidés ,crevés ,éreintés ...

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    A la fin de l’hiver, j’observe autour de moi, bon nombre de gens fatigués, las, dans l’attente du soleil, baignant dans une certaine morosité, petite dépressions, maladie. Le pouvoir d’achat, les 30 ans de la mort de Cloclo ( oui ça ne remonte pas le moral..)

    Il faut avouer que nous avons eu la chance d’être tous les 5 épargnés par les grippes, les gastro et autres petits désagréments. De tout l’hiver, nous n’avons rien eu, pas de médecin sauf Mark qui est allé aux urgences pour une entorse au poignet.

     

    Il paraît que pour combattre la fatigue, 4 solutions s’offrent à vous : le chocolat, crier, sortir et jardiner

    -          Le chocolat : chez nous c’est un problème recurrant, Jérôme en avale des tablettes, les enfants en mangent aussi 4 carrés tous les jours et au moment du café, j’avoue aussi ne pas trop laisser de temps à la tablette entamée .

        -   Crier : contrairement aux apparences, pour moi c’est un sport que je pratique quotidiennement, je braille, je hurle, je gueule de temps à autres, je m’énerve, deviNez auprès de qui, les enfants of course..

    C’est un combat quotidien de les faire ranger, débarrasser, ordonner, rester fidèle à leurs activités, alors j’use de ma voix pour faire tourner la maison.

           - Sortir : je sors, tous les jours, je vais à des réunions, je passe beaucoup de temps depuis janvier à la chorale, nous sommes invités de temps à autre, cinéma, courses, trajets, divers, c’est acquis …  

     - Jardiner :oui par toutes les saisons , je plante ,je gratte la terre ,je nourris mes lapins ,je regarde , j’admire mon bassin , mes plantations ,j’enlève les mauvaises herbes …

      Alors tout est là pour garder la forme, et bien tant mieux, un seul souci : les insomnies.Et puis notre famille, qui semble si bien se porter a même décidé d’accueillir des sans papiers, des exilés, des refoulés du cheveu, venant se nourrir gratuitement sur les têtes de Mark et Rose.La Marie Rose semble un peu dépassée, mon budget pharmacie explose depuis quelques mois, ils sont sains, en pleine forme mes enfants, alors ils pompent les petites bêtes …

    M’enfin, ça passera, en tout cas, je savoure chaque jour ce bonheur d’être en pleine forme, de pouvoir faire ce que j’ai envie et je vous souhaite la même énergie, n’oubliez pas, sortez de chez vous, jardinez en hurlant et trouvez du chocolat

    Ouf, ça tombe bien c’est Pâques !

      NB : vous trouvez pas qu’il est hors de prix le chocolat cette année , même ça dans le caddie de la ménagère ça coûte ,bon alors avalons du Prozac … 

  • Le retour de Dorothée

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    J’écoute de temps en temps l’émission radio de Jean Marc Morandini sur Europe 1.

    Je sais, ça fait pas intello, bobo, culturo, mais au moins je suis au courant de tout, oui parce que lui, il a les infos people, les révélations télé, les scoops …bref mieux que votre concierge ce Morandini

    Il reçoit ce jour là, Dorothée, oui la célèbre animatrice d’Antenne 2 qui a officié ensuite sur TF1 avec une bande de copains tous plus niais les uns que les autres, bon vous avez tous vu au moins une fois, sauf pour les plus jeunes, les même qui n’ont pas vécu la mort de Cloclo.Quoique je me trompe sûrement, c’était plus tard le club Dorothée dans les années 80.

      Je n’aimais pas du  tout ce style, cette surexcitation.j’aimais les « visiteurs du mercredi « ,

    des séries cultes comme Autobus à l'impériale  , les feuilletons de Cécile Auby « Sébastien parmi les hommes «  des histoires d’orphelins, ça me faisait pleurer. Et le très  pathétique Pinocchio  de Comencini, un chef d’œuvre hyper moraliste et sordide.

    A travers ça, je gérais tant bien que mal mes angoisses d’abandon, cette idée qu ma mère puisse disparaître et que mon destin serait inconnu.

      Alors voilà le retour de Dorothée, et les auditeurs  lui posent des questions, certains sont en larmes, on sent l’émotion qui monte, les souvenirs d’enfance, la nostalgie … 

    Je suis tombée l’autre jour sur ça, Fanfreluche,  (Kim Yaroshevskaya) est une poupée assise dans une grande chaise. À chaque émission, elle lit dans son grand livre de contes. Lorsqu'elle n'est pas d'accord avec le déroulement des histoires, elle entre dans l'histoire et change les choses comme elle le désire.

    J’adorais ça, c’était fantastique, merveilleux, irreél, cette poupée qui pouvait rentrer dans les contes, j’en rêvais, elle le faisait.

    Que d’émotion en redécouvrant ces images, le générique, je n’avais que six lors de la diffusion, c’est sûrement mais plus lointains souvenirs en 1971, la télé dans la cuisine en noir et blanc posée  sur le réfrigérateur, vous auriez vu l’installation …

    Vous avez sûrement vous aussi des images d’enfance télévisées, des histoires troublantes, des séquences qui vous ont marqués …mais franchement vous êtes pour le retour de Dorothée à la télévision ?

  • Mon ventilateur de poche

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    D’un naturel plutôt positif, je m’adapte tant bien que mal au changements climatiques de notre monde, enfin dans la mesure de mes capacités.

    En fait, je ne supporte pas la chaleur, au-dessus  de 25 degrés, je suffoque, je suis d’une humeur de chien, je me rentre, je bois, bref un cauchemar.

    Ainsi le printemps passé, je sais que le pire reste à venir, les chaleurs du mois de juin, de juillet et surtout du mois d’Aout.

    Je ne connaissais pas ce problème les 20 premières années de mon existence, le climat normand me convenait bien, j’ignorais tout bêtement que le mot «  chaleur estivale, »existait.

    Jusqu’au jour ou je m’installais dans l’Est, un vrai cauchemar le climat continental.

    Mon retour dans l’Ouest fut un peu plus acceptable quoique..

      Nous devions ce jour là faire un spectacle fin juin à la salle polyvalente sur le thème de la mer. J’aurais aimé savourer les vents marins et l’odeur de l’iode mais ce n’était pas out à fait le décor réel. La salle devenue cocotte minute à bien chauffé, garde bien la chaleur …et c’est vers 16 h que la troupe s’installa pour la mise en place et les réglages son.sous une température avoisinant déjà les 30 degrès. Je rappelle pour info que nous sommes 200sur scènes.

    Mais j’avais anticipé, je m’étais munie d’une bouteille d’eau bien fraîche, d’un brumisateur, d’une tenue légère et un ventilateur de poche..

    Oui, j’avais trouvé cet objet dans un magasin qui vend tout et n’importe quoi.

    C’était un objet de forme cylindrique d’une quinzaine de centimètres et muni de deux pales qui tournaient pour laisser dégager un léger vent, plutôt agréable.

    Alors naïvement j’ai sorti cet accessoire de ma poche et je me suis aérée légèrement..

    Vous imaginez bien tous les rires gras, les commentaires scabreux qui ont suivi de la part des ténors et des basses, en particulier les copains Paul, Jeremy, Léandre et les autres..

    Oui et il faut l’admettre cet objet avait l’allure de tout autre chose, son aspect, sa forme rappelait ces petits objets ludiques et très tendance appelés sex. Toys.

      J’ai cependant tout au long de la journée  eu recours à ce ventilateur dans l’unique but de supporter la chaleur déjà étouffante de l'après midi

    Le soir venu, nous avons revêtis vareuses et marinière, oui vous avez bien lu, ajoutez à cela la chaleur humaine de 2200 spectateurs, les chorégraphies assez remuantes, les projecteurs, et je pense qu’on avoisiner les 45 ° sur scène

    Au premier rang en spectateur se tenait notre nouveau maire( encore lui, oui ben après seulement une semaine, je ne suis pas encore remise ), il résistait lui aussi à cette suffocante chaleur, mais je ne manquerais pas de lui dire, qu’il doit sans tarder nous installer des ventilateurs géants pour fin juin, parce que vraiment mon objet de poche n’était pas assez efficace …

      Etrangement, j’ai survécu à cette chaleur, je n’ai pas fondu, je n’ai pas fait de syncope, je m’habitue donc déjà à ce que l’avenir nous réserve , ce fameux réchauffement climatique .

    Je me prépare alors à affronter un jour le Nevada, le Grand Canyon et le Colorado …mais j’aurai toujours mon ventilateur tout près de moi .

  • Le faire-part

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    Ce jour me je trouvais chez mes grands-parents maternels, c’était un matin, je devais avoir une douzaine d’années.

    Ma grand-mère va chercher le journal au courrier, elle y découvre un faire-part d’invitation, pour le mariage d’une de ces petites filles, une de mes cousines.

    Elle montre peu de réjouissance à l’idée de cette réception, il faut dire que vu le nombre de petits enfants, ça reviens souvent, et elle aime à se plaindre de moult maux, de diverses maladies, asthme …

    Elle prend le courrier cartonné, ouvre la trappe cylindrique de sa cuisinière à bois et  jette le papier dans les flammes.

    Je suis sidérée, si peu d’émotion, une telle froideur …je me dis alors à cet instant, si un jour je venais à me marier, elle n’aurait pas à  se faire supplier pour y aller car, elle ne serait pas invitée.

    Et je l’ai fait …

    Quand j’ai épousé Jérôme en 1991, elle n’a pas été invitée, ni elle, ni mes oncles et tantes.

    Ce fut un choix qui s’inscrivait dans toute une logique. Mes parents ne furent pas surpris car je les avais prévenus depuis des années.

    Une de mes tantes est venue au vin d’honneur, elle a incendié de paroles ma sœur, puis mon père, mais n’a pas osé affronté la personne concernée, moi

    J’avais, selon elle, la lourde responsabilité d’avoir posé un acte qui devrait être fatal pour ma grand-mère

    -« elle ne s’en remettra jamais «  avait elle déclaré.

    Quelques mois plus tard, ma grand-mère est arrivée vers moi, lors d’un repas familial organisé par mes parents, un paquet sous le bras, un énorme sourire aux lèvres.

    Elle m’a embrassée, s’est étrangement excusée de ne pas pu avoir fait le déplacement à notre mariage, je lui ai présenté Jérôme.

    Il y avait dans son regard quelque chose de changé, de touchant, je ne l’expliquais pas.

    Deux ans plus tard, je l’ai revue chez mes parents, elle vivait dans une famille d’accueil, elle n’y était pas bien.

    C’était le Jour de l’An, Ellen avait 1 an, je l’ai mise sur ses genoux, elle était heureuse, elle me dit que ses petits enfants ne lui avaient jamais donné leurs bébés, je ne pense pas que c’était vrai …

    Elle était rude, distante, mais étrangement très attachante, mon père l’aimait beaucoup, il lui vouait respect et culte. Mon frère avait compris comment elle fonctionnait, il se montrait très chaleureux avec elle, il avait beaucoup d’humour et l’a faisait rire.

    Je suis retournée la voir quelques mois plus tard dans cette famille d’accueil, avec mon frère.

    Nous l’avons trouvée souffrant d’une immense solitude, d’une grande vulnérabilité, elle voulait que nous restions, elle souriait, je lui ai pris la main, je l’ai embrassée, je l’ai quittée, et je ne plus jamais revue, elle est morte  peu de temps après dans son sommeil