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  • On écrit sur les murs ..

     

    Personnage incontournable des années 70 Artémios Ventoúris Roússos, l’égyptien plus connu sous le nom de Demis Roussos, enflamma les cœurs avec son groupe "Aphrodite's Child"et leur chanson rains and tears directement inspirée du Canon de Pachebel

    Un peu plus tard, il signa un autre tube, Quand je t'aime, frissons garantis !!

    Alors, chose promise, chose due puisqu’ils sont fans, j’offre ce petit bijou à Charl et à La virge.

     

    En 1989 le beau Demis au torse velu et à la voix sensuelle mit de coté ses tuniques à paillettes pour prendre  un look plus moderne ( c’était l’époque des épaulettes, ça rendait plus costaud )

     

    Il nous signe un autre tube, rebelle et engagé

    Allez jusqu’au bout pour le final des cornemuses, ça vaut le coup

    Et la fin Demis Roussos te montre du doigt  limite énervé..

     

  • Les marionnettes télévisées

    Comme beaucoup d’enfants, j’étais fascinée par les marionnettes, télévisées forcement puisqu’on ne sortait jamais

    Mes plus anciens souvenirs remontent aux marottes de Tahon en 1972

    Les marottes dansaient, s’agitaient, elles n’avaient pas de bouche, le principe était de les actionner à l’aide d’un bâton

    La compagnie André Tahon, avait aussi réalisé les Sourissimo, sourissimo.jpgc’était des marottes souris qui s’agitaient comme des folles, elles se multipliaient, s’enfuyaient en braillant, j’adorais !

    Plus tard, avec les « Visiteurs du mercredi  » les marionnettes étaient de taille humaine, des gentils monstres, comme Brock et Snock, Casimir et compagnie BROCK ET SNOCK.jpg

    Il y eut aussi Les sentinelles de l'air , les thunderbirds : une série de science fiction, avec des marionnettes totalement articulées, des espions et la belle lady Pénélope

    Non seulement je ne comprenais rien, mais ça me foutait la trouille

    Louis adorait ce programme, des fusées, des avions, des explosions, un bonheur !

    Plus tard, j’adorais le Muppet show , ce show cultissime avec Kermit la grenouille, Peguy la cochonne et les deux vieux ronchons

    kermit.jpg

    Ils avaient l’art d’inviter des guest stars à ce mythique rendez-vous britannique

    Ca me faisait rire, et les personnages me ravissaient parce que c’était des animaux

    J’ai mis du temps à comprendre que je n’aimais pas les marionnettes à figure humaine, que je préférais les toutous, les grenouilles, les ours, comme dans Saturnin, Aglaé et Sidonie..

    Les pantins articulés me font encore peur parfois, comme dans un mauvais film d’horreur, étrange sentiment

     

    Louis regarde les marionnettes sur la chaîne cryptée, je ne regarde pas, faute de temps, d’envie

    Depuis le temps que ça dure ..

     

  • Les décroissants

    vers de terre.jpg

    Il y a quelques années, nous avions trouvé au bas de notre immeuble une armoire démontée

    Nous l’avons récupérée, puisqu’elle était destinée aux ordures, Jérôme a scié, agencé, pointé pour en faire une table de change pour notre premier bébé

    Elle a fait nos déménagements, les trois enfants, puis un beau jour, plus de couches, alors le meuble fut de nouveau converti, dans le  meuble lit mezzanine pour Mark, réalisé par Jérôme aux doigts d’argent

     

    Pire encore, mon homme ayant un don inouï pour restaurer  des voitures et amortir les deux fosses , a acheté un jour un véhicule d’occasion qui avait était immergé

    Il était plein de boue, immonde, il a tout démonté, astiqué

    remonté, galéré avec l’électronique

    Un jour, miracle la voiture a démarré et depuis ce temps, elle m’accompagne partout, pour très longtemps puisque vous imaginez bien qu’elle est invendable !!

    Sans le savoir, déjà, nous étions des décroissants

     

    A la télévision, un soir, un magazine est allé en reportage chez un jeune couple.ils ont un très bon niveau de vie, des salaires corrects, et le samedi matin, ils vont, à vélo, faire le marché, en quête des fruits abimés, non vendus, qu’ils ramassent pour le week end

    Personnellement, j’aurais des scrupules à le faire, estimant que bon nombre de sans abris ont sans doute,, pour d’autres raisons recourent à cette pratique, et je leur laisserais les légumes pour eux en priorité

    Le couple, sympathique (mais un peu énervant ), vit en colocation avec d’autres, et ils ont installé, dans leur cuisine, accrochez-vous, un compost fait d' épluchures et de vers qui font leur travail

     

    Ce sont eux aussi des décroissants

    Whaouh !!!!!

    Mais ils ont font quoi de leur compost après ??

     

    Autre reportage : une femme, divorcée, vit dans une yourte au milieu des bois dans la montagne, elle n’a pas de confort, très peu de choses, elle a choisi de vivre loin de la consommation, assume son choix, élève des ânes …

     

    Sa fille, une adolescente de 15 ans, ne peut imaginer de vivre avec elle ( y’a pas MSN ) et vit dans un studio, a quelques kilomètres, elle rend visite à sa mère de temps en temps

     

    La, j’avoue que je suis un peu perplexe, n’a t’elle pas besoin de la présence d’un parent au quotidien, d’être davantage entourée, sécurisée, le choix de sa mère est tout à fait acceptable, mais … quelle priorité ?

     

    Nous avons un compost, j’étale le fumier des lapins dans mon jardin, nous avons un récupérateur d’eau de pluie pour arroser, un broyeur à végétaux pour faire des écorces (c’est le jouet préféré de Zohra )

    Nous nous efforçons de ne jamais jeter de nourriture, sommes victimes forcement des tonnes de déchets journaliers, qui polluent

    Les décroissants, je me sens proches de leur mode de pensée, ne pas consommer à outrance, je n’aurais pas aimé faire construire une maison neuve pour cette raison , restaurer les vieux murs , dans la mesure du possible .

    Je n’aime pas pourtant ces quelques communautés moralisantes et culpabilisantes qui voient le jour

    Ces donneurs de leçons de couches lavables, de produits bio en tout genre

    On fait avec ce que l’on est, qu’on peut difficilement revenir en arrière en terme de confort , de déplacements .

    Je côtoie des adeptes militants des toilettes sèches, non vraiment pas possible  pour moi  d’installer ça au fond du jardin .

    Il me semble qu’il faut sensibiliser nos enfants, les éduquer à respecter, ne pas jeter, renoncer ; je peste encore beaucoup sur les emballages, les conditionnements onéreux  de certains produits

    Imaginez une recharge de crème de jour en berlingo, ben non, c’est pas classe …

     

     

    Allez faites-moi tous la promesse d’avoir un lapin dans votre cuisine, c’est plus sympa qu’un compost avec des  vers, avant d’aller habiter une yourte parlez en à vos enfants, et puis de grâce, arrêtons de porter aux nues des comportements qui sont tout bêtement des actes civiques, écologiques, économiques que bien des gens ont adopté depuis longtemps, loin des caméras, et pour beaucoup parce que la vie ne leur à pas laisser le choix

     

     

  • Sinistre maison

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    Le dimanche, après avoir mangé le poulet, nous débarrassions la table, on faisait la vaisselle, mon père balayait et passait la serpillière, ma mère posait vite fait son rouge à lèvre, ajustait sa montre et tous les cinq, dans l’Ami 8,nous partions faire une visite

    Mes oncles et tantes habitaient tous aux alentours, mon père avait décidé à l’avance du lieu choisi

    Parfois, il n’y avait personne, alors on essayait une autre maison

     

    Celle là était un peu sinistre

    Ma tante Arlette, la sœur de mon père, nous accueillait en bougonnant, ronchonnant, elle pleurait de rage parfois .

    Son mari, un agriculteur un peu frustre était souvent parti à la chasse

    Il n’y avait qu’une pièce, un évier posé le long du mur, et une grande table avec des bancs

    Mon cousin Jean Michel regardait Starsky et Hutch

    Il y avait des chiens énervés qui nous sautaient dessus, pas bien propres, ni affectueux .

    Accrochés au mur, je fixais des   photos de vaches encadrées, des bêtes de concours, une photo de classe  jaunie

    C’était sombre,  aucun jeux, une grande chambre humide pour les cinq enfants, Guylène, la seule fille avait un paravent à côté de son lit

    Elle aimait la campagne, les bêtes, les veaux, les cochons

    Avec elle, on partait vers la stabulation, ça sentait mauvais, c’était boueux

    On rigolait, on passait une partie de notre temps à dénigrer le reste de la famille 

    Plus tard, Louis la retrouva à la fac

    Les deux fils aînés firent des études universitaires, mon oncle commerçant ne les aimait pas, il disait qu’ils étaient révoltés

    L’oncle Raymond  revenait de la chasse, il marmonnait avec sa Gitane maïs au bout de la lèvre

    Les parents buvaient un verre de vin, puis un café, ils ne parlaient pas trop politique, ma mère disait rien ,ou peu.

    Les enfants ressemblaient à leur père, ils étaient costauds, les joues très rouges

    Tous sauf Jean Michel, il était maigre, palot, toujours en retrait

    Il était menuisier , il n’aimait pas l’agriculture . 

    La tante se plaignait tout le temps, elle détestait sa vie, tout lui était pénible, ils passaient leur temps tous à s’insulter, étaient incapables de se parler sans gueuler, ils se frappaient parfois ,se provoquaient

    Mon père disait que c’était spécial , ils parlaient que d’argent .

    Je n’aimais pas y aller, c’était sombre, hostile, j’ai toujours cru que jamais le soleil n’était venu jusque là …

     

    Normal, l’été nous allions tous les dimanche à la plage

  • hasards improbables

    cheveux en l'air.jpg

    Serrés les uns contre les autres à la barre de métal, j’observe les passants

    Rose  a la chevelure électrique, des mèches remontent au-dessus de sa tête, au contact du manteau du voisin.

    C’est drôle, totalement insolite, comme dans un dessin animé, elle ne voit rien, mais sa chevelure est explosée

    Les gens sourient, puis rient, elle grogne, croit qu'on se moque d'elle

    Un homme me lance «  c’était bien le musée des sciences ? « 

    Eclats de rires, encore.

    Jérôme s’écrie :

    « tiens salut Laurence « 

    Je me retourne, à qui il parle, dans le métro, on connaît pas les gens ici, on va à Paris une fois par an, c’est qui ??

    Une collègue de travail

    Elle hallucine, c’est tellement improbable de se croiser là, dans la même rame, à la même heure

    Il salue un homme un peu plus loin, il l’a connu au tennis de table

    De mieux en mieux, eux se connaissent aussi.

    L’homme qui rit commente, c’est dingue de croiser des collègues ici.

    « Ben quoi on a pas des têtes de parisiens ? « 

     

    Tout le monde a vécu ça une fois, dans un camping, un train, à l’étranger, en avion, croiser par le plus grand des hasards une connaissance, un voisin

    Je sais, c’est fréquent mais ça m’épate, ça me surprend, c’est improbable mais  ça arrive …

    A vous aussi , certainement ?

  • Piquer des choux

    oreiller.jpg

    « Jeanne, tu vieillis « 

    Oh ça va, j’arrive encore à mettre mes chaussures toute seule, monter les escaliers sans me tenir à la rambarde, faire ma pétasse sur scène en chantant Grease avec Carla …masquer mes rides.

     

    Il faut l’avouer, depuis quelques temps, je souffre d’un handicap majeur, face auquel je ne peux pas lutter, le sommeil  me gagne et me frappe d’un seul coup, à partir de minuit, si je ne suis pas active

     

    Nous étions invités chez Jean Baptiste et Ludivine

    Dîner exquis comme d’habitude, bon vin, pas d’enfants dans les jambes, jolie soirée

    Nos amis avaient fait un voyage en Inde, et nous étions contents de les entendre raconter leur périple

    Jean Baptiste dépose  sur la table il une pile de photos, 300, peut être plus.

    Il commence à nous les montrer, avec les explications, et mes yeux me piquent, les paupières se ferment, je dors, rien à faire, j’entends, je suis dans un état lucide, mais je dors

    Affreux !

    Un petit réveil

    « ah oui, superbe le temple « 

    Ronnnnnnn, je ne peux rien faire,  lutter, rien, ça recommence, je passe en mode veille

    « Lâches tes com Jeanne « !

    Par chance, ils sont justes derrière moi, je ne suis pas certaine qu’ils se rendent compte de mon état, je lutte, au bout de la 298 eme photo, je reprends les esprits .

    Ça m’arrive de plus en plus souvent, deux fois de suite lors d’un spectacle, pourtant l’un des deux me plaisait beaucoup

    Comprenez bien que je n’aille plus au cinéma, pas la peine, je ne vois que le générique de fin

    Je ne dors pas toujours très bien, comme beaucoup, je fais des insomnies, ou bien je me lève tôt

    Alors le soir, pas de lézard, je tombe, comme une mouche, rien à faire, je dors à table

    Peter est pareil, il a toujours un coup de barre

    Il est dynamique, bon vivant, on cause et puis tout à coup, à table, il ferme les yeux

    Maggie lui dit « tu dors Peter ? « 

    « Non, pas du tout.. « 

     

    Ma mère s’endort parfois devant « question pour un champion «  allez savoir pourquoi ?