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  • Pourquoi les chats sont verts ?

    julien clerc.jpgmarc_chagall.jpg

    Quel rapport entre ces deux photos ?

    Julien Clerc et le tableau de Chagall

     

    Un homme, peut être inconnu pour vous, DAVID Mac Neil

    David McNeil est né à New York en 1946. Fils du peintre Marc Chagall émigré en Europe, il passe sa tendre enfance dans le sud de la France, côtoyant bon nombre de « génies » tels que Cocteau, Picasso ou Matisse…

    David McNeil est né à New York en 1946. Fils du peintre Marc Chagall émigré en Europe, il passe sa tendre enfance dans le sud de la France, côtoyant bon nombre de « génies » tels que Cocteau, Picasso ou Matisse…

     Petite enfance heureuse jusqu’au jour où sa maman quitte le peintre pour aller s’installer en Belgique avec un photographe belge, envoyant par la même occasion le jeune David en pension à Versailles. Celui-ci exprimera par la suite ce manque "affectif" d’un père qu’il ne verra plus que pendant les grandes vacances et qui fera tout pour le dégoûter de la peinture.

    davaid mac neil.jpgIl a toujours eu envie de devenir chanteur, mais le trac l’empêcha de monter sur scène, il devint alors parolier pour les plus grands

    Entre autre pour Julien Clerc il écrit ça

    Mélissa, métisse d'Ibiza
    Vit toujours dévêtue
    Dites jamais que je vous ai dit ça
    Ou Mélissa me tue...
    Le matin derrière ses canisses a-
    -lors qu'elle est moitié-nue
    Sur les murs devant chez Mélissa
    Y a tout plein d'inconnus

     Texte léger, clin d’œil à Matisse, chantez ça en groupe, le moral revient vite fait, gestes syncro en prime !

    Et pour Souchon il a écrit « j’veux du cuir «  plume provocante, et pleine d’humour

    « Mais si j'dis ça, je casse mon image.
    Ce s'rait dommage d'être au chômage à mon âge.
    J'veux du cuir : pas du peep show ,du vécu.
    J'veux des gros seins ,des gros culs.
    J'veux du cuir,
    Sade et Shade et Suzy Q. »

    (bonjour les mots clés ..il va y’avoir du monde chez Jeanne avec ça ..)

    David Mac Neil a écrit des romans, et des albums littérature jeunesse dont le plus connu est « quand les chats étaient verts ? » chat vert.jpg

    Et c’est vrai que cette question laisse perplexe, en fait j’en ai jamais vu et même la Louloutte, confortablement installée dans les charentaises de Louis, reste concentrée et interrogativelouloutte chaussons.jpg

    As t’elle un jour croisé des chats verts, sa mère elle est bleue …comme le lotus.


    Melichat, métisse d’Ibiza..

  • Le lotus bleu

    Le lotus de Gordon a fleuri

    Je suis en extase devant cette merveille

    Trois petites graines jetées dans le bassin et voilà …trois étés plus tard..

    Bien sur je n’attends pas des fruits en abondance comme ceux  de L'étang de Font Merle , mais cette floraison est tellement symbolique lotus bleu.JPG

     

    J’ai connu Gordon en 1985 je crois, vous vous rendez compte, tout ce temps, il avait un peu de plus de 15 ans et moi, un tout petit plus .

     

    Et c’est ce même Gordon qui a creusé ce bassin, qui a même des nouvelles idées pour en aménager une autre, pour y mettre des nénuphars, des carpes et pourquoi pas des tortues

     

    Rien de plus apaisant, une  douceur de septembre, un rayon de soleil …et

     

    Je me suis quand même énervée !

    Parce qu’à la jardinerie j’ai aperçu des sapins de Noël, et en faisant mes courses, des friandises, des gâteaux de Noël, oui, avec le Père Noël  qui attire les enfants avec un regard pervers et des joues de pochtron .

    Je suis folle de rage, ça me fout le cafard, plus de citrouilles, plus de chrysanthèmes , on passe tout de suite aux boules et aux guirlandes, ils sont malades ces industriels, ils ont peur qu’on y pense pas

    Tiens, après tout, pourquoi pas, ne perdez pas de temps, je vais fêter Pâques, demain, tiens, la chasse aux œufs, je vais mettre des tulipes en plastique dans les massifs, on y verra que du feu, et ce sera fait !!!

     

    framboises.JPGJe me calme et je vais faire une délicieuse charlotte aux framboises avec mes fruits, parce que, une chose est sûre ,il n’y aura  plus de framboises dans les jardins à Noël .

  • Caché , coucou !

    Les bébés aiment se cacher derrière un rideau et rire aux éclats en sortant.

    Avec une serviette, un foulard, ils cachent leur visage, et soudainement le mette à terre en riant, les yeux pétillants de joie

    Rien que de voir le visage de leur maman, ils sourient, les mères adorent avec eux jouer à « caché coucou « 

     

    Fière de ma trouvaille, je me suis dit que mes lecteurs étant joueurs et drôles, je me dois à leur tour de leur dire...

    _9121724 jeanne.jpg

     

    « Caché, coucou !!!!!!! « 

     

     

     Photo : Louis le bipolaire.(  Tous droits réservés )

  • Esprit de contradiction

    Chaque année, nous semons des coloquintes

    Quand les enfants étaient plus jeunes, ils adoraient aller les cueillir après l’école et faire leur petit marché

    Mais depuis deux ans, les coloquintes ne poussaient plus vraiment, elles manquaient d’eau, séchaient

    Cette année, j’ai pris une ferme décision : pas de coloquintes, ça se mange pas, ça sert à rien !

     

    En juillet, dans le pot du jasmin, j’ai vu sortir un pied de coloquintes

    , et d’autres dans le compost, et encore d’autres tout au fond du jardin, dans les capucines, les tomates

    Y’a des coloquintes partout, fraîches, colorées DSCN1908.JPG

     

    Parfois, on veut et on a pas, et quand on n’en veut plus, ça arrive

    J’aime observer ces contradictions,  ces paradoxes

     

    Comme ce jour où le Docteur H me parlait de sa maladie

    Et le bébé de Carla qui devait naître grand prématuré et qui tarde à pointer le nez

    Et cette discussion avec une psychologue complètement démoralisée …

    Contradictions, changements, imprévus, paradoxes …

     

    Rien n’est lisse, rien n’est prévisible, rien n’est calculé

     

    On maîtrise la plus part de nos actes, mais on doit accepter une grande part de hasard, de fatalité, de virages

     

    Dans une grande corbeille, je déposerai les coloquintes, me préparant pour de bon au changement de saison

     

    C’est peut être la seule certitude, l’été ne reviendra pas maintenant..

     

  • La vraie rentrée

    chaise.jpg

    Des bises claquent sur des joues joyeuses, plein de bises, des embrassades, des acccolades avant que le sale virus ne nous refroidisse le cœur, même pas peur..

    Des regards distants, intimidés tentent de se fondre dans ce chaos de chaises, une enveloppe de kraft renferme le nouveau cru, après avoir virevolté de droite à gauche, je prends place à côté de Bérénice, Léandre est tout près de nous, Eléonore et Carla m’ont rejoint, cette proximité est tout à fait plaisante, chaleureuse

    Après les traditionnelles consignes, les notes s’envolent, Théodore en trois mouvements lance l’invitation vocale, nous chantons, je chante avec eux, je connais par cœur ce que je chante, rien de plus exaltant, les petits tracas deviennent poussières, je m’envole à mon tour, ultime plaisir, divin voyage.

    Deux cent personnes repartent pour l’aventure, huitième année pour moi, pas loin de 200 chansons ingurgitées, et nous voilà prêts a renifler le menu

    Les années 70, années légères, insouciantes, populaires

    Tous les corps se dandinent, c’est un peu comme les jouets reçus à Noël, on aimerait tout essayer

    Je croise des regards heureux, d’autres inquiets tenteront leur chance, une petite audition les attend, je ne les envie pas, les places sont peu nombreuses, l’un tente sa chance pour la deuxième fois, il a même essayé de m’amadouer un peu avant, on ne manipule pas Jeanne..

     

    Je sors heureuse, je retrouve Jeremy, ravi, tout le monde est ravi de ce qui nous attend, comme un léger retour dans notre enfance

    Serena nous donne une jolie enveloppe, Carla caresse son ventre rond, Oboudemerev intègre le groupe, les conversations partent tous azimuts

     

    Deux mois c’est long …

     

    Hier soir, pour mon plus grand bonheur, j’ai fait ma rentrée vocale

     

  • La tête à coiffer

     

    Chez ma coiffeuse, qui a enfin ôté la déco plage et cocotiers, un jeune apprenti s’entraîne au métier .

    Il est jeune, gringalet, un physique de télé réalité, mélange de Steevy et de Magloire ( je vous laisse imaginer )

    Il pose un à un, en ligne, des bigoudis sur une tête à coiffer

    Quand j’étais enfant, je détestais les têtes de poupée à coiffer, ça me terrorisait, quelle idée, une tête sans corps, je trouvais ça sordide

    Les petites filles demandaient ça et les pauvres poupées entêtées, finissaient toujours en haut de l’armoire, ou sur une étagère dans la cave, pleine de poussière, espérant faire une seconde carrière de mannequin dans un vide grenier tête poupée.jpg

     

    J’aimais les vraies poupées, les belles, aux cheveux plantés et aux yeux qui se ferment .

     

    Le coiffeur ne peut pas s’exercer sur des vraies dames, parce qu’il sait pas encore faire, il apprend, il doit tirer les cheveux, c’est normal, il a le droit de rater puisqu’il apprend

    Les étudiants en médecine apprennent à faire les sutures sur des pieds de cochon ( si, j’ai vu ça dans Urgences )

    C’est mieux, peut être moins tendre que la peau humaine (la couenne de cochon c’est coriace ) mais au moins ils peuvent rater

     

    Et les tatoueurs, ils s’entraînent sur quoi ?

    Je ne sais pas des autruches, des dindes, je me demande ?

     

    Je n’aurais pas confié ma tête à l’apprenti gringalet .

     

  • Balles , boules et ballons

    BALLE.jpg

    Mes premiers souvenirs remontent à l’école primaire, le jeu de  la balle au prisonnier

    Parfois nous  étions  obligés de jouer avec le maître, je n’aimais pas me prendre un ballon dans les jambes, je n’avais pas de force pour coller les adversaires, j’avais peur, j’étais peu motivée pour ce combat

    Je rendais les armes très vite, au trou, prisonnière, je papotais avec Louis.

     

    Au collège même scénario  sous le préau,, il fallait passer à travers les balles, le champ de bataille était bruyant, j’agitais le drapeau blanc, rien à faire, j’étais touchée en plein cœur, je haïssais le ballon

     

     

    Puis au sport, des grandes bécasses qui me gueulaient dessus, « allez tire «  « passes la balle « 

    Personne ne voulait de moi dans son équipe de volley ou de basket, j’étais une vraie calamité, un boulet

    Mais je ne n’avais  rien demandé, on m’obligeait à faire, j’avais peur  des balles

     

    Etudiante, c’était la trêve, enfin je croyais

    Jusqu’au jour où un copain eu cette belle idée

    « On va au bowling ? « 

    Quoi, au bowling, m’arracher les doigts dans une boule qui pèse des tonnes et la lancer sur des quilles

    Beurk, je ne sais pas viser, ça m’énerve, c’est long d’attendre mon tour et puis ces chaussons, je veux pas !!

     

    J’avais enfin gagné le répit..

    Et crier gare, je fus conviée à faire un mini golf

    Au début je trouvais ça ludique, et puis au bout d’une demi-heure, ça m’ennuyait, viser, marquer des points, je n’ai jamais compris le principe

    Allez, sans moi !

     

    « Alors Jeanne, on fait une pétanque ? »

    Une pétanque, ah oui, on a fait des pétanques sur la plage d’Agon, plein de fois, on rigolait bien, je n’étais pas mauvaise du tout, les pieds dans le sable, je suis si bien, prête à une reconciliation avec la boule

    Ça ne dura pas longtemps, la pétanque à son tour m’ennuyait, je n’avais pas de motivation à viser juste et bien

     

    C’est ainsi qu’un jour, définitivement je décidais, libre et heureuse de ne plus jamais être contrainte à toucher un ballon, une boule, une balle

     

    C’est ce que je pensais jusqu’à ce jour, où la famille de Jérôme réunie dans un gîte au bord de la mer, proposa une balle au prisonnier sur la plage

    Bien sur, assise sur le sable, j’étais bien. Je ne demandais rien de plus et j’entendais « Jeanne, tu viens jouer avec nous ? »

    Non, non

    Allez viens, c’est génial, on TOUS jouer, petits et grands, allez, un effort !!

     

    Non, je ne ferai pas d’effort, c’est fini, terminé, lâchez-moi avec ce truc rond qui m’a pourrit la vie durant des années !! Je veux pas, je suis grande, c’est moi qui décide, sans moi !!!!

     

    Et j’ai vécu, ce jour là, exclue une fois de plus du groupe mais libre, libre.

    J’ai peur des balles, je vous le dis,  j’ai même pas de gilet pare balle..