T'as vu mon nouveau jouet ?
(Bien sur les autres vous avez le droit de regarder )
Ce qui est dingue c'est que je n'arrive pas à prendre de belles photos de mes bijoux et un aspirateur ce serait presque artistique ....
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T'as vu mon nouveau jouet ?
(Bien sur les autres vous avez le droit de regarder )
Ce qui est dingue c'est que je n'arrive pas à prendre de belles photos de mes bijoux et un aspirateur ce serait presque artistique ....
Les plus pressés ont opté pour un SMS
Les plus créatifs pour une mosaïque de photos avec petit message par mail
Les plus bavards ont pris le combiné du téléphone
Les plus tactiles ont choisit les bisous claquants et les embrassades joyeuses
Les plus humanitaires ont fait deux dons d’un coup
Les plus bricoleurs ont sorti les ciseaux et la colle, et leur ami le facteur
Les plus téméraires ont choisit un dromadaire
Par tous les moyens, j’en veux des vœux, je les ai lancé et reçus comme des balles moelleuses et colorées
Dans ma boite à lettre en fer ou virtuelle, j’ai pris plein de messages, pleins de mots délicieux
Dans notre quotidien, pleins d’amis ont ressurgit, j’ai eu de fort belles surprises
On pourrait que c’est conventionnel, qu’il faut s’en souhaiter toute l’année du bonheur à venir, on peut s’en passer de ces messages obligés
Je ne me lasse pas de ça …
Je relis les mails, garde les SMS, regarde les jolies cartes
J’aime ça..
J’ai reçu des paroles pleines de réconfort, celles du gars du Sud avec son sourire charmeur, celles de mon « patron « me gratifiant de sa reconnaissance
J’ai autrefois détesté ce premier jour janvier ou il fallait embrasser les cousins, les cousines, les tantes, les autres, ça n’en finissait pas …
Je me gave de ces nouveaux échanges familiaux et amicaux, petits cadeaux graphiques …
Pour vos mots, vos cartes. merci, merci, merci !
Pas de fèves dans la galette à l’Elysée, (remarquez je n’étais pas invitée ) parce qu’on ne peut pas élire un roi

Mais il y a eu un petit prince, cette semaine..
Le petit Nicolas est papy, son gentil fils est papa, je ne connais pas le prénom du descendant du monarque
Si quelqu’un est au courant, je rajouterai à mon logiciel de prénoms
J’avais fait le serment de ne plus parler de lui depuis qu’il avait fait sa dernière apparition dans la série culte
C’est vrai, vous finiriez par croire que je suis dingue de lui
J’ai envisage de faire une cure de désintox depuis que j’ai vu dans la presse qu’il avait trouvé le bonheur après d’une belle brune italienne
Mais vous ne m’aidez pas
Il suffit que j’aille faire un tour par-là ou par ici , chez elle ou toi , il est partout, avec ou sans café
Il est même arrivé dans ma boite à lettres ,sous pli
J’en profite pour vous remercier pour vos clins d’œil savoureux !
Une des chinchillas a perdu tous ces poils sur le dos
Ce n’est pas très chic
J’ai d’abord pensé lui tricoter un manteau en peau de lapin mais mon pauvre lapin blanc est mort
Alors j’ai pensé à une moumoute, grise, j’ai cherché partout mais je n’ai rien trouvé en soldes
Elle a peut être aussi le blues de l’hiver
Je vais la rapprocher de la porte fenêtre
La luminothérapie …. Ils ont dit .
Un jour de la semaine dernière , mon nombre de visites à explosé, doublé, j’en ai déduit qu’un lecteur a sans doute lu une partie de mon blog
Si celui voulait bien ce manifester, ça ne me laisse pas indifférente
Dans les années 70, ma grand-mère m’avait offert une petite chaise d’enfant, je ne pas de souvenirs de l’avoir reçue, mais je l’ai toujours vue dans ma chambre
Elle était singulière, en bois massif, verni, les pieds très fins, solides, et robustes, et les accoudoirs formaient un cercle enveloppant
Trop d’ailleurs
Je ne pouvais plus m’asseoir dedans, j’y installais mes poupées, elle trônait toujours au même endroit
J’aimais cette petite chaise
Ma cousine adorait s’asseoir dedans, elle se promenait en riant aux éclats, les fesses collés au siège !
J’ai un jour ramené ma chaise dans mon chez moi, j’ai laissé le reste intact.
Je l’ai trouvée tellement typique d’une époque, elle aura presque pu être dessinée par Charlotte Perriand, allez savoir..
C’est peut être un objet de valeur …
Je n’aime pas les chaises lourdes, j’aime déplacer les chaises avec aisance, pour nettoyer dessous, pour combler les places vides à table
Je n’aime pas regarder la télévision sur une chaise, c’est inconfortable
J’aime bien les chaises pliantes, celles qui s’empilent, celles qui donnent place à ceux qui n’étaient pas prévus
Je n’aime pas voir des gens sans chaises, c’est comme si leur présence n’était pas attendue, c’est vexant de rester debout
Les gens n’aiment pas prendre les chaises des premiers rangs, elles sont souvent vides aux réunions
Je n’aime pas jeter une chaise, j’ai besoin de la voir vivre encore, la réparer, la prolonger
Je n’aime pas acheter des chaises neuves, c’est comme les verres, j’aime celles qui ont déjà vécu, vu plein de culs, porté de lourds fessiers
C’est gênant de casser une chaise à cause de son poids
Les chaises de classes sont robustes mais je les trouve moches, surtout quand elles sont victimes des chewing gum collés dessous …
J’aime beaucoup les petites chaises de jardin en métal
Je pense que dans notre maison, nous avons au moins vingt chaises
Mes parents ont une chaise recouverte d’une moumoute rouge, c’est un truc incontournable, qu’ils sortent que lorsque nous déjeunons tous ensemble
Vous pensez peut être que ma chaise d’enfant est un fauteuil, j’aurais du faire un billet sur les fauteuils
Une autre fois …
Deux amis se sont mariés en douce, sans le dire, vite fait bien fait, quelques jours après Noël
Ils ont voulu rester discrets, mais dans les petits villages, tout finit par se savoir
Alors leurs copains ont eu l’idée de leur faire une surprise, et c’est ainsi que pas loin de vingt personnes ont déboulé chez eux, gâteaux, bouteilles, et soupe dans les cabas pour trinquer
Nous étions de la partie, et nous nous sommes retrouvés avec des gens que l’on ne connaissait pas, des babas cool aux foulards colorés, bio, écolo et tout le reste ( veiller à ne pas trop se pomponner dans ces cas. si vous ne voulez pas vous faire remarquer )
Nous avons papoté, chanter, picolé, dans une ambiance bon enfant, et avons contraint nos amis à choper l’agenda pour fixer une date pour faire la fête avec tous ceux qui avaient fait le déplacement
Rendez vous fut pris en juillet, ouf, à une autre date d’une autre fête déjà programmée un peu plutôt
Les fêtes sont très répandues par ici
Le principe est simple, trouver une date, réserver un gîte, une salle, un lieu suffisamment grand pour accueillir plein de monde, sélectionner les invités, envoyer les invitations, et les modalités
Souvent, nous préparons des sketches, parodies de chansons, la déco de table ( c’est mon truc )
Nous contribuons en apportant une bouteille, une entrée, un cake …
C’est simple, festif, et ça nous permet de rencontrer de nouvelles personnes, que l’on recroise à d’autres fêtes,
Le lendemain il y a toujours du monde à revenir, pique nique et rangement, c’est très cool ces moments là
J’en ai vécu plein, des drôles, des ratées parfois, mais ils rythment nos saisons, comme autrefois il y a avait les moissons, les vendanges, le cidre, les commémorations, mariages, communions.
Ce sont des repères, des rassemblements, j’aime ça, c’est doux, ça crée plein d’échanges, souvent on héberge des invités,
La plus grosse fête que j’ai vécue fut l’anniversaire de Théodore ( deux fois d’ailleurs ! ) un truc énorme que je raconterai un jour
Plus les années passent, plus je fuis les rituels de Pâques, Noël et Toussaint, plus ces fêtes sont les plus jolis moments de l’année, ceux que j’attends, que je marque au fluo dans mon agenda, ceux qui me font souvent rater des départs en vacances …
Il y a parmi nous des gens qui n’organisent pas. Jamais, prétextant le manque de temps, ont ils tout simplement peur de ressembler leur entourage, c’est vrai que ce n’est pas toujours aisé ?
Mais dans la vie amicale aussi, il faut prendre des risques …
C’était en juillet 81, ailleurs, loin, j’ai rencontré Félix parmi tant d’autres, dans un camp de jeunes, bondé, boueux, rustique
Nous avons échangé quelques mots, je l’ai tout de suite trouvé sympathique, lui aussi, sans doute
Quelques semaines plus tard, il m’envoya une gentille carte, signe que j’étais restée dans son cœur
J’ai l’ai revu plein de fois, avec d’autres, on riait beaucoup, il était investi dans ses engagements, sa vie était différente de la mienne, il vivait dans un appartement HLM dans la petite ville normande, avec ses frères, un peu sauvages et ses parents qui n’avaient pratiquement pas de vie sociale
Félix aimait la compagnie, il était convivial, et au fil des années, je le présentais à mes amis
Il avait plein d’énergie, de tonus, de vitalité, mais c’était un homme « canard « , il ne laissait jamais apparaître ses sentiments, ses émotions, avec lui, c’était dur de se confier, il gardait enfoui ses souffrances
Nous avons fait ensemble des tas de fêtes, des soirées de jeux, des éclats de rires à s’éclater la panse, jusqu’au jour où Félix, parti en coopération au Bénin
Ça faisait un vide, depuis plus de 6 ans Félix était mon copain de rigolade, mon dépanneur
Au bout de quelques mois, il attrapa le palu, et une hépatite qui le contraint à rentrer en France pour être soigné
Il allait bien, mais du rester en convalescence chez ses parents
C’était insupportable pour lui, il venait presque tous les jours chez moi, je vivais dans mon appartement frigorifique à l’époque
Il ne savait rien de ma vie amoureuse, ne connaissait pas celui qui avait chaviré mon cœur, je me gardais bien de lui ne parler, je crois que ça lui aurait fait mal
Félix était parfois un peu pot de colle, mais il n’y avait rien de « trop « chez lui
Guéri, il est reparti en Afrique, avec le grand espoir que je vienne y passer quelques semaines, mais j’avais mieux à faire, ailleurs …
Et j’ai épousé Jérôme, à notre mariage Félix n’avait rien perdu de sa vitalité, il faisait chanter, danser les convives
Tous le trouvaient extremement sympathique …
Il est venu nous voir dans L’Est, comme Gordon d’ailleurs, c’était touchant ceux qui faisaient le voyage
Le temps à passé, il a continué sa vie, de son côté, j’avais des nouvelles par d’autres de temps en autre, et à chaque anniversaire, le téléphone sonnait, je décrochais, et j’entendais un grand rire au bout du fil : c’était Félix
Un jour de Juillet,en 2001, je fus invitée à une soirée de retrouvailles, j’étais enceinte de Rose, je décidais d’y aller
Félix, convié lui aussi à cette soirée, m’appela et me proposa de m’y emmener
Je suis retournée dans ma petite ville, sans enfants, sans mari, célibataire comme autrefois
Il résidait dans u bel appartement, nous sommes allés à la soirée, et j’ai dormi chez lui
C’était curieux comme impression, il était heureux, mais heureux.. ;nous nous étions trouvés vingt ans auparavant , jour pour jour , ça nous amusait
Il redonnait à sa manière cet accueil que je lui avais offert
Nous étions de vieux copains, avions partagé beaucoup de choses au fond
Mais je sentais que c’était fini, la boucle était bouclée
J’ai retrouvé sa trace sur FB, il ne met pas de messages.. tant pis
J’ai conservé ce morceau de tissus qu’il m’avait rapporté d’Afrique
Félix, fut un de mes meilleurs compagnons de route, je me suis toujours questionnée concernant ses vrais sentiments à mon égard..

Je n’aime pas la neige, ça glisse, c’est froid, gelé, grr..
Quand elle fond, ça fait de la soupe, mélange de boue et d’eau, beurk
Je n’aime pas la neige, je n’aime pas la soupe
Elle n’avait pas vraiment tombé dans la ville ce matin là, alors j’ai pris la voiture confiante et vers 19h 15, je suis allée chercher Rose à l’école de musique
Sur le boulevard, la neige a commencé à tomber, et plus je roulais, plus les flocons volaient sur le pare brise
Je n’étais pas inquiète du tout, la route était dégagée
Brutalement, la neige est tombée en abondance et voilà que le sol en était couvert, et je sentais mes roues patiner, les voitures se faisaient rares, les feux passaient au rouge, m’obligeant à freiner
J’ai pris la rue de Bretagne, terrifiée, je suis incapable de conduire sur la neige, j’ai peur, j’ai peur ,pire que Louis quand il va chercher son courrier
J’aurais voulu poser ma voiture n’importe ou et rentrer chez moi à pied
Mais j’avais Rose …
J’ai alors garé mon véhicule un peu avant le parking et j’ai couru à l’école de musique, appelant Jérôme sur son portable, bien sur, personne n’a décroché …plus de batterie
Rose était toute contente, elle faisait des glissades sur la neige, mes cheveux étaient couverts de flocons, j’étais inquiète, terrifiée à l’idée de reprendre la voiture
Je n’ai pas eu le choix
J’ai appelé Ellen, pour lui donner des infos, et j’ai démarré, ma Rose continuait à pipeletter comme une dingue, d’un sens, ça mettait de l'animation
Complètement stressée, j’ai pris les rues les plus fréquentées, évitant les bords de la Mayenne pour ne pas tomber dedans, et je suis rentrée tant bien que mal à 10km / heure sans tôle froissée
Qu’est ce que j’étais fière !!!!!!!
Les enfants m’attendaient à la fenêtre, ils étaient plus que soulagés, genre leur mère venait de faire une expédition sur le toit du monde ( j’irai jamais par-là …même si j’avais le nez pâle )
Nous avons bu de cidre, surtout moi, manger des galettes bretonnes,
Mark est venu vers moi, et m’a dit, le sourire aux oreilles
« je ne sais pas pourquoi mais je suis content, je n’ai jamais été content comme ça depuis longtemps «
J’ai connu ces émotions là enfant..
on s’est fait des gros bisous
Puis Rose s’est mise à stresser, disant qu’elle avait failli mourir, qu’elle aura pu couler dans la Mayenne ………
On a du lui expliquer en détails que nous étions pas en danger de mort
Je lui ai bien refilé ma trouille
J’ai aussi décidé de ne pas participer au prochain Paris Dakar, je n’aime pas les étendues de sables.
En mémoire j’ai gardé des souvenirs très précis de moments où enfant, je subissais des réflexions, des reproches, et en quelques secondes je m’écroulais en pleurs, en sanglots, que le blâme si tenté qu’il soit minime résonnait sans cesse dans ma tête, comme si je ne pouvais le surmonter, comme une plaie sanglante que je ne pouvais refermer
Les pleurs, les émotions, les tremblements, les sensations de tournis, étaient omniprésents
Personne ne m’aidait à relativiser, parfois des mots balancés « t’en verras d’autres « , rien de tout cela m’aidait à accepter les réprimandes
Je visais la perfection, chaque faille était une injustice, je faisais partie de ces enfants « éponges », ceux qui ne parviennent pas à prendre de la distance, ceux que j’appelle aujourd ‘hui les sensibles.
Comme d’autres j’étais sensible à mon entourage, quand je me fâchais avec une copine ce la prenait des proportions énormes, j’étais chavirée dans mon cœur, torturée
D’autres enfants ne fonctionnaient pas comme moi, je les voyais, les enviais, ils ne pleuraient pas, jamais, se relevaient en cas de chute, quasi insensibles à la douleur
Je vivais dans la peur, j’avais appris à capter les battements de mon cœur, je ne parvenais pas à les contrôler
Plus tard, de par ma profession, j’ai commencé à comprendre ces mécanismes infantiles, que chaque être est doté d’un potentiel d’émotions qu’il ne parvient pas à réguler, l’enfant dès les premiers mois de sa vie est particulièrement vulnérable aux changements, il a peur de l’autre, peur de la solitude, peur de ce qu’il ne connaît pas
D’autres aux contraires, sont visiblement insensibles à leur environnement, ils s’adaptent à tout, pleurent rarement, sont conciliants, et sur leur être tout semble glisser, rien ne les traverse
Je les ai appelés " les enfants canards « , comme si le plumage était totalement lisse, que les émotions ne parviennent pas à arriver dans leur cœur
J’ai rencontré des adultes qui ne laissent paraître aucune émotion
Le papa de Jérôme est comme ça, il est rarement euphorique, et surtout jamais peiné, dans les circonstances les plus tragiques, il peut parler de tout, de choses qui ne parviendraient pas à traverser ma tête à ce moment là
Il est d’humeur constante, se fâche jamais, mais vit retranché dans un bulle, qui le protège de toute agression, de toute émotion
En vieillissant, je n’ai plus envié les « canards « , j’ai fait de cette sensibilité un atout, j’ai tiré du bon, de beau de cette perception des choses, j’étais sensible à l’autre, je sentais les gens que je rencontrais, ceux qui étaient comme moi imprégnés par cette sensibilité rentraient dans ma vie avec force, les autres étaient des connaissances un peu lointaines
J’ai alors compris que j’avais de la chance de vibrer, que ce qui m’avait tant fait souffrir s’était transformé en cadeau
Il me reste des séquelles qui me rongent encore, j’aimerais parvenir à prendre plus d distance, ne pas m’arrêter à de simples broutilles qui devraient disparaîtrent
L’an passé, une copine me fait le reproche de ne pas lui avoir adresser des vœux personnels par mail
Je suis un peu vexée, je me dis cette année je ne manquerai pas de le faire
Et je lui demande si elle avait reçu mon message, elle me répond « tu sais, je consulte jamais mes mails … »
J’aimerais appuyer la touche « suppr « effacer de ma tête ce genre de contrariétés, ne plus m’en souvenir, je n’y arrive pas, ça me touche, j’y suis sensible …
Dans ce monde des blogs de vie, il y plein de sensibles, si vous vous arrêtez chez l’un de nous , que ces écrits vous touchent, que vous avez envie de réagir, par l’humour ou la compassion, c’est que vous êtes dotés de ce fabuleux cadeau
Celui de vibrer avec ses sens, ses yeux, son cœur, sa peau, ses larmes…