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  • Le chabada du dimanche

    C’est l’été, envie de légèreté, les uns partent, les autres reviennent, les fameux chassés croisés

    Alors, si on jouait ?

    Allez, je vous propose un chabada d’été

    Le principe est simple, je donne un mot, et à vous de trouver un extrait de chanson qui contient ce mot (pas le titre)

     Le gagnant recevra une carte faite de mes doigts d’argent

    Vous jouez autant de fois que vous voulez, jusqu’à vendredi 20 h

    C’est parti !

    Le mot    Port

    port.JPG

    Je commence

    "J'aime Les Ports De L'atlantique
    Quand les sirènes vont gueulant
    L'inconstance des goélands
    Qui m'escortent vers l'Amérique.."

     

    Serge Lama

     

  • Les fleurs trompettes

    Lorsque j’étais enfant, j’arrachais les lianes de liseron pour me faire une couronne  et comme tous les gosses, j’approchais la fleur blanche à mon nez, je respirais et la fleur restait collée

    C‘était rigolo, sauf que maintenant le liseron ne me fait plus rire

    Quelle plaie, il s’accroche partout, dans mes rosiers, mes clématites, je ne lui ai rien demandé, impossible de l’arracher, je ne trouve pas les racines liseron.JPG

    Pauvres  framboisiers, complément infestés par cette plante parasite, rien à faire, ça pousse, à vue d’œil, ne reste qu’une solution : le traitement chimique

    Paradoxe total, j’aime leur cousine, les ipomées

    Ces plantes volubiles, semées par mes petites mains, puis repiquées dans des godets avant d’être plantées en terre au pied des bambous

    J’aime à les voir s’entortiller le long des tuteurs, s’ouvrir le matin et se refermer l’après midi ipomée 1.JPG

    Leurs bleues violines lumineuses donnent une touche gracieuse et colorée au jardin bien sec ipomée 2.JPG

    Les plantes grimpantes sont drôles à observer, les clématites,clématites.JPG les coloquintes et la plus résistante de toute, la glycine qui a définitivement décidé de ne pas fleurir dans notre jardin

    Certaines fleurs sont même équipées en électricité , pratique pour les nains de jardin !

     

     

  • Pour des prunes

    Tous les ans, à cette période de l’année, je fais des confitures , dans la bassine en cuivre toute cabossée

    Mark adore l'adore mais ne mange pas de confiture , ça colle ..

    Je ramasse  les fruits  dans les arbres, j’en achète pas, autant acheter la confiture (oui, je sais, y’a plein de cochonnerie, de conservateurs ….mais dans les fruits achetés aussi)

    Au dessus du tas de compost, un prunier, enraciné sur le bord du boulevard, des petites prunes rouges jonchent sur les branches

    Je lève le nez, rien, pas une prune, pas de prunes cette année

    Je tente le prunier qui s’est tapé l’incruste dans le pommier du Japon, pas mieux, juste une malheureuse, tombée à terre, pas assez grosse pour faire vingt pots de confiture prune.JPG

    Cette année, c’est l’année des cerises !

    Pas de prunes, Louis pourtant en a fait les frais l’autre soir

    Gentiment attablé à la terrasse en bonne compagnie, slang ! Une prune de pigeon sur sa chemise aubergine !

    Le pauvre, pas chanceux le Louis.

    Des prunes et des papillons y’en a qui les collectionne, il parait que si par mégarde nous en avez trop à payer, il suffit de les envoyer à Plume, elle a fait un appel au peuple

    Brave Plume

    Je paye rarement le stationnement, au mieux la première demi heure avec ma carte gratuite

    Pour le reste, je suis chanceuse, pas de contraventions, pas de prunes, pas de papillons …

    J’ai beau faire des efforts impossibles de photographier les papillons, dès que je m’approche ils s’envolent !

    Pas de confiture Jeanne cette année, peut être que j’irai chercher quelques figues chez Carla

    Ma belle mère fait beaucoup de confitures, elle a des centaines de pots entassés dans son appentis

    Elle me dit qu’elle va m’en donner, mais ne le fait jamais

    C’est plus fort qu’elle ….

    Tant pis, j’en achèterai.

  • La méthode efficace

    Pour nettoyer le clavier de votre Pc

    1 / prendre une lingette anti bactérie pour vos mains ( pour Mlaféeclochette )

    J’en ai plein, prises au ciné avant d’aller voir Toys Story en 3 Dlingette.JPG

    2/ Saisir le clavier et le mettre à l’envers, cul par-dessus tête pour reprendre l’expression de Pierrot Bâton, pour ôter les miettes, les bouts de fromage, les poussières qui trainent entre les touches

    (Si vous avez une machine à écrire, méfiez vous c’est plus lourd)

    3 / prendre l’aspirateur pour nettoyer votre bureau

    4 / avec une bombe à air, asperger les touches du clavier bombe-.jpg

    5 / fignoler au pinceau, mais pas n’importe lequel

    DSCN2958.JPGCelui ci, spécialement conçu à cet effet, modèle rare, home made, réalisé avec la fameuse mèche de cheveux gris argent de Karl.pinceau.JPG

    Hé !

  • Les mots pirates

    vuvuzela2.jpg

     

     

    Il y a les conversations, à plusieurs, celles où fusent des phrases, des réactions, des anecdotes, des blagues, des boutades, des toussotements …

    Elles sont en générales captées pour tous les convives présents, installés, disponibles

    Et puis il y a les mots « pirates «  sont qui sont lâchés par brides, à des moments de relâche, quand les personnes bougent, s’agitent, quand le groupe se défait

     

    Ce soir là, Paul s’apprête à partir, il a sa petite fille dans les bras, toute mignonne, et il va vers moi pour me faire de grosses bises toutes tendres

    Théodore non loin de là, commente

    «  Jeanne et Serge « 

    Il fait allusion à l’un de mes billets où j’évoquais cette relation amicale

    Personne n’a capté en dehors de nous, Paul ne connait pas mon blog, je souris, c’est drôle ces mots pirates, ils sont comme des pensées, des choses qui nous ramène à nos complicités, des privates Joke

    Personne ne relève et c’est très bien comme ça

    Ellen nous a rejoins, elle était en soirée avec Perrine

    Fulbert présent dans le groupe, la salue,

    « Tiens voilà Mini Jeanne « 

    C’est un fait, Ellen me ressemble beaucoup, j’aime bien ces deux mots pirates, Ellen les a captés

    Ce sont des messages subliminaux, il faut tendre l’oreille pour capter ces mots là, je ne me lasse  pas de les recevoir et de les envoyer, ils n’ont pas pour but d’exclure les autres, ils sont là, comme des étincelles,

    Il faut pourtant se méfier des autres, ceux qui comme le dard d’un frelon nous pique sans crier gare   on appelle ça » des piques « d’ailleurs

    Ils sont blessants, placés à un moment peu approprié

    Je les reçois aussi ceux là, je les aime pas, j’ai même du mal à m’en débarrasser, ils me froissent, m’agacent, j’ai peine à rebondir, je ne relève pas

    Je m’imagine dans la peau d’une personne étrangère, je pense à Rosa, une étudiante mexicaine présente ce soir là

    Il en faut une sacrée capacité pour  suivre une conversation avec tous ces mots, ces paroles qui voltigent comme des feuilles par temps de grand vent

    Tout comme  les personnes malentendantes,

    Pire qu’un big band de vuvuzelas …

  • Le monde est petit ,profitons en

     

    « Ma Jeanne, je te serre fort «, c’est ainsi qu’elle signe ses lettres, ou ses messages

    Nous nous sommes serrées fort ce jour là sur le bord de la Mayenne, pour de bon, pour de vrai

    Ma Dana lointaine avait parcouru le Sud depuis sa Roumanie et retraversé d’est en Ouest pour arriver dans la petite ville au bord de l’eau

    Nous étions émues, si heureuses de nous voir enfin, prendre le temps, rire, parler, se raconter

    Son histoire, son passé sous le communisme, sa lucidité, son enthousiasme, sa volonté et surtout, par-dessus tout son Amour de la langue française

    Parle nous roumain «  demandait Louis à Dana, elle resta muette

    Dana écrit notre langue avec une finesse et un talent rare

    J’aime son accent, celui que j’ai découvert d’abord au téléphone, sa douceur, celle qui se dégage dans ses textes

    On en peut pas se tromper, Dana est touchante, bienveillante, radieuse

    Après une bonne nuit, j’ai proposé une promenade matinale dans ma petite ville, toutes les deux, entre amies

    Je l’ai emmenée voir mon magasin de chaussures, elle me redit qu’à chaque fois qu’elle voit des crocs elle pense à moi

    Après le déjeuner, un rendez vous

    « Dana, je te fais une surprise, suis moi ! »

    Floride tortue.jpgElle était bien impatiente, planquée derrière le bassin des tortues

    Elle nous a photographiées en arrivant toutes les deux dans le jardin de la Perrine et Dana devait trouver qui se présentait à elle

    Virginie , bien sûr Virginie , elle ignorait cette proximité et c’est toutes les trois ,que nous avons encore partagé , assises devant les canards , bien à l’abri des curieux , pour un G3 presque secret

    Quelle rencontre !

    Nous pensions à notre Chriss devant les canna géants, avons trouvé un passant pour immortaliser l’instant et nous sommes séparées Place de Hercé, et j’ai bien redit qu’il s’en passait des choses sur cette place que je pourrais rebaptiser Place des grandes femmes

    Il fallait se séparer, Dana partait vers la Bretagne, elle y reviendra régulièrement, nous nous reverrons et je lui ai fait la promesse un jour de me glisser dans ses bagages vers les Carpates

    On pourrait penser que j’ai de la chance, est ce seulement de la chance ?

    Oser, provoquer, aller vers, suivre ses instincts, se faire confiance

    En voyage nous avons toujours fait de jolies rencontres, aujourd’hui c’est aussi par les blogs que je fais de beaux voyages

    Parce que tout ça, mon Dieu que ça en vaut la peine …

     

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     Nous nous reverrons un jour ou l'autre
    Le monde est petit profitons-en
    Si votre chemin
    Passe par le mien
    Ma roulotte croisera la vôtre
    Comme il ne faut pas tenter le diable
    En disant à la prochaine fois
    Faites comme moi
    En croisant les doigts
    Ou si vous trouvez ça préférable
    Touchons du bois


  • Retour de Beyrouth

    C’était un matin de juillet, nous étions partis en direction de Paris avec notre petite fille de deux ans et demi

    Elle nous suivait partout sans grogner, s’adaptait aux changements, elle avait tout près d’elle son Bunny un petit lapin rose en tissus tout doux

    Nous avions déjeuné  à l’aéroport, pique nique dans le sac et avec impatience attendu que l’avion se pose

    Louis avait débarqué vers 15 heures, ses bagages tout remplis de vêtements, il avait chaud dans son costume

    Dans sa main il tenait un carton, des pâtisseries libanaises qu’un ami lui avait offertes la veille, plus de place dans les valises, elles auraient été écrasées, ça l’avait rendu grincheux mais n’avait pas osé refiler ce cadeau à quelqu’un

    Nous étions tout simplement heureux de nous retrouver, il avait pris un aller simple, pas de retour .

    Louis quittait sa vie de religieux, deux ans passés à Oran puis Beyrouth

    Les peurs, les fêtes de familles manquées, l’absence, les doutes

    Louis avait fait son choix, il avait pour seuls bagages quelques livres, des vêtements,

    Pas de toit, pas de maison, peu d’argent, sa famille

    Nous avions roulé sous le soleil, retour vers Laval en fin de journée dans la petite maison du bord de l’eau, la bignone était en fleurs, les premiers glaïeuls s’ouvraient

    J’étais soulagée, si soulagée

    Mon cœur pesait moins lourd, mon ventre abritait déjà mon petit garçon à naître

    Nous projetions de partir avec Jérôme et Louis en Cornouaille en Aout

    Louis avait tout à reconstruire

    Une  nouvelle vie, rude et tortueuse

    C’était le 14 juillet 1996

    louis et rose , orly.jpg