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Lorsque j’étais enfant, j’arrachais les lianes de liseron pour me faire une couronneet comme tous les gosses, j’approchais la fleur blanche à mon nez, je respirais et la fleur restait collée
C‘était rigolo, sauf que maintenant le liseron ne me fait plus rire
Quelle plaie, il s’accroche partout, dans mes rosiers, mes clématites, je ne lui ai rien demandé, impossible de l’arracher, je ne trouve pas les racines
Pauvres framboisiers, complément infestés par cette plante parasite, rien à faire, ça pousse, à vue d’œil, ne reste qu’une solution : le traitement chimique
Paradoxe total, j’aime leur cousine, les ipomées
Ces plantes volubiles, semées par mes petites mains, puis repiquées dans des godets avant d’être plantées en terre au pied des bambous
J’aime à les voir s’entortiller le long des tuteurs, s’ouvrir le matin et se refermer l’après midi
Leurs bleues violines lumineuses donnent une touche gracieuse et colorée au jardin bien sec
Les plantes grimpantes sont drôles à observer, les clématites, les coloquintes et la plus résistante de toute, la glycine qui a définitivement décidé de ne pas fleurir dans notre jardin
Certaines fleurs sont même équipées en électricité , pratique pour les nains de jardin !
Tous les ans, à cette période de l’année, je fais des confitures , dans la bassine en cuivre toute cabossée
Mark adore l'adore mais ne mange pas de confiture , ça colle ..
Je ramasse les fruits dans les arbres, j’en achète pas, autant acheter la confiture (oui, je sais, y’a plein de cochonnerie, de conservateurs ….mais dans les fruits achetés aussi)
Au dessus du tas de compost, un prunier, enraciné sur le bord du boulevard, des petites prunes rouges jonchent sur les branches
Je lève le nez, rien, pas une prune, pas de prunes cette année
Je tente le prunier qui s’est tapé l’incruste dans le pommier du Japon, pas mieux, juste une malheureuse, tombée à terre, pas assez grosse pour faire vingt pots de confiture
Cette année, c’est l’année des cerises !
Pas de prunes, Louis pourtant en a fait les frais l’autre soir
Gentiment attablé à la terrasse en bonne compagnie, slang ! Une prune de pigeon sur sa chemise aubergine !
Le pauvre, pas chanceux le Louis.
Des prunes et des papillonsy’en a qui les collectionne, il parait que si par mégarde nous en avez trop à payer, il suffit de les envoyer àPlume,elle a fait un appel au peuple
Brave Plume
Je paye rarement le stationnement, au mieux la première demi heure avec ma carte gratuite
Pour le reste, je suis chanceuse, pas de contraventions, pas de prunes, pas de papillons …
J’ai beau faire des efforts impossibles de photographier les papillons, dès que je m’approche ils s’envolent !
Pas de confiture Jeanne cette année, peut être que j’irai chercher quelques figues chez Carla
Ma belle mère fait beaucoup de confitures, elle a des centaines de pots entassés dans son appentis
Elle me dit qu’elle va m’en donner, mais ne le fait jamais
1 / prendre une lingette anti bactérie pour vos mains ( pour Mlaféeclochette )
J’en ai plein, prises au ciné avant d’aller voir Toys Story en 3 D
2/ Saisir le clavier et le mettre à l’envers, cul par-dessus tête pour reprendre l’expression de Pierrot Bâton, pour ôter les miettes, les bouts de fromage, les poussières qui trainent entre les touches
(Si vous avez une machine à écrire, méfiez vous c’est plus lourd)
3 / prendre l’aspirateur pour nettoyer votre bureau
4 / avec une bombe à air, asperger les touches du clavier
5 / fignoler au pinceau, mais pas n’importe lequel
Celui ci, spécialement conçu à cet effet, modèle rare, home made, réalisé avec la fameuse mèche de cheveux gris argent de Karl.
Il y a les conversations, à plusieurs, celles où fusent des phrases, des réactions, des anecdotes, des blagues, des boutades, des toussotements …
Elles sont en générales captées pour tous les convives présents, installés, disponibles
Et puis il y a les mots « pirates « sont qui sont lâchés par brides, à des moments de relâche, quand les personnes bougent, s’agitent, quand le groupe se défait
Ce soir là, Paul s’apprête à partir, il a sa petite fille dans les bras, toute mignonne, et il va vers moi pour me faire de grosses bises toutes tendres
Il fait allusion à l’un de mes billets où j’évoquais cette relation amicale
Personne n’a capté en dehors de nous, Paul ne connait pas mon blog, je souris, c’est drôle ces mots pirates, ils sont comme des pensées, des choses qui nous ramène à nos complicités, des privates Joke
Personne ne relève et c’est très bien comme ça
Ellen nous a rejoins, elle était en soirée avec Perrine
Fulbert présent dans le groupe, la salue,
« Tiens voilà Mini Jeanne «
C’est un fait, Ellen me ressemble beaucoup, j’aime bien ces deux mots pirates, Ellen les a captés
Ce sont des messages subliminaux, il faut tendre l’oreille pour capter ces mots là, je ne me lasse pas de les recevoir et de les envoyer, ils n’ont pas pour but d’exclure les autres, ils sont là, comme des étincelles,
Il faut pourtant se méfier des autres, ceux qui comme le dard d’un frelon nous pique sans crier gare on appelle ça » des piques « d’ailleurs
Ils sont blessants, placés à un moment peu approprié
Je les reçois aussi ceux là, je les aime pas, j’ai même du mal à m’en débarrasser, ils me froissent, m’agacent, j’ai peine à rebondir, je ne relève pas
Je m’imagine dans la peau d’une personne étrangère, je pense à Rosa, une étudiante mexicaine présente ce soir là
Il en faut une sacrée capacité pour suivre une conversation avec tous ces mots, ces paroles qui voltigent comme des feuilles par temps de grand vent
« Ma Jeanne, je te serre fort «, c’est ainsi qu’elle signe ses lettres, ou ses messages
Nous nous sommes serrées fort ce jour là sur le bord de la Mayenne, pour de bon, pour de vrai
Ma Dana lointaineavait parcouru le Sud depuis sa Roumanie et retraversé d’est en Ouest pour arriver dans la petite ville au bord de l’eau
Nous étions émues, si heureuses de nous voir enfin, prendre le temps, rire, parler, se raconter
Son histoire, son passé sous le communisme, sa lucidité, son enthousiasme, sa volonté et surtout, par-dessus tout son Amour de la langue française
Parle nous roumain « demandait Louis à Dana, elle resta muette
Dana écrit notre langue avec une finesse et un talent rare
J’aime son accent, celui que j’ai découvert d’abord au téléphone, sa douceur, celle qui se dégage dans ses textes
On en peut pas se tromper, Dana est touchante, bienveillante, radieuse
Après une bonne nuit, j’ai proposé une promenade matinale dans ma petite ville, toutes les deux, entre amies
Je l’ai emmenée voir mon magasin de chaussures, elle me redit qu’à chaque fois qu’elle voit des crocs elle pense à moi
Après le déjeuner, un rendez vous
« Dana, je te fais une surprise, suis moi ! »
Elle était bien impatiente, planquée derrière le bassin des tortues
Elle nous a photographiées en arrivant toutes les deux dans le jardin de la Perrine et Dana devait trouver qui se présentait à elle
Virginie, bien sûr Virginie , elle ignorait cette proximité et c’est toutes les trois ,que nous avons encore partagé , assises devant les canards , bien à l’abri des curieux , pour un G3 presque secret
Quelle rencontre !
Nous pensions à notre Chriss devant les canna géants, avons trouvé un passant pour immortaliser l’instant et nous sommes séparées Place de Hercé, et j’ai bien redit qu’il s’en passait des choses sur cette place que je pourrais rebaptiser Place des grandes femmes
Il fallait se séparer, Dana partait vers la Bretagne, elle y reviendra régulièrement, nous nous reverrons et je lui ai fait la promesse un jour de me glisser dans ses bagages vers les Carpates
On pourrait penser que j’ai de la chance, est ce seulement de la chance ?
Oser, provoquer, aller vers, suivre ses instincts, se faire confiance
En voyage nous avons toujours fait de jolies rencontres, aujourd’hui c’est aussi par les blogs que je fais de beaux voyages
Parce que tout ça, mon Dieu que ça en vaut la peine …
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Nous nous reverrons un jour ou l'autre Le monde est petit profitons-en Si votre chemin Passe par le mien Ma roulotte croisera la vôtre Comme il ne faut pas tenter le diable En disant à la prochaine fois Faites comme moi En croisant les doigts Ou si vous trouvez ça préférable Touchons du bois
C’était un matin de juillet, nous étions partis en direction de Paris avec notre petite fille de deux ans et demi
Elle nous suivait partout sans grogner, s’adaptait aux changements, elle avait tout près d’elle son Bunny un petit lapin rose en tissus tout doux
Nous avions déjeuné à l’aéroport, pique nique dans le sac et avec impatience attendu que l’avion se pose
Louis avait débarqué vers 15 heures, ses bagages tout remplis de vêtements, il avait chaud dans son costume
Dans sa main il tenait un carton, des pâtisseries libanaises qu’un ami lui avait offertes la veille, plus de place dans les valises, elles auraient été écrasées, ça l’avait rendu grincheux mais n’avait pas osé refiler ce cadeau à quelqu’un
Nous étions tout simplement heureux de nous retrouver, il avait pris un aller simple, pas de retour .
Louis quittait sa vie de religieux, deux ans passés à Oran puis Beyrouth
Les peurs, les fêtes de familles manquées, l’absence, les doutes
Louis avait fait son choix, il avait pour seuls bagages quelques livres, des vêtements,
Pas de toit, pas de maison, peu d’argent, sa famille
Nous avions roulé sous le soleil, retour vers Laval en fin de journée dans la petite maison du bord de l’eau, la bignone était en fleurs, les premiers glaïeuls s’ouvraient
J’étais soulagée, si soulagée
Mon cœur pesait moins lourd, mon ventre abritait déjà mon petit garçon à naître
Nous projetions de partir avec Jérôme et Louis en Cornouaille en Aout