Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le chabada du dimanche

     

    Je n’imaginais pas que vous seriez si nombreux à faire des propositions lors du chabada de dimanche dernier

    La gagnante est donc …………..

    Ksénia  BRAVO ma p’tite mouche !

    Avec    11    extraits de chansons  suivie de Chris , puis Antiblues , Plume , Pierrot Bâton , Madeleine , Anne , Mlaféeclochette et notre Théodore

    Comme j’ai encore des cartes à envoyer, si vous êtes partants, on recommence

    Cette fois, avec une pensée, pour Ksénia et ses randonnées, Marie Camille ,partie faire de la marche aussi, Pierrot Bâton qui ne se lasse pas de photographier des pétunias en façade de mairie, Plume qui explore tous les recoins de Lyon, Antiblues qui part, reviens, repart…

    Le mot pour ce chabada du jour :

    CHEMIN

    C’est parti, vous avez jusqu’à vendredi  soir

     

    « Je me souviens de ces matins d'hiver
    Dans la nuit sombre et glacée
    Quand je marchais à côté de mon frère
    Sur le chemin des écoliers »

     Gérard Lenormand

    chemin.JPG

  • Le départ

    Choralies_4.jpg

     Ce soir Ellen sera en partance vers le Sud, Vaison la Romaine, pour douze jours de chants, de copains, de découvertes, de collectif

    Elle est ravie, et moi aussi, j’étais pareille à son âge, j’aimais ces rassemblements, ce temps de décalage, les départs, et les retrouvailles

    Son car partira de la Place de Hercé, le centre du monde à ce que l’on dit, et les parents feront un coucou à leurs enfants énervés derrière les vitres

    Sauf moi …

    Ellen, ma fille n’aura pas sa maman pour l’emmener, nous devons nous rendre au même moment à l’anniversaire de Fatima

    Pas le choix …

    J’appellerai sur son portable, elle aura un tout petit pincement au cœur vite réchauffé par son chœur

    Je sais que je serai sujette à des insomnies durant son départ, je ne m’inquiète pas pour elle, je lui fais confiance, mais mon sommeil en est léger.

    Elle rentrera bien vite, tard dans la nuit, j’attendrai sur la même place le retour du car

    Je causerai avec les parents connus

    On sera heureuses de se retrouver …

    J’y pense déjà.

  • L'expertise

     

    «  Ça plane pour moi », hou hou, hou ….vous vous rappelez tous de ce tube de 1977, interprété par le zébulon Plastic Bertrand

    Bon et ben il parait que ce n’est pas lui qui chante, mais son producteur de l’époque, et le tribunal a tranché et il a avoué

    Qu’est ce que ça change, il devait bien être d’accord au moment de la sortie du disque ?

    Je ne comprends pas bien ce genre de polémiques et pour être franche, ça ne m’intéresse pas

    C’était l’époque du playback (chez Danièle Gilbert le midi, ça valait le coup, les ratés, les imprévus …), et certes on peut tout à fait imaginer que les voix étaient préenregistrées et le tour est joué

    Remarque j’ai entendu chanter en live Charlotte Gainsbourg à la fête de la musique chez Nagui, certes sa chanson est très agréable, mais la pauvre, j’en étais malade pour elle tant sa voix était catastrophique ce soir là (le stress, peut être, mais bon, elle est chanteuse quand même …)

    La semaine dernière, les  corps des époux Ceausescu , exécutés en 1989 à Bucarest, furent exhumés, à la demande de leur fils et de leur gendre, afin d'effectuer des prélèvements ADN pour vérifier leur identité

    Nous évoquions Avec Dana cette sombre période, sa vie de jeune fille si stricte, l’uniforme, le manque de tout …

    C’est sordide d’exhumer des corps

    Je me souviens de l’affaire Montand, et de sa fille cachée qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau….

    Les rumeurs courent au fil des siècles, on peut lire sur le Net que Mickael Jackson n’est pas mort, qu’il était présent à ses propres obsèques

    Tout comme Jim Morrison, ou John Lennon roderaient dans certains coins reculés des US

    On cultive les légendes, les stars sont nos nouveaux dieux

    Alors chers lecteurs, si par hasard un jour, vous lisez dans la presse, après ma mort, que ce n’était pas Jeanne qui écrivait elle-même ses anecdotes, passez votre chemin, ne cherchez pas à exhumer mon corps pour retrouver des traces d’Adn sur mon clavier

    De toute façon, comme Dalida, je veux mourir sur scène !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Et merci de repartir mes cendres sur la scène de la salle Po, ou de L’Olympia ça dépendra de la fin de ma carrière ….

    cendres.JPG

  • Les taupes

     

    Oui, c’est un piège à taupes !

    Bravo Mlaféeclochette !j’ai donné un indice et tu as trouvé

    Ellen l’a emprunté à mon père pour le théâtre

    Je me souviens bien enfant, dans le jardin être allée avec mon père voir si les taupes étaient prises dans cet infâme objet de torture

    Je ne comprenais pas bien le principe, et c’est toujours le cas aujourd’hui, je me souviens juste des pauvres bêtes, écrabouillées dans le piège, et sans vies

    Tout ça pour vous dire que depuis quelques jours, quelques taupinettes sont encore sorties de terre taupe-412283.jpg

    Myosotis et Julie ont posé un premier commentaire

    Sachez toujours que si même certains jours, ça cause fort par ici, il y a de la place pour tous chez Jeanne, et que si un jour ça sature, on agrandira les pièces

    Surtout, ne vous sentez pas piégés, osez vous arrêter et déposer un petit mot au gré de vos envies

     Je me pose toujours les mêmes questions concernant cet espace, suis-je

    Trop bavarde, y’a-t-il quelque chose d’impudique à faire des billets de vie, certaines personnes de mon entourage sont peut être mal à l’aise concernant ma démarche

    J’ai évoqué cela avec Pierrot Bâton qui elle-même se lançant dans l’aventure était en pleine interrogation

    Je pense que nous aurons l’honnête, l’une comme l’autre de nous éclairer mutuellement

    Plus j’avance dans cette aventure, plus les proches y trouvent de l’intérêt, une forme de reconnaissance, une proximité

    Je saisis aussi la chance que j’ai de ne pas être la proie des parasites de la blogosphère, je me sens bien à l’abri des jalousies, des mesquineries et des rivalités

    J’ai redit à Pierrot Bâton que nous avions toutes deux un bon remède

    Nous suivons nos instincts ….

    (Photo du net )

  • Le quizz du mercredi

     

     Puisque la blogo se vide petit à petit, je vous propose encore une petite animation

    Qu’est ce que c’est ?

    quizz.JPG

    (Réponse demain matin, je ne modère pas les commentaires parce que je n’ai pas cette fonction chez H et F)

  • Le jour de congés

    degas_combing_hair1.jpg

    Dans ces années là, l’été, je portais des teeshirts et des bermudas

    C’était pratique pour courir, sauter, s’assoir dans l’herbe

    Je n’avais pas trop idée de porter des petites robes légères ou des jupes cintrées pour travailler avec des gamins intrépides

    Mes longs cheveux étaient attachés en natte, j’étais la Jeanne de l’époque, dynamique, toujours battante, pas très coquette

    Ce jour là, c’était congés pour moi à la colo

    J’attendais ce jour pour me reposer, mais il était très dur d’en profiter

    Les enfants nous réveillaient très tôt

    Je n’avais pas envie de vadrouiller seule dans les alentours, j’avais envie de calme, je faisais mon courrier, ma lessive, je laissais la journée se passer, j’avais tellement de mal à me déconnecter de ce collectif étouffant mais si rassurant

    Ce matin là, j’avais pris mon temps

    Je portais un ensemble jupe corsage coloré, j’avais laissé tomber mes longs cheveux sur mes épaules

    Je me sentais presque une autre rien que pour ça, comme l’infirmière délaisse sa blouse pour une tenue de soirée

    Arnold s’était approché, d’un pas un peu pressé, avait lâché ces mots

    «  Que tu es belle Jeanne ! « 

    Belle, belle, moi ?

    J’étais flattée, presque envoutée, je m’étais contentée de répondre par un sourire gêné

    Je n’avais pas l’habitude de recevoir de tels éloges, venant de la part d’un homme aussi gracieux, d’une élégance si rare

    J’étais incapable de lui renvoyer le compliment, son statut de directeur me glaçait  le cœur

    J’avais même peur, j’étais méfiante

    Belle ?

    Il ne m’avait pas adressé la parole le premier jour, ce fameux entretien d’embauche , les jours qui suivirent, il était distant

    Et il y eu quelques complicités, timides…

    Nadia rodait autour de lui, elle exerçait son manège avec passion, il se détachait brusquement d’elle et j’en étais heureuse,

    J’ai avec le temps compris et accepté que ce jour là, le charme et la sensualité aient réellement opéré

    Ma vie de femme avait commencé

  • Le train train

    Lorsque Rose est rentrée de ces quelques jours de vacances chez mes parents, elle avait dans un sac son vêtement tout propre soigneusement lavés par ma mère

    Ils étaient imprégnés d’une odeur unique, celle de la maison, du linge, des draps dans lesquels je me glisse quand je vais y dormir, l’odeur, le mienne, celle de l’enfance

    flacon.JPGJe payerai cher pour la conserver , je voudrais l’enfermer éternellement dans un flacon précieux, parce que je sais qu’un jour je ne pourrai plus la sentir, je ne le retrouverai plus, même les plus grands chimistes ne pourront pas la reconstituer

    Elle est unique

    Ma mère est très soignée, elle aime le propre, elle a ses habitudes, elle change ses draps le samedi, fait ses lessives le lundi, elle est toute heureuse quand son linge est frais et sec le soir même

    Elle est pleine de rituels, d’habitudes, son » petit train train » comme elle dit, ses traditions

    Ça la rassure, cela rythme ses semaines, c’est respectable

    Les moindres changements la déstabilise, elle ne veut pas se mettre aux nouvelles technologies, elle ne veut pas changer ses habitudes, elle est installée dans une vie pleine de routine depuis des années

    Elle s’amuse de ma folie, de mes imprévus, de mes facilités à m’adapter

    Dans ma cuisine désintégrée, elle questionne :

    «  Tu dois être perdue avec tout ce fouillis »

    Y’a de la vaisselle dispatchée dans la véranda, dans le séjour, ça ne me dérange pas, je fais avec

    Elle sourit

    Rose est rentrée sereine et apaisée

    Les habitudes, le train train lui convenait très bien, elle avait des repères, rassurants, de la tendresse, elle avait la présence de Louis qui lui accordait du temps, rien que pour elle, elle n’a jamais manifesté de colères, elle a trouvé là bas, paix et confiance

     

    Je n’en voudrai  jamais à mes parents d’avoir choisi cette vie routinière, c’est la leur

    Je ne fâche jamais avec ma mère, elle ne me fait jamais la morale face à mon fouillis, mon manque de rigueur parfois, elle me sait heureuse, respecte cette vie différente de la sienne

    Et c’est très bien comme ça

    Serais-je à mon tour en vieillissant remplie de rituels et d’habitudes ?