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  • La recette de Paul par Jeanne

     

     

    Une fois n’est coutume, aujourd’hui, une  recette chez Jeanne !

    Elle m’a été transmise par mon ami Paul

    Les tartelettes au boudin noir

    Prendre une pâte  brisée (tout faite, c’est plus rapide)

    Découper des ronds, avec un verre si vous n’avez pas de couteau fait pour ça

    ronds.JPG

    Les placer dans un moule adapté

    Y déposer une cuillère de compote, et une rondelle de boudin noir moule.JPG

    Et hop ! Au four dix minutes

     

     

     

     

     

    Délicieux en apéritif( je sais la photo est floue !)

    tartelettes.JPG

     

     

     

    L’an dernier j’en ai fait 100 pour le réveillon

    Si vous n’aimez pas le boudin

    Remplacez la compote par de la chantilly et le boudin par une demi-fraise

    Mais c’est un dessert de printemps !

  • La rose

     

    Pas une seule rose de Noël dans le jardin

    Quelques feuilles timides sortent de terre, elles manquent peut être de soleil

    Dommage …..

     rose noêl.JPG

     

     

     

    J’ai repéré celle là, encore là, tenace, flétrie, songeuse, en pleurs …

    rose.JPG

    Elle me rappelle celle du Petit Prince

  • Le réveillon

     

     

    En ce temps là nous allions réveillonner chez l’oncle Henry

    Ma tante Olga  était bien habillée, bien coiffée, mais elle portait des pantoufles, déjà à l’époque je trouvais que des escarpins eurent  été plus seyants

    Dans le salon cossu et rempli de meubles et bibelots en cuivre et en étain, nous prenions l’apéritif

    Ils nous offraient des apéricubes, ça faisait riche à l’époque, j’en mangeais pas mal mais il ne m’offrait pas de vin cuit, je ne risquais pas le coma éthylique.

    Ils avaient une chaine Hifi et nous écoutions dans le brouhaha des bavardages : Jaïro

    jairo.jpgIl chantait des chants de Noël, c’était l’occasion, et ça changeai de Tino Rossi et de Yvan Rebroff

    Les cadeaux étaient distribués après la messe de minuit, y’avait des paquets partout, je redoutais ce moment d’étalage

    Jenny la sœur d’Olga et Bernard étaient invités eux aussi avec leurs quatre filles 

    Les femmes avaient toujours les joues rouges en fin de repas, made in Normandie !

    Ma cousine était toujours très gâtée, et nous …..

    …sauf ce soir là  où j’avais reçu une vraie Barbie

    J’ai quasiment  tout oublié, je ne les revois jamais  sauf Sylvie qui est amie avec   Louis, qui est tellement adorable

    J’avais même oublié Jaïro, jusqu’il refasse surface dans la tournée des seventies

    Et j’ose le dire, lorsque le rideau rouge est fermé, et que le pianiste fou donne le tempo, que Théodore agite ses deux bras  et que nos voix  murmurent, mon corps est presque paralysé, transi

    « On est arrivés dans les jardins du ciel, j’ai marché pendant mille années « 

    Ça commence, c’est le début, c’est l’allégresse !

    Je le savais qu’il fallait faire preuve de grande patience avant d’accéder au bonheur

    Et si ces traces étaient simplement des signes que je n’ai pas su voir, pas pu voir ...?

    A vous je dédie ce billet, vous qui contribuez à cette part de bonheur

    Et comme le veut la coutume

    “I wish you a Merry Christmas “


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    boule.JPG

  • Le cerné noir

     

     

    audrey-hepburn-20071110-336529.jpgUn soir, Serena avait accepté avant un spectacle, de redessiner mes paupières

    Elle avait délicatement posé le eye liner, élargit le trait juste ou il fallait, remonté légèrement à l’extrémité de l’œil, d’un geste aisé, délicat, trait ultime qui refait presque un regard

     

    J’avais des yeux de biche, comme les stars des années 50, Greco, Marie Laforet ?

    Bardot, Audrey   Hepburn, ou les plus extravagantes de nos contemporaines , Amy Winehouse, ou Shirley

    Je me trouvais …belle

    Impossible de garder ce trait plus d’une soirée, alors je me motivais pour tenter de le refaire seule

    Redessiner le regard, ce fameux cerné noir maint et maint fois posé dans la peinture

    Forcer le trait, le contour, avec finesse, savoir s’arrêter à temps, poursuivre,

    Noir, sienne, bruns, sépias, bordeaux x légèrement pailletés….

    C’est tout une technique

    Certaines femmes décident d’un maquillage permanent, un tatouage à vie

    J’aime le trait exceptionnel, celui que l’on met comme un habit de fête, que le retire quand elle est finie, emportant dans nos songes les beaux moments vécus

    L’éphémère …

  • La prise (de tête ) électrique

     

     

    Bon, c’est de saison, comme on dit, il faut décorer la maison pour les fêtes

    Cette année, j’ai vraiment du me secouer les puces

    Pas envie du tout, c’est rare à ce point là ….

    Quand j’étais célibataire, je ne mettais rien dans mon appartement

    Je décorais ma classe et c’était suffisant

    Plus tard quand nous vivions dans l’est, je me contentais d’une composition rapide, branches et boules, et le reste se faisait à la crèche

    En arrivant dans la maison au bord de  l’eau, avec notre bébé, j’ai eu envie de décorer, profitant de l’espace, une vraie ambiance

    Et puis dans notre grande maison, j’ai poussé encore plus la déco, celle de la cheminée, de la voute, de l’escalier

    Décorer, et clignoter !

    Et c’est là que ça se gâte

    Je pose mes guirlandes électriques dans les coins, dans le sapin et ….faut brancher tout ça

    Misère, il n’y a pas assez de prises de courant, vite une rallonge, c’est joli hein ?

    rallonge.JPG

    Une branche de saule tortueux est fixée au plafond ou pampilles et boules scintillent à volonté

     

    branche.JPGDécor venu droit d’un conte d’Andersen entre la cuisine et le séjour (impossible de faire une photo)

    C’est sobre et suffisant

    Le 2 janvier, j’enlève tout !

  • Balivernes commerciales (2)

     

    En entrant dans une parfumerie désertée, je pose mes pieds sur une moquette rouge, les quatre vendeuses vêtues d’un tailleur noir, qui attentent  le client (oh non, chassez vos idées coquines) me font une haie d’honneur

    Je salue comme une star à Cannes, elles sourient de bon cœur

    La scène est cocasse, je ne me peux pas m’empêcher de faire le pitre partout où je passe

     

    A la caisse de la librairie, je paye ma marchandise

    « Je pourrais avoir des sachets cadeaux ?«  papier cadeau.jpg

    Je ne demande pas la lune, je veux bien les faire moi-même

    La caissière fait la moue, elle se retourne et emballe mes livres et le jeu

    C’est un monde ça, c’est Noel, on leur laisse des sommes faramineuses et il faut mendier le moindre bout de kraft

    Ça m’énerve !

    A côté, une cliente fait la même requête, et on lui répond que les paquets cadeaux se font dans le hall

    Oui, je le sais, des bénévoles pour une association caritative, bon ce n’est pas blâmable mais ça deviens pénible de solliciter les gens sans cesse et d’en arriver à nous culpabiliser de ne pas faire un beau geste pour Noël

    Tant pis si je passe pour une radine, ou un râleuse, je repars avec les paquets emballés,

    Reste à les trier, les cacher, les donner, les ranger …

    Ça promis, je le ferai

    Même pas besoin de demander de l’aide au père Nowel !

     

    En sortant de la parfumerie, j’étais loin d’imaginer que des paparazzis m’avaient traquée

    robe verte.jpg

     

    Et ben quoi, j’ai bien le droit d’aller faire mes emplettes avec ma robe verte !

     

     

  • La blogroll

    bois plage.JPGA gauche de  cette page, j’ai installé depuis plusieurs mois ma liste de liens, la fameuse blogroll

    (A list of other blogs that a blogger might recommend by providing links to them, ça jette!)

    Cette liste permet de voir en un rien de temps les blogs que je visite  régulièrement

    Il va de soi qu’elle est modifiée au gré des nouveautés, des allers et venues des uns des autres

    Par choix, je ne souhaite pas que la liste soit longue

    Lorsqu’un blog ferme ou se met en pause, j’attends toujours avant d’y ôter les noms des « partants «, laissant l’espoir d’un retour

    Figurer dans une blogroll est un compliment,  une marque de confiance, un attachement

    Bien sur il  y a les fidèles, les incontournables, les «  chouchous « 

    Et puis ceux qui attendent leur tour, ceux que je pourrais appeler « découvertes «

     Volontairement n’apparaissent pas les sites professionnels ou journalistiques que je visite de temps en temps, je n’ai pas besoin de ce mélange là, eux sont dans mes favoris

    J’ai conscience que dans cette liste, il y a des blogs un peu délaissés, mais ce n’est pas pour autant qu’ils n’ont pas leur place ici, je sais que les auteurs passent, déposent ou non un petit mot

    Il m’est arrivé de me retrouver dans une liste de liens sur un blog que je ne connaissais pas, c’est étrange, et touchant à la fois

    Cette liste a cette particularité de s’étoffer au fil des ans, et d’y retrouver des copinautes communs, ces fameuses communautés

    Je m’interrogeais encore sur ces messages, billets, dédiés à ces rencontres, échanges vécus sur  la blogosphère

    Evidemment, j’essaye de ne pas trop  « m’étaler », ça peut paraitre inconvenu, ça risque de provoquer des petites jalousies, j’évite le trop plein de private joke afin de que le lecteur nouveau, et pas intégré dans ces communautés ne se sente pas exclu, et surtout par souci de garder ma ligne directrice, raconter des anecdotes

    Mais dois je pour autant me censurer, comment trouver l’équilibre entre toutes ces traboules et clins d’oeils entre bloguers sans déranger ?

    J’ai décidé de faire au gré de les envies, de ne pas me faire de nœuds au cerveau pour ça, parce que j’ai provoqué ces délicieux échanges de cœur, parce que j’aime vraiment ce qui se passe ici, et je crois ne pas « délaisser «  ceux qui ne sont pas dans ces réseaux là

    On n’est pas dans une cours d’école ou il y a les caïds et les timides, j’accepte toutes ces règles du jeu

    Chez les autres aussi, parce qu’il y a toujours possibilité de passer son chemin, de sauter quelques pages

    La censure n’a pas lieu d’être, même si je veille à modérer un peu mes commentaires, il faut mieux passer par les coulisses parfois

    Je me censure ici sur la vie privée de mes enfants, de la notre, je ne raconte pas mes peines, mes tracas, des choses qui me paraissent trop personnelles

    Et je suis toujours sur ce fameux fil, un coup à gauche, un coup à droite, gare à la chute

    Je ne veux pas tomber dans ce gouffre là, celui de l’intimité trop dévoilée

    Et parfois j’ai peur de ne pas y parvenir.