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  • Comme les rois mages

     

    Mahie nous invite à montrer notre crèche

    Ouh la, j’hésite, ma crèche, pourquoi pas ma lingerie tant qu’on y est ?

    Allez, je blague, je l’avais déjà photographiée l’an passé, donc je republie ici avec quelques explications

    C’est Louis qui me l’a donnée cette jolie crèche en argile peinte

    crèche.JPG

      une  dame

     bien intentionnée, lui avait offerte, mais il ne gardait rien de ce qu’il possédait à l’époque, j’ai donc pris précieusement ce don

    D’où vient-elle cette fameuse crèche, me demande Mahie ?

    Elle est fabriquée par les sœurs de l’Abbaye de Jouarre, du côté chez Mickey

    Depuis plus de 50 ans maintenant, les sœurs de l'Abbaye de Jouarre travaillent l'argile.

    Un vaste atelier rassemble les compétences de la moitié de la communauté. Les ateliers proprement dits sont situés au 1er étage du corps de bâtiment du 18e siècle, qui enjambe la rue Montmorin. Mais plusieurs sœurs travaillent pour les ateliers dans d'autres secteurs de la maison……

     

    « C’est bon Jeanne, on se croirait dans le 13 h de JP  Pernault ! »

    Vous l’avez compris chaque figurine est sculptée, puis séchée, peinte, bref, un vrai travail artisanal

    L’autre jour, j’ai eu envie d’aller acheter un mage, j’ai ai deux, il en manque donc un

    Ne me demandez pas lequel ?

    Balthazar Gaspard Melchior les trois fameux rois mages trafiquants d`import export.

    Un mage, oui, un mage, parce qu’une crèche pour moi est composée de l’enfant Jésus, Joseph et Marie, l’âne et le bœuf, un mouton et les mages

    Et c’est tout !

    Pas de bergère, ramoneur, pompier, trader ou n’importe !

    J’étais dans la librairie de la médiapole, ils en vendent à l’unité (celles des sœurs de Jouarre, je précise)

    Je m’approche et je regarde le prix, 15 euros pièce

    Whaouh ! ça fait cher le santon !

    Et tout à coup je réalise que ma crèche vaut cher, puisqu’il y a 7 personnages

    Pourvu que Louis ne ma la réclame pas pour la revendre à prix d’or

    Non, je ne crains rien, ce n’est pas son genre

    Y’aura peut être les soldes en Janvier, un mage à 50 % sacrée affaire !

     

    On a tous chanté ça



    Sheila - Les Rois Mages

    « Je te suivrai, ou tu iras j’irai, fidèle comme une ombre (tiens pour le chabada)

    Jusqu'à destination

    Pow, pow, pow ………….

    La la la la  , c’est moi Frida oum papa !!!!!!!!!!!!

     

    Des paroles de chanson  se sont glissées dans ce billet

    Sapq, Fay, vous avez trouvé ?

  • Ombre et lumière

     

     

    J’ai remué ciel et terre, vidé les armoires, les malles, le dressing, pas vrai j’en ai pas

    Impossible de dégotter un Marcel

    Je voulais trabouler avec Plume et Ksénia

    Tant pis, je joue quand même, avec l’ombre et la lumière, à la manière de ….Georges de la Tour

    (Prétentieuse)

    La photo a été prise par Mark, je vous laisse deviner qui se cache derrière le rideau

    ombre.JPGJe sais, c’est dur …

    Allez, on chamboule les habitudes

    Un chabada du samedi !

    Deux mots

    Ombre et lumière

    L’un ou l’autre ça va de soi

     

     

     

    Attention, be carreful, achtung, ten cuidado,  le jeu s’arrêtera dimanche soir à minuit

    A vos carnets de chants !

    Heu …pas de chants liturgiques s’il vous plait !

    >

  • A la recherche du "1 " perdu

     

    Tout à commencé ce vendredi matin là

    En aspirant le clavier de mon PC, schloups, une touche qui disparait, le « 1 »

    Horreur, c’est moche un clavier avec une touche en moins, atrophié, telle  une main avec un ongle cassé, une guirlande de Noël avec des ampoules piquées par des habitants peu scrupuleux…

    clavier 3.JPGIl est certainement dans le sac de l’aspirateur, je prends mon courage à deux mains et j’explose le sac (ce n’est pas le  Dyson, c’est l’autre)

    Beurk ! Y’en a des trucs la dedans, je fouille, rien, pas de touche, pas de «  1 « 

    Misère, je lance un SOS sur FB et bon nombres de conseils abondent

    -          « c’est le chat qui joue avec « 

    -          « fais en une autre en patafix, ça se verra pas ! »

    -          « cherche encore Jeanne «  poussière.JPG

    -          « Prends en une autre qui te sert pas, et met là à la place « 

    Vous êtes gentils, mais quand même, ce «  1 «  il n’a pas fondu comme neige au soleil

    Tant pis, on verra plus tard

    Deux jours passent, je me décide à poursuivre mes recherches, j’enfile mes gants mapa, et joue les experts, pire qu’une enquête criminelle

    Ouh la la, y’en a des trucs la dedans !

    Des playmobils, des barrettes, des billes, des fleurs séchées de bougainvilliers, de la poussière, plein, plein !

    J’aurais du acheter un PC avec des touches roses fluo comme les crocks de Roselyne, pas moyen de retrouver la touche égarée 

    Je persiste, je cherche et soudain

    Youhou !! La voilà touche.JPG

    Quel soulagement !

    Je le savais, elle retrouve sa place après un léger dépoussiérage, manuel cette fois ci

    La prochaine fois, je mets un filet de protection ou je souffle sur mon clavier !

     

    THE END

  • Après Lyon, enfin Laval !

     

     

    Lyon, Lyon, by night, en habit de lumière …on en a causé sur la blogo, et admiré de sublimes photos

    Et Laval me direz vous ?

    Cette année, les habitants sont conquis, monsieur Notmaire reprend des points dans les sondages !

    Alors munie de mon APN, je suis allée en reportage pour vous amis lecteurs qui n’auront sans doute pas le temps de faire le déplacement

    Sur ma route j’ai croisé le faux moine , personnage haut en couleurs de notre ville

    Il est à présent équipé d’une oreillette, les cabines téléphoniques ayant en partie disparu

    Il porte toujours sa bure toute rapiécée et ses chaussures sandales orthopédiques, de grosses chaussettes noires, trouées dans lesquelles sortent ses orteils

    J’aurais aimé le prendre en photo, mais c’était inconvenu

    Alors j’ai poursuivi ma route et me suis retrouvée devant l’hôtel de Ville

    Mince, c’est la fin du  diaporama, je tente quand même le coup, clic, clic, reclic

    hotel de ville.JPG

    Et ben quoi, c’est flou, nan, impressionniste la Jeanne, à la manière de Sisley qu’elle dit Pierrot Bâton

    Je vais dans «  menu «  tenter quelque réglage

    Il me propose «  musée , feu d’artifice , coucher de soleil , contre jour , paysage «  mais pas illuminations de Noël lavalloises , pff !

     

     

     

     

     

    Allons au jet  d’eau, heu … pas nette la Jeanne, pas de trépied, pas de zoom, pas d’attirail de pro

    Je vais vers une jolie installation, sapins, boules, éclairages colorés

    Raté !

    sapin.JPG

     

     

     

    Je persévère en me dirigeant vers le pont Aristide Briand et ses papillons

    Ding ! « L’accumulateur est déchargé «  allez, c’est ma journée !

    Décidemment, je dois me résigner, je rentre quasi bredouille, oserais je une autre tentative ?

    Je laisse mes copines mayennaises opérer

    Virginie, Marie Camille, Pierrot Bâton : à vos APN !

    PB, n’oublie pas ton trépied, pour une fois, ça va servir !

    Je vais fabriquer mes cartes de vœux …

  • La salle de bain


    bonnard2.jpgJ’ai découvert assez tardivement la peinture de Bonnard
    C’est un artiste quasi inclassable, il n’a pas cherché dans les courants de ses contemporains à se calquer à leurs œuvres, il a peint simplement des scènes de la vie quotidienne, dont des femmes dans leur salle de bain


    Chez mes parents , la salle de bain autrefois , était tout en longueur , sans chauffage ,juste un « grill « branché le samedi soir , l’eau chaude sortait des robinets exceptionnellement, la peinture bleue noircissait par les moisissures , de toutes petites serviettes nid d’abeille pour s’essuyer , avant de mettre des pyjamas chauffés auprès du poêle à fuel qui ronflait

    Dans la mienne, j’ai déposé au mur des reproductions de ses tableaux de Bonnard
    J’aime ma salle de bain, pas toutes les salles de bains
    Celle ci a des odeurs familières, des objets personnels, de jolis flacons, mon maquillage amassé au fil des ans


    Je ne suis pas attirée par l’équipement sanitaires, un lavabo reste un lavabo, il se vide et se rempli
    Pas trop le genre à rêver devant les gigantesques baignoires High Tech, balnéo, jacuzzi et j’en passe, encore moins des douches spacieuses avec 36 jets et autres accessoires de massage , pas le temps pour ça !
    Bien sur, on trouve des matériaux nouveaux, attractifs, et les salles de bains deviennent de plus en plus personnalisées
    Je partage la mienne, avec les enfants, ils y déposent leurs bazar, je trie, je range, je nettoie
    Elle vit
    J’aime bien quand elle est rangée, et toute propre, elle n’y reste pas très longtemps, c’est un éternel recommencement


    boites.JPGLes objets qui vivent dans la salle de bain sont rassurants , le vieux poudrier en cuir de ma mère , mon mobile de flacons , mon cadre de savon de Nice , des boites en bois , mon parfum , des senteurs qui constituent mon enveloppe , qui ont contribuer tant et tant de fois à ce rituel avant la sortie , maquillage léger le jour , maquillage plus soutenu pour le soir flacon.JPG
    J’aimerais y mettre des plantes, mais pas assez de place, pas assez de lumière, une salle de bain n’est pas une serre, elle mérite cependant une fenêtre pour aérer et laisser passer la lumière du jour
    Je n’aime pas les salles de bain trop grandes, je m’y sens perdue, j’ai froid
    Ces pièces sont sources de rêverie, de vagabondages, ou l’intimité est préservée, elles se doivent feutrées, confortables, douillettes, bien éclairées, bien chauffées, agrémentées de miroirs et d’appliques
    J’aime le linge de bain, les gants tous doux, les serviettes qui sentent le frais quand elles ont séché au vent serviette.JPG
    Je n’y passe pas des heures pour autant, douche, coiffage, soin de visage et me voilà prête à affronter l’extérieur, passage intime avant l’exposition au grand jour

  • Quand le dentiste ramène sa fraise

    Mon dentiste ouvre la porte de son cabinet d’un air jovial

    « Ça va madame Jeanne ?

    Ah, c’est bien la neige, plein de rendez vous annulés !« 

    Je suis de bonne humeur, je n’ai attendu que 20 minutes, habituellement c’est un peu plus d’une heure

    Rappel des faits : une de mes dents de sagesse à explosé, il faut extraire la racine, en attendant, ça me fait mal

    fraises7ag3.jpgIl sort son artillerie et y va franco, gai comme un pinson (il m’aime bien)

    Aie, mais qu’est ce qu’il me fait, il a touché ma langue avec sa fraise ! Ça saigne

    « Excusez-moi « 

    Pas de panique, j’arrive encore à causer

    Je crache dans le lavabo, je suis bien élevée, reprend mes esprits et je m’informe

    «  ça vous est déjà arrivé de couper la langue d’un patient ?

    C’est rare me rassure t’il, j’ai vu ça quand j’étais étudiant, ça giclait partout

    Bon, va falloir extraire la racine, je vous enverrai voir un confrère, en attendant je vous bouche ça pour les fêtes « 

    Je m’imagine avec un plâtre scintillant dans le fond de la bouche !

    « -Allez, on se cale un rendez vous ?

    Vous partez pour les fêtes ? »

    « -Oui, à Cherbourg « 

    « -Rha, j’ai failli m’installer là bas ! »

    Et le voilà parti à me raconter ses souvenirs, et les études de son fils et blabla, impossible de l’arrêter

    Il cause, il débite, je n’en place pas une, pendant ce temps les autres patients patientent …

    Il est incroyable, ne se plaint plus d’ailleurs en ce moment, il aime son métier, et je crois qu’il aime parler de lui, comme beaucoup de gens, moi aussi d’ailleurs quand je le peux.

    Il m’a quand même dit, que quand une langue est sectionnée, on ne peut pas réparer

    C’est embêtant

    Mais la sienne semble en parfait  état

     

  • Ceux qui me sont si chers

     Depuis toutes ces  années, j’en ai perdu des amis …

    Hommes ou femmes, séparés par la  distance,  par malentendus,   par grande  déception,  par l’ultime séparation

    C’est celle ci la plus cruelle, la plus douloureuse, parce qu’on a beau espérer les pardons, rêver aux retrouvailles, aspirer à des retours, il ne reste que les photos, les images, les lettres, les souvenirs qui reviennent par flashes

    La mort m’a appris ce qui était précieux

    Mes amies, celles qui datent de l’adolescence, chemins souvent parsemés d’embuches, et d’instabilités ont quasiment quitté mon cœur, j’ai espéré, j’ai toléré, je ne contrôle  pas les chemins de chacun, je ne chercherai jamais à recoller des débris

    Je ne décide pas  mes amitiés

    «  Tiens, je voudrais bien être ton amie »

    Ça me tombe dessus , par magie , en s’ apprivoisant  ,cela commence par des petits mots , puis des regards un peu plus complices ,dans lesquels  je perçois la petite étincelle qui vite me laisse entendre que cette rencontre ira plus loin qu’une autre 

    On se livre, on se raconte et surtout, bien avant tout, on porte de l’affection pour l’autre, et on ressent par des paroles, des gestes une soudaine réciprocité

    Je n’ai pas trop d’amis, j’en aurais jamais de trop

    Il n’y a pas de quotas, pas de » top », pas du classement, pas d’enchères, pas d’éliminations, pas de casting

    Quand un ami est silencieux, je souffre, j’ai peur de le blesser, de l’obliger, de le rendre coupable

    Je lance des petites fusées, toutes petites, quelques ’étincelles, sans  bruit, ni fracas,

    Et ces liens là perdurent dans le temps sont tellement solides que même les aléas ne les brisent  jamais

    Mon ami Gordon, depuis tant d’années sait réconforter, il trouve les mots simples, il connait ma fidélité

    Je m’attache, trop peut être, pas si souvent en fait, je sais aussi me protéger, ne pas laisser croire en une éventuelle amitié, je mets la distance nécessaire lorsque je sais d’emblée que la relation n’ira pas au-delà, sans pour autant me refermer comme une palourde, prendre et donner, à la mesure du possible, cordialement.

    Cela peut paraitre prétentieux mais je n’aime pas ces prises d’otages affectives, je me sens comme prise dans une toile collante dans laquelle il est très dur de se libérer

    En vieillissant, je savoure cette grande chance qui s’offre à chaque nouvelle rencontre

    Et j’ose de plus en plus ouvrir grand mes bras , pour de vrai , serrer fort ceux ou celles qui se lient , ceux qui me soulagent , ceux qui occupent mes pensées , ceux que j’ai besoin de voir , avec eux je veux rire , auprès d’eux j’aime marcher , je leur fais confiance , je me fais confiance , je m’efforce de passer outre les petites discordes , je n’entretiens pas  les malentendus

    Je les aime, précieux sont ils, si précieux ….

    tea-in-art-mary-cassat-afternoon-tea.jpg

     

     

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