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Un de mes petits cadeaux de la semaine, la fleuraison d’un hibiscus, vite ouvert, vite refermé
J’ai aimé la lumière qui se dégageait dans mon salon ce jour là
Comme Fille bavarde, j’ai eu envie de photographier la fleur
La grisaille et les tracas professionnels ont puisé mon énergie
Mais je vais me rattraper
Départ du car 17 heures pile sur le parking des divas, roulage jusque dans l’Orne, puis débarquement sur la scène grande comme un mouchoir de poche du Casino de Bagnoles
Balance son, buffet, habillage gars et filles par-dessus dessous, on s’habitue, puis « absolument 70 pour la ….dixième fois
Et une fois les derniers claps d’applaudissements offerts, direction le dance floor ou je sais que Pierrot Bâton va se déchainer
(Je pense qu’on y retournera vendredi pour une soirée réservée aux filles, spécial St Valentin, avec des cours particuliers par un coach parisien sur « l’effeuillage « )
Départ du car 2 heures, retour prévu.
Tard
On vit dans une région formidable, branchée, moderne
Dans nos statistiques, apparaissent les fameux mots clés
Mots qui recherchés par des internautes peuvent les amener sur notre blog
Je n’y prête pas d’attention, sauf que celui à attiré mon attention : Bricqueboscq
Pour la plupart d’entre vous, il n’évoque rien ce nom de village viking retranché
Si par hasard vous le tapez sur Go….le, vous arriverez vite dans mes anecdotes , avant même le site municipal, les gites, les annonces immobilières ..
Evidemment, c’est un peu troublant, déstabilisant, parce que mes souvenirs heureux et tragiques peuvent être lus, et reconnus
Il faut peut de temps pour faire le rapprochement, les lieux, l’histoire
Sauf que ….c’était il y a plus de trente ans, la plupart des habitants du hameau sont décédés, les maisons revendues
Qui peut tomber sur mes anecdotes, qui peuvent par ce mot clé rechercher des traces ?
Mes cousins, mes cousines , peut être , eux qui n’ont pas vécu ces moments là chez mes grands parents , eux qui un peu loin ,à l’aube de leurs 40 ans, ont subitement l’envie d’en savoir plus sur leur histoire
Et si ma propre famille m’avait reconnue, venait me lire en sous marin, ici depuis des mois ?
Cette pensée me déstabilise un peu, mais je ne vais pas faire de l’investigation, je ne vais pas supprimer cette note, censurer ou même changer les noms de villes et villages
Pourquoi la cracher, l’écrire, raconter ce drame familial, laisser le lecteur presque voyeur, le mettre mal à l’aise peut être …
Alors j’ai relu les commentaires, les mots précieux, allant au-delà de la compasion , ces mots qui m’ont fait avancer
Témoigner, écrire pour dire, non pour s’apitoyer, écrire pour rebondir, tirer de sa propre histoire des leçons de vie et oser à présent en parler à ma fille, qui est en âge de recevoir le récit de sa propre histoire
Choisir la vie, la vraie,
Et si parmi ces taupes , peut être , ce blog se fait témoignage de ce qu’ils ont connu , entendu , transformé dans leur imaginaire , et bien tant mieux , cela me pousse encore plus à continuer , dire pour garder trace , pour aller en avant , le gris , le noir , et le jaune orangé
Au cours des formations que je donne, je propose un moment de pratique autour des activités
Ces fameuses activités proposées aux tout petits, souvent trop directives, pas adaptées à l’âge des enfants, ceux qu’on veut faire grandir trop vite (au passage je signale que de plus en plus d’enfants de 8 ans ont crééleur blog , avec l’aide des parents , ils racontent leur vie passionnante ( et on leur fait croire que ça va passionner la terre entière , bon, au bout de trois articles , ils passent à autre chose , mais ça donne de l’importance )
Bref, je m’égare
Je propose un atelier manipulation, pâte à sel, pâte à modeler, un atelier peinture et collage
Les stagiaires se repartissent par deux ou trois, en tournent toutes les quinze minutes
L’ambiance est vraiment joyeuse, ça bouge, ça rigole, tout ça sans débordement, puisque je suis là pour veiller au grain
Sauf ….que , presque à chaque fois , une des stagiaires , a l’idée , plus ou moins consciente , de pétrir , façonner et malaxer une forme allongée et cylindrique ( Plume va encore faire celle qui comprend pas !)Et là, ça dérape
Je vois la scène se profiler, et je me dis que.c’est le moment crucial , que les stagiaires vont forcement piquer un fou rire , et que certaines vont en remettre une couche , et qu’ on aura droit à des grivoiseries , allusions à connotation sexuelles ,et que je vais devoir reprendre les choses en main ( si je peux me permettre l’expression, , ah ça suffit vous n’allez pas vous y mettre aussi )
La dernière fois, tandis que Elise malaxait avec passion sa création, en toute innocence, et ses copines ont vu la scène, je n’ai pas fait celle qui n’a rien vu, ni entendu, et j’ai juste dit
« Vous êtes coquine Elise ! «
On a tous ri, que faire d’autre, et il n’y eu pas plus de débordements
J’imagine bien le gène de certains enseignants, et la lassitude face aux ricanements des élèves, allusions lourdes durant les cours de SVT sur la reproduction
Mais c’est ainsi, il est bon de rire, modérément de tout
Parce que depuis des millénaires, les commentaires licencieux, les répliques osées, les chansons paillardes, les blagues osées font rire
Et rougir celles qui n’ont pas cherché la grivoiserie
Nous voilà en février, la nouvelle année est fêtée, on a trinqué.
Des vœux, reçus, envoyés, messages simples, SMS, cartes virtuelles où postales, j’aime ça, j’aime commencer l’année par des mots, de tendres pensées
J’aime tout, sauf …
Ces messages déroutants, remplis de fioritures, de mots tarabiscotés, de phrases dignes d’un discours de Mandela ou Luther King, de tirades presque incompréhensibles envoyés en copie à tout le carnet d’adresse (je ne parle pas de blogs évidemment)
J’avoue, je lis en diagonale, et je n’ai pas envie de répondre
Je saisis presque à travers ces messages, la solitude, la souffrance de celui qui l’expédie, comme un appel au secours, « sortez-moi de là ! »
Mais c’est peine perdue, parce que le message envoyé en masse tel un diaporama sirupeux a pour triste fin de se perdre à son tour dans les indésirables
J’en ai fini avec ça, les flous et les images clignotantes de jeunes filles en fleurs, j’ai passé l’âge
Dire simple
Dire vrai
« Bonne année », des bisous, de la tendresse et rien d’autre
Les messages de vœux ne sont pas des tracts qu’on distribue à tous vent dans les boites aux lettres virtuelles, on court après quoi ?
Pas envie de démarrer l’année par des discours parfois culpabilisants et naïfs
Bien sur que je suis pour la paix dans le monde
Bien sur qu’il faut protéger la planète
Mais priorité avant tout au face à face, juste un prénom, ma chère ….
Je n’ai plus envie de me forcer ….désolée de blesser en tournant le dos de la sorte, vraiment, je ne peux plus …
Sapq nous a raconté une belle rencontre, courte mais inattendue
Celle d’un guitariste auquel elle voue une profonde admiration
Et elle invite ses lecteurs, donc, moi, à réécouter Thiefaine
Thiefaine, Hubert Félix Thiefaine, mais oui, bien sur que je l’ai écouté, il y a plus de trente ans, et il fait partie des rares artistes que je n’ai plus jamais entendu lorsque j’ai quitté la Maison
Nous écoutions en boucle l’album « soleil cherche futur «, je me souviens de la pochette du vinyle avec une fillette habillée en fille de trottoir
Il fallait être sacrement cinglé pour écouter ça, tristesse, mélancolie, la voix rauque du chanteur francontois n’avait rien de bien joyeux
C’était de notre âge, comme la génération de nos parents écoutait Ferré
Les images remontent dans ma tête, les années lycées, les années tintées de brume, le spectre de la mort guettait mon amie, je le sentais bien, je restais impuissante face à elle, sa douleur
Oh bien sur, il y avait de bonnes rigolades, mais aussi de l’ennui, des pieds qui trainaient, la glandouille
Et Abby qui croyait avoir rencontré le grand amour, terrée chez cet homme qui lui promettait des merveilles
J’avais ma lucidité, mes 16 ans, mes yeux bel et bien en place, parfaitement clairvoyante face à mes choix
Je voulais partir, quitter, les quitter, m’envoler, remplir ce vide
Laisser derrière moi les odeurs de Bastos, de café, de mer et d’essence, laisser cette mélancolie cherbourgeoise ou le soleil ne venait que cinq jours dans l’année
Alors ce soir là, j’ai réécouté Thiefaine « Mathématiques souterraines «, et tout est revenu, j’ai versé des larmes, parce que je les ai laissées, et que je n’ai pas la certitude que leurs vies soient si belles
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On ne refait pas l’histoire, j’ai choisi de m’écarter de ce monde plaintif et gris
J’ai choisi la couleur, j’ai déserté les bars, les mouettes et les précipices
La version du mélancolic tour, est absolument divine, les arrangements musicaux sont sublimes
Merci Sapq …
Il y aura des dingues et des paumés à Bercy auprès de lui
Avec toi, j’aurais été capable d’aller l’applaudir …
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« Oh mais laisse allumé bébé Y a personne au contrôle Et les dieux du radar sont tous out Et toussent et se touchent et se poussent Et se foutent et se broutent Oh mais laisse allumé bébé Y a personne au contrôle Et les dieux du radar sont tous out Et toussent et se touchent et se poussent Et se foutent et se mouchent Dans la soute à cartouches »