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  • Un chabada royal

     

    Le mois de Janvier s’achève, le cinquième dimanche aujourd’hui (il parait qu’on peut gagner des sous avec ça, faut voir…)

     Cinq dimanches pour manger la galette,  en  semaine aussi , ce n’est pas interdit !

    J’en ai fait trois cette année, une chez Jade avec Peter et Maggie, une autre avec la troupe, j’ai eu la fève mais j’ai rien dit, de toutes façon j’étais tellement occupée à papoter …

    Et le dernière, hier matin, au petit déjeuner, toute seule, avec des restes que Jérôme à rapporté de sa soirée pongiste, l’ambiance était plutôt calme

     

    Bref, me voilà couronnée pour l’année

    Allez, puisque Antiblues me réclame à corps et à cri un chababa, c’est parti !

    Le mot « roi », attention, pas Rio pour ceux qui ont mal lu

    Ça marche ?


  • Ma rose pleureuse

     

    Ça alors, je n’en reviens pas ?!!!!!!!!!!!!!

     

    « -Qu’est ce qui t’arrive Jeanne ? »

    Et ben ma rose pleureuse , celle de mon jardin, oui, une photo que j’ai faite  moi, toute seule

    Et ben je l’ai retrouvée sur un blog !

    « -Non ??????????? »

    Si, ma photo, j'en suis sure !

    "Montre-nous ça !"

    Allez faire un tour par ici , elle y est, revenez vite par ici quand même

    Rho !!

    Bah, je ne suis pas fâchée, plutôt flattée même, bon, elle n’a pas demandé la permission la dame, mais comme je fais pareil, je ne vais pas pleurnicher

    Ma rose, rho !!

    blouse.JPGSi ça se trouve je vais retrouver ma blouse grise sur un blog de mode, allez savoir !

    Et ma Louloutte sur un site de la fabrication des charentaises  .

       chaussons.jpg

  • Les oignons

     

    Oignons.jpg

     

    La tante Louise était sans le savoir avant-gardiste sur les tendances des années 2000

    Sans le savoir, elle avait inventé l’art de la  superposition

    Elle portait une chemise de coton, une culotte sans doute, des bas, des grosses chaussettes en laine

    Des jupons, une robe, un gilet et pas dessus tout ça, une blouse

    Elle  avait une petite tête, vissée à ce corps recouvert de couches de vêtements

    Ça lui donnait une allure de dinde, elle était couverte comme un oignon

    J’adore les oignons, ceux qui ont suinter doucement dans la poêle, ceux qui ont cuit dans le jus de cuisson du rôti de porc, qui mélangés aux haricots verts persillés ravivent nos papilles

    C’est bon les oignons

    Je n’en ai jamais assez

    Parfois je commence à cuisiner, et mince, plus d’oignons !

    Ils ne se conservent pas forcement longtemps

    Les oignons sont charitables avec moi, ils ne me font jamais pleurer

    Mark n’aime pas les oignons, dans un plat, il trie et les rares qui franchissent son assiette sont immédiatement poussés vers le bord

    Ça m’énerve mais je le laisse faire, et je  mange les oignons licenciés

    Savez vous que si vous souhaitez vendre votre logement, rien de tel que de cuisiner des oignons avant la visite des éventuels acquerrais

    Les oignons fondus rassurent, tout comme un gâteau qui cuit dans le four

    On connait cette odeur, la soupe à l’oignon, la tarte à l’oignon, l’odeur de cuisine si familière

    Les oignons cuits parce que crus….

     

    Ma tante Louise habillée comme un oignon n’aérait pas sa maison sombre et humide

    Mais y’avait une cuisinière à bois, ça rassure l’odeur du bois et le café qui chauffe …

    Infâme quand même le café de la tante Louise …

     

  • Les madones du parking

     

    palindrome.jpg22h30, fin de répétition, comme tous les mardi soir

    Chacun empile sa chaise , je fais mon petit business ,  salue les copains , les copines , passe d’un groupe à l’autre , prend des nouvelles ,en donne ,  c’est souvent court , c’est ainsi .

    Le groupe est important, presque 200 chaque mardi à se retrouver dans cette salle pour chanter, apprendre notre répertoire ..

    La salle se vide assez vite, les derniers petits groupes se font gentiment expulser par notre Jeannot et l’arrivée du gardien

    On ferme !

    Alors, en petit comité, on poursuit nos papotages à l’extérieur ou trainent encore quelques fumeuses

    Souvent, très souvent, les derniers bavardages se terminent avec Pierrot Bâton et Théodore

    Bla bla … on cause de tout, d’histoires de chœur, de nos blogs, de nos tracas, de nos vies quoi .

     

    Il se fait un peu tard

    «  Bon, allez, bonne nuit tout le monde « 

    Je me dirige vers ma Clio et Pierrot Bâton vers sa Mégane, toutes deux en général garées (enfin le mot est peut être un peu fort pour moi) pas loin l’une de l’autre

    Théodore fait chauffer le moteur de sa belle voiture, fait une manœuvre, passe devant nous, et …s’arrête, descend sa vitre

    « Au fait les filles « 

    Et bla, c’est reparti, lui au chaud, et nous dehors

    Il coupe le moteur, et on cause encore, parfois un bon quart d’heure, même plus.

    Et ça, été comme hiver, on est costaud nous, les madone du parking, on ne craint ni le froid ni les vilains, du moment qu’on cause !

    Bavardes ?

    Bah, peut être un peu

    Minuit, sonne, ça va, personne n’est transformé en crapaud

    Raisonnablement, on se sépare, rassasiés de ces échanges

    Nous allons retrouver nos conjoints surement déjà endormis …

    Mais nous, on ne trouvera pas le sommeil tout de suite, il faudra bien attendre encore une heure pour se calmer un peu …

  • Leur nid

    lit.JPG

     

    Depuis quelques mois, je ne donne plus mes cours dans les locaux de mon organisme de formation faute de place

    Nous sommes délocalisés dans des lycées et collèges de notre ville

    Ce jour là, je donnais une nouvelle formation, et j’intervenais dans le collège de Mark

    A table, le midi, nous déjeunons tous les deux, je lui annonce la nouvelle

    «  Tu vas me guider hein pour trouver ma salle ? » Son regard s’illumine, le sourire est plus parlant que le reste

    Il ne sait pas trop quoi dire  je le laisse faire

    Il est ému, heureux, content, et il me le dit simplement

    « Ce sera ma meilleure après midi, te savoir là, maman..« 

    Il avoue sans aucune gène qu’il va savourer ce moment, il pourrait à son âge, bientôt quatorze ans  prendre des airs désinvoltes, « j’te connais pas maman « 

    Nous nous fixons rendez vous à l’heure de la récré, il me retrouve tout joyeux, ma pause sera courte

    Nos enfants sont habités depuis leurs toute petite enfance par cette proximité là, ils aiment câliner, cajoler

    En grandissant, cette tendresse reste belle  et bien là, sans tabou, franche, vivante

    Je n’ai pas de réserve, pas de scrupules à donner, prendre ces instants là

    J’ai maint et maint fois entendu que j’étais trop mère poule, que je portais trop mes bébés, que je les couvais, je devais presque me justifier, prouver, me détacher, m’écarter

    Ils n’ont pas de mal à vivre leur vie, mais ne ressentent pour l’instant nullement le besoin de quitter ce nid, la maison est la leur, et même si parfois je peste un peu de les voir rentrer presque tous les midis, je me réjouis de cette proximité

    Ils aiment se blottir contre leur père, serrés, collés à lui

    Je crois qu’il n’a pas connu ça enfant, il leur donne cette belle complicité, ses bras costaud et rassurants, son rire, sa tendresse

    C’est sans doute le meilleur engrais pour la vie , je n’ose pas penser à ce jour où ils seront tous partis , un peu , loin , pas longtemps , je me prends même à rêver qu’ils vivront toujours là ..

    Il y aura leurs retours dans ce nid …

    Je ferai les lits la veille

    Comme ma  maman ..


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  • Vingt cinq ans

     

    C’était un samedi de Janvier, je faisais mes études au Havre, et j’étais rentrée dans ma famille, le cœur en marmelade après la mort de Balavoine

    Nous avions couru avec ma mère à la maternité pour admirer le nouveau né

    Il était en pleine forme, bien dodu, prêt pour cette vie qui commençait

    Il a grandi, tonique, rieur, jovial et complaisant, sportif

    Ce fut un bon élève, aimé des enseignants, un parcours sans embuche pour avant d’intégrer un groupe de presse locale ou il mène sa carrière de journaliste

    C’est un beau  gars, toujours rieur, un peu moqueur, il aime la vie, en profite bien, sans trop de tracas

    Un jour de janvier 1986, vingt ans aujourd’hui

    Mon petit neveu est devenu un adulte

    Il a gardé son sourire, son dynamisme

    Alors par ce billet que je te dédie, David, aujourd’hui, je te souhaite un très bel anniversaire

    Et je t’embrasse fort.

    david.jpg

  • La croix et la bannière

     

     

    « Superbe ta nouvelle bannière  mais un peu trop grande. En effet pour les formats standards, il faut faire du 1024 de long. Or celle ci fait des 1200 à peu près je pense. Il faudrait donc la réduire, car sinon le blog dépasse les largeurs standards (on n'a pas tous un écran géant) »

    « A bon, tu ne vois pas tout mon blog, OK, je vais essayer de voir ça « 

    Rien à faire, j’ai beau chercher je ne trouve pas de fonctions pour diminuer ma jolie bannière

    « Jeanne, je t’assure, c’est embêtant, envoie moi l’original je vais voir ce que je peux faire « 

    Ok, j’envoie.

    Après pas loin de 500 mails échangés en quatre jours  avec mon blogopote dont je garderai l’anonymat à cause de ce qui va suivre, rien n’y fait

    La bannière trop grande semble tracasser le blogueur

    Grr …je ne vais quand même pas sauter dans l’Eurostar

    Je cherche, il cherche, nous cherchons et je finis par lui donner les clés de la maison

    « Profite en pour refaire la peinture si tu veux « 

    Et c’est alors que je reçois cet ultime message du buildercouteau-suisse.jpg

     « Je me dis: juste pour vérifier, ce ne sera pas la fonction zoom de mon navigateur qui déforme ta bannière? 

    Je regarde: View->zoom... horreur, je suis en 120% sur ton blog!!! »

     

    Et voilà, il fallait diminuer le zoom !! »

     

    Evidemment , je ne me suis pas moquée , je n’ai rien dit , hum , hum , parce que …faute avouée est  à moitié pardonnée , il aurait pu faire  le malin, et me disant qu’en deux clics il avait rectifié les dimensions , ce qui m’aurait  fait passer pour une gourdasse que je ne suis pas

     

    Je l’avoue : combien de fois, sûre de moi j’ai  renvoyé l’erreur aux autres

     

    Ce genre d’embrouilles dans lesquelles on peut s’embourber, jusqu’à même utiliser le mensonge pour garder la face

     

    « Ou est ce que vous avez rangé les filtres à café ????????????? »

    On a beau chercher dans tous les placards, on ne les trouvera jamais ces filtres, parce qu’au moment même où j’ai pensé les mettre dans le caddie, ma main à ripé vers autre chose, et j’ai oublié de les acheter

     

    Mais pourtant, on les a vus, on est certain de les avoir pris

     

    L’essentiel c’est de reconnaitre ses torts, savoir en rire, et se faire pardonner

    Ça me rappelle le jour où j’ai retrouvé le démélant dans le congélateur

     

    Racontez nous vos embrouilles du même genre ?