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  • besoin d'être entourée

    0bcecb5aad46d42075f401599033c6cc.jpgLes parents de Jérôme sont venus passer deux jours …nous jardinons, Marianne plante des iris dans les massifs.

    Je ne peux pas l’aider, je suis un peu lourde, la naissance est prévue pour demain, je suis heureuse, je vais avoir un petit garçon, il va naître à terme, c’est tout ce qui compte.

    Ellen a trois ans, elle va partir avec ses grands-parents, le lendemain, pour une semaine sans doute. Cela ne me convient pas, j’ai besoin qu’elle reste auprès de nous, qu’elle voie son petit frère le plutôt possible. Je ne peux pas envisager de me séparer de ma fille pour cet évènement là, j’ai besoin d’elle, elle a besoin de moi..

    Peter et Maggie sont aux Sénégal avec les filles ,Juliette et Pierre Henri sont en vacances ,Alice et Fabien sont à la montagne chez Eugénie ..

    Je dors mal, je quitte la maison avec Jérôme vers 4h du matin, en direction de l’Hôpital ;

    Notre  bébé est né à 16 h, il est splendide, bien dodu, complet, sans erreurs …

    Mes beaux-parents sont restés à la maison, ils s’occupent d’Ellen, puis c’est ma mère qui prendra le relais jusqu’à notre retour, le vendredi.

    Ca compte d’être entourée, la pleine confiance que l’autre est choyé, difficile déjà de m’imaginer mère de deux enfants , impossible d’imaginer d’avoir eu un seul …j'ai besoin d'être entourée ,j'assure bien les premiers gestes qui suivent une naissance ,j'anticipe et préserve ma fragilité ,je puise l'énergie necessaire ,sans flancher ,je me préserve   ...

     

    11 ans sont passés, je m’en souviens très bien, les jonquilles ont fleuri pour lui souhaiter bienvenue a son retour.Je vais aller faire un bouquet …

    Bon anniversaire, Mark, mon fils …………

  • 8 secondes de célébrité

    Alors que Basile s’était inscrit aux pré sélections pour un jeu télévisé, c’est Coralie, sa femme qui a connu il y a quelques jours, ses 8 secondes de célébrité..

    Célébrité c’est peut être un grand mot, mais passer au journal de vingt sur Tf1 impose forcement quelque fierté, même si l’évènement n’était pas prévu.

     

     

    Le Premier ministre était venu, en voisin (ils ne connaît pas mes nouveaux voisins lui …) soutenir notre maire en campagne. Vous allez penser, »tiens elle nous parle encore du maire », oui mais que voulez vous c’est l’actualité qui fait ça.. 

    Donc à cette occasion les équipes de télévision sont venues dans notre petite ville, en vue de rapporter le déplacement.

    Première scène, dans la gare, les élus se serrent les mains, bavardent …bon on passe

    Puis nous voilà dans la salle du Vieux Château, le ministre parle de la politique nationale au grand drame des militants qui ne sont pas venus pour ça …

    Puis le reportage s’oriente vers l’éventualité d’un changement de municipalité.

    Pleins feux sur le candidat adversaire, qui fait son petit tour en ville, serre une main innocente, celle d’une jeune femme souriante, gaie et dynamique, notre Coralie !!

    Ah quel beau cliché, quelle belle image du renouveau de notre ville, surtout qu’elle n ‘habite pas cette ville, n’y vote pas non plus, mais bon elle passait par-là !!!

    C’est fait Coralie, tu as eu tes 8 secondes de célébrité, bravo !!

     

     

    Vous devez penser «  oh t’aurais bien aimé être à sa place, hein, passer à la télé aussi, Jeanne, avoue, tu aurais bien fait le détour pour être filmée « 

    -Non, non, j’aurais évité le champ de la caméra, parce que je suis trop connue ici et …ça ferait copinage et artificiel …c’est très bien comme ça

    Et puis mes passages télévisés passés ne se sont pas révelés concluants :

    Sur un plateau chez Delarue, je me suis vue devoir intégrer les rangs du fond, j’avais pas la poitrine et le décolleté adéquat sans doute. (j’en ferai une note )

    Sur Canal + et sur France 2, je me suis fondue dans le public, je n’ai pas joué les starlettes, juste pour le plaisir de connaître mes 8 secondes de célébrité.

    Avouons que nous avons tout été plus au moins un jour, filmés ou exhibés à notre insu sur le petit écran …ou sur le Net.Heureusement je ne m’appelle pas Laure Manaudou, de toute façon, je ne sais pas nager.

  • La mémoire

     

    Paul dîne à la maison le mardi soir, il sonne vers 19h40 son repas dans la main, enfin dans un sac et s’installe à notre table. Nous aimons beaucoup ce petit moment de retrouvailles, Jérôme nous rejoins vers 20h10,il va d’abord chercher Ellen qui finit son cours de théâtre.

    Nous partageons nos petits plats puis vers 20h25, nous partons chanter à notre répétition, Paul m’emmène dans la camionnette réfrigérée, oui je sais, ça fait des jalouses, mais pour rien au monde je laisserais ma place pour cette petite promenade nocturne …

    En causant l’autre soir, il me faisait remarquer qu’il avait plutôt une bonne mémoire, enfin pour les chansons entre autre. Une chanson apprise, c’est acquis à vie, il en connaît des centaines, par cœur, impressionnant.

    Un soir, il y a peu de temps, nous avons repris un titre appris en 2003 , je crois, il l’a ressorti en entier, sans hésitation, un vrai juke box, euh mieux que Deezer, pour faire branché !

    J’ai également une mémoire très sélective, je mémorise les prénoms, les noms, ça me sert dans mon travail, et surtout dans la relation au autre, c’est précieux.

    Côté chanson, ça va aussi, je mémorise assez bien, j’entretiens correctement.

    Je connais quasiment l’intégralité du répertoire de Balavoine, c’est gravé, et je pense avoir assimilé les trois années de notre répertoire, à raison de 25 titres par an, au moins 80 chansons, même si parfois y’a des trous.

    Rose mémorise vite et bien, le vocabulaire, les comptines, les poésies, les chansons, les mélodies, elle écoute deux fois, c’est dans la boite !!! Elle lui fallu trois mois pour apprendre à lire.

    Mais ne soyez pas admiratifs, je suis incapable de mémoriser les chiffres :je connais trois numéros de téléphone, un seul code de carte bancaire, mes identifiant Internet, ce sont toujours les même et mon code pins.

    C’est tout, le numéro de Sécu, de CAF, mes codes bancaires, l’âge du capitaine …………rien, un trou noir, là encore.

    Je me console encore en me disant que je retiens très bien également les titres de films, acteurs et réalisateurs, les noms de fleurs, des plantes et ma propre adresse, et bon nombre de médicaments .

    Il paraît que ça se cultive la mémoire ???

  • La chute nocturne

    Cet été là, je faisais un centre vacances, je partais sans connaître les animateurs, j’avais été recrutée entre deux portes sans entretien, le simple fait que je soies étudiante éducatrice m’ouvrait tous les lieux.

    Le centre se trouvait en Auvergne, les premiers soirs, j’étais un peu en retrait, je ne connaissais pas le directeur, il était assez distant, très pro, un peu froid, il m’impressionnait.

    Les enfants dormaient dans un dortoir insalubre, peu de moyens, c’était un vieux château tout délabré, nous passions notre temps à surveiller les enfants qui inventaient mille bêtises à la minute. Ils se mettaient souvent en danger, n’écoutaient pas nos remarques, un public de cas sociaux, sans limites, un peu anarchiques au début. Après c’était un pur bonheur, des liens très drôles, mon humour me permettait de tenir bon, je menais à terme tous mes projets éducatifs, j’aimais vivre avec  ces enfants séparés de leur famille pour quelques semaines.

    Un soir, nous étions descendus en cuisine ( c’était encore le bon temps ou l'on pouvait entrer dans les cuisines de collectivités ), nous entendons un gros bruit sourd.

    Je remonte avec Arnold, un peu inquiets, à l’affût de la prochaine bêtise ( oui même couchés ils ne s’arrêtaient jamais !)

    Après avoir fait le tour du dortoir des filles, nous découvrons une fillette de 8 ans, un peu grassouillette, gisant au sol près de son lit. Elle s’appellait Monique, nous sommes en 1985.

    Rien de grave, elle dort encore, nous nous approchons, la relevons avec effort et la reposons dans son lit, échangeons un regard, avant d’éclater de rire …rire nerveux, rire de fatigue, ou rire qui évoquait autre chose.

    Nous échangeons quelque phrase, je me souviens encore l’une d’elle..

      Tous soirs, pendant trois semaines, elle tomba de son lit vers 22 heures et tous les soirs, vers 2h du matin, Arnold me disait «  on va recoucher Monique … »

    Ce moment nous appartenait, on aurait jamais laissé les autres y aller à notre place..

    C’était, je crois l’occasion de prolonger la nuit … un petit moment de complicité, de proximité …

     Merci Monique !!!

  • Poussez vous j'arrive !!

    Ils arrivent, s’installent, tissent leur toile. Ils sourient, font des courbettes, trop, ils offrent des gâteaux, trop, trop souvent …

    Ils prennent les places devant, les plus visibles.

    Ils flairent les bons coups, invitent mais pas n’importe qui …

    Quand ils sont installés, ils prennent avec une aisance  la place qu'ils ont choisi , puis le pouvoir. Ils deviennent intouchables, indéboulonnables …personne n’ose leur dire, ils ont fait leur deal, ils gagnent en puissance.

    Ils écrasent, imposent, prennent la première place, ils s’accrochent, méprisent ceux qui ont œuvrer dans l’ombre avant eux …

    Je les repère tout de suite, je les observe, distante, je les fuis comme la peste

    Ceux la, vous les avez rencontrés, au travail, dans les associations, en politique, dans les paroisses, dans votre famille. à l’école ,à la fac ..

    Mais avec l’âge et les années je le dis haut et fort «  je ne les supporte pas !! »

  • A bas les bouleaux !

    Avec le soleil, les fleurs qui sortent de terre, les blogs illuminés par des photos toutes printannières, je réalise combien les mois qui vont suivre vont être éprouvants pour moi.

    Oui ce que vous ne savez pas ( je ne suis pas le genre à me plaindre ) c’est que depuis 11 ans, date de l’aménagement dans cette superbe maison, je suis allergique …

    Dès le mois de février, mon nez coule, j’éternue 29 fois par heure, mes yeux brûlent, ma gorge est irritée et en avril, je dois dormir assise, je ne respire plus !!!

    Diagnostic après tests chez l’allergologue, une seule allergie : les bouleaux.

    « Je suis allergique au boulot, c’est pas grave, je démissionne « ais je rétorqué à la dame spécialisée dans la matière .

    « Non, aux bouleaux, les arbres, vous en avez dans votre jardin ? »

    Dans le jardin, non, mais sur le terrain de l’autre côté du mur, ils appartiennent donc à la ville.

    Elle m’a proposé trois années de désensibilation avec un traitement adapté.

    Ça n’a pas marché …

    Céline mon amie et collègue, m’a conseillé un traitement en phytothérapie, a base d’aloé véra.

    Je tente le coup, ce sera mon achat compulsif , qui ne tente n’a rien. J’ai bien un aloès dans mon jardin, je ne me vois pas le mixer pour un extraire quelques gouttes, alors je fais confiance.

    C’est ma dernière chance, peut être pas ???

    Le 17 mars prochain, je saisirai mon portable vert, et prierai le Maire tout fraîchement élu de la veille, de venir dès que possible, avec sa tronçonneuse,, abattre illico les arbres coupables de mon cauchemar printanier..

    Eh, j’ai des relations moi. Et puis, j’ai passé des heures à militer, à convaincre, alors un petit service.. ; ne comptez surtout pas sur moi pour vous donner le numéro de portable de l ‘élu  pour accéder à vos fins personnelles, ça fait 7 ans que j’attend ce moment là !