J’avais pris la décision ferme de ne pas rentrer mes lauriers roses cette année
- « tu es dure avec nous, on est pas dans le sud « ont ils répliqué
- « Il faudra vous y faire, c’est le réchauffement climatique, c’est Al Gore qui l’a dit, bientôt on fera pousser des oliviers à Reykjavik et des poivrons à Oslo ! »
Mes hibiscus les narguent un peu, ils ont eu droit à un nid douillet, m’offrent deux à trois fleurs quotidiennes, alors que les autres années ils perdaient toutes leurs feuilles.
« Il faudra quand même que je vous taille ! »
Mes bougainvilliers sont rabougris
-« allez un petit effort, vous êtes misérables … »
Allez faire un tour en Andalousie, vous verrez à quoi ils ressemblent vos cousins !
Pendant ce temps, les rhododendrons pavanent, mettent en avant les gros boutons prêts à exploser en avril, surtout celui que Sarah a offert à Rose pour son premier anniversaire.
La glycine fait grise mine, elle a subi une sanction à la hauteur de la faute commise. Elle devait sagement cacher un horribles tuyaux métalliques qui arpentait le mur du bâtiment voisin, et sauvagement s’est enroulée sur le tube, broyant le fil qui reliait notre maison à l’interphone du portail. Jérôme a passé deux week end a réparer et ça ne marche toujours pas vraiment. En plus, miss glycine boude la fleuraison, elle déploie des centaines de feuilles, attaque la muraille, j’ai saisi mon sécateur et j’ai avec détermination coupé les branches tortueuses avec un dernier ultimatum, « si tu recommences, ce sera fini pour toi »
Dotée d’un optimisme permanent, j’avais acheté un citronnier, il faudra attendre longtemps pour la tarte.
Les rosiers de Basile sortent leurs feuilles, l’aneth de Léandre est bien reparti, les arums de Jeremy sont encore bien timides.
Lorenzo a déposé un petit cochon près du bassin , le bambou d’Anatole a bien poussé, les nénuphars attendent la chaleur suffisante pour sortir le tête de l’eau. Je ne sais pas si les lotus de Marc et Zohra auront résisté.L’amorphophallus sort de terre, j’en ferai une note pour vous expliquer …J’ai hâte de revoir tout ça illuminer mon jardin, j’ai hâte de cueillir un gros bouquet de lilas, de parsemer la maison de tulipes colorées.
La tulipe c’est la fleur électorale , le 17 Mars , elle ornera la table du salon en cas de victoire ..
Il reste encore quelques débris de carcasses de homards dans le fond du jardin
