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  • Couscouuuuuuuuuuuuus !!

    Tu baguenaudes dans les pâturages,
    Tu t'en vas te promener, Belle des Champs
    Qu'il est blanc, qu'il est crémeux ton fromage
    Dis, donne-nous en un peu, Belle des Champs

     

    Joli texte, certaine que la mélodie vous est restée dans la tête un bon moment, parce que les pubs légères et vives de ces années 80 restaient ancrées dans notre mémoire.

     

    Richard Gotainer en a composé des dizaines

    Celle ci, le fameux fromage bucolique  , et bien sûr la boisson aux oranges , avouons que les moyens étaient faibles et les budgets restreints, mais efficace cependant

     

    N’oublions pas ce bijou musical , couscous !!!!!!!

    Il a repris sa chanson « Primitif «  pour recomposer un morceau pour une marque de vêtements , peu de moyens là encore, mais j’ai encore la chanson en mémoire

    « Moi être  zinzin de ta fantaisie » ça c ‘est du texte !

     

    Allez pour les fans, une chanson.

    J’aime bien, c’est tonique, et puis.. Souvenirs, souvenirs …

     

     

  • Tout nouveau , tout beau

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    Edith et Henri étaient pêcheurs, ils aimaient ce milieu, un peu rustre parfois où la bouteille aidait à supporter les tempêtes de la Manche.

    Quand nous allions chez eux, il y avait toujours des gens qui passaient, des copains, des nouveaux amis.

     

    Mes parents disaient toujours

    « tout nouveau tout beau « 

    Ils n’aimaient pas trop la manière avec laquelle ma tante et mon oncle se liaient, brutalement, avec ces gens là.

    Je crois qu’ils étaient trop loin de leurs univers, ils se sentaient délaissés, exclus.

     

    Ma mère m’avait appris à me méfier des amitiés trop rapides, de ces liens parfois exclusifs, elle disait que ça risquait d’être étouffant.

     

    En amitié j’ai appris à être prudente, réservée, intuitive

    Parfois j’ai croisé des personnes qui m’attiraient, j’avais envie de me lier avec eux, mais je ne voulais jamais forcer la main, ne pas leur imposer  ma présence.

     

    Je les apprivoisais, j’allais doucement, quelques échanges, et plus tard des invitations.

    Je prenais garde surtout de ne pas délaisser les autres

    Je suis plutôt fidèle, n’aime pas cette rencontre parfois éphémère qui nous met en marge de notre passé

     

    Je n’acceptais pas toujours ça des autres

    La bonne copine qui nous laisse tomber parce que tout à coup elle est entrée dans une autre bande

     

    Je prends le temps, je laisse le temps à l’autre, je ne veux pas imposer de force mon amitié,

    Parfois je suis déchirée, dans les groupes, j’ai le sentiment de me débiner

    Je ne suis pas celle qui systématiquement devient amies avec les amis des miens

    Chacun son espace, son univers, je n’aime pas que l’on me juge dans ce domaine, qu’on me force, qu’on m’impose

    Parfois je l’ai payé, je paye encore, des vieilles rancunes, des invitations mal comprises

     

    J’avance avec mon instinct, je ne ferme pas la porte, jamais..

     

    J’ai pourtant du mal à gérer ça, par manque de temps, voir, inviter ceux qui me ceux chers, prendre de leurs nouvelles

     

    Mes amitiés dans ma troupe me sont très chères, et simples parce que nous nous voyons toutes les semaines, j’aimerais que les autres ne ressentent pas cela comme une trahison

     

    Il y a plusieurs années, nous avions rencontré un couple originaire du Haut Doubs ,Tristan et France

    Nous nous sommes liés, revus et  ils se sont séparés.

    A la nouvelle année, j’ai envoyé une carte à Tristan ,il a appelé, et  exprimé   son désir de venir passer un WE prochainement chez nous

    Nous avons trouvé une date, on trouve toujours le temps pour ça

    Ca fait très chaud au cœur cette fidélité là

     

    Nous irons le chercher au train samedi …

     

     

  • Dans les oeufs

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    Pendant que Rose est à son activité j’me roule parterre et je dandine du papotin, danse, je fais les courses .

    J’ai une heure, montre en main

    Je vais parfois chez Lxxl, vite fait bien fait, ou chez les Mousquetaires, c’est tout petit, y’a des promos, ça me va .

    Je déteste les grandes surfaces avec des rayons de 2km de long, c’est épuisant !

     

    Ce matin là, une employée s’active à remettre une à une les plaquettes de beurre, avec minutie .

    Elle est hélée par une jeune femme

     

    « Bonjour, c’est St Hubert, est ce que Jacqueline est là pour la crémerie ?

     

    «  Heu, je crois qu’elle est dans les œufs « 

     

    Oh la la, qu’est ce que ça me fait rire ce genre de dialogues, on peut dire qu’elles sont économes en vocabulaire les dames .

     

    Je n’ai pas du tout cru à leur histoire :

    Primo, la commerciale  se fait passer pour st Hubert, elle n’a même pas d’auréole sur la tête, non mais !

    Deusio, personne n’a eu l’idée d’aller secourir la pauvre Jacqueline avachie dans un amas de boites d’œufs cassés, et croyez-moi, du blanc d’œuf, je trouve que c’est immonde à nettoyer, c’est gluant, beuh , aussi terrifiant que du marc de café .

    Quoique , y'en a qui font un shampoing aux oeufs .

     

    J’ai fini mes courses, caddie plein, les réserves pour la semaine, j’étais un peu en retard , mais ravie, ravie d’entendre des conversations aussi comiques, qui alimentent ce blog .

     

    J’ai pensé très fort à Justine

  • La soupe

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    Après avoir épluché des carottes, pommes de terres, poireaux, ma mère plongeai ses légumes dans l’eau de  la grande marmite qui bouillait sur la cuisinière en bois

     

    L’odeur embaumait la cuisine pas aérée, je n’aimais pas trop

    Une fois les légumes bien cuits  elle plongeait  le mixer dans le récipient, salait, et versait une poignée de vermicelle

    Ma mère faisait deux ou trois par semaine, de la soupe

    C’était toujours la même avec  les légumes ramassés au jardin.

    L’hiver nous mangions tous les soirs cette soupe , l’été, elle laissait place à  la laitue avec des oeufs durs, j’adorais ça.

    Nous disions la soupe, jamais le potage, c’était un mot de livre de lecture, ça faisait riche de dire du potage, d’ailleurs je ne vois pas trop la différence entre les deux .

     

    Jamais ma mère ne s’aventura à mettre un autre légume dans sa soupe, tomate, potiron ( on ne savait même pas que ça existait )

    Parfois elle mettait des haricots trop avancés pour être mangés, c’était immonde de retrouver un fil dans la soupe

    Il y avait toujours un bout de carotte qui passait au travers des crocs du mixer

    Je ne pouvais absolument pas avaler ce bout rebelle

    (Contrairement à Antiblues qui en raffole, le voilà ce billet ! )

    Alors ma mère faisait exprès de le mettre dans mon assiette pour rigoler

     

    Je n’aime pas la soupe, j’en fais jamais, j’en ai trop mangé, oui je sais, c’est sain, équilibré mais je peux pas.

    J’aime les légumes crus, en salade, tous, en quiches, ou cuisinés

    Nous mangeons beaucoup de légumes

    Quand les enfants étaient plus jeunes, je leur faisais de bonnes purées, carottes, épinards et pommes de terre

    Je rajoutais trois gouttes de jus de betteraves rouges, pour faire une purée rose

    Ils me la demandent encore

    C’est délicieux la purée de pommes de terre, mais bien moulinée avec de la crème, du lait, du beurre.hum

     

    Mais pas de soupe !

  • Emile et Marie Rose

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    Mon père avait un copain de régiment, Emile, ils aimaient ce retrouver pour faire les fous, sortir un peu, expédier les traumatismes de la guerre d’Algérie

    Il avait appris la coiffure à l’armée, il ouvrit un petit salon

    Il épousa Marie Rose, elle était née à Bricqueboscq d’une   famille modeste, dans le hameau où vivaient mes grands-parents

     

    Emile, c’est le cousin de ma mère

     

    Lorsque mon père excédé quitta la ferme natale pour rentrer aux chemins de Fer, il rencontra ma mère en juillet et l’épousa en octobre de la même année

    Les deux couples se connaissent depuis près de 50 ans

    Ils ont vu naître et grandir leurs enfants

    Emile est exubérant, il interpelle les gens, parle fort, sans gène, très jovial, mais un peu excessif.

    Marie Rose aime la couture, elle confectionne elle-même ses robes, toujours la même coupe, il n’y a que le tissu qui change

    Ils habitent un pavillon aux abords de Cherbourg, quand nous allions chez eux, la télé était toujours allumée, du soir au matin, non-stop.

     

    Marie Rose parle tout le temps, elle débite, raconte tout et n’importe quoi, se fiche pas de savoir si on l’écoute, elle est intarissable, elle peut vous parler d’un produit ménager durant des heures, répète les phrases, redit la même chose tout en se resservant un verre de vin et en rigolant très fort .

    Emile et Marie Rose viennent fêter les anniversaires, s’attardent, traînent ...

    Ils sont un peu fâchés avec leur entourage

    Parfois mes parents en ont marre, mais ils se connaissent alors ils acceptent, s’adaptent.

     

    Emile est malade, son cœur, sa mémoire, son corps l’abandonnent 

    Un jour, il partira, ce sera dur pour mes parents, une rupture, la fin de quelque chose qui dure depuis tant de temps

    C’est leur repère je crois, leur lien.

    Ils reparleront d’eux souvent, avec nostalgie,

    Quand l’un des leurs s’en va, c’est un coup, un signe que …

    Ils ne le disent pas, mais je sais que leurs cœurs sont chavirés

     

     

  • Attraction occulaire

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    Un couple sort d’une voiture noire immatriculée 92 tout juste garée sur le parking de l’Hôtel de Ville

    L’homme porte une perruque blonde rousse, la femme est endimanchée

    Ou vont ils, que font ils là ?

    Mon œil est attiré par leur simple présence, comme une anomalie ; à Paris ou ailleurs, je ne les aurai pas remarqués, ici, ils sont étranges dans ce décor.

    Chacun voit des choses, des détails, des gens avec une sensibilité propre .

    Je suis incapable de me souvenir de la manière dont les gens sont habillés, leurs accessoires, les sacs à main.

    Mais dans la rue, je vois tout, les gens que je croise, que je reconnais, je sais qui ils sont, où je les ai vus, ce qu’ils font ...

    Ce n’est pas une curiosité malsaine, il ne me serait pas venu à l’idée de  suivre ces gens là, essayer de voir leur trajet, c’est juste que je me demande ce qu’ils font là, parce qu’ils ont un look un peut éloigner des gens d’ici.

     

    Carla sonde les moindres recoins à sa façon

    Si j’ai une légère trace de fond de teint, elle l’estompe, une étiquette retournée elle l’a redresse, mon écharpe mal posée elle équilibre,

    Elle scrute tout

    Parfois ça m’énerve

    Un jour elle me dit

    « tu n’as pas remarqué, j’ai changé de lunettes « 

    « Si, si, j’avais vu « 

    « ben pourquoi, tu ne l’as pas dit « 

    « j’ai pensé que tu le savais, elles te vont bien « 

    C’est curieux ce genre de reproche, pas grave  c’est vrai je ne complimente pas forcement, c’est un tord sans doute

     

    Je me souviens avoir fait une remarque à Patricia, sur ses nouvelles lunettes

    Elle m’avait alors rétorqué sourire aux lèvres

    « tu es la première à me le dire « 

    Alors au fond c’est important

     

    Notre œil est attiré par des choses, des personnes, des attitudes, des gestuelles,

     

    Sur les gens, je vois les visages fermés, les traits durcis, les cœurs blessés, ceux qui laissent peu de place à l’autre.

    Je vois aussi ceux qui prennent, trop, cette place, trop vite, ceux qu’on aimerait faire taire dans les réunions publiques, ceux qui ont tout vu, tout vécu

    C’est dur d’organiser tout ça, voir, percevoir l’essentiel, rebondir sur que l’autre attend

    Parfois je me dis que je suis sous équipée, mes yeux ne me suffisent pas, il me faudrait des antennes, un zoom, une loupe, des jumelles, un périscope, des rétroviseurs , un œil bionique,

    Un peu plus quoi..