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  • Pas de rancune

    Par ce soleil, j’ai ressorti mes babies noires, pieds nus , un grand gilet vert, une jupe et des bracelets assortis

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    J’ai observé les stagiaires, bon nombre d’entre portaient des bottes, des manteaux, des pulls ..j'adore ces paradoxes saisonniers

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    J’ai vite chaud, je change de peau, je suis terriblement bien, pas le moindre monde rancunière par cette jolie saison qui me fait éternuer, pleurnicher, larmoyer, toussoter..

    Je ne suis pas la seule, j’en avais déjà parlé par ici et de tout cœur, j’éternue en solidarité haut et fort, avec tous les allergiques aux pollens et autres consommateurs d’aerius.

     

    Mon massif de fleurs est généreux, il m’offre ces couleurs, j’attends l’éclosion des premières roses, je le bichonne massif 2.JPG

     

    Par pure précaution, parce que le printemps est là mais il risque de se sauver j’ai cueilli, ramassé et composé :

     

    Un petit bout de jardin dans la maison pots.JPG

     

     

    Ce soir, soirée couscous à Andouillé, eh ben, vous pensez qu’on y mange de l’andouille, non, c’est à Vire, mais je n’y vais jamais, et les rillettes c’est à Gorron, et la moutarde c’était Dijon, mais c’est fini..

     

    Et demain, devinez ce que va faire la Jeanne toute la journée ??

    Et vous ?

    Racontez..

  • Les sujets du moment

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    Sur les blogs et dans l’actualité, il y a  des tendances, des sujets qui reviennent en boucle.

    Celles du moment, Bashung, je ne reviens pas dessus, j’en avais déjà parlé par ici(au passage Libé lui a consacré 16 pages, on est tout de même légèrement dans l’excès )

    Et  les macarons :

    Pour qui, pourquoi les macarons sont devenus le sujet récurrent du moment.

    L’autre jour Jérôme se trouve nez à nez avec Pierre Bénichou  sortant du fameux salon de thé des Champs Elysées où le macaron coûte presque plus cher qu’un demi-poulet

    Je regarde ces jolis trucs colorés.

    J’en ai mangé un il y a environ deux mois, chez des amis, c’était la première fois

    Oui, de ma vie, je n’ai mangé qu’un seul macaron.

     

    C’est bon, c’est fin, mais il ne me viendrai pas à l’idée d’en acheter

    Je me suis dit « pourquoi pas les faire, enfin essayer ? « 

    Des multitudes de recettes jaillissent sur Internet, donc il y a l’embarras du choix.

     

    Mais si c ‘était aussi facile que ça, tout le monde en ferai, on en mangerai aussi souvent que des quiches lorraines, des cakes aux olives, des gâteaux aux yaourts bourratifs

    Je ne dis pas que je risquerai pas l’aventure, mais tout de même, je suis sure que pour obtenir de bons macarons, réguliers, de toutes les couleurs, il faut du temps, un savoir-faire, un talent.

    Il paraît que c’est économique de les faire soi même, oui mais non, parce que l’économie c’est de s’en passer ( la preuve, j’y arrive très bien, on ne m’en a jamais offert )

     

    Allez, ça va passer, ce qui attire c’est la couleur, c’est sur, des jolis ronds colorés attirent l’œil, moi c’est les palettes de peintures, de pastels, de crayons qui m’attirent

    Peut être va t’on instituer la journée Internationale du macaron .

     

    Je me demande si Bashung aimait les macarons

     

    Sinon, si vous ne le savez pas encore, Le chanteur Renan Luce va épouser Lolita, la fille de Renaud

    Merci Jeanne

    Y’aura des macarons  leur mariage, certain.

    Je serai peut être pas invitée

  • Happée

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    Elle me parle de ses soucis, une confirmation, des examens refaits, une intervention très proche, urgente, son arrêt, ses projets, ses peurs qu’elle tente avec force de dissimuler

     

    Elle me parle de sa grossesse, j’entends parler d’ammiosynthèse, de trisomie, je tente d’éclairer, j’écoute, je compatis

     

    Elle annonce sa tristesse, sa peine, son immense chagrin, d’avoir perdu su brusquement son amie, trop tôt, trop vite

    Son visage est blafard, ses rides la trahissent, elle est malheureuse

     

    Il nous annonce une  naissance, un évènement heureux, apaisement

     

     

    Elle me sollicite pour faire des bijoux, je dois percuter, m’adapter, ne pas précipiter

    Pas compliqué

     

    Il me parle de ces soucis de travail, la crise, les équipes..

     

    Je ressens un léger tournis, un sentiment de trop plein

     

    Les uns les autres, pas liés par leurs soucis et leurs tracas, juste préoccupé, individuellement

     

    Je rentre, je digère, je m’assois, je suis lourde, comme une éponge humide sur laquelle on déverse un saut d’eau

    Je ne peux plus recevoir, c’est le trop plein

    Je tente de m’endormir, je me sens happée, dans une spirale, j’ai peur, de la maladie, de la mort, je dois m’endormir

     

    J’aimerais être un canard, sur lequel tout glisse, pas de compassion, je ne peux pas, c’est ainsi, je ne peux pas lutter

     

    Il me faut du temps pour retrouver mes esprits, ma serenité,

     

    Rose a des envies de danser , elle veut un tutu rose,

    Je l’emmène au magasin des danseuses et des randonneurs , elle choisit, elle s’habille, elle me sourit, elle est là, me dit merci ..

     mon rayon,mon ange vivant.

  • Jolie poupée

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    Vers l’âge de cinq ma grand-mère maternelle m’avait offert une poupée et une poussette

    Une jolie poupée aux cheveux blonds et plantés, un très joli sourire

    Je l’adorais.

    La poussette fut vite hors service mais la poupée me suivi partout, enfin dans ma maison, sa seule sortie officielle fut la clinique quand on m’ôta les amygdales.

    Il était hors de question qu’elle ne dorme pas de ma chambre, il m’arrivait de me relever tard si jamais elle était restée dans une étable

    Je l’avais appelée Claire

    Un peu plus tard, je l’avais rebaptisée Stéphanie, mais j’avais regretté, un prénom choisi, c’est pour la vie.

     

    Chaque année, ma mère lui faisait une toilette

    Elle commençait  par la laver sous la douche, puis elle la séchait, et pour boucler ses cheveux, elle prenait ses plus petits bigoudis et enroulait les boucles sur les petits rouleaux

    Elle l’a mettait à sécher au soleil, pendant ce temps  lavait ses vêtements, qu’elle suspendait ensuite sur un fil

     

    Je la suivais, la regardait faire, elle avait des gestes surs, doux

    Quand la poupée était sèche, elle ôtait les bigoudis, et donnait un léger coup de brosse, ma poupée était magnifique

    Avec son vernis à ongles rouge vif, celui qu’elle mettait à ses orteils l’été pour aller à la plage, elle posait du léger coup de pinceau sur chaque ongle de la main de ma poupée

    Elle repassait sa robe, je remettais les chaussures, et ma poupée était comme neuve, magnifique

    J’avais énormément de chance que ma mère prenne ce temps là,pour ça , pour moi , elle m’a toujours donné le goût de respecter les choses, de les faire tenir , de les préserver .

     

     

    J’ai conservé cette poupée dans ma chambre d’enfant, elle trône auprès de l’autre poupée à la berceuse de Brahms

    Elles cohabitent avec un baigneur, pas trop beau, et avec  Barbie et Ken

    Ce sont les seuls jouets qui me restent.

  • Le chef

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    Dans ce billet maîtres, chefs et patrons j’avais évoqué la distance que je parvenais à prendre par rapport à ma hiérarchie

    D’un sens c’est plutôt aisé, puisque dans mon travail, je suis plutôt autonome, personne sur mon dos à me demander des comptes, pas de pressions, une entière décontraction tant que les retours sont positifs ?

     

    Malgré ça, dans cette jolie vie qui est la mienne, il y a le chef .

    Oh, je ne peux pas dire qu’il m’impressionne, il plutôt jovial, de bonne humeur, mais il faut l’avouer parfois il met la pression, à lui, et à mes collègues, à nous .

    Il est apte pour  mener à la baguette son équipe, avec agilité, fermeté, efficacité, entrain, légèreté.

    Pire encore, il est capable  de nous faire chanter, un chantage honorable, mais bon …tout de même.

    Ce chef est parfois convoité, adulé, idéalisé, ovationné

    Certaines femmes iraient loin pour obtenir des privilèges, plus spécialement mon amie Solène qui n’hésiterait pas à sortir sa nuisette pour parvenir à ses fins

    Mais personne ne dit rien, on laisse faire, pas de bagarres dans les rangs

     

    Ce chef, comme moi, comme vous vieillit,  sereinement, il prend une année de plus, tiens, mais aujourd’hui justement

     

    Il est des rencontres qui nous transforment, nous emportent  dans des voyages, des embarcations inespérées .

    Celle ci en fait partie, ce chef est un ami, une bombe, un ouragan, un être fragile, sensible, un chef de c(h) oeur

    Je ne peux que vous en souhaiter des rencontres comme ça

     

    Joyeux anniversaire Théodore !!

     

    Je te l’ai déjà dit, nous  vieillirons tous  ensemble …

     

  • Les douches

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    Dans ma jeunesse, j’ai fait pas mal d’escapades, des stages, des colos, des WE jeunes, des camps …

    Je m’adaptais avec aisance, je dormais n’importe où, mangeais n’importe quoi, croisais des gens proches et lointains de mes racines, de mes univers.

    Je prenais tout ce qui se présentaient à moi, fuyant la monotonie de mes années d’adolescence

     

    Il n’y a avait qu’un lieu qui me posait problème : les sanitaires, et plus specialement les douches.

    Je détestais ça, parce que d’abord je hais les cabines .

    Le matin, y’avait toujours un jeune, ou une jeune qui sortait les cheveux dégoulinants, l’œil hagard, et disait

    « hé la douche elle est super bonne « 

    y’avait rien de pire pour m’énerver

    Elle est bonne, pff, elle est chaude, tiède, ou froide, sale, mais bonne, franchement, je m’y vois y passer des vacances.

    D’abord les douches collectives c’est sale, souvent on y trouvait du linge humide qui traînait, des savons abandonnés, des traces de mousse sur des caillebotis défraîchis, des rideaux collants, moisis, des carrelages vieillots..

    Ça me coûtait terriblement de devoir me laver dans ces lieux là,

    De plus j’avais des cheveux très longs, faire mon shampoing était un véritable calvaire, je ne savais jamais ou mettre ma serviette, je déteste me rhabiller à moitié humide, beuh, voyez ma haine des piscines.

     

    Je n’aime prendre une douche, que chez moi

    J’ai de la place, une baignoire, pas de rideau, pas de vitres, pas de cabine

    J’ai mon rituel, mes odeurs, mon tapis, mon peignoir

     

    Le pire c’était la cité universitaire, il n’y avait de verrou, juste un petit loquet, tout le monde pouvait rentrer

    Rassurez-vous, il ne m’est rien arrivé

     

    C’est curieux ces non-adaptations, certains sont incapables de s’endormir en dehors de leur lit, d’autres de conduire une autre voiture que la leur,

    Longtemps Ellen a eu la phobie du restaurant, elle ne pouvait rien manger, même un fast food

    Maintenant c’est mieux , elle s’efforce , prend sur elle.

     

    Y’a autre chose aussi qui me terrifie , ce sont les toilettes des aéroports ..