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  • Les perles de Jeanne

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    Il y a quelques années, j’ai réalisé un collier parce que l’un des miens que j’aimais beaucoup été cassé .

    Puis j’ai assorti des boucles d’oreilles, et je l’ai refait dans d’autres tons

    Les commentaires et les encouragements me donnèrent l’envie d’en faire d’autres, je les offrais autour de moi.

    Le prix des perles, des apprêts, le temps passé, m’imposa de vendre les créations aux personnes de mon entourage

    Je déteste les tractations, le prix, le commerce, mais malgré cela, je ne pouvais éviter ça.

    J’exposais un jour au Vieux Château, lors d’une rencontre des fonctionnaires

    Les réactions m’encouragèrent à continuer

    Je  partais en quête de perles rares , et j’installais mon atelier à demeure dans la véranda

    Je déposais également mes bijoux dans un magasin, j’avais des commandes pour de l’événementiel

    Au fil des années mes bijoux se sont vendus, ont été portés, il m’est arrivé un jour que l’on me raconte qu’une personne se trouvant devant une autre, lui dira «  tiens, tu connais Jeanne «  rien qu’en voyant le bijou

    J’ai organisé des expo chaque année, mais les dates ne correspondaient pas forcement aux visiteurs, c’est beaucoup de travail et cela reste réservé aux « clientes «  de ma ville

    Alors afin de monter mes modèles à la terre entière , il m’est venue l’idée de créer un blog

    C’est chose faite

    Alors si vous avez envie

     

    Perles et breloques   c’est ici

     

    Si toutefois vous êtes désireux d’acquérir un modèle, s’hésitez pas à contacter l’auteur

    Aucun prix n’est affiché, les frais de port seront gratuits pour mes lecteurs

    atelier 1.JPGBracelet breloque jaune et violet.JPGDSCN0450.JPGDSCN0713.JPG

  • Par ci , par là ,vu et entendu

    Régine, la chanteuse rousse reine du disco et du milieu de la night, lit mon blog

    C’est normal, avec les mots clés «  Zohra «  et «  Chinchilla « 

     

    Paul est venu dîner, il a apporté une tarte tatin, je lui offert une salière poivrière en forme de S et P, j’aurais pu en offrir une à Dana aussi. Il était tout heureux, j’adore faire des cadeaux  sans motif, parce que j’ai trouvé...

      Nous avons parlé puis nous sommes partis chanter .

     

    Je suis rentrée avec Léandre, nous avons tardé, les hommes ont beaucoup besoin de parler

     

    Au L..dl : une cliente à la caissière

    «  vous avez vu l’émission sur M6, on a parlé des L…l, c’était bien

    La caissière «  ah non, je n’ai pas vu. » C’était intéressant ??

    Elle attend en passant les articles, la cliente ne l’écoute plus, elle ramasse ses courses, la caissière n’en saura  pas plus, elle n’avait qu’à regarder..

     

    A l’école, une mère :

    «  Ah les emplois du temps allégés en 6 e, il finit tous les jours à 16h mon gamin, qu’est ce que je vais en faire! « 

    «  c’est bien, surtout pour les élèves qui doivent prendre le car « 

    « ouais mais ils rentrent quand même à 17h 30, c’est bien, je sais pas quoi en faire de mon gamin, va falloir que je lui trouve des activités « 

    C’est dur de contenter tout le monde.je suis contente pour eux, quand ils finissent à 16 h, il ne fait pas nuit, j’ai toujours détesté rentrer de l’école la nuit tombante.

     

    Promotions à Croisement, un pub dans la boite aux lettres, les aspirateurs Dy. N, sans sac, à 299 euros, j’ai eu une pensée pour Vonric

     

    Je ne regarde pas les liasses de publicités distribuées chaque semaine, je garde juste les journaux d’annonces, le papier me sert à allumer du feu, tapisser le fond de la cage du hamster

    hamster boite.JPG

     

    Le hamster  a un an, celui de Victor aussi, mon père a décroché le téléphone le jour de son anniversaire, il m’a promis de nous offrir des homards avant ses 80 ans.

    Dans le jardin, sous le compost, il reste probablement quelques carcasses de homards.

  • La mule et le curé

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    C’est l’histoire d’un curé, il lit ses prières et tout à coup dans la campagne, il aperçoit de grosses mûres.

    Accompagné de sa mule, il a très envie de les goûter

    Alors il monte, sur l’animal, celui ci détale et le curé tombe.. dans le fossé .

    La mule rentre seule au presbytère, les domestiques affolés de ne pas voir leur maître partent à sa recherche, le trouvent et le pauvre ,l’air hébété reconnaît son péché .

     

    La fin, on ne la connaît pas, il faut l’inventer .

     

    Ah la la, Jeanne se lance dans les histoires drôles, les farces, les nouvelles, les fables !

    Que Nenni chers lecteurs, explication :

     

    Mark est en cinquième ; en français  il a un exercice à faire à la maison.

    Je ne sens pas une grande motivation, je mets le nez dans son classeur et je découvre …

     

    la fable que je vous ai résumée ci dessus, il doit la découper en  séquences : situation initiale, protagonistes, et surtout trouver une fin.

    Ça se corse, une morale du style :

     

    « Ah cet imbécile, il devrait savoir la différence entre une mule et un escabeau ! "

    La motivation n’est toujours pas là, mais Mark a bien retenu son cours, c’est l’essentiel, l’objectif est atteint. Je m’accroche, "allez fais le ce travail, t’as pas le choix !"

     

    Loin de moi, l’idée ou l’intention de remettre littéralement en cause le travail des professeurs, mais quand même, je me dis qu’en tant que parent il faut être fort et persuasif pour motiver et dire à son enfant :

    « oh c’est rigolo cette histoire, tiens si on inventait une fin !! »

    La littérature jeunesse regorge d’auteurs fabuleux, de trésors, de livres bien écrits, de textes adaptés aux adolescents ou l’imaginaire et le réel se croisent .

    Alors parfois, de grâce, faites l’effort d’adapter cette littérature au profit des acquisitions scolaires

    (Je ne parle pas d’Harry Potter ou de Titeuf )

     

    Remarquez on a vu pire, constituer un herbier pendant les vacances de Noël, j’ai cru qu’à ce  jour, j’allais devoir déscolariser mon fils

     

    Bon alors, la chute, le curé…

    allez un effort, aidez-nous mince !

     

  • Les esquimaux maison

     sucettes à glacer.jpgL’été ma mère faisait des esquimaux.

    Elle cueillait des fraises, les mixait avec de sucre et de la crème fraîche et versait la préparation dans des esquimaux en plastique Tupperwarre

    Elle les refermait un part un, le couvercle était  constitué d’un support qui fermait et d’un bâtonnet qui allait jusqu’au fond de l’esquimau

    Puis on attendait le soir, que tout soit gelé pour déguster, parfois le midi en regardant Midi Première avec Danièle  Gilbert

    Parfois l’esquimau se brisait en démoulant, il fallait finir à la cuillère, je n’aimais pas ça.

    Pour obtenir un parfait esquimau, nous les passions quelques secondes sous l’eau chaude ;parfois il se brisait en démoulant, il fallait finir à la cuillère, je n’aimais pas ça.

    Le goût était délicieux, un vrai goût de fraise, je n’ai jamais retrouvé un tel délice.

    Le reste de la préparation était versé dans des petits pots colorés, nous les mangions plus tard .

    Le kit était composé de 6 esquimaux, je pense qu’on avait droit à deux, mon père en mangeait rarement, il preferre les crêpes, il est capable de les manger par 5 .

    Je n’aime pas trop les glaces

    Je n’ai jamais participé à une seule réunion Tupperwarre

    Je me demande si ma mère a toujours gardé ses moules à esquimaux.

    Je me demande pourquoi elle n’en faisait qu’à la fraise, elle aurait pu en faire à l’abricot, au chocolat, à l’aubergine …

     

  • La chasse au gaspi

    nappes papier.jpg

    Certains pourraient me mettre dans la catégorie des radins, je dirais plutôt, économe

    Je déteste le gaspillage et exige qu’en général un achat soit amorti.

    Je n’aime pas jeter, je récupère beaucoup, moins maintenant mais c’est une idée toujours omniprésente dans ma tête, à bas le gaspi !

     

    La nourriture n’est jamais jetée, d’abord parce que les trois bouchanourir mangent bien, qu’il y a très rarement des  restes, au pire les carcasses, le gras de la viande, qui vont : aux chats

    Les épluchures de fruits et légumes , le pain rassis, aux lapins ( j’en ai 5 ) et au cochon d’inde.

    Je n’achète jamais de nappes en papier pour mes dîners en terrasse

    Je ne supporte l’idée de voir un joli papier, souillé de taches de vin, de sauce, et déchiré comme un malpropre .

    J’utilise des sets de tables, et pour les grandes soirées de fêtes, la nappe syrienne, au fil d’or .

    Le pire, c’est le papier cadeau

    J’en achète jamais, par contre je fais plein de cadeaux

    Il m’arrive de demander du papier dans les magasins, quand l’occasion se présente, et j’utilise le papier d’un rouleau que j’ai acheté il y a quelques années très résistant, les enfants me disent que c’est toujours le même, oui parce que je récupère les restes. Il est très solide.J’en ai encore pour trente ans .

    Les sacs aspirateurs, un vrai cauchemar

    Déjà, il fait trouver le bon modèle, ils n’auraient  pas pu créer un modèle standard, et le prix, j’hallucine, un bout de papier kraft, ça me rend malade, il m’arrive donc de les vider, (ne me demandez pas de détails )

     

    Par contre j’achète des sacs poubelles, dans ce domaine là, pas d’économie

    Ma belle-mère n’achète pas de sacs pour sa poubelle, elle y place des sacs plastique gardés, mais rarement, très rarement adaptés à la taille du bac, donc, ça déborde, impossible de refermer, un désastre.

    Pour le jardin, c’est pareil, je troque bulbes et plantes en tout genre,

    Côté architecture et construction idem, on recycle

    La serre nouvellement montée ( elle n’est pas finie ) est constituée de fer et verre, démontés du toit de notre véranda, ainsi que celle de Juliette, méticuleusement soudée par les mains de Jérôme et Gordon .

     

    Rien ne se perd, tout se transforme, planches et bois, ont toujours une reconversion, tissus et vêtements, tout sauf les boite de conserves, vraiment je ne vois pas quoi en faire, un chamboule - tout géant ??

    J'ai reçu un cadeau ce matin, de la part de Gordon , ils ont de la chance mes rabbits ,merci pour eux

     

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  • Au boulot Jeanne !

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    L’heure de la rentrée a sonné pour moi, ce matin

    J’ai trié mes dossiers, fait mes photocopies pour être opérationnelle, au top.

    C’est toujours avec un peu d’angoisse que je redémarre avec un groupe, 15 nouveaux visages, arriver à créer le dialogue, le respect des unes des autres .

    Ecouter, transmettre, mener, sans me laisser envahie par les petites histoires de famille, les vécus douloureux parfois, la rage aussi

    Pour ceux qui n’ont pas suivi toute mon aventure bloguesque, je parlais de mon travail par ici

     

    Une journée de formation est un rituel, arriver en avance, accueillir les stagiaires pleinement reposées, laissant mes habitudes du quotidien de côté

    Trouver l’énergie, rebondir sur les propos, me mettre en garde contre les excès, les petites prises de pouvoir, veiller à intégrer celle qui ne parle jamais, rendre vivant et dynamique le contenu de mon cours

    Racontant, narrant, mimant, percutant, ironisant : Jeanne se met en scène

    J’adore ça

    J’adore ces petits mots captés dans le couloir, ces écarts

    _ »Excusez-moi Madame Jeanne, mon fils ne dort pas bien la nuit, qu’est ce que je peux faire ?« 

    Cette idée totalement excessive que j’ai toutes les recettes , réponse à tout ..

    J’aime aussi les rapports très amicaux de mes collègues, la pleine confiance que m’accorde la hiérarchie, et surtout, je travaille seule, personne sur le dos, à vérifier mon contenu, les bilans des stagiaires positifs suffisent à me conforter dans l’idée que j’ai la chance inouïe d’exercer ce travail

    J’appréhende néanmoins de m’essouffler dans quelques temps, il me faudra alors encore rebondir ailleurs, là où mon chemin me mène animer par la passion de mon métier, avec l’envie toujours grandissante de transmettre mes acquis et me nourrir de mes découvertes quotidiennes.

     

    Par contre , ne pouvant pas bloguer au travail ( heureusement ) je viendrai vous lire ce soir .