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  • Dépression brutale

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    Tout allait pour le mieux, elle était épanouie, heureuse, parfaitement sereine

    Mais en quelques heures, son regard changea, sa voix, ses gestes,

    Une dépression, un raz le bol, une envie de liberté, je n’ai trop cherché à savoir

    Elle prit la décision, ferme et définitifs vers 15 h pas ce bel après midi ensoleillé

     

    Minime ver veut plus voir ses chats

    Rien n’y fait, les menaces, la culpabilité, les promesses

    Rien, fini, débrouillez-vous sans moi

    Elle crache, s’enfuit en courant..

     

    Oh la, et me voilà avec trois orphelins sur les bras !

    Je cours à la pharmacie du quartier, pas de lait

    Je file à l’autre un peu plus loin, en banlieue, Mimi, la pharmacienne,la femme du pianiste ,toujours souriante me dit qu’elle n’a pas non plus .

    Avec Rose, nous filons à la clinique vétérinaire, ouf, du lait en poudre, 14 euros quand même, moi qui n’en ai jamais acheté pour mes enfants .

     

    Allez, ils vont survivre, 5 biberons par jour, c’est pas la mort !

    Je n’ai pas à me relever la nuit, c’est déjà ça , je ne stérilise pas non plus .

     

    Problème résolu , l’autre à présent :

    Nous partons dimanche en avion, alors on fait quoi des chats ?

    Je pense à Solène, mais ils partent eux aussi, mince, je cherche...

     

    Et j’appelle ma copine Lilly, et elle dit oui, tout de suite, elle prend les chats, une semaine , elle est géniale ma Lilly !

    Et alors elle m’apprend qu’eux aussi, ils viennent d’avoir quatre chatons

     

    Une colo, une véritable colo de chats, ils vont avoir , ils vont faire des feux de camps , des jeux de piste ..

     

    Et vous croyez que j’ai une vie rangée

    Imaginez un seul instant que je fus forcée ,à cause d’une Mimine lunatique ,de briser les liens de Vie .

  • L'île

     

    Le vent se déchire, la mer se brise et respire.
    L'
    odeur des maquis des forêts.
    Ici les montagnes sont fières.
    N'ont
    laisse que quelques pierres.
    A la vigne et aux oliviers.

    Ici un
    homme se sent vivant.
    Ici un homme se sent plus grand.
    Ici un homme a le temps.
    Ici les mots semblent différents.
    Ici la vie se vit autrement,
    se vit autrement sur ce radeau, sur ce
    bateau;

    Cette île au milieu de l'eau.

     

    J’avais chanté ça avec ma troupe, il y a quelques années, et j’y retourne sur cette île pour quelques jours .

     

    Alors je vous confie les clés de la maison,, arrangez-vous, laissez des petits mots si vous voulez, gare aux vilains !

    Je prépare quelques billets pour la semaine à venir, je vous souhaite plein de soleil, du repos pour ceux  qui sont en vacances, de belles rencontres..

     

    Vous allez me manquer..


     

  • Les fossiles du compost

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    Comme beaucoup d’entre vous, j’épluche des légumes, oh ce n’est pas par pure passion, comme Jeremy, mais par nécessité

    Pour cela j’utilise un épluche légumes, ou économe, ou Willer waller, appelez le comme vous voulez

    Et régulièrement mon économe, disparaît .

    Oui, il s’en va, exit, je sais pas où, et ça m’énerve, alors je cherche, rien, et je vais dans le clapier, il est peut être tombé avec les épluchures, rien, alors, je capitule. j’en achète un autre .

    Je suis rusée, j’ai acheté un économe rose, fluo et un autre orange, comme ça, si le malin se fait la malle, je vais le retrouver .

     

    Alors que je suis en train de déplacer mes cannas, je gratte dans le tas de compost, et je trouve, un bout de plastique, orange

    Tiens, tiens, je vous le donne en mille, mon économe

    Tous neuf, même pas de rouille.

     

    Notre jardinier Gordon peste

    « Madame Jeanne, il y a plein de plastique dans votre compost, c’est inadmissible ! »

    Gordon est redoutable

    Au premier abord, vous ne le prenez pas pour un jardinier, avec ses lunettes rondes et son crâne dénudé, on pourrait croire  qu’il est fonctionnaire, qu’il travaille dans les hautes sphères culturelles de notre nation,

    Mais non, Gordon est un pro de la brouette, un adepte de la bêche, un Hercule de la cisaille, un colosse de la fourche, un monarque du râteau .

     

    Il taille, pioche, coupe, agence, scie, arrache avec une force exemplaire

    Sa jeune stagiaire Zohra apprend beaucoup auprès de lui

     

    Je suis soulagée d’avoir retrouver mon économe, et si par hasard, Gordon été tombé sur ce couteau, je crois qu’il m’aurait pris pour une écervelée, une insouciante, osons dire le mot, une incapable .

     

    Parfois je m’égare dans mes pensées, et je me dis que dans des millions d’années, quelque part dans une ville au bord de l’eau, des archéologues s’extasieront devant une forme peu connue, une pierre fossilisée, par deux marques parfaitement parallèles et un bout triangulaire

     

    Un outil ancestral

     

    Auprès de cette relique, un tout petit bout de papier brûlé

     le mégot presque intact de Gordon …

  • Le mariage de l'année

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    Katerine électrise Arielle Dombasle

    C’est le mariage le plus alléchant de l’année. Philippe Katerine réalise le prochain album d’Arielle Dombasle, dansant et décalé. Le premier single, « Extraterrestre », sort aujourd’hui.

     

    C’est le Parisien qui a écrit ça

     

    Le mariage le plus alléchant de l’année

    Je n’irai pas, c’est décidé, même si y’a des tonnes de macarons, ce sera sans moi !

     

    Je comprends pas, elle n’est pas mariée avec le philosophe Arielle la belle sirène

    Elle épouserai le pseudo chanteur aux cheveux gras et sous pulls moulants, non ???

     

     

    Je suis tranquillement installée à créer ma nouvelle collection 2010, bijoux et breloques quand soudain, j’entends la chanson en question sur les ondes

    C’est de la techno kitsch

    C’est insupportable, inaudible, nul, et voilà, une fois de plus on en fait un évenement

    Et les deux stars des bobos vont encore en faire la promo partout, radio, presse, télé

     

    « oh Jeanne, tu n’es pas obligée de regarder, d’écouter, d’aimer « 

     

    C’est vrai, mais il n’empêche que je l’entends à la radio ce truc, et que j’en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaare !

    Raz le bol, j’aime rien, rien ne me plait, je cherche, j’écoute des morceaux, j’ai l’impression de devenir accariatre, ronchon, réac .

    Quelle retourne tourner avec Rohmer  la poupée Barbie ,et qu’on en parle plus !!

    Remarquez au passage , une chanson (si on appeler ça comme ça ), sera qualifiée de décalée quand elle est  inclassable , c’est pas du rock , de la  pop , de la variété , de la soul , du rap ,du slam (Maggie est fan !)

    C’est à ch.. , c’est décalé

    Tout comme les voyous se sont des écorchés vifs , ça m’énerve , les people qui militent pour l’environnement , aussi , ça m’énerve !

     

    De grâce, venez à mon secours, offrez-moi un titre, une musique, une chanson sympa, émouvante, bien écrite, vieille, récente, ce que vous voulez

     

    Euh pas Patrick Fiori qui chante les « Parapluies de Cherbourg , « 

    Merci

  • Liens de vie

    En passant devant un mimosa en fleurs, je me dis que j’aimerais bien un tel arbuste dans mon jardin ; j’ai fait trois tentatives, mais à chaque fois ils ont gelé

    Le lendemain, par le plus grand des hasards, Anatole me propose un mimosa

    Je suis ravie, en échange je lui donnerai un aloès.

    J’en ai donné un à Juliette, elle aime les plantes du sud, elle le protégera du froid

     

    Sarah avait offert à Rose un rhododendron pour son premier anniversaire, il résiste, grandi doucement, comme Rose

    Un peu plus bas, les arums de Jeremy sortent de terre, suivis par l’amorphophallus que Léa m’avait offert.

    Les roses trémières que Marie Camille m’a apporté l’an dernier sont en pleine croissance, celles qu’elle a dans son jardin sont monumentales

     

    Le jardin se remplit des échanges, du troc de mes amis, j’achète des rosiers, on m’en donne aussi, des tas de variétés ornent les massifs, la vie prend, là où elle veut, il faut parfois les déplacer, leur donner la lumière, pas trop, elles sont capricieuses.

     

    Je n’achète pas d’animaux, ils viennent à moi, on me les propose, une poule, un pigeon, un lapin, des cochons d’inde, un chat, des chinchillas …

    La maison s’anime de bestioles adoptées, avec les enfants nous traçons notre histoire de bêtes, nos histoires de bêtes.

    On prend des photos, on se raconte, on repense à ceux qui sont partis

     

    Mimine a eu trois chatons, adorables, l’un d’eux a trouvé déjà un toit chez Solen et Théodore, les autres n’auront pas de mal à trouver logis.

    On arrive toujours à donner  nos chats

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    Parce que les animaux créent un lien, on les revoit, on sait d’où ils viennent, on les sent bien, on en parle .

     

    Quoi de plus banal qu’une plante, quoi de plus banal qu’un chat …

    Tout, rien …

    Ce sont des liens de vie, des échanges  de vivants qui relient, s’enracinent

    Je me sens bien au milieu de tout ça, comme protégée, enracinée,

    Si un jour je déménage, j’emporte tout, mes bêtes, mes plantes, mes arbustes, mon bassin , le clapier …

     

    Je ne peux pas …

    Partir

    Pourquoi partir, si je suis si bien, au milieu de cette Vie

     

    Ce soir, je vais donner de la ciboulette à Paul

  • La tasse de bonbons

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    Lorsque par la force des choses nous devions rendre visite à mes grands-parents paternels, c’était sous le signe de l’austérité et de la rigueur

     

    La maison était sombre, une table au milieu de la pièce, la cuisinière à bois, la télévision et le réfrigérateur, un buffet.

    Il n’y avait pas de cheminée

    Parfois on s’aventurait à aller fouiner dans la chambre, ça sentait le renfermé, il y a avait des tas de tapis poussiéreux et lourds que mon père et mon oncle avaient rapporté d’Algérie

    Pas d’animaux, pas de jouets, quand il pleuvait nous restions assis à la table, devant un verre de vin coupé d’eau, un Petit Beurre tout ramolli

     

    Il y avait deux chambres à l’étage, je suis allée qu’une seule fois

    Je me souviens y avoir vu une petite coiffeuse, assez élégante, elle supporte à présent l’écran et le clavier avec lequel je rédige cette note

     

    Au moment de partir, ma grand-mère ouvrait la porte du buffet et en sortait une tasse en pire jaune et nous disait

    « Voulez-vous un bonbon ? »

    C’était comme une récompense, un trophée

    Je mangeais l’acidulé, le goût acide restait au palais, cela ne me procurait aucune sensation, c’était un rituel

     

    Je n’aime pas les bonbons, j’en achète jamais, sauf aux anniversaires des enfants, des bananes très jaunes, des fraises..

     

    Parfois on m’offre des bonbons, des spécialités, des nougats

    Je ne les mange pas, les enfants n’en raffolent  pas après non plus.

    Je les garde, tout en haut d’un élément de cuisine inaccessible

    Le temps passe, le sachet reste fermé, c’est un don, un cadeau, je suis incapable de le jeter, parfois la date est passée, il me faut prendre une décision

    Je n’ose pas dire que je n’aime pas les bonbons

     

    Ma grand mère maternelle avait un placard dans lequel elle rangeait des tablettes de Crunch, sans lui demander nous allions ne chercher un morceau

    Mes parents font des stocks de barres chocolatées pour mes enfants

     

    Ils ouvrent aussi la porte du buffet , fermée à clé, les enfants ont ce rituel là

    Les grands-parents perpétuent à leur façon ces petits dons sucrés.

     

    Je préfère le chocolat