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  • Veiller tôt

    Le zifon a sonné à 5h45

    Je me suis levée, déjeuner, préparation. Direction place de Hercé où j’ai garé la clio, coupé la radio qui diffusait un tube de Rod Steward, j’ai pensé à Bleck

    Ma veille commençait à 7h22, mon accompagnatrice, Alice, m’attendait dans sa voiture

    Alice, c’était le cadeau, une femme d’une gentillesse exceptionnelle qui a bondi devant moi mardi soir à la répétition «  Jeanne, je suis tellement contente de l’accompagner à ta veille « 

    Le hasard fait tellement bien les choses

    Nous avons bavardé un peu dans le musée Alain Gerbault de la Perrine, il faisait déjà jour

    Alice m’a accompagnée jusqu’à la loge en bois, a démarré le chauffage, plus de montre, plus de zifon, me voilà seule durant une heure a contemplé le lever du soleil, la Mayenne et les passants

    J’ai deviné qu’il était 8 heures quand les cloches d’Avenières ont sonné

    C’était long et court, j’ai pensé à des tas de choses, déambulant de chaque côté de la loge, en douceur

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    Alice est venue à 8 h22, elle a fait une photo (qui sera publiée dans le calendrier des veilleurs) et nous avons marché toutes les deux dans le jardin, seules et tranquilles avec un pivert qui tapait comme un dingo contre son tronc

    Dans le musée, j’ai rédigé mon impression sur une feuille vierge

    J’ai ri quand Alice m’a raconté la veille qu’elle avait prise peur en voyant un ours  (enfin, un homme déguisé en ours, je vous reparlerai de ça très vite.)

    Elle m’a offert un pot de marmelade d’orange, quand je vous dis qu’il n’y a que des gentils, je ne mens pas

    Touchée je fus...

    8h45, toc toc voilà Pierrot et Clotilde qui déboulent en fanfare !

    Grosse surprise d’Alice, c’est génial !

    Nous faisons quelques photos devant la loge, et embarque mon accompagnatrice au café du coin avec les croissants, trop bon tout ça !IMG_3232.JPG

    Nous nous quittons vers 10 heures, je descends la rue des Déportés direction le service Communication de la ville, je dois régler un truc, l’accueil est chaleureux, je suis ravie

    Puis je redescends à l’office de Tourisme, les hôtesses me connaissent bien, on cale encore des petites choses pour la pub du spectacle du 15 juin, elles sont charmantes

    Ellen me retrouve devant la poste, elle est morte de rire, elle a vu ma photo de veilleuse dans le bus et se retenue de gueuler à tous les passagers «  Hé, regardez, c’est ma mère !! »

    Nous avons toutes deux fait du shopping, chaussures, jeans … Ellen a trouvé son bonheur

    Maria m’a appelée, nous avons pris rendez vous pour nous revoir bientôt

    Dans le magasin de linge de maison, j’ai acheté des aiguilles pour apprendre à Rose à broder

    Nous y avons croisé Francine, une choriste très gentille, une femme simple et rigolote

    11 h 20, direction le dépôt vente de vêtements, jolie trouvaille pour Ellen elle est ravie

    Je remonte rapidement la rue de la Gare ou Juliette m’invite pour déjeuner

    IMG_3233.JPGUn restaurant tout juste ouvert, plein à craquer, on comprend pourquoi, délicieux !

    Juliette m’informe que Lilly s’est blessée, il faut que je l’appelle

    Nous sortons vers 13 heures, enchantée  de ce moment là, on se fait la promesse de recommencer, Juliette va veiller le soir même.

    Je dois reprendre ma clio Place de Hercé, super, une bonne marche digestive

    Laure, la coordinatrice m’appelle, problème de signature sur un état de présence, je lui promets de passer au Grotas, on prendra le temps de parler tranquillement

    Je traverse la ville légère et heureuse, il fait 15°, j’ai presque chaud, je retrouve ma clio en pleine forme et me dirige vers mon lieu de travail

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    Je retrouve Laure dans son bureau, c’est bien de se voir enfin, pas entre deux portes

    Je file faire des photocopies, je croise Béatrice, un collègue, elle a veillé le samedi matin, c’est cool, on échange nos impressions, elle connait aussi Alice, le monde est petit

    Au secrétariat, je retrouve Blandine, ravie de me revoir

    Elle me demande des nouvelles, fan inconditionnelle des spectacles de Coup d »chœur, elle me promet la salle po et les Ursulines, elle tentera aussi une audition en septembre, c’est décidé

    Elle bavarde, quelle pipelette ! Sont pas débordées les secrétaires, je la laisse à son travail !

    A la photocopieuse, j’aperçois une silhouette

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    «  Oh Jeanne !!!!!!!! »

    C’est Josy, trop contentes de se retrouver, on s’adore, on bosse bien toutes les deux, quel bonheur !

    Nous bavardons encore un bon quart d’heure, l’heure tourne

    Il est 16 heures, je suis en vadrouille depuis 7 heures dans ma ville, pas encore rentrée à la maison.

    Le moment est venu , il faut juste que je fasse deux courses au supermarché ,  je reprends le boulevard , et dans MA rue , je croise ma Rose qui rentre du collège , je l’embarque , elle est heureuse de me revoir , nous achetons des croquettes pour les brigands et du beurre , des œufs ..

    De retour à la maison, je lis mes mails, y’en a une sacrée quantité, je réponds au plus urgents, et commence à rédiger ce billet

    J’ai parlé toute la journée, avec des tas de personnes, des rencontres prévues, d’autres pas

    Le silence de ma veille me donne une incroyable énergie, je me sens heureuse de vivre dans cette ville là, entourée, sécurisée

    Fière d’avoir choisi cet endroit serein, ce sol que j’ai foulé il y a exactement vingt ans, presque jour pour jour …


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  • C'était le bon temps ...

    bonux10.jpgD’accord, on se contentait donc de jouer à des jeux simples, corde à sauter, billes, osselets, cabanes dans les bois

    On n’avait pas de jeux vidéo qui rendent idiots et agressifs les gamins d’aujourd’hui

    Nous n’étions pas rivés à notre téléphone portable, on savait parler avec nos voisins nous

    Enfants des années 60, 70, quelle belle époque, loin des technologies abrutissantes et abêtissantes !

    Mais faudrait pas oublier quand même

    Que se sortir du lit était une vraie corvée d’octobre à mars  tellement les maisons étaient froides

     Que dans le car qui nous emmenait au collège le chauffeur alcoolisé faisait comme il pouvait pour calmer les gamins tyranniques qui battaient les autres

    Que nos vacances étaient rythmés par le ramassage des pommes, patates, les plants de betteraves, et par tous les temps !

    Que nous passions des dimanches entiers à nous ennuyer chez des gens qui vivaient dans des maisons lugubres

    Qu’on se lavait une fois par semaine seulement

    Qu’on devait se battre pour rentrer dans la minuscule bibliothèque du collège

    Que je n’allais pas voir un psy mais carburais au Tranxène et Lexomil à 12 ans

    Et que                             ….

    Si j’avais eu dans les mains une DS Rose, verte ou noire, j’aurais été bien contente  aussi

    Si j’avais eu un téléphone portable, un PC, j’aurais été ravie de causer avec copains et famille

    Je n’ai pas eu une enfance malheureuse, loin de là, mais il est grand temps d’arrêter cette vague de nostalgie et de «  mieux avant « 

    Je vois autour de moi, des enfants qui jouent  à tout, des ados dynamiques, créatifs et remplis d’humour, et d’arrogance aussi, sinon ce sera grave .

    Que nos villes bien tranquilles ne sont pas des zones de non droit .

    On s’y promène en toute tranquillité, on  y croise des gens heureux, sociables et disponibles

    Evidemment, certains enfants sont surprotégés,  surinformés, et qu’il y a encore du boulot à faire

    Mais MERDE ! 

    Qu’on arrête de penser que nous vivons la pire des époques  !

     

     

  • Le dilemme

    Samedi matin, je dépose à 11h30 une annonce sur le site des bonnes affaires pour donner les trois chatons, pas encore sevrés mais disponibles fin avril

    11h34 le zifon sonne déjà,  un homme est très intéressé  par le noir et blanc et se propose pour une visite le lendemain

    Pendant ce temps, un autre appel

    Je prends le message, très vite l’homme rappelle, prêt à tout pour adopter le même chaton

    Il viendra de Rennes le voir dès 14 heures

    Et ben ! Me voilà bien partie, comment vais-je faire pour choisir la famille adoptive ?

    Midi, une femme appelle, d’Angers, elle ne peut pas se déplacer mais donnerait un bras pour adopter un noir

    Je lui promets de la rappeler bien vite

    A table, j’informe les enfants que les chatons seront sans doute adoptés avant les vacances, et surtout avant que la Louloutte  ne présente sa portée à naitre

    Mark fond en larmes,  c’est plus fort que lui, ne peut plus rien avaler

    Je le console comme je peux. Mon grand fils de 16 ans, trop heureux d’avoir eu le bonheur de voir naitre les trois brigands le jour de son anniversaire, a tant espéré en garder un rien qu’à lui

    Son père est formel, c’est non !

    Etait formel

    Il craque … en quasi silence

    Le dilemme

    Mark ne s’est pas vraiment remis (oui, je sais j’écoute bien trop mes enfants) de la disparation tragique de notre Mimi en 2009  DSCN0666.JPG

    Je lui avais fait la promesse que si nous avions un chaton noir, on le gardera

    On a attendu les noireaux, et ils arrivés pour ses 16 ans

    Mark n’est pas un ado capricieux qui veut tout

    Mark est un cœur d’artichaut

    Je préfère qu’il me demande un chaton que du fric pour se défoncer à la vodka

    Bref

    Un couple est arrivé à 14 heures

    Des gens extrêmement  sympathiques, qui avaient quitté St Jorioz pour revenir en Bretagne

    Si vous avions vu les yeux du monsieur devant son chaton, touchant.

    Il a fait des photos, m’a donné un chèque de caution et on s’est donné rendez vous dans 3 semaines

    J’ai rappelé la dame d’Angers, je lui réserve le noir

    A 15 heures j’ai retiré l’annonce, croulant de mails, d’appels et de SMS

    Mark est venu chercher son chaton, l’a monté dans sa chambre et la petite bête s’est endormie dans son cou.

    Jérôme m’a dit

    «  Il est  heureux Mark « 

    J’ai dit «  oh oui ! « 

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  • Les dormeuses

     

     Onze ans,  je décide donc téméraire de me faire percer les oreilles

    Pour ma communion,  oncle Henry et Tante Olga m’avaient donné des sous pour acheter des boucles d’oreilles, une belle somme, ils avaient les moyens, ils étaient commerçants dans le bourg des Pieux

    Je suis donc allée chez Lecouté  avec ma mère choisir les boucles en or

    Je savais exactement ce que je voulais, des perles blanches sur un petit cerclage

    Gaëlle, une fille du collège, assez riche mais gentille en avait, je trouvais ça élégant

    Le perçage fut rapide et indolore, des prothèses  dorées posées pour un mois, révolutionnaire !

    Je n’enviais pas  les lobes  sanguinolents et infectés des filles de mon âge qui avaient eu droit à la méthode ancienne

    Madame Lecouté avait deux ou trois doigts mutilés, c’était une femme gentille et distinguée

    Son mari, photographe, était sympathique, il avait sa clientèle, un homme respecté comme on dit

    Elle m’avait proposé quelques modèles de boucles d’oreilles, je refusais les traditionnels anneaux

    Louisette la voisine d’en bas en avait, je n’aimais pas  ces anneaux là, je trouvais que cela faisait rural, je regardais les femmes aux joues rouges à la sortie de la messe ou à St Jouvin qui portaient ces anneaux, je n’en voulais pas, je fuyais la campagne, acte délibéré, j’aurai des boucles d’oreilles de citadine

    Evidemment, il n’y en avait pas dans la boutique des Pieux,  on me proposa une paire de dormeuses, qui coutaient 300 francs, et je les ai prises

    Elles ne me plaisaient pas du tout

    Mais je savais qu’il était hors de question de sortir du magasin sans les boucles, et d’oser demander d’aller voir ailleurs, un autre jour

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    Je les ai portées quelques années, puis j’ai opté pour les boucles en pacotille que je changeais régulièrement

    Je n’ai plus jamais reçu de bijou en cadeau, j’ai refusé l’or et tout ce qui brille, excepté mon alliance  j’ai choisi de belles choses avec Jérôme qui a toujours eu peur de se tromper en matière de cadeau

    Et j’ai commencé à fabriquer mes bijoux.

    D’une frustration, on en tire souvent quelque chose

    J’ai conservé la paire de dormeuses

    J’aurais pu essayer de les vendre

    Qui sait, peut être qu’un jour elles plairont à mes filles ?

    Pour l’instant, elles sont trop bordéliques pour les porter.

    Je les ai longtemps rangées dans une boite à bijoux en forme de piano d’où sortait une danseuse en tutu quand on ouvrait le couvercle, en musique évidement !

  • Un chabada ?

     

    Premier dimanche du mois , un chabada !

    Celui çi sera en cascade

    Vous reprenez le dernier mot déposé en commentaire

     

    Alors que la date de ma veille approche , je propose

    « matin « 

    Un beau matin je sais que je m´éveillerai
    Différemment de tous les autres jours
    Et mon cœur délivré enfin de notre amour
    Et pourtant, et pourtant
    Sans un remords, sans un regret je partirai
    Droit devant moi sans espoir de retour
    Loin des yeux loin du cœur j´oublierai pour toujours
    Et ton cœur et tes bras
    Et ta voix
    Mon amour


  • Balivernes de la semaine

     

     

    IMG_3208.JPGD’accord, les hellébores, roses de Noël sont généreuses, les jonquilles et jacinthes luttent contre le froid matinal, rivalisent de couleurs avec les primevères.IMG_3210.JPG

    Je n’ai toujours pas planté mes pommes de terre, j’ai acheté un sac de rosabelles , mon père m’a dit que ce sont  les meilleures, elles vont finir par germer dans la véranda

    Ça  ne va pas s’arranger …

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    Je ne ferai pas un billet «  raz le bol du froid, des fraudeurs, et des mensonges «  qui alimentent la morosité ambianteSans titre.png

     

     

    Que dire alors ?

    J’ai repris le travail cette semaine, j’apprécie toujours la relation avec les stagiaires, me désole du manque de coordination de l’organisme de formation, de l’absence de collègues

    C’est le lot de bon nombre de salariés, débrouillez vous !

    Je vais constamment à la pêche aux infos, toujours entre deux portes où tout le monde semble courir, débordé, indisponible

    J’en suis arrivée à faire le ménage dans la salle de cours, je suis apte à manier le balai, mais au départ ce n’était pas écrit dans le contrat

    Pire encore, nettoyer le bazar des autres !

    En quand mon zifon sonne à 9 heures, «  Jeanne au secours, on a besoin de toi en urgence «  j’y vais.

    Trop gentille, j’en sais rien,  une certaine conscience certainement.

    Mon WeeK end sera ménager, beaucoup d’ordre à mettre dans le linge, et dans les étages !

    Les soirées de la semaine ont été animées, en bonne compagnie.

    Vendredi soir, je pensais rester en compagnie de Rose, Mark et Jérôme avaient match, Ellen et Luka sont venus diner, et nous avons passé la soirée ensemble, et c’était simple et sympa

    Ellen, elle déteste mes billets sur les fleurs, ça l’ennuie.

    Nous avons parlé des Chorales de Vaisons, on a regardé quelques vidéos des deschiens, Luka il chante tout le temps, et il est très bon public

    Jérôme a trouvé une carcasse de Panhard avec des pièces

    Ne rigolez pas.

    Elle n’est toujours pas arrivée dans le jardin, mais il parait qu’elle est un peu moins pourrie que la sienne

    Il m’a dit qu’il allait l’acheter

    Deux carcasses de Panhard …

    SOUPIR

  • Lyon , Lyon , Lyon !!!

     Ça bouge à Lyon , ce n’est pas moi qui le dit , mais les blogueurs lyonnais toujours prêts à billeter sur les manifestations de cette ville bouillonnante

    Soène  nous a fait un bon billet sur LA rencontre des blogueurs Célestine , Antiblues  et Asphodèle quai du Polar au Palais de la Bourse

    Antiblues en a aussi parlé dans la semaine , visiblement , ce fut une vraie réussite , mention spéciale pour Marcus qui a tapé dans l’œil de Soène , y’a pas que la charcuterie de Lyon qui fait saliver

    Bref !c13a86be66509ed54b850fbaaebe63f3.jpg

    Si je vous parle de Lyon , c’est parce que dimanche prochain , à la halle Garnier , est programmé un beau spectacle en chanson

    Les chœurs de France chantent les Comédies musicales , je l’ai vu à Angers avec Méluzine et le Barbu , du temps où Pierrot bâton faisait partie des CDF

    J’explique rapidement , les CDF  mouvement de chant  choral national constitué de 7 Grands Chœurs Régionaux

    •  Aquitaine, Paris, Pays de la Loire, Bourgogne,Picardie Méditerranée,Grand Chœur du Rhône

    4 chefs de chœurs de renom dirigent à tour de rôle les choristes qui se retrouvent un WE par mois , et travaillent le même répertoire annuel

    Donc , dimanche  prochain , à Lyon , notre Théodore en personne sera sur scène en direction , oui , vous avez bien lu , si vous voulez le voir , c’est l’occasion où jamais ( vous pouvez acheter votre place en ligne ici

    Amis Lyonnais , si vous décidez de vous rendre à la Halle Garnier , surtout , à la fin du concert , jetez vous à son cou en demandant un autographe en précisant que vous êtes un lecteur de Jeanne

    Il est habitué !

    Lors de nos spectacle , il arrive que des choristes des CDF fassent le déplacement , ils se jettent sur lui aussi

    Et nous envient , ah ben oui , parce que nous on l’a tous les mardi le Théodore , ses blagues , ses délires , et son énergie hebdomadaire , c’est pour les mayennais !

    Je partage cette vidéo filmée au Zenith de Paris en 2012

    Et lundi soir , le chef , il va nous raconter ça !

  • Les parapluies colorés

     

     

    Durant de longues années , je ne portais aucun intérêt  pour la photographie

    N’étant pas équipée, je ne faisais jamais de clichés, et je considérais que pour faire de belles photos, il fallait être un as du zoom, du réglage, un vrai technicien quoi

    Les quelques photos que je possédais, je les gardais dans mes trésors, photos floues, mal cadrées grâces lesquelles, je me remémorerais des événements, des soirées, des voyages

    Très peu de photo de mes copains, ça ne nous venait pas à l’idée de nous capturer sur image

    Une photo argentique ça coutait des sous.

     

    J’ai commencé à photographier mes enfants,  nourrissons  tous  mignon, et puis, ça reste pas longtemps comme ça, je faisais des albums, double tirage presque radical pour leur donner une fois devenus adultes

    J’ai fait quelques jolies photos de mes enfants

    Evidemment, l’arrivée du numérique a tout changé

    Mais c’est surtout à force de pousser des portes de la blogosphère que mon œil a changé

    Photographier tout  et n’importe quoi, à la moindre occasion, triée, jeté, gardé

    Pas question de m’équiper, pas question de faire des réglages, sortir le zifon de la poche et dégainer !

    Parfois le résultat est satisfaisant, un petit bonheur d’avoir capturé l’instant, belle lumière, couleurs éclatantes

    Pas de quoi en faire une fierté non plus , juste la magie de la  boite à images que je découvre un peu plus tard , et que je garde au chaud dans mes tiroirs

    Revenons-en à la photo de cette nouvelle bannière

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    Je l’ai prise un soir de février, il faisait très très froid, à la tombée de la nuit entre chien et loup, rue des portes, j’ai levé le nez sur ce magasin cherbourgeois

    C’est là que l’on peut trouver l’authentique parapluie de Cherbourg

    C’est là que j’admirais de jolis bijoux, en turquoise argent et ambre

    J’aimais cette boutique, je l’adorais même

    Ce n’est pas là que fut tourné le film de Jacques Demy en 1963, la boutique de Geneviève se trouvait Rue du port

    Cherbourg reste dans mon cœur, je m’en suis arrachée consciemment, j’ai toujours plaisir à y retourner, sous la grisaille et le froid, je l’aime cette ville

    Trois parapluies ouverts, ces parapluies qui virevoltent comme dans une danse

    Ciel clair du crépuscule

    Ne craignons pas les averses, protégeons nous …


  • Dans l'arène

     

     

     

    nabilla-veut-faire-d-angel-une-star.jpgVous avez tous entendu parler de Nabilla ?

    D’accord, y’a a toujours qui passent à côté de ce genre de  trucs qui se propagent à vitesse grand V dans la presse écrite, la télévision et sur le net

    Je résume rapidement

    Nabilla,  jeune femme, brune, est la vedette d’une émission de la téléréalité de NR12, les anges de la télé réalité

    J’avoue ne pas du connaitre ce programme là

    Elle ne chante pas, elle ne plonge pas dans une piscine, elle cause

    Ces répliques pas trop futées sont reprises  par les réseaux sociaux, le fameux » Allo, t’es une fille, t’as pas de shampoing ? » et la guerre mondiale de 78

    Plus elle dit d’âneries, plus elle fait parler d’elle

    Et c’est ce qu’on lui demande à la bimbo qui fait fantasmer les hommes, quand même

    Dire des bêtises  à la télé, c’est un métier,  faut aussi avoir des gros seins et ne pas être avare d’exhiber ses fesses devant les caméras

    Elle n’est pas être pas aussi bête que ça Nabila, elle a compris le truc

    Y’en a eu d’autres avant elle, Mickael Vendetta,  et Zihia, Loana …Eve Angel, et Steevie Boulay bien avant Brigitte Bardot, ou Marylin .zahia-2-9966.jpg

    Prenez une cruche sexy, faites lui dire n’importe quoi,  foutez vous d’elle, et une fois que c’est fait, jetez la comme une vieille chaussette

    Parce que , faut quand même qu’elle le sache , la pauvre Nabilla , certes on parle beaucoup d’elle , évidemment personne ne l’oblige à faire ça , elle aura une petite notoriété éphémère ,  une émission consacrée , elle sortira peut être une ligne de lingerie sexy ( oui , elle va pas faire dans le robot ménager ) et une fois la tempête médiatique passée , il ne lui restera qu’une barre où se trémousser dans une minable boite de nuit de province devant des hommes bavant de plaisir

    Elle le sait, mais faut pas lui parler de ça, l’après.

    Elle bouffera des cachetons, regrets, dépression.

    Nabila s’est jetée dans l’arène, elle ne peut plus en sortir, prostitution du Net et du petit écran, elle a rejoint la cour des poupées barbies vivantes, brunes ou blondes, chacun fait son choix

    Les obèses , les femmes à barbe , les nains , les homme tronc  s’exhibaient dans les foires , souvent  par obligation , aujourd’hui , c’est dans les médias qu’on  reluque sans réserve les pauvres filles en quête de notoriété

    Et dans 20 ans, un de ces enfants lui demandera

    « Maman, tu faisais quoi comme métier ? »

    «  J’étais la conne de  service dans les médias »

    Pathétique

    Elles  toucheront une retraite les bimbos cruches des médias ?

  • ma , ta , à toi , à moi

     

     Un soir, avec Pierrot Bâton, nous devons nous rendre rive Gauche, dans les beaux quartiers de la ville, il faut  garer la Mégane pas n’importe où et sans payer comme il se doit

    «  On va se mettre dans la rue de Tristan « 

    Ah oui, on va trouver.

    Tristan possède une  rue, il l’a achetée, comme au Monopoly, ben alors, ce n’est pas interdit ça ?

    Ça me fait sourire.

    Effectivement nous avons tendance à redistribuer, ou tout simplement s’attribuer, s’approprier les choses  et les humains.

    J’ai tellement entendu maint et mainte fois, mon père parlant de «  la mère « 

    Par respect, lié à une époque, on ne disait pas Maman, ni ma mère

    Certains copains, copines m’appellent la Jeanne

    Rien de péjoratif venant d’eux, au contraire, un soupçon de popularité et d’affection

    D’autres me nomment «  ma petite Jeanne «, encore plus affectueux

    Ma

    Ta 

    Sa

    Allons, allons, voilà qu’on chipote maintenant

    « Personne ne t’appartient, tu n’appartiens à personne.. »

    Ah la, je ne me pose pas ce genre de question, la seule chose que je ne veux pas c’est qu’on m’appelle par mon nom de famille, souvent réservé aux hommes d’ailleurs, surtout en politique, on dira Mitterrand, Giscard, Sarko, et plutôt Ségolène, Martine ou Rachida

    Indignez-vous messieurs !

    A quelqu’un qui m’est cher, je dis « mon ami «, je peux parler aisément de mon fils, mon mari, mon médecin,  mais de la boulangère, du ramoneur, je n’ai pas de cardiologue ni vétérinaire attribué et tant mieux

    En nommant un être proche, «  mon, ma, «  on marque le lien, tout simplement, l’attachement

    Et rien de plus.

    J’aime cette proximité, j’aime ceux qui osent par les mots confier leur amitié, leur amour.

    Je le fais aussi, peut être pas assez en fait …

    Rose m’appelle souvent Mamoune, peut être parce que Maman ne lui suffit pas pour montrer sa tendresse

    Je l’appelle  « mon ange, mon adorée … « 

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  • Les maux .

    L’hiver s’en est allé

    Ça ne se voit pas beaucoup … convenons en

    La grippe a trainé, beaucoup de monde terrassé, fièvre, toux, pas grand-chose à faire, se soigner et patienter

    Les enfants n’ont pas été malades de tout l’hiver

    Rose a eu une toux sèche, qui est partie toute seule, avec un peu de fluidifiant

    Mark, rien, à part quelques boutons d’acné  que j’ai éradiqué à la pommade tee tree, miraculeuse !

    Jérôme a été patraque au retour de Londres, toux, courbatures, mais pas d’arrêt de travail

    Les chats sont en pleine forme aussi, the Queen Mimine qui a fêté ses 12 ans, elle n’a jamais vu le vétérinaire de sa vie, elle bouffe des restes, des croquettes et cajole ses chatons

    La louloutte se porte comme un charme aussi

    Et la Jeanne, idem !

    Rien, pas de grippe, ni gastro, pas un mal de gorge, pas de lumbago,  rien, niet

    Même les allergies aux bouleaux sont minimes cette année, certainement à cause du froid, je ne prends même pas mon aérius quotidien alors que les autres années, je carburais à la ventoline

    Aurais-je dompté les arbres du boulevard ?IMG_3202.JPG

    Je suis impatiente de sortir mes géraniums qui ont bien résisté au gel de l’hiver

    J’ai énormément de chance d’avoir une telle santé, d’être épargnée de tous maux, parfois je ne peux m’empêcher de penser qu’il  y aura bien un jour un retour de bâton, mais je chasse ça vite fait, ça ne sert rien, on avisera le moment venu, vivons l’instant présent, à fond !

    Autour le moi, je perçois les grandes blessures du cœur, plaies qui se referment peu à peu, mais qui au moindre petit choc s’ouvrent à nouveau, plongeant l’autre dans une profonde détresse, une solitude, un désarroi que personne ne peut saisir

    La crise de la quarantaine, la crise de la cinquantaine ?

    Y’a-t-il un âge pour traverser des turbulences ?

    Parce que.dans tous ces chaos,  le mal est en partie lié au désamour

    Trahisons, passions, réveil de conscience, choix irrémédiables à faire.

    Le reste est secondaire, l’équilibre de chacun est lié à l’amour de l’autre, celui que l’on donne, celui que l’on reçoit

    Cela me replonge des années en arrière, où une toute petite voix me glissait dans le creux de l’oreille

    « Jeanne, il te faudra patienter « 

    Semer, voir les graines lever,  cueillir les plantes, en laisser, pour qu’à leur tour elles se transforment  en graine

    Il ne faut jamais tout arracher de colère et par dépit

    Je saisis l’énorme chance de me savoir aimée, enveloppée

    Je sens les tentacules humaines autour de moi, rassurantes, cajolantes

    Aurais-je pu pressentir ça à 15 ans, à 20 ans ?

    Saurais je préserver ça encore  10 ans, 30 ans. J’y crois

    Je crois aux âmes aimantes, à ceux qui aiment en silence, de près, ou de loin …

    Si mon corps lâche prise, je me ratatinerai en elles, hommes et femmes qui sont scellés à ma vie

    Jusqu’au bout ….