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  • Et pis quoi encore ?

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    Il y a quelques temps, je me suis inscrite sur l’un de  ces sites de retrouvailles de copains. Non pas en vue de retrouver des copains de promo ou de lycée, pas du tout envie de renouer avec des vieilles connaissances, c’était juste un moyen de donner une piste pour me retrouver, quelqu’un qui a compté, beaucoup compté, par hasard  si lui venait l’envie de  me retrouver, mon nom de jeune fille figure sur la toile .

    Rien, je n’ai toujours vu rien venir, mais par contre le copain pot de colle lui s’est manifesté .

    Par politesse, j’ai répondu à son message, par mail perso, et je n’ai jamais, jamais eu de réponse.

    Cette semaine, je reçois ce message


    Bonjour Jeanne,

    Willy  figure parmi vos contacts sur Amis d’autrefois...
    Le 20 octobre prochain, ce sera l'anniversaire de Willy, qui fêtera ses 42 ans. Amis d’autrefois tenaient à vous le rappeler !

    Si vous souhaitez faire plaisir à Willy..

    • Programmez l’envoi d’une carte de vœux
    • Offrez-lui des chocolats
    • Offrez-lui un cadeau
    • Consultez sa fiche Amis d’autrefois
    • Ecrivez-lui
    • Organisez une fête surprise

    Merci de votre attention,

    L'équipe d’amis autrefois

     

    Quoi ???

    Lui envoyer des chocolats, lui faire une fête surprise avec des chapeaux pointus, langues de belle-mère et disco à fond, un cadeau en plus ?? Une carte de vœux virtuelle, alors que ce monsieur, qui me contacte n’a même pas daigné me répondre ?

     

    Peut être que c’est son épouse qui a ouvert le mail , et étant  d’une jalousie maladive, il a eu droit à la soupe à la grimace durant une semaine (y’a pas de quoi rassures toi )

    Peut importe tout ça, mais quand même, si y’a un  truc qui m’exaspère ce sont les gens qui relancent et ne donnent pas suite..

    RHAAAAAAAAAAAA !.

     

     

  • Bleu

    Octobre 1993, je vais au cinéma voir le premier volet de la Trilogie » Bleu, blanc, rouge « de Krzysztof Kieslowskitrois-couleurs-bleu-full.jpg

     

     

    Julie (Juliette Binoche) vient de perdre son mari et sa fille dans un accident de voiture. Brisée par le chagrin, elle vend tous ses biens et s’installe à Paris. La musique et l’amour d’Olivier (Benoît Régent) la libéreront progressivement de son deuil.

     

    Je suis enceinte de 8 mois, j’attend ma première fille, le film oppressant et dramatique me bouleverse, bercée par la poignante musique de Zbigniew Preisner.

    Il avait composé également la BO de « la double vie de Véronique « 

    Je vous déconseille fortement ce film les soirs de blues, de bleu, c’est à se jeter par la fenêtre :

    Juliette Binoche étant de très loin mon actrice préférée, je garde en mémoire les images de ce beau film, très optimiste néanmoins .

     

    Quelques années plus tard, en hommage à Kieslowski, je réalise un mobile abat-jour, tout  de bleu, après avoir collecté toutes sortes de pampilles, miroirs et cabochons de verre

    Le montage fut long et minutieux mais le résultat à la hauteur de ce que je souhaitais

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     Il trône dans l’entrée parfois, ou dans le salon,  à Noël, je rajoute des angelots et des décorations bleutées, et il m’arrive parfois de l’ôter et de le remettre quelques mois plus tard mobile détail.JPG

     

    Ce mobile provoque toujours des réactions plus ou moins décryptables

     

    -         «  Super, j’adore, c’est original ! «  un jour quelqu’un était prêt à me l’acheter

    -         «  où as tu trouvé tout ça ?« 

    -         « Tu l’as acheté où cet abat-jour ? »

    -         «  Dis donc, tu t’amuses bien «  (ça veut dire, t'as vraiment que ça à foutre..) )

    -         «  Tu dois en mettre du temps pour nettoyer tout ça « 

     

    Nettoyer, ouh là, je vous arrête ! Si vous êtes méticuleux , alors ne vous encombrez pas d’une telle œuvre d’art.

    Ma copine Lily, qui avait eu la même inspiration que moi, en avait réalisé un aussi. Elle m’avait alors conseillé d’utiliser le sèche cheveux de temps en temps pour ôter la poussière

    Malheur, avec l’air chaud, les fils s’emmêlent, un vrai désastre, et puis il faut sortir l’appareil, une rallonge, trop compliqué, j’ai laissé tombé .

    C’est aussi pour cette raison que je dois me passer des services d’une femme de ménage, je ne vais tout de même pas lui affliger de pareilles besognes..

  • Voir les comédiens , voir les musiciens ..

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    Dur destin la vie des people « fils de « 

    Souvenez vous j’en avais déjà parlé ici

    Alors je ne reviendrai pas sur la tragique vie de Guillaume Depardieu, je ne l’ai prend pas contre la mienne..

    Oui c’est triste de partir un si tôt

    La presse lui rend hommage :

    Il a réussi à se faire un prénom

    C’était un artiste complet, acteur et chanteur.

     

    Ah, je tends l’oreille, quoi un chanteur ???

    Ah bon, je savais pas, son père aussi c’était essayé à la chanson, excellent le Gérard

    Mais le fils, je savais qu’il jouait de la viole de gambe dans » tous les matins du monde », mais la chanson …

    Si, il enregistré un single avec la chanteuse Juliette, bon elle ne m’a rien fait, mais elle me fout le cafard..

    Et il s’apprêtait à sortir un album, d’accord mais bon, on l’a entendu cet album ? ?

    Et puis une carrière de chanteur acteur, ils ont tous essayé un jour, ou l’inverse, y’en a des terribles : Sandrine Kiberlain, Elie Semoun.. bon ils ont vite laissé l’idée de faire de la scène

    Y’en a que très peu qui y arrivent ( Bruel, Montand, Bourvil.. )

    Je pousse un coup de gueule !

     

    J’en ai marre !!

     

    Je m’explique

    Je devais sortir un single prochainement avec un artiste connu qui vit entre Londres et Paris

    Un duo explosif, très attendu dans les bacs et bientôt en tête du top 50

    Je suis allée  à Londres en Juillet, j’ai fait toutes les maisons de disques branchées de la capitale et.. ; rien, en vain

    Personne ne veut nous produire, je suis. écœurée

    Alors ne me racontez pas d’histoires, je serais, mon ami chanteur aussi, une fille, un fils de.. j’aurais eu à claquer des doigts et c’était bon.

    Ça m’énerve tout ça, les fils de.. trouvent sans mal des auteurs pour composer, des producteurs, alors qu’on arête de les encenser, qui plus est à outrance parce qu’ils sont morts..

    Tout comme Marie Trintignant, je ne me minimise pas son tragique accident, mais franchement  ce n’est pas l’actrice du siècle

    Tiens, il ne manquerai plus qu’Ingrid Betancourt se mette à la chanson ou au théâtre, avec Bernard Tapie, tant qu’on y est !!

     

    Ah, on finira par balancer notre tube sur You tube hein Vonric ??

  • Susceptibilité

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    L’institutrice du primaire avait dit un jour qu’elle ne prendra pas le risque de me disputer, idem pour mon frère, parce qu’elle ne trouvera jamais le moyen de nous consoler

    Nous étions très susceptibles, à la moindre remarque, celle de ma mère, je m’évanouissais, feignant la mort en la défiant, dès l’age de deux ans

    Cela m’a valu d’ailleurs des traitements lourds, mais j’ai survécu à partir du jour ou je suis devenue mon propre psy

    Je fanfaronne souvent mais en fait je suis restée susceptible, émotionnellement très receptive à tout conflit ou non dit

    Par exemple, j’invite des amis à dinner par mail ; au bout de quelques jours pas de réponses, alors je gamberge

    «  Mince, ils sont fâchés, j’ai dit quelques chose de blessant, il faut que je m’excuse, vite … « 

    ça prend une ampleur dans ma tête, ça dérape et finalement, je reçois un mail de réponse très enjoué et enthousiaste .

    C’est toujours ce même sentiment de ne pas se sentir aimé, cette espèce de chape qui pèse si lourd,  alors du coup, sans le vouloir j’hérite des non dits et des susceptibilités des uns des autres .

    Je les absorbe, je deviens médiateur, je temporise, j’écoute, j’analyse et j’essaye tant bien que mal, d’aider les autres à dédramatiser.

    Le problème est que je ne fais part à personne, rarement de mes blessures secrètes et du coup, elles restent .

    Celle qui m’a le plus touchée fut cette histoire là :

     

    J’avais pris ma nièce âgée de 12 ans environ en vacances

    Celle ci eu un geste, des attitudes peu acceptables, je jugeais bon alors de lui dire, avec tact et douceur, afin qu’elle sache que les adultes n’étaient pas dupes..

    Vexée, l’adolescente alla rapporter une version bien différente des faits, et impulsivement sa mère attrapa le téléphone, m’inonda de reproches et termina par la phrase fatale

    « je ne veux plus en entendre parler « 

    j’ai ressassé, durant des mois, ayant pris comme une injustice, ce sentiment qu’elle me haïssait, juste pour quelques paroles, celles que  j’attendais de la part des autres pour ma propre fille .

    J’en ai parlé à d’autres , je ne voulais pas me fâcher, j’ai repris cela avec ma nièce qui accepta et fut soulagée de l’explication

    Depuis les rapports ont changé, j’ai senti qu’un être me dominait, je ne recherchais pas son amour, son estime me suffisait..

  • La zone du samedi matin ...

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    Samedi matin, j’emmène ma voiture au contrôle technique, super projet .

    J’ai 45 minutes d’attente, dans la zone industrielle  alors je m’offre une jolie balade, c’est pareil que chez vous ces zones là …

     

    Je me décide alors à rendre visite à  Monsieur Schmidt.

    Il n’est pas là, mais c’est son épouse qui me reçoit, accueillante, adorable, un vrai chef d’état  Jeanne .

     

    « Madame, êtes vous déjà venue, faites donc un tour ?« , elle me fait entrer dans sa cuisine, toute belle, toute neuve.

    Elle m’offre même un petit cadeau dans un sac de kraft rouge, comme ma copine …Risette.

    Nous continuons la visite, tiens une autre cuisine, oh, plus classique, tiens  encore, et bien les Schmidt, ils sont équipés, ambiance champêtre et magazine « notre temps «  pas trop de mon goût, je ne dis rien..

    Je continue avec la maîtresse de maison, encore une cuisine, toute noire celle ci, ambiance boite de nuit de campagne, je ne pourrais pas manger là dedans

    Madame  vous avez un projet de cuisine ???

    Euh, ben avant que la crise et que les banquiers me prennent mes sous, je me demande si …

    Elle lance la machine, ouvre des portes, des tiroirs, c’est Mary Poppins,

    «  faut que j’en parle à mon mari … « 

    Les matériaux, je m’en fous  peu mais je l’avoue,  c’est vrai, j’ai envie d’une cuisine, fonctionnelle, propre ( les cuisines intégrées sont toujours nickel ) la nôtre est un peu désintégrée

    Je n’ai pas de goûts de luxe, poignées en or et diamants intégrés dans les portes, non, je voudrais du pratique, de l'ergonomique .

    Je suis déjà épuisée à l’idée de négocier des prix, faire des devis, ça me gave, je déteste ce genre de tractations commerciales

    J’aimerais qu’on choisisse pour moi, simple et propre, fonctionnelle, juste un petit deux étoiles pour ma  Bouilloire de Graves

     

    Je suis retournée à ma voiture, elle avait passé l’épreuve avec succès, j’ai ouvert le sac de kraft, il contenait un gant pour retirer le poulet du four …

     

  • Ennuyeux dimanche

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    Comme je le disais dans le billet précédent, tous le samedi soir, nous passions du temps entre nous, devant la télévision

    Et le dimanche, il y avait des rituels bien installés, vissés.

    La messe, tous le dimanche, par tous les temps, même l’hiver, où il fallait faire preuve de courage, mon père n’y allait jamais, il surveillait, surveille encore d’ailleurs le beau poulet qui cuit gentiment dans le four.

    Ma sœur avait opté assez vite pour ne plus participer aux rituels religieux, mon frère et moi, assidus très très longtemps

     

    Au retour, nous étions parfois invités chez mes grands-parents paternels ou chez des oncles et tantes,

    Nous passions des heures à table, avec la complicité d’une télé noire et blanche ou déjà officiait Michel Drucker

    C’était long, ennuyeux, nous étions très polis, pas un mot de trop, heureusement nous pouvions profiter un peu de nos cousins et cousines, avant leurs mariages précoces mais bon franchement c’était pas joyeux comme dimanche.

    Le pire, c’était le texte libre

    Notre maître d’école nous demandait de rédiger tous les week end un texte, libre, sur un sujet de notre choix

    Tous les textes étaient lus et l’un des deux était choisi par les élèves

    Alors nous avions droit au ramassage des pommes, à la traite des vaches et à la chasse … c’était d’un ennui, et comme je n’avais rien à raconter, car il ne se passait rien, je ne trouvais jamais de sujet d’inspiration et bien sur mon texte n’était jamais choisi

    Côté inspiration, vous en conviendrez que j’ai changé..

     

    Alors notre dimanche est libre à présent.

    Nous invitons rarement des amis ce jour là, ni la famille, nous ne levons quand bon nous semble, nous déjeunons tous les 5 tranquillement mais rapidement

    L’après midi, chacun fait ce qu’il veut, je jardine, Jérôme bricole, les enfants jouent aux jeux d’écran ; je butine  et en fin de journée, je suis prise de pulsions ménagères.

    Quand ça m’arrive j’en profite parce que ça ne dure pas.

    Je profite de la présence des enfants qui donnent un bon coup de main au rangement et je nettoie la maison, oui le dimanche et j’ai le droit non mais !

    Le soir, nous mangeons  un pique nique dans le salon devant les dessins animés

    Les dimanche de mon enfance étaient long et ennuyeux sauf les dimanche d'été ; ceux d’aujourd’hui sont simples et sans contraintes.