Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • De gros tracas

    Quand je m’approche de lui, je sens une respiration haletante, il siffle, ce n’est pas signe de bonne santé

    Parfois j’ai même peur de le trouver mort, ça m’angoisse

    J’essayerai bien la Ventoline, la Bécotide, mais il bouge beaucoup, et puis j’ai peur de me tromper de dose …

    Alors, je ne fais rien, compte sur la bonne étoile

    Oui, je crois que mon cochon d’inde est asthmatique .

     

    Souvenez-vous de l’intervention sous anesthésie de Mimie la vedette, rassurez-vous, elle s’est bien remise, et l’abcès a disparu, plus d’éternuements .

    Mais je n’étais pas au bout de mes peines … nous avons découvert un kyste sur le côté droit ( j’ai tout de suite pensée au pire, vous savez )

    Mais la voyant sauter dans les arbres, je lui ai dit « tu es courageuse, tu vas guérir toute seule « 

    -Maman, c’est grave « 

    -         Faites-moi confiance.. »

     

    Je regardais plutôt ma carte bancaire, et par miracle, le kyste a régressé, une plaie, puis une croûte et hop, notre chat a guéri tout seul.

     

    Bonne nouvelle, mon chinchilla semble avoir renoncé à bouffer les grilles de sa cage, je devrai donc être épargnée par les frais de dentiste et ses dents vont lui permettre une certaine longévité ( ça peut vivre 25 ans ces bêtes là )

    Un tracas de moins, mais gare aux courants d’air, une bronchite pourrait être fatale

     

    Un autre tracas ; notre hamster

    Il a lynché son colocataire, le pauvre, en sang, j’ai dû l’euthanasier et depuis, le meurtrier vit, retranché dans sa cabane en bois, il est totalement asocial le psychopathe, il ne sort jamais, juste pour grignoter quelques graines de temps en temps

    Il s’est fabriqué un retranchement avec du papier journal, et se terre jour et nuit dans son antre …

    Je ne consulterai pas, c’est décidé

     

    Dans tout ça  la Mimine vaillante a peur qu’on l’oublie

    Alors elle investi nos meubles, mimine adèle tiroir.JPG

     

    Nos tiroirs mimine tiroir Marin.JPG

     

    Et Mimie se planque dans les sacs,mimi sac.JPG

     

    Et même dans le lavabomimi lavabo.JPG

     

    Quelle vie … ma ménagerie

     

     

     

  • Givre , cristaux et patins

    Inspiré des contes d’Andersen, ce mobile est composé de pampilles transparentes, de danseuses et patineuses

     DSCN0847.JPG

     

     

     

    Cristaux, givre, patins, neige, il a trouvé sa place dans la chambre de RoseDSCN0849.JPG

     

     

    Voilà une autre  création faite de mes petites mains

     

     

     Mes mains : parlons-en !

    L’autre jour, je regarde un peu plus près et horreur ! j’aperçois de petites taches de grand-mère

    Je pousse un cri et décide de me rendre illico à la parfumerie chercher un remède miracle .

    En arrivant , j’aperçois la vendeuse qui m’avait demandé si je mangeais mon rouge à lèvres, mais je suis interpellée par un homme, un jeune homme .

    « Madame, je peux vous renseigner ? « 

    J’explique ma situation dramatique, et lui demande conseil .

    C’est alors que le vendeur, énervé comme une puce, me propose un diagnostic, regarde mon visage :

    « Ah mais vous en avez aussi sur les joues ? »

    Ca va pas, je suis maquillée d’abord, comment il voit ça .

    Et il se lance dans une plaidoirie effrénée, me conseillant un sérum révolutionnaire à 115 euros le flacon

    Il est malade, je vais quand même pas dépenser une telle somme pour trois taches sur les mains ?

    Tout à coup, j’assiste à un remake de la « cage aux folles « 

    Il continue comme un fou, grands gestes efféminés et excessifs

    Ouh là, j’ai rien comme la communauté gay mais bon celui là, il est quand même top !

    Il insiste, me propose un autre produit, absolument fantastique à poser tous les jours pendant 6 mois

    Il me dit que c’est l’occasion ou jamais, et il part vérifier les offres de l’année et là, est presque en train de me faire croire que c’est une affaire car j’ai 10 % de remise

    Eh, du calme !

    Je n’ose même pas lui demander une dose d’essai

    Non, non pas question, ce qu’il ne sait pas c’est ma amie Zohra peut m’avoir le produit en question à un prix correct .

    Et monsieur me laisse quasiment fâché

    Ah !!! il débute sûrement et s’il veut garder sa place, il doit faire du chiffre

    Oui mais pas avec Jeanne, c’est une mauvaise cliente .

     

    Allez puisque vous insistez , je vous montre une photo de les fameuses mains .

    main.jpg

     

  • Culpabilité

    boulet.jpg

    Une jeune mère  me dit qu’elle refuse l’utilisation du four micro onde pour réchauffer un biberon pour son bébé

    C’est son choix, ça ne me gène pas du tout, personnellement, je n’ai jamais accordé d’importance à ça.

    Un peu plus tard, la conversation continue, sur les fameuses couches lessivables, elle veut tenter l’expérience, très bien ( mince, la conversation me gonfle, j’étais là pour déconner, et je m’étais pourtant entourée d’hommes pour éviter ce genre de conversations.. )

    Les dessus, elle m’interpelle avec le mot, qui ne faut pas trop me dire «  c’est un geste pour la planète, tu te rends compte tous ces déchets « 

     

    J’ai horreur qu’on me culpabilise, je ne relance pas le débat,

    « - les gars vous avez pas autre chose à raconter ?? « 

     

    Plus tard, cette même personne, nous dit qu’elle est une accroc du portable au volant, qu’elle a beau se faire arrêter, rien n’y fait, elle conduit en téléphonant

    Je ne peux m’empêcher de penser que c’est sûrement plus dangereux, surtout avec un  bébé que le micro onde...

    Je me tais parce à nouveau, je ne veux pas la culpabiliser.

     

    Cette fameuse culpabilité, ce fardeau que nous portons, avons souvent hérité des nôtres, et qu’il faut bien du temps à dépoussiérer

    Pourtant, je crois que c’est parfois un passage obligé pour réagir aussi.

     

    Dans ma profession, j’exerce, forcement, une influence directe sur mes stagiaires

    Certaines, se prennent, d’un bloc, une vision bien différente de ce qu’elles connaissaient de la pédagogie, de la place de l’enfant, du parent, et du professionnel .

    Alors, dans leur rôle  de mère, elles sont blackboulées

    J’ai beau leur dire, qu’il ne faut pas prendre à la lettre ce que je leur enseigne, mais ma simple position, mon ora, fait que brutalement elles culpabilisent.

    Je leur en parle alors, consciente de l’influence que j’exerce, je mets en avant le fait que la proximité, l’amour, et l’intention portée est tellement déjà considérable

    Alors petit à petit, je sentis cette culpabilité se transformer en désir de mieux, cette force qu’elles trouvent pour aborder autrement les conflits rencontrés

    (Je pourrais en écrire un roman.. )

     

    Mauvaises mères, mauvais parents, enfants du divorce, père absent, parents indignes  toutes ces expressions de comptoirs suffisent pour poser étiquettes culpabilisantes et réductrices.

     

    Hériteront encore longtemps de ce poids,les mères culpabilisant de faire leur carrière au détriment de leur vie de famille,pères trop occupés par leurs contraintes , leur stress ,  mères et pères coupables de reproduire en force ce que leurs parents leur ont affligé ?

    Cercle infernal .

    Ne culpabilisons de rien, faisons le point, changeons de méthode, de stratégie, faisons  des choix, ceux que qui nous semblent les mieux adaptés, parlons  en, parlons  avec eux ..

     

    Mes parents ont fait des erreurs , ils ne savaient pas , je suis incapable de leur en vouloir de quoi que ce soit

     par amour tout simplement ..

     

     

     

  • L'aigle noir

    vynile.jpg

    Il était déjà tard, peut être une heure du matin, l’équipe d’animation avait préparé la journée du lendemain, mangé un peu, alors comme tous les soirs, je rejoignais Arnold dans son bureau

    C’était le deuxième été, une deuxième colo avec, lui, il était directeur et il m’avait demandé d’être  adjointe

    Depuis le premier entretien , nous nous sommes rapprochés, nous ne nous quittons plus, passons des heures, une fois les enfants endormis, à parler, travailler aussi, divaguer..

     

    Arnold adorait danser, j’adorais chanter, nous aurions pu créer une comédie musicale

    Nous avions proposé aux enfants, l’été précédent, un atelier d’expression corporelle

    Arnold avait crée une  chorégraphie sur la chanson de Barbara « l’aigle noir « ces enfants plutôt rebelles et violents avaient trouvé plein de douceur et de grâce, à notre étonnement d’ailleurs.

     

    A St Auban, la chaleur est  tombée un peu

    Arnold sort un vinyle de Barbara, nous écoutons la chanson, et il me demande de danser avec lui, de refaire cette chorégraphie restée encore dans notre tête .

    J’accepte avec émotion, il est déjà tard, lasse je l’accompagne dans la grande salle d’activités, vide, enfin silencieuse

    Il apporte un électrophone, lance le disque et commence la danse Les gestes sont d’une douceur inouïe, il règne une grande tendresse, ses mains sont douces, ses doigts effleurent  les miens, je sens son odeur, son parfum, celui qui restera gravé si longtemps

    Il n’y avait rien de plus délicieux , un tourbillon, la grâce …

    Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
    Pour cueillir en tremblant,
    Des étoiles, des étoiles…

    J’aurais aimé prolongé cet instant 

    Je me suis longtemps remémoré cette relation si sensuelle si tendre , si douce ..

     Depuis ce jour , mon corps fut scellé , vissé à ma tête , une autre personne faisait surface , j’avais rompu définitivement avec un héritage fait de moqueries , d’abaissements et d’humiliations .

    J’avais mes propres ailes ..

     

  • Jeanne à la télé

    télé.jpg

    Je glisse une cassette dans le magnétoscope

    Je vous avais dit que ma belle-famille adorait les jeux alors Jade, la sœur de Jérôme a une fois de plus franchi le pas de rentrer dans la télévision.

    Elle est très à l’aise dans ce genre de prestation, comme si les animateurs étaient de bons copains, elle se concentre, gagne et se prend véritablement au jeu.

    Elle officie depuis deux jours, sur ce fameux jeu dont je vous avais déjà parlé  ici.

    Avec ma curiosité maladive, j’ai moi aussi franchi le pas d’aller à la télévision, non pas pour faire un jeu, trop nulle, ni pour déballer ma vie au grand jour, et faire pleurer dans les chaumières dans des émissions de talk show.

    J’y suis allée pour voir, dans le public, il y a quelques années de ça , voir tout simplement , l’autre face du miroir (j’adore ces expressions à deux balles !)

     

    Première étape

    Une émission en direct, sur Canal +, accueil courtois, on s'installe, Jérôme et mon frère  où bon nous semble devant ou derrière les caméras, la surprise fut de taille tout de même quand nous avons vu débarquer sur le plateau, notre ancien maire, venu prendre positions sur le conflit des routiers..

     

    Deuxième étape

    la Maison de Radio France, une émission animée par un animateur qui sévit depuis des années dans un programme dit de société, limite racoleur et voyeuriste.

    En entrant dans le studio, il était déjà au moins 21 h,  accueil peu courtois par des hôtesses pimbêches qui nous plaçaient à leur bon vouloir, grosses poitrines et décolletés devant, allant même le culot de séparer les couples, les amis venus en bande..

    Croyez moi , j’avais vite fait d’occuper les rangs de fond ..

    Ça râlait, sifflait, l’ambiance était détestable

    L’animateur arrive, pas de bonjour, il se la joue, l’émission est longue et rasoir..

    En milieu de soirée, nous sommes éjectés du plateau pour la pause, l’ambiance n’est pas bonne du tout, je me souviens que nous avions quitté le studio vers 1h du matin, quel courage …

     

    Troisième étape 

    Pour ses 10 ans, j’ai fait la surprise à Ellen de l’emmener sur un plateau de télévision (nous avions été reçus comme des rois dans l’immense loft que Gordon occupait à l’époque )

    Tout le problème était de trouver une émission, pas trop vulgaire, qu’elle connaissait, et qui acceptait les enfants dans le public

    Après avoir insisté, nous avons obtenu une réservation pour l’enregistrement d’une émission de divertissement qui passait en quotidien

    Ellen était un peu impressionnée, nous avions été particulièrement bien accueillis par les chroniqueurs, le personnel, les hôtesses

    Les cameramen, les décors, éclairages, l’homme qui fait applaudir. un orchestre bien calé, un monde loin du notre et pourtant bien présent dans notre quotidien, et ramène ce mythe du petit écran bien à sa place

    Il y a quand même des tas d’émissions, même payée, j’aurais du mal à les faire..

     

    Jade a gagné, des euros, des jeux, un WE famille, elle est revenue ravie, bravo !!

  • Le bon Sauveur

    micheline.jpg

    De temps à autre, nous allions rendre visite à notre tante, la sœur cadette de ma mère

    Nous prenions une Micheline, les voyages en train étaient gratuits pour nous tous , mes grands-parents venaient parfois avec nous, mon père rarement, il travaillait en semaine .

    Mon frère était très énervé de monter dans le train, moi, joyeuse de revoir ma tante, cela provoqué plein d’excitation les jours d’avant .

    Arrivés à la gare de Caen, ma grand-mère avait un don inouï pour traverser n’importe comment la voie ferrée, à cette époque, les voies souterraines n’existaient pas .

    Une fois, en route, nous avions aperçu mon père sur la voie en bleus de travail, guettant à son tour le passage du train.

     

    Nous nous dirigions rue Caponière , en taxi je pense, retrouver ma tante .

    Elle était religieuse, mais elle travaillait dans un hôpital psychiatrique comme infirmière

    Nous arrivions devant une grande porte en bois, une Sœur nous accueillait et nous emmenait voir ma tante .

    Je redoutais ce moment, nous devions parfois traverser des salles, odeurs aseptisées, et je croisais des créatures au regard sombre et terrifiant, des personnes gémissantes en charentaises et chemises de nuit.

    Il y avait des personnes âgées, des adultes atteints de trisomie 21, toujours en quête d’un câlin, d’un geste tendre, il y avait des vieillards hagards..

     

    Quand ma tante arrivait, elle se mettait à notre hauteur et nous tendait les bras, c’était un moment de retrouvailles extrêmement chaleureux..

    Nous déjeunions avec elle, les religieuses sous connaissaient, elles nous aimaient beaucoup, nous nous sentions chouchoutés, paradoxalement bien dans cet univers insolite, celui de la psychiatrie .

     

    Nous allions  explorer le parc, pendant que les adultes parlaient de tout, de rien, les malades nous regardaient, parfois nous disaient quelques mots, pas toujours compréhensibles..

    En fin d’après midi, nous remontions dans la Micheline pour rentrer à la maison .

     

    Quand j’ai fait mes études, j’ai pu faire mes stages à Caen

    Ma tante avait réussi à me trouver une petite chambre chez des religieuses, c’était un peu le couvent  comparé à la cité U, mais je m’en accommodais, parce que j’aimais beaucoup la ville de Caen et j’étais lasse des trajets Cherbourg Le Havre, pas vraiment direct.

    J’allais voir ma tante de temps en temps, c’était un moment tellement plaisant

    Je venais sans prévenir, en me voyant elle disait

    « tiens te v’la !! « 

     mon frère aussi était dans cette ville à cette époque

    Je retrouvais ces repères de mon enfance, j’adorais ça,

    La dernière fois que j’y suis allée, j’ai rencontré par le plus grand hasard un animateur de colo, quelqu’un de très très drole, qui m’aimait bien d’ailleurs , il travaillait au centre aéré de l’hôpital .

    Ma tante est en retraite

    Elle a gardé le contact avec les malades, elle passe beaucoup de temps à l’hospitalité de Lourdes, elle adore ça, les vieux, les contacts avec les bénévoles

    Je ne la vois pas souvent, elle a beaucoup compté, c’est une personne drôle et tonique

    Quand j’étais petite, elle était parfois en repos chez mes grands-parents, j’ai des souvenirs d’avoir dormi avec elle dans un grand lit, très haut avec des tas de couvertures sur les pieds …