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  • La blouse grise

    Chose promise, j’ai pris la pose pour une séance photos choc et chic

    Voici donc la fameuse blouse de jardinage, observez la position des pieds, très tendance sur les blogs de mode, les pieds rentrés comme Tagada  l’a fait remarquer dans un billet

    blouse 1.JPG

    blouse 2.JPGIl parait que certaines personnes sont contre le port de la blouse

    Ce sont des anti blouse  ( ah elle est bonne !)

    ( en passant je lui souhaite en excellent voyage au pays de belles brésiliennes)

    J’espère quand même ils ne vont pas sortir une loi contre le port de la blouse grise, parce qu’en plus j’en ai au moins trois.

    A tous chers lecteurs, je souhaite un  beau dimanche de Pâques.

  • Vide ta brouette Jeanne !

    Finies les chaussures à talons, le sac de nana, le rouge à lèvre gloss et pulpant  effet irisé, l’heure est grave 

    J’ai pris cette décision, aujourd’hui, je me mets à nu et je vous dévoile le contenu de ma brouette !

    J’ai hésité un peu, c’est personnel des outils de jardin, et puis je n’aime pas trop racoler ici mais c’est Plume qui m’a donné l’idée dans ce billet

    Elle osé montrer la boite à outils de Mlle Nanou

    brouette 1.JPGLa brouette est métallique, ça casse le mythe de la brouette en bois champêtre, tant pis.brouette 2.JPG

    Mes grand outils : un trube (comme dirait mon père) et une fourche

    Le mot « bèche «  fait partie de ce mots que je n’ai vu que dans les livres de lecture

    Je retourne la terre, je creuse, j’éjecte les mauvaises herbes, hop, sur dans la brouette pour finir dans le compost

    A cela s’ajoute un sécateur, des gants (j’en ai plusieurs paires) un plantoir, grattoir, et un arrosoir c’est rasoir.

    Attention ne partez pas si vite, j’ai oublié l’essentiel : la blouse

    Une blouse grise récupérée au Bureau d’Etude, très pratique avec les grandes poches

    Je suis particulièrement élégante dans cette tenue, et ce n’est pas l’ami Théodore qui dira le contraire, puisqu’il y a quelques jours, il a fait irruption dans mon jardin (il n’est pas resté longtemps) et m’a trouvée revêtie de cette splendide blouse grise

    Je n’ai ni sabots,ni  tablier, ni chapeau de paille, ça fait cliché !

    Un petit tour de jardin à présent

    prunier.JPGUn prunier s’est incrusté dans le pommier du Japon, joli mélange de fleurs

    lys.JPGLes lys sortent doucement de terre, gare aux araignées rouges !

    primevères.JPGLes primevères sont colorées et je n’ai pas résisté à l’envie de couper les premières tulipes pour les poser dans cette ronde de tubes transparents

    fleurs.JPG

    « Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc !

    Vive la vie et vive le vent et vive le printemps !!!! »

  • Le vendredi soir

    porte.JPG

    Le vendredi soir Jérôme joue au tennis de table

    Il part avec Basile vers 20 heures et rentre entre  2 à 3 heures du matin

    Je reste à la maison avec les enfants, Ellen sort souvent en ville  boire un verre avec ses amis

    J’aime bien me coucher tôt ce soir là

     

    Je me glisse sous la couette vers 21h30, Rose vient m’y retrouver

    Elle se serre contre moi, j’aime respirer son odeur, elle fait la folle, elle cause, elle est bien, si bien avec sa mère ….

    Mark fait des jeux vidéo sur PC où sur WII

    Vers 22h, je demande à mon ange de retrouver son lit, ou en général la mimine l’attend

    Et très vite, je m’endors …..

    Je me réveille un peu plus tard et..

    « Markkkkkkkkkkkk !!! va te coucher ! »

    Je somnole à nouveau ….

    Dix minutes plus tard, je suis réveillée par un

    « Bonne nuit maman « 

    Bonne nuit……mon garçon

    Je replonge vite fait

    Brutalement  réveillée par un SMS d’Ellen  «  je peux rentrer plus tard ? »

    Je saisis mon portable un peu comateuse, et fébrile je tape trois lettres  «  N O N  « 

    Je me rendors …

    Nouveau SMS   «  OK « 

    Pff …. Je suis crevée

    Minuit et demi : la porte s’ouvre «  bonne nuit maman ! « 

    «  T’as passé une bonne soirée ? « 

    «  Oui … »

    Je me rendors …

    Vers 2h30, Jérôme déboule sans faire trop de bruit, mais assez pour me réveiller

    «  C’était bien ?, vous êtes allés où ? « 

    Oui, il ne faut pas me faire croire qu’ils ont joué jusqu’à une heure aussi tardive

    Je me rendors avec difficulté mais heureuse parce qu’ils sont tous là, bien là …

    Le vendredi soir je dors en pointillé

    Et le samedi matin ….je grogne

  • Ils sont de retour !

    trolls.jpg

    Ils sont revenus !!!!!!!!!!!!!!

    Qui ça ?

    Les trolls !

    J’en avais déjà parlé dans ce billet , ils nous avaient laissé tranquilles durant quelque temps et voilà qu’ils reviennent

    Ce sont des elfes de maison, ils déplacent en douce les objets, détraquent les appareils, nous font des tours …

    La semaine dernière, je remplis mon état d »heure ( je n’ai pas de salaire fixe ) je le dépose prêt à être apporté à mon lieu de travail et …..Je le cherche, partout, rien , envolé, disparu  je n’ai jamais pu mettre la main dessus !!!

    Une histoire de dingue, Louis pourrai témoigner

    J’étais devant mon Pc quand tout à coup, déconnection internet et au même moment le répondeur se met en route et la télé s’allume toute seule

    Le bazar !!!!!!!!!!!

    Oust les trolls !

    La télécommande ne fonctionne pas quand je l’ai dans les mains, pire encore mon vaporetto :

    Je mets de l’eau, ça déborde à côté alors qu’il est vide, j’ai un mal fou à remettre le bouchon et une fois plein, la bête se met à cracher comme un dragon, ça fuit, et ça marche pas !!

    J’aurais tout envoyé par la fenêtre !

    comme la Louloutte !

    Je n’explique pas non plus la mort mystérieuse d’une des chinchillas, je n’ai fait pratiquer d’autopsie

    Peut être qu’avec ce billet je vais être contactée par l’émission «  la soirée de l’étrange « 

    Chouette je vais passer à la télé !

     

    Autre fait troublant qui n’a rien à voir avec les trolls et esprits maléfiques

    En relisant ces billets anciens et quelques commentaires, j’ai constaté qu’un de les lecteurs, blogueur lui aussi été doté d’un sixième sens

    Il voit des choses, cerne avec une étrange clairvoyance des faits de ma vie alors qu’il ne me connait que par mes écrits (remarquez ça commence à faire)

    La pertinence de ces commentaires m’interroge ….comment fait-il ?

    Un voyant, un extralucide, ça me laisse songeuse ….

     

     

  • Le calendrier africain

    banane2.jpg

    Claire Marie et moi étions de vraies amies

    Nous passions des heures à papoter, très tard dans nuit, deux célibataires toniques, jeans et pulls déformés, cheveux longs …ni jolies ni laides ….

    Jusqu'à ce soir de confidence où elle me dit

    «  Jeanne, je vais me marier.. »

    « Quoi ???????????????? avec qui ? »

    Avec quelqu’un que tu connais très bien, je te laisse chercher

    Rha !! Je ne sais pas si ça vous est arrivé ce genre de choses, deux de vos copains qui tombent dans les bras l’un de l’autre (j’ai connu ça à deux reprises  …)

    J’ai posé des questions, et j’ai fini par trouver, Jean Baptiste !!

    Ça alors,  quelle surprise !

    J’étais heureuse pour elle, pour lui, nos routes se séparaient, j’avais aussi rencontré mon homme

    Nous nous sommes mariés à quelques mois d’intervalle, nous n’avons pas pu assister aux festivités à cause de la distance, je me souviens de la complicité qui se créa encore plus avec Jean Baptiste, parce que je le connaissais bien, et il avait envie de savoir …

    Bien sur toute histoire d’amour finit comme dans les contes, enfin c’est ce qu’on croit

    Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants « 

    La nature en avait décidé autrement, ils n’auront pas d’enfants.

    Mais battante comme elle était Claire Marie ne baissa pas les bras

    Ils se lancèrent dans un processus d’adoption

    Et c’est ainsi que deux enfants venus d’Ethiopie s’installèrent définitivement chez eux, et que deux années plus tard un autre petit garçon trouva une nouvelle famille

    Les enfants avaient une capacité incroyable a aller vers l’autre, ils étaient confiants, drôles, et très vite, une fois débarrassés des parasites immondes qui rongés leur petit corps, ils dynamitèrent le quotidien de Claire Marie et Jean Baptiste

    Je voulais leur faire un cadeau de bienvenue, un très beau cadeau, et c’est mon amie qui me demanda de réaliser le portrait des enfants

    J’ai accepté, et j’ai. réussi

    Les trois pastels sont accrochés dans le séjour, des visages magnifiques et radieux

    J’étais fière

    Et pour me remercier, Claire Marie m’offrit un calendrier, un superbe calendrier vendu par l’association, chaque mois représentait  une scène, des personnages découpés dans des feuilles de bananier et autre arbres africains

    Je l’ai posé dans l’entrée, et quand l’année fut écoulée je me suis dit que c’était dommage de ranger une telle merveille

    Alors j’ai demandé à Marie Camille de réaliser douze cadres, les douze mois de l’année, elle a fait un travail magnifique, mêlant matériaux, papiers, bois, coquilles d’œufs

    Je les ai tous accrochés dans la maison, sauf ceux de décembre et de Janvier

    Elle vous les présentera chaque moi ici

    Parce que ce sont ses jolies créations

  • La parenthèse de l'été

    masques.jpg

    Durant ces années là, je vivais dans des microcosmes parfois un peu étouffants

    J’enseignais dans une école catholique, je devais peser mes mots, veiller à garder l’image de la gentille institutrice vaillante, me plier aux réflexions parfois déconcertantes des parents d’élèves, écouter les conversations ennuyeuses des collègues enracinées depuis des lustres

    J’avais vingt ans, une vie stable, mais elle aurait pu devenir très vite ennuyeuse

    Les mois d’été, je partais vers d’autres horizons …

    Personne ne savait où j’allais, avec qui j’étais, je refusais en bloc de continuer mes activités bénévoles

    Je préparais mon sac à dos et durant presque deux mois, je laissais mon appartement, ma famille et mes amis pour vivre une autre aventure

    Je partais animer des colos avec des enfants défavorisés, démunis de repères, arrachés à leurs familles durant quatre semaines, des enfants déjà marqués par une vie rude et violente

    Avec eux je m’associés à des animateurs parfois disjonctés, immatures

    C’était un monde païen, de délires, d’alcool, de coucheries ….

    Je n’avais aucun mal  à passer d’un monde à l’autre

    J’étais leur repère, un personnage atypique, parfaitement  intégrée dans ce monde là

    Je dansais, je chantais, délaissant les cantiques pour des chansons paillardes

    J’existais, je vivais, j’aimais, parfaitement à ma place, je me préservais des dérives, je connaissais mes limites, je ne franchissais pas les barrières

    C’était ma parenthèse, mon carburant, mon aptitude à m’adapter dans d’autres milieux

    Je  rêvais ni de voyages ni de déserts, j’avais trouvé mon oasis, je m’abreuvais de fêtes, de musique

    Mes nuits duraient cinq heures, je ne faisais aucune pause, je mettais à l’épreuve ma désertion et lorsque j’étais repue, je retrouvais tranquillement mes quartiers

     

    Ne pas se suffire de ce que l’on a, oser aller vers une part d’inconnu, tester ses aptitudes à intégrer des nouveaux groupes, ceux qui au premier abord nous paraissent rebelles et sauvages

    Ne pas pour plonger dans le chaos, trouver ces marques …..

    Ces deux mondes ont contribué à mon équilibre, j’ai toujours gardé ça osant même provoquer des rencontres improbables, bousculée par des situations hasardeuses   

    Chaque lien tissé est resté dans mon cœur, malgré les trahisons et les déchirements

    Ne pas se suffire de  nos nids confortables et confinés, oser aller à la rencontre de l’inconnu pour mieux intégrer les différences humaines dans ce monde complexe et hétéroclite

  • Un pan de vie

    arc-en-ciel.jpg

    Mes  grands parents maternels étaient chrétiens pratiquant, ils vadrouillaient toute l’année sur les lieux de pèlerinage

    Leur disponibilité et  l’immense amour qu’ils portaient à Louis et à moi ont construit en partie mon enfance

    Ma mère allait à la messe, elle nous obligeait à l’accompagner, tous les dimanches

    Je ne rejetais pas cela, pratiquer c’était m’associer à eux, je les aimais, et en rien je ne m’opposais à cette démarche même si plus d’une fois j’aurais préféré trainer au lit

    Et puis il y avait ma tante Suzy et elle témoignait de par sa vie, sa douceur une réelle foi

    Vers l’âge de quinze ans, le curé de la paroisse me demanda de prendre en charge un groupe de fripounet

    J’étais très jeune, mais je me débrouillais pas mal, les enfants venaient au club le mercredi après midi, c’était un lieu où ils aimaient ce retrouver, un autre cadre

    Ça me prenait du temps tout de même

    A seize ans je partais à Lourdes avec des jeunes du monde entier

    Premier voyage sans mes parents, hors champ scolaire

    Ce fut un vrai choc, je rencontrais des jeunes heureux, dynamiques, nous passions nos journées en grand groupe, assemblées, petites sphères, grande liberté, adultes disponibles

    Je décidais alors de continuer, de participer à des WE de partage, prière, et détente où je rencontrais des adultes intentionnés, des ados de mon âge, d’autres plus âgés dont Myriam étudiante en médecine

    L’adolescente intravertie que j’étais devint soudainement quelqu’un d’autre

    J’intéressais les autres, je me liais d’amitié facilement, je laissais exploser mon humour contenu depuis des années

    Au lycée, je devins une ado populaire, je n’avais aucun mal à m’intégrer dans les bandes, j’étonnais par ma franchise, j’assumais mon appartenance à ces groupes de chrétiens

    Pendant mes études je rencontrais par l’intermédiaire de mon ami Félix , Claire Marie  

    Nous sommes vite devenues amies, c’était une fille extraordinaire, j’ai rarement vécu pareille amitié avec quelqu’un

    Elle était engagée dans un mouvement pour enfants et jeunes, avec elle je participais à des mini camps, des week end  ….

    Ce mouvement me convenait, j’y retrouvais  mon regretté Joseph, un ancien camarade de classe de ma tante Suzy … coïncidence.

    Après mes études j’acceptais d’être responsable départementale de ce mouvement tout en enseignant en école maternelle

    Cela me prenait tout mon mercredi, une partie de mes vacances, de nombreux WE

    Je n’étais pas rémunérée, je découvrais aussi le monde associatif avec ses rivalités et prises de pouvoir

    Je ne compte pas les fabuleuses rencontres que j’ai faites au sein de ce groupe, les heures de confidences, de rigolades à se faire exploser les mâchoires

    J’aimais ça, j’aimais cette vie

    Je donnais beaucoup de mon temps et sans le savoir je construisais mon avenir professionnel

    J’avais de l’assurance, de la crédibilité, une énergie folle et un regard toujours positif sur la vie

    Celle ci me fit un des plus cadeaux, mon Jérôme

    Je quittais tout pour lui, sans regrets, presque tout, sauf les amis, mes compagnons qui me restaient fidèles

    A partir de  cette période je ne pratiquais plus, n’appartenais à aucun groupe

    Cela me manquait terriblement, j’en pleurais parfois tant ces communautés m’avaient apporté

     

    L’arrivée des enfants me rendait moins disponible

    Dix mois après la naissance de mon ange, j’intégrais mon chœur

    Je ne soupçonnais pas que par cette troupe je retrouverais une autre famille , petit à petit , en douceur je poussais la porte , me liant de part et d’autres avec ceux qui constituaient ce grand groupe , les âmes généreuses , philanthropes et joyeuses

    J’ignorais  que je retrouverais ce qui m’avait tant manqué  

    Une passion commune, celle du » chanter ensemble », les émotions vibrantes et indescriptibles des voix mêlées

    Je me suis engagée de plus en plus, incapable de faire les choses à moitié

    Je n’imagine pas consommer le groupe, il existe par ce que chacun peut donner pour le faire vivre

    Lorsque je regarde en arrière, je comprends que tout était étrangement lié, j’ai longtemps espéré que ma grand-mère puisse voir cette vie si remplie, certainement grâce à elle

    Je suis persuadée que pour se construire les adolescents ont besoin de lieux autres que leurs familles et leurs milieux scolaire

    Que chaque groupe sportif, culturel ou religieux est un sas, une bouffée d’oxygène, où chacun respire de par les liens qui se créent

    J’ai l’immense persuasion aussi que les blogs répondent à ce besoin, qu’au fil des mois les petites communautés  se créent, deviennent à leur tour des lieux d’écoute, de tolérance où les sentiments n’ont rien de virtuel

    Que cette appartenance à un groupe nous permet d’être meilleur récepteurs des tracas du quotidien

     

    Dans ma ville il y a quelques jours, sur une pancarte trois lettres liées, m e j, j’ai alors repensé à ces belles années, et je me suis dit qu’il était temps que je vous livre ce pan là de ma vie