20.11.2009
Le torchon

Ma mère dans son trousseau avait reçu une douzaine de torchons
Des torchons épais avec une ligne rouge
Elle les utilisait pour essayer la vaisselle, et pour les mains, elle avait taillé des essuie-mains dans des vieux draps
Je n’aimais pas essuyer la vaisselle, je préférais encore la laver
Mon père utilisait beaucoup de torchons quand il découpait un mouton ou un cochon sur la table de la cuisine
J’ai peu de torchons, ceux que je préfère sont en nid d’abeille, je les trouve délicats
J’essuie rarement ma vaisselle, surtout pas quand elle sort du lave vaisselle, direct dans les tiroirs, et le reste, je le laisse sur l’égouttoir
Y’a des gens qui utilisent les torchons pour tout, pour essayer une tache de confiture au sol, débarbouiller la bouche du petit, choper une guêpe, dépoussiérer un abat-jour.
Y’en a d’autres qui sortent de torchons pour un rien, une casserole à essuyer, hop un torchon, les légumes à sécher, en voilà un autre, et la cuisine se retrouve envahie de torchons, on ne sait plus où les poser …
Ma mère fixait ses torchons au bord de la porte de la cuisinière en bois, ils séchaient en même temps
J’ai tendance à mettre mes torchons sur le radiateur, mais pas plus de deux à la fois
Jérôme pose parfois le torchon sur la table, ça m’agace, je ne supporte pas, tout comme les vestes et manteaux mis sur le dos des chaises
Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes
Il y a bien longtemps de cela, lors d’un repas de premier de l’an, ma mère avait sorti ses belles serviettes de table blanches
Mon grand-père paternel, impotent, maladroit, mais goulu, n’avait pas trouvé mieux que de se moucher dans sa serviette de table, et pas en toute discrétion croyez-le
Ah !!!!!!!!! la classe
Louis et moi, pris d’un fou rire incontrôlé avions étés obligés, en toute urgence, de quitter la table
Les carrés de tissus prêtent encore à confusion parfois
Je ne sais pas si le virus de la grippe A se transmet par les torchons, et les serviettes, ils nous ont rien dit là dessus ?
On nous dit rien sur tout, tout sur presque rien …
Y a t’il des torchons jetables ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
06.11.2009
Dans de beaux draps
« Jeanne, as tu fait ton lit ? »
Combien de fois ma mère m’a t'elle répété ce refrain ?Mon lit, c’était pas le mien, je le partageais avec Flo, ça me plaisait pas de remettre les gros draps en coton épais en place, agencer les couvertures, le couvre lit décoloré rouge et la grande poupée de fête foraine au jupon orange que Flo avait gagné à une kermesse
Comme en fait son lit, on se couche
Je dormirait bien
Ma mère ne passait pas là dessus, il fallait faire son lit
Elle changeait les draps le samedi après midi, jamais un autre jour, je l’aidais, j’aimais bien, je parlais avec elle, elle me racontait sa jeunesse, quand elle travaillait chez » les gens «
Elle adorait revenir sur son passé, elle regrettait la ville, le confort des immeubles parisiens
J’ai très vite opté pour les draps houses et les couettes
Je ne les change pas des jours fixes, quatre lits, c’est beaucoup
J’aime faire sécher mes draps dehors, les voir s’envoler au grès du vent, sous le soleil, ça sent le propre, souvent je les remets dans les lits le jour même
Dans la machine à laver, sans que je comprenne pourquoi, la housse avale systématiquement le reste du linge, il faut toujours aller chercher dans son ventre les taies, le drap du dessous, cela reste un mystère complet
Je trouve complexe de mettre une couette dans une housse, cela nécessite d’avoir des bras de deux mètres de long, je n’ai pas ce don de la nature, alors je demande de l’aide aux enfants
Je n’ai pas le bras long, doumage !
Une belle housse de couette agrémente une chambre
Celle de Mark est colorée, Ellen et Rose ont opté pour des couleurs vilaines, roses
Je déteste les houses de héros
Si un jour par malheur vous me forcez à m’endormir dans une housse de Superman, de Barbie, Dora, ou Hello Kitty je crois que je choisirai de m’installer sur la carpette
A une exception près …l’effigie de George Clooney, ce serait peut être la seule occasion de ma vie de coucher avec lui
Et vous votre housse de couette, quelle couleur ?
Taupe ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note
23.10.2009
La tasse
Ma grand-mère versait le café dans une tasse en arcopal décorées de quelques fleurs
Ma mère disait qu’on pouvait lire le journal au travers tellement il était clair ce café
Chez mes parents, après le déjeuner, nous buvons le café dans notre verre
« c’est la tradition « dit toujours ma mère
Les jours de fête, elle sort des mazagrans, très en vogue comme cadeau dans les années 80, elle n’a pas les longues cuillères qui vont avec
J’aime beaucoup les tasses, c’est joli, varié, c’est fin une tasse
Lorsque l’on discute en buvant le café un long moment, on regarde la tasse, souvent, même vide, on la touche, on la caresse..
Elle a de la chance la tasse, c’est un peu la chouchoute, elle a des privilèges, elle vient clôturer en beauté un banquet, elle peut se voir servir un fond de liqueur, d’eau de vie, un nectar alcoolisé
Souvent, il reste un fond de sucre, trace qu’elle a servi, au moment de débarrasser
« Tiens, elle est propre celle là ? «
Elle a sur ses côtés parfois des traces de rouge à lèvres …
Délicat, baiser volé..
J’ai des tasses blanches essentiellement, quelques tasses anglaises achetées à Poole
J’ai opté pour le blanc, contraste avec le noir du café, c’est chic
Je casse mes tasses, en pile parfois, maladresse, inattention
Alors, en blanc, ça se complète aisément
J’ai trouvé mes jolies tasses dans une boutique cherbourgeoise, je voudrais les garder longtemps
La vaisselle cassée est toujours conservée, je n’aime pas jeter les morceaux,
Cela m’inspira une création, un collage assemblage, déstructuré
que j’intitulais ..
« broken tea time «
Avec ou sans sucre ?
06:00 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
16.10.2009
Les coquetiers
Le dimanche soir, Mark, Rose et moi, nous aimons manger un œuf à la coque
Je n’y pensais plus, c’est simple, c’est bon, mais pendant longtemps j’ai omis de proposer ce rituel aux enfants
J’ai des coquetiers en inox, assortis au reste des éléments de cuisine, en forme de spirale, métalliques, robustes
Un seul inconvénient, si les œufs sont trop petits, ils ne perdent au fond, n’osant pas relever la tête comme des cancres terrés derrière leur bureau de classe
Chez mes parents nous mangions souvent des œufs à la coque
Les coquetiers, en plastique, étaient basiques, sans flonflon, il y en avait six de couleurs différentes
Bien sur, comme tous les gamins, il fallait négocier la couleur, je voulais le rose, je n’en avais pas l’exclusivité, contrairement au bol offert par tante Suzy avec des bretons folkloriques et mon prénom gravé
Louis n’était pas trop revendicateur pour la couleur, l’essentiel, c’était de tremper son pain sans beurre surtout dans l’œuf
Parfois c’était mon père qui tranchait le capuchon de l’œuf, d’une coupe franche, crac, décapité, d’un coup !
Ma mère tapait un peu pour casser la coquille, et elle passait son couteau tout autour, pour retirer calmement la coiffe de l’œuf
J’aimais le goût, fort, le jaune très jaune, or, des œufs de ferme
Ma mère réussissait toujours la cuisson
Le jaune coulait sur la paroi du coquetier en plastique, il fallait le frotter pour l’ôter au lavage
Mon pauvre cocotier rose, perdit vite sa couleur, il devint palot, chétif terne
Je pouvais malgré tout le reconnaître grâce à de légères traces à l’intérieur
Et je réclamais toujours le coquetier rose qui n’avait plus que le nom
J’ai repensé à ces coquetiers et je me suis demandé si ma mère les avait conservés
Louis est allé fouiner dans le buffet de la cuisine, et pour moi, pour vous, a photographié les fameux coquetiers en plastique

06:08 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (51) | Envoyer cette note
25.09.2009
Le seau
« Jeanne, tu pourrais acheter un seau ? »
« Un seau, pourquoi faire ? »
J’espère que Jérôme n’a pas idée de creuser un puits et de résilier notre abonnement aux services des eaux.
« le nôtre est usé «
je m’approche de l’objet incriminé et constate en effet, qu’il est …
vieux
Je suis à ce moment là incapable d’en connaître l’origine, à quel moment de ma vie j’ai acheté ce seau, les seaux c’est pas comme les arbres, ils n’ont de nervure pour dévoiler leur âge, et puis au fond, ça ne sert pas à grand chose de connaître l’âge exact d’un seau, ce qui est important c’est qu’il ne soit pas percé, sinon on est contraint à mettre des éléments solides dedans, parce que si c’est liquide, ça fuit, donc autant prendre un panier
Sans étude comparative de prix, j’ai filé au rayon produits ménagers et j’ai trouvé un seau tout neuf
J’avais peu de temps à lui consacrer, un seau est un seau, y’a pas trente six modèles, il fallait qu’il possède une poignée métallique, bien plus maniable et résistante que la poignée plastique
La couleur me direz vous, j’ai pris bleu, y’avait que ça
Quand je suis rentrée avec mon seau tout neuf, Jérôme a poussé un grand ouf de soulagement
Et qu’est ce que vous avez de l’ancien ?
Et bien je l’ai gardé, deux seaux ce n’est pas un luxe, le vieux seau me sert à filtrer le sable des chinchillas
C’est une évidence, on garde longtemps, des choses usées mais pas assez pour mériter que sonne le glas
Ma mère est une spécialiste, elle mettait son gros sel dans une boite de Benco depuis au moins 1975
La boite n’avait plus d’allure, je lui en ai acheté une en métal, une vraie révolution
Ma belle-mère conserve tous les gants de toilette, ils sont rabougris, tout rêches, parfois troués
A Noël, nous lui avions offert du très beau linge de toilette, elle l’a mis de côté pour l’instant, elle le garde pour….ses vieux jours .
Je ne vois pas toujours les choses usagées, mais je me force de plus en plus à changer régulièrement les petits accessoires de la vie quotidienne, et d’un geste ferme et définitif, jeter les anciens
Il en est ainsi pour les torchons, les corbeilles à pain, les brosses à WC, les égouttoirs à vaisselle, les toiles cirées, les pinces à linge….
Je vous laisse continuer …
08:41 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
04.09.2009
Le balai
Ma grand-mère paternelle vouait un véritable culte à son balai
Elle était nerveuse ; mon grand-père, un gros bonhomme tyrannique et alcoolique ne lui laissait guère de bon temps, alors pour se défouler elle balayait sa cour, sa maison, son trottoir .
Elle avait un grand balai en crin et comme d’autres iraient faire un jogging, jouer au casino ou bloguer, son défouloir c’était de pousser la poussière
Elle balayait vite et bien, une tache répétitive, rassurante, lui donnant sans doute l’illusion que son environnement était propre .
Mon père a hérité de ce geste
Je l’ai toujours vu balayer la cuisine le dimanche, et puis sa cour
Il la balaye tous les jours, traquant la moindre feuille, crotte de chien ou autre détritus à expulser
Ça énerve ma mère, mais son truc, son balai, c’est héréditaire, génétique.
Je possède quatre balais, un pour le rez de chaussée, un grand balai d’extérieur et deux autres balais pour les caves et la grange
Je preferre passer l’aspirateur, mais je n’ai pas dit que j’aimais ça
Le sol est sans cesse recouvert de poussière, de mini cailloux, de petites feuilles, ça revient trop souvent, et puis il y a deux étages, c’est trop pour moi, je ne suis pas une reine du balai
Jérôme lui, est handicapé du balai, aucun remède n’y fait, c’est plus fort que lui
A l’anniversaire de Jade, nous lui avions offert quarante balais
C’est beaucoup me diriez vous, mais c’est plus facile à ranger que quarante aspirateurs
Chaque famille avait apporté un balai, il y a en avait des neufs, des vieux, des petits, des artisanaux, des balais brosses, des balais à gogo
C’est pas très sympa comme cadeau d’anniversaire me dira vous, oui, mais elle fêtait ses quarante balais, alors d’un sens, elle l’a bien cherché !
On trouve des balais de couleurs, des balais fantaisie, mais on fond, cet objet du quotidien, je le trouve encombrant, il faut un placard à balai, un lieu où le caser, il faudrait inventer des balais pliables, comme des parapluies
Quand j’étais petite, je balayais le milieu de la cuisine, et ma mère me disait « les petits coins s’ils en veulent, ils n’ont qu’à s’approcher «
En attendant vos histoires de balais, je vous laisse avec ce proverbe irlandais :
« Le vieux balai connaît les coins. »
06:00 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
21.08.2009
La poubelle

La poubelle de la petite grande sœur de Jérôme est minuscule
Il faut presque se mettre à quatre pattes pour la trouver, elle est remplie avec un rien, une petite poubelle à pédale en inox ;
Je me souviens que dans les années 75, c’était le cadeau le plus facile, la poubelle de table, à chaque anniversaire de table, une poubelle de table, un gros pot en faïence sur lequel était écrit « poubelle de table «
Le premier qui s’avisait de mettre des glaçons dedans était passible de poursuites judiciaires
J’ai compté, à la maison, il y a dix poubelles
Une dans chaque chambre, une dans chaque salle de bain, une dans la cuisine, dans la véranda et dans la cave 2
Dans les chambres et salle d’eau, ce sont des petites poubelles à pédale, celle d’Ellen est trop petite, je vais lui en acheter une autre, elle met les papiers à côté parfois, a rarement l’idée de la vider
Ah vider la poubelle, je l’avoue, ce n’est pas exaltant !
Quand je faisais des colos, les animateurs ne vidaient pas la poubelle, ils remplissaient, jusqu’au bord, quitte à ce que ça tombe à côté, persuadés qu’il y avait un trou en dessous
C’était un énorme poubelle de collectivité, le sac de 100 litres, au moins, c’était lourd, mais rien à faire, à un moment donné il fallait passer à l’acte
Attraper les bords du sac, serrer et passer le lien qui était au fond, c’était lourd des poubelles containers, il fallait des muscles pour les déposer dans les grandes poubelles extérieures
C’est vrai qu’il n’y a rien de pire que de vider une poubelle trop pleine
Ça m’énerve !!!
Je n’aime pas que les détritus débordent
Je crois qu’une poubelle dans un placard de cuisine c’est pas vraiment top
Marianne ne met pas de sacs achetés dans sa poubelle, elle récupère des sachets à pharmacie, à pain qu’elle met dans le bac, trop petits, quelle calamité pour vider
J’ai opté pour une poubelle inox, trente litres, c’est bien pour la famille
Très facile à nettoyer
Un coup de spray, et un gros lavage de temps en temps
Où lavez vous votre poubelle, dans l’évier, c’est trop petit ?
Il a des déchets que je ne mets pas dans la poubelle, les crustacés, le melon.. direct au compost
Dans les immeubles, il y avait des vide ordures, puants, souvent les sacs restés coincés, beurk, il devait y avoir des rats au bout du tunnel
J’ai vu des poubelles, chères, qui s’ouvrent toutes seules, quand on leur demande, j’aimerais en trouver une qui se vide toute seule quand elle est pleine
J’aimerais avoir un broyeur à détritus, réduire, on jette trop, ça m’énerve, et puis le mercredi il faut monter la poubelle dans la rue, et il faudrait laver l’énorme poubelle, mais c’est pas la mienne, c’est celle de la ville, et je la lave où, comment …
08:03 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
07.07.2009
Passes moi l'éponge

Après le repas, des miettes, des traces, des bouts de. .. agonisent sur la table
Après avoir débarrassé, il faut passer l’éponge, nettoyer, dégraisser.
Personne à la maison n’aime le faire, j’ai toujours le privilège de ce geste final, le passage, la danse, le ballet de l’éponge
Je préfère les carrés, c’est plus hygiénique
Quand Jérôme nettoie la table, il jette l’éponge pleine de miettes dans l’évier sans la rincer
C’est très gentil pour celui qui arrive après
Sa mère fait comme ça non plus, elle n’utilise pas de détergent, l’éponge est grasse, je n’aime pas ça
Dehors, chez eux, il y avait une grande table en bois, avec une toile cirée
On mangeait autour, la table servait à tout, éplucher les légumes, bricoler
La toile cirée était sale, nettoyée rapidement, jamais vraiment dégraissée
Ma mère nettoyait son éponge à l’eau de javel
Mes parents avaient une table en bois recouverte de formica jaune
Elle était toujours propre, pas de trous, pas de traces, de taches
Elle est restée plus de quarante ans dans la cuisine, jusqu’au jour ou je leur ai redonné une jolie table en bois ronde, celle de mes grands-parents
On doit passer l’éponge souvent, j’aime les surfaces lisses, pas de rainures, surtout pas de toile cirée, les bords sont souvent sales
Il s’en passe des choses sur la table, mouvements, verres qui glissent, se renversent, taches de vins, de sauce
Il s’en passe aussi des choses sous la table, les miettes, les aliments qui arrivent à s’échapper,
Quand je faisais des colos, au cinquième repas, personne ne lavait la table, au mieux les animateurs débarrassaient un peu, pour le reste …
J’aimais bien être assise sur un banc
Parce que sur un banc, on pouvait se resserrer, parce que l’été, on portait des tenues légères, des shorts, bermudas, corsaires, jupes courtes
Parce que sous la table, sous que personne ne s’en rendra compte, les corps se rapprochaient, sans gestes déplacés
Le pur plaisir de la proximité …sensualité
La femme de mon oncle Félicien, met plus de dix minutes à nettoyer sa table en formica .
09:37 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
22.05.2009
l'aspirateur boudeur

Notre maison est sur trois niveaux : le rez de chaussée, à l’étage quatre chambres et sous le toit, deux pièces détente
C’est bien, on peut s’isoler, s’étaler mais il faut quand même dépoussiérer
Alors j’avais décidé d’acheter un deuxième aspirateur pour éviter de faire des navettes dans les escaliers
J’avais choisi un modèle sans sac dans un supermarché, pas d’étude marché, ça m’énerve, pour moi un aspirateur ça aspire, c’est tout, je ne lui demande rien de plus
J’aurais du écouter Vonric, ses bons conseils
Mon aspirateur est boudeur et paresseux
Quelques poussières un peu trop épaisses et monsieur est gavé
, il faut le vider au bout de trois minutes
Tout reste bloqué dans sa gorge, il chauffe, n’avale plus rien
J’ai beau lui dire de faire un effort, rien à faire, saturé pour quelques grains de sable de chinchillas
Je lui ouvre le ventre, c’est pas propre, je fais ça dehors rassurez-vous, je secoue ses entrailles et j’essaye de remettre tout en place et je n’y arrive pas
Et dans ces cas là, je n’ai aucune patience, ça m’énerve, je foutrais un coup de pied dedans !
Il y a des encoches, des clics, des claques oui !
Tout comme mon vaporéto, je mets une plombe à mettre l’eau et refermer
J’ai horreur de perdre mon temps avec des broutilles pareilles
Quand ça marche pas comme je veux, je deviens à moitié enragée
Jérôme est plus patient que moi en général, il m’explique, me donne un cours de mécanique, j’écoute mais je ne retiens rien
Non, à choisir, il me faudrait une femme de ménage, oui mais bon, je travaille pas tous les jours, et pis si je travaille plus, j’ai moins de temps pour autre chose
Je comprends tout de même pas qu’on vende des aspirateurs qui boudent de la sorte, je dois me résoudre au fait que je me suis fait avoir, j’en veux plus de ce truc, il sert à rien.
Je n’ai même pas cité la marque, je ne suis pas rancunière..
04:23 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
16.03.2009
Les douches

Dans ma jeunesse, j’ai fait pas mal d’escapades, des stages, des colos, des WE jeunes, des camps …
Je m’adaptais avec aisance, je dormais n’importe où, mangeais n’importe quoi, croisais des gens proches et lointains de mes racines, de mes univers.
Je prenais tout ce qui se présentaient à moi, fuyant la monotonie de mes années d’adolescence
Il n’y a avait qu’un lieu qui me posait problème : les sanitaires, et plus specialement les douches.
Je détestais ça, parce que d’abord je hais les cabines .
Le matin, y’avait toujours un jeune, ou une jeune qui sortait les cheveux dégoulinants, l’œil hagard, et disait
« hé la douche elle est super bonne «
y’avait rien de pire pour m’énerver
Elle est bonne, pff, elle est chaude, tiède, ou froide, sale, mais bonne, franchement, je m’y vois y passer des vacances.
D’abord les douches collectives c’est sale, souvent on y trouvait du linge humide qui traînait, des savons abandonnés, des traces de mousse sur des caillebotis défraîchis, des rideaux collants, moisis, des carrelages vieillots..
Ça me coûtait terriblement de devoir me laver dans ces lieux là,
De plus j’avais des cheveux très longs, faire mon shampoing était un véritable calvaire, je ne savais jamais ou mettre ma serviette, je déteste me rhabiller à moitié humide, beuh, voyez ma haine des piscines.
Je n’aime prendre une douche, que chez moi
J’ai de la place, une baignoire, pas de rideau, pas de vitres, pas de cabine
J’ai mon rituel, mes odeurs, mon tapis, mon peignoir
Le pire c’était la cité universitaire, il n’y avait de verrou, juste un petit loquet, tout le monde pouvait rentrer
Rassurez-vous, il ne m’est rien arrivé
C’est curieux ces non-adaptations, certains sont incapables de s’endormir en dehors de leur lit, d’autres de conduire une autre voiture que la leur,
Longtemps Ellen a eu la phobie du restaurant, elle ne pouvait rien manger, même un fast food
Maintenant c’est mieux , elle s’efforce , prend sur elle.
Y’a autre chose aussi qui me terrifie , ce sont les toilettes des aéroports ..
06:03 Ecrit par Jeanne dans Tracas du quotidien | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note


