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  • De quoi ?

    Un peu de temps pour reprendre mes esprits

    deux week-end  à  suivre très intenses

    déconnexion , manque de sommeil , agitation , déception

    Je vais rebrancher une à une mes connexions et reviens vous parler de … ?

    J’en sais rien

    De quoi donc pourrais je parler

    Je me demande ?

    C’est vide

     

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  • Tout un fromage

     

     

     

    L’autre nuit, avec une brochette de fêlés, nous avons mangé du fromage sur des tartines de pain et c’était bon

    On ne fait pas toujours que dans la rillette, faut savoir varier les plaisirs nocturnes

    C’était une bonne idée, je n’y aurais pas pensé, accompagné d’un verre de rouge, quel succès !

    Le fromage, c’est comme le café, le chocolat , Bobby Lapointe et les Tontons flingueurs , si quelqu’un n’aime pas ça, il risque de devoir faire un stage d’initiation sous peine d’être blâmé par le groupe

    J’exagère, quoique.

    Comment est ce possible, tu ne manges pas de fromage ?

    Dans ma belle famille, si y’a bien un plat longtemps banni, ce fut le plateau de fromage

    Mon beau père et ses filles, ainsi que son unique fils ont un rejet sans borne de ce laitage là

    A tel point que. Tu fais une quiche, faudrait laisser une partie sans fromage, les croissants au jambon, idem, ah la la !! Quel sport !

    Pire encore, pas de dessert à base de fromage blanc

    Un jour, j’avais fait une charlotte, j’ai servi le plat, Armand s’est jeté sur sa portion, a savouré, puis  a demandé l’air inquisiteur «  y’a pas de fromage blanc là dedans ? « 

    Mais non

    Et il a tout bouffé

    Comme quoi, un petit mensonge de temps en temps

    Ma belle mère m’a fait un clin d’œil, complice

    Je n’achète pas de fromage, ou très peu, une brique Président de temps en temps, Rose en raffole et ça fait marcher l’industrie locale

    J’en mange pas, pour le simple et bonne raison que je bannis les produits laitiers depuis quelques années, j’en ressens aucun besoin, et ça fait grossir

    Je ne manque de rien, rassurez, je ne me suis jamais aussi bien portée

    Il m’est arrivé de visiter des fruitières dans le Haut Doubs, l’odeur m’indisposait quelque peu, même si le Comté reste un de mes préférés, avec la Tome de Savoie

    Je ne mange aucun bleu, peu de brebis, sauf le Lou pérac de l’autre nuit qui venait de la grande Laiterie qui était fameux

    J’aime la féta dans les salades, j’’en raffole, Jérôme fait la grimace, j’évite de mélanger

    Bien, pas de quoi en faire tout en fromage quand même ?

    Mais si, justement, le 26 Mars, c’est la journée nationale du fromage

    Je n’en ai pas mangé plus que de coutume.

    Ça m’agace un peu  les journées de tout et n’importe quoi

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    photo du net

  • Le FOMO

     

     Dis donc Jeanne, tu ne serais pas atteinte du syndrome de FOMO ?

    Je me demande.

    Pour avoir une réponse, je dois répondre à quelques critères

    Le syndrome de FOMO, c’est la peur de rater quelque chose, «Fear Of Missing Out « 

    Ceux qui sont atteints de ce mal, ont de la peine à accepter l’idée qu’ils ne peuvent pas être partout, au courant de tout, tout le temps

    Alors qu’on associe ce syndrome aux réseaux sociaux, smartphones qui permettent de savoir tout de suite, je me suis retournée quelques années en arrière et … même sans ça, j’en ai connu

    Dans le milieu professionnel, ceux qui voulaient tout savoir, ne jamais rater un pot, peur de manquer des infos, sans pour autant donner leur avis qu’ils n’avaient pas en général

    J’en ai connu qui usaient d’un fin stratagème pour approcher les influents, les fêtards, pour se faire inviter à chaque fête, n’hésitant à faire du forcing, trouver les bonnes voitures pour être certains de pouvoir être invités aux after

     

    J’en ai connu à qui on lançait une invitation à la st Sylvestre et qui répondaient qu’ils verraient plus tard, au dernier moment, sous entendu «  si je ne trouve pas mieux « 

    D’autres qui font deux fêtes en même temps

    Personnellement, je déteste ça, m’éclipser et me pointer ailleurs, on profite de rien

    J’aime trop les débuts et les fins, la « montée «  d’un  événement pour ne pas en profiter pleinement

    Peur du vide, peur de manquer quelque chose, peur de ne plus avoir de vie sociale, est ce que ça me guète ?

    Peut être un peu.

    Mais j’aime les plages libres, la solitude, le rien de prévu, je ne cours pas après les concerts, conférences et autres rassemblements d’humains, j’aime me poser,

    Bien sur, étant presque de toutes les fêtes, je n’ai pas à craindre ce vide, parce que faut l’admettre, j’apporte l’eau au moulin, une soirée avec la Jeanne, c’est animé, quasi à chaque fois

    Je peux faire plusieurs choses à la fois, non pas par activisme mais par nécessité

    Ainsi je peux téléphoner en vidant le lave vaisselle, répondre à mes mails chez la coiffeuse plutôt que de regarder un magazine, écrire un billet en suivant un film, ça je peux, mais je ne zifonne pas au cinéma

    J’aime être en lien avec les autres et suis capable de rester seule une journée sans problème, sans parler, mais en communiquant  autrement

    Je suis assez zifonnée, je l’assume, et ma communauté de zifonnés n’est pas asociale bien au contraire, nous faisons, vivons des choses ensemble et les prolongeons par des messages quotidiens qui nous relient

    Pas trop atteinte la Jeanne , ouf …

  • De l'intensité de certains jours

     

     

     Après avoir vécu l’intense, chacun s’en  retourne sans bruit, vers sa vie

    J’ai mes rituels des lendemains

    De mes pensées naissent des mots, je les envoie à Tristan, le débriefing du lundi matin.

    La fatigue du corps même pas ressentie, la voix intacte, manque de sommeil quand même …ça se récupère vite, j’ai cette chance là

    Les deux spectacles furent dynamiques , une standing ovation pour les choristes , un public très chaud , que demander de plus , offrir , et puiser toujours la force où elle se trouve

    Dans la pénombre il y a eu beaucoup d’émotion, de larmes, qu’il ne faut guère chercher à retenir, chanter certaines paroles nous renvoie à la vie, à la mort, aux séparations douloureuses

    Alors on se resserre, on se rassure, entre nous, loin des projecteurs parce qu’on sait ce que chacun porte, ce sont nos secrets, nos «  off «  et le public n’en voit rien de nos gestes tendres, ça nous appartient

     

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    Les organisateurs nous offrent une coupe, des mignardises, tout plein de bonnes choses, je cause de droite et gauche, et réalise que j’aurais du commencer par du jus d’orange, je dois ramener Pierrot et Clotilde

    Nous avions dit que sitôt le pot fini, on rentrera, qu’il fallait être raisonnable

    Mais. On ne sait pas faire ça

    Quand Jean Marc a dit « allez zou, on continue chez moi » et bien …

    10 minutes pas plus !

    Faut dire qu’on avait connu quelques lascars cette fameuse fête d’avril l’an passé, et qu’on n’allait pas se quitter comme ça

    Alors, à une quinzaine on s’est mis à danser, entre nous, braillé aussi, ça carrément pas raisonnable, faudra assurer le lendemain

    Y’en a qui vont finir par croire qu’on carbure avec des substances, après deux shows encore chauds !

    3 heures, au lit, faudrait se calmer là

    Le lendemain matin, réveil difficile mais on verra ça plus tard

    Le café va aider, se préparer, faire à manger pour le midi et le soir, aller voter …

    J’avale un truc vite fait, et je passe chercher Pierrot Bâton, nous prenons la route, direction la Sarthe

    Contents de se retrouver, on dit des âneries, fait des blagues avec Paul, et Théodore en coulisse, bon public, intarissables

    Le show se passe à merveille, public conquis !

    Allez hop, un verre de cidre, des  bonnes rillettes, encore des blablas, la nuit tombe, il est 19 heures, on reprend la route direction Laval, salle Po où les urnes ont parlé

    Nous apercevons des mines déconfites, ça sent pas bon tout ça, et le score du rebelle est trop fort, rien que de passer près de lui, on a qu’une envie c’est de se  barrer

    Juliette m’a trouvée, Pierre Henry nous rejoint, on débriefe, Pierrot cherche désespérément son barbu, il est perdu ?

    Je zifonne  Francesca et  Tristan

    21 heures, maison, je suis un peu dans le brouillard, j’ai laissé tout mon monde durant deux jours, il est temps de me poser avec eux

    Luka et Ellen arrivent, nous dinons tous les six, Rose est ravie de retrouver sœurette et dit «  c’est fou ce que je me sens bien »

    C’est vrai que c’est sacré d’être tous les six

    Jérôme sauve un bilan bloqué dans le PC d’Ellen, et le transfère  sur son disque dur, elle saute de joie

    Je questionne Eugénie qui se présentait en Haute Savoie, elle est déçue aussi

    Il est presque  23  heures

    Je ferme mes yeux

     

     

  • La complainte

     

     

     

    Nous nous amusés à chercher des titres de chansons «  complaintes « 

    Il y en a pas mal

    Entre celle de la butte, de la serveuse  automate, du phoque en Alaska, des filles de joies ….

    Dans le grenier de mes souvenirs j’ai ressorti ce traditionnel breton mis en musique par Tri Yann il y a quelques années, dans l’album Suite Gallaise

    La biche blanche apparaît généralement comme un animal fantastique surgi de l'au-delà pour égarer les chasseurs au Moyen Age ( source Internet)

    Je n’en ai jamais vu.

    J’aime cette complainte, je ne saurais dire pourquoi, l’interprétation, la mélancolie de cette chanson que je réécoute aujourd’hui différent, que je partage aussi.

    Dans cet album là, j’ai déterré des trésors

    C’est étrange, est ce qu’à mon tour je deviens passéiste ?

    Je ne crois pas, certaines musiques traversent les siècles, cette complainte médiévale me touche encore

    « La mariage de Marie la Bretonne » aussi, c’est doux.

    Suis en quête de douceur, très certainement, de romantisme aussi, on ne se refait pas

    J’ai vu Tri Yann une seule fois en concert, à Bricquebec, il y a quelques années, j’en ai gardé peu de souvenirs

    J’aime surtout les ambiances feutrées où en petit comité nous reprenons ces titres là,

    Ce sont mes trésors de mémoire, je les ressors de temps à autre, les remets dans un tiroir de mon grenier

    Jusqu’à la prochaine fois.

    Ça me fait du bien

     

  • Balivernes de la semaine

     

     Un matin , ça tambourine à la porte

    Qui c’est ?

    La factrice me tend un courrier , je signe

    Je saisis l’enveloppe , en tête officielle , drapeau bleu blanc rouge , je n’attends rien de ce genre , je me mets à trembler , c’est rare , je n’ai pas la phobie du courrier , mais là , j’ai peur

    C’est juste la carte grise de ma nouvelle voiture

    Soulagée

     

    Un matin , je dois faire une prise de sang à jeun , j’aime pas sortir sans mon café , attendre au labo …

    J’ai téléphoné à une infirmière qui a son cabinet à deux maisons au dessus dans ma rue

    Je quitte mon domicile à 8 h 20 , à 8 h 30 précises je suis dans ma cuisine

    Merveilleux !

     

     

    Chez la coiffeuse , trop de bruit , trois sièges occupées , une cliente qui parle fort , les sèches cheveux , la radio , trop , c’est trop

    J’ouvre un magazine et tombe là-dessus

    Antiblues serait entré dans le vocabulaire journalistique ?

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    Ce samedi , nous allons chanter , beaucoup chanter , faire le show , deux fois , rentrer tard , pas trop qu’on a dit , parce que ..

    Dimanche , nous allons voter , puis reprendre la route pour un autre show , c’est dingue la vie qu’on a ..

    Le show achevé , on va trinquer et rentrer

    Nous irons voir les résultats des municipales

    Nous allons peut être déchanter . …

  • Les galoches

     

     

     

    Ma mère me parlait souvent de ses galoches, je pouvais les voir sur une photo de classe, des chaussures montantes qui ne devaient pas être faciles à enfiler

    Des galoches, rien que le nom …ça sonne pas doux comme ballerine ou escarpin

    Taloche, moche, pioche, tout ce qui rime en » oche «  n’est pas doux aux oreilles

    Je n’ai jamais vu de galoches

    Ce matin je m’arrête rapidement à la brocante à côté, tout est grand ouvert, je regarde les jardinières géantes, trop lourdes, j’aime bien pourtant, ça fera joli sur la terrasse

    Des arrosoirs anciens aussi me tentent

    Je vais voir les verres, on ne sait jamais, il me faudrait un quatrième verre à absinthe, j’’en ai trouvé trois la dernière fois

    Je retrouve les mêmes verres que ceux de ma grand-mère

    Rien d’autre à prendre

    Je fouine dans les recoins de ce hangar où s’empilent des tas de choses, affiches, bibelots, meubles, livres … Y’a quelques petits choses des années 50 qui feraient fureur à Paris, faut que j’en parle à Gunther, il peut se faire un business

    Le chat roux n’est pas là

    Sur une étagère, je tombe sur une paire de galoches, des galoches d’enfant, abimées au bout, mais tellement … touchantes

    J’imagine les gamins trainant leurs pieds dans la caillasse, les genoux écorchés, cheveux ébouriffés

    Je décide de prendre les galoches, pour 5 euros, pas plus

    Je cherche le patron, il livre des trucs pour un couple de marocains, ça cause business

    Me voilà face à un renard, il tient dans sa gueule un oiseau et le fixe l’air effronté

    Je sors mon zifon et hop, photo, avant qu’il rentre dans sa tanière !

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    Au prix voulu je garde les galoches, je les met sur le bord de la fenêtre en extérieur et pense à Bleck avec ses chaussures sur son mur

    J’aime bien ces galoches, je vais les photographier

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    Pastelle se régalerai avec ce genre de sujet

    Le soir venu, je les montre à Jérôme, il me dit

    «  Je n’aurais pas eu idée d’acheter ça « 

    Et lui réponds

    «  C’était ça ou un renard ! »

    Et j’éclate de rire

  • Le doute

     

    Celui qui ne fait rien ne fait pas de bêtises

    Certes

    J’en ai fait des bêtises, commis de maladresses, fait des erreurs, cela ne m’a guère empêché de recommencer

    Entre laisser tomber une bouteille de sirop, la porte du congélateur ouverte, du brou de noix sur la moquette neuve, tout cela n’est guère bien grave.ça se nettoie, ça se remplace

    Je vis des périodes de doutes dans un autre domaine, celui que l’on ne peut guère juger soi même comme étant réussi, abouti

    J’ai peur de faire fausse route

    Certains jours, j’en arriverais même à ne plus m’engager du tout dans un travail d’écriture, un démarche particulière, de peur de me tromper

    J’ai repensé un peu mon projet professionnel

    Tout à coup, j’ai réalisé que je partais à l’aveugle dans une transmission  qui sera indirectement évaluée, pour autant, personne de vive voix sera apte à me dire si mon intervention était juste et répondait aux attentes de mon auditoire

    J’en arrive alors à penser, que je serais peut être plus sereine de me contraindre à des tâches répétitives qui ne me confineraient dans une certaine sérénité, mais plus ennuyeuses

    J’ai toujours osé, pris des risques, j’ai eu peu d’évaluations sur mon travail en fait, je n’ai jamais été inspectée quand j’étais institutrice, jamais eu de bilan avec un chef,

    Sauf les bilans de mes stagiaires après chaque formation, ceux si  étaient toujours très positifs concernant nos relations et le contenu de mes cours

    Ça rassure

    Je suis en plein questionnement face à ma place, les engagements, mes vraies compétences

    Je continue à faire des bijoux mais je n’ai pas envie de les proposer à la vente

    Ça me coute, peur de lasser

    Sur ce blog, pareil, est ce que je dois continuer ?

    Dois je me lancer dans du neuf, de l’inconnu ?

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  • Mon petit chéri

     

     L’autre jour, je discutais avec mon amie Bérénice qui me parlait d’un projet de classe découverte avec ses élèves, concernant les parents qui s’inquiétaient toujours plus qu’il ne faut quand à l’encadrement, la sécurité et devoir quitter pour quelques jours leur fils adoré

    Durant toutes leurs années de scolarité, aucun des miens n’a fait de classe de mer, découverte ou autre, école de ZEP, pas possible d’emmener tout le monde

    J’aurais aimé qu’ils vivent ça, ça soude le groupe, ça crée du lien, de l’autonomie, je les aurais laissés partir en toute confiance

    C’est ainsi

    Bérénice me disait que c’était difficile de gérer le lien avec les parents durant cette courte escapade de trois jours, qu’elle envisageait de demander aux parents de ne pas écrire à leurs enfants, trop de cafard, d’attente

    Elle évoquait ce triste cas rencontré, une fillette qui n’avait jamais reçu de lettre, et le dernier jour, avait ouvert une enveloppe, qui contenait une autre enveloppe avec l’adresse des parents, sans un mot de plus … désolant

    Je ne sais pas si il faut couper radicalement durant les séjours, est ce que la petite lettre marque encore plus l’absence ou au contraire, donne de l’entrain

    J’ai écrit à mes enfants quand ils partaient en camp l’été, ça n’a jamais provoqué de drames affectifs

    Tout dépend aussi de ce que l’on met dans ce courrier, si celui est pleurnichard, ça n’aide pas

    En me promenant sur le grand  marché des blogs, je tombe sur un site  celui d’une école primaire qui publie chaque jour un billet sur une classe découverte

    Pourquoi pas ?

    Personnellement je ne m’y risquerais pas en tant qu’enseignante, i l faut veiller à ce que chaque élève apparaisse sur les photos, pas toujours les mêmes, ou bien on ne met personne

    Les parents ont accès à ce blog et peuvent commenter

    Et là, évidemment, certains notent des encouragements au groupe et d’autres publient des messages assez personnels

     

     

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     « Anna, ma chérie, tu nous manques déjà « 

    «  Mon petit cœur, papa et maman faisons que ça de penser à toi « 

    « Mon chouchou on est fier de toi tu nous manque tu es trop beau sur les photos et on est impatients de te voir on voit que tu t'es bien amusé mon bébé »

    Et j’en passe

     

    Quand même … Des gamins de 9 ans qui partent en classe verte ne sont pas pris en otages

    C’est le monde à l’envers, ce surinvestissement de l’enfant, cette expression excessive des sentiments, et surtout, ce manque de confiance, lâchez les !

    Je pense aux enseignants qui doivent s’adapter à cela, se trouvant face à une législation déjà complexe et de plus, composer avec des parents apeurés 

    Avec Bérénice nous évoquons les prisonniers de guerre, ceux qui attendaient les lettres, ceux qui n’en recevront jamais …

     

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  • Chacun sa route , des envies , des projets ..

     

    Les vacances d’hiver qui ont eu une allure de vacances de printemps s’achèvent

    Tout le monde va reprendre sa route sauf moi.

     

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    Je vais retrouver ma solitude dans la maison, ça ne me coute pas du tout

    J’ai aimé passer beaucoup de temps dehors, les balades sur la côte sauvage avec le soleil et le bleu, les travaux dans le jardin

    J’ai planté, bouturé, Jérôme a délimité un espace dans la serre, je vais y rapporter du compost, et planter des tomates dans quelques jours

    J’ai mis en terre des lys, des bégonias, taillé les géraniums, j’ai fait les vitres des baies vitrées, désherbé, beaucoup de pas, de temps en extérieur

    Nous avons trié, rangé les deux caves

    La maison est grande, trop grande ?

    Je ne pense pas

    Nous avons remis en discussion le projet de démolir la cheminée

    Je ne veux pas de travaux cette année, marre de la poussière, des gravas, pas envie de mettre du temps et de l’énergie là dedans, je veux profiter de la vie autrement

    J’ai suggéré à Jérôme d’aller faire de la voile cet été dans le Morbihan et de louer un gite où les amis pourraient passer, est ce qu’il le fera ?

    Je tente de faire abstraction des allergies qui me fatiguent un peu, tout le temps que ça ne m’empêche pas de chanter, c’est ce qui compte le plus

    Parce qu’on va chanter dans les jours à venir, et pas qu’un peu.

    Nous sommes allés écouter César et un copain à lui qui faisaient un concert de chanson française dans un bar situé dans un tout petit village

    Il nous a encouragés à chanter avec eux, mais je ne pouvais pas, ce n’était pas dans ma tonalité, pas moyen …J’ai écouté

    Ils ont chanté presque deux heures, à la fin, César m’a attrapée les deux mains et les a serrées forts, il était heureux de notre présence et j’ai perçu toute  l’émotion de ces moments là

    Nous avons revu Bridget, elle m'a fait rire, elle n’est toujours pas venue, elle le fera, elle l’a dit

    Ça fait rien, on s’apprécie, on se croise, on fait comme ça.

    La semaine à venir s’annonce ensoleillée, je vais finir mes semis, et balayer les deux terrasses, faire de la marche aussi, jamais le temps de m’ennuyer

    Je dois programmer mon escapade à Paris, mais quand je vois les deux week end à venir, je sais que je ne peux pas m’échapper en semaine

    Il faut faire des choix, ne pas vouloir tout à tout prix

    Préserver l’essentiel

    Rester fidèle à mes choix

    Ça viendra plus tard.

    JMB not ‘bon garde a disparu de la blogosphère , c’est bizarre de partir comme ça …

    Lui qui était si présent

    Tout passe …

     

  • Le gobelet de l'amitié

     

     Lorsque nous sommes allés à la fête de la boite en septembre, nous avons eu droit, chacun, à des boissons, bonbons, friandises à gogo et tout cela servi dans un gobelet transparent sur lequel était inscrit le logo de l’entreprise

    Mieux encore, nous pouvions suspendre ce gobelet autour de notre cou grâce à un système judicieux, et hop ! Les mains libres pour s’empiffrer de petits fours

    Je n’ai pas mis le gobelet vide autour du cou, ce n’est pas très classe, il m’arrive parfois lors d’une fête de poser mon verre de champagne n’importe où et de passer mon temps à le chercher, voire de boire dans celui d’un autre.

    Nous avons gardé les gobelets précieusement parce qu’ils sont recyclables

    Comme les verres à moutarde

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    L’autre soir, il y avait une réunion publique dans le centre ville, dans une petite salle de spectacle toute neuve, un endroit que je ne connaissais pas, je me suis dit que ce serait bien d’aller jeter un œil et découvrir le programme du maire sortant

    Nous voilà partis de bon pied, départ rive Gauche la nuit tombée, j’aime bien, traverser la rivière, admirer notre ville que nous aimons tant et pris place dans les fauteuils rouges de cette jolie salle

    J’ai reconnu pas mal de têtes connues parmi les colistiers, un des adjoints est venu me saluer, me disant que ça lui faisait plaisir de me revoir par ici

    Un des chanteurs d’Archimède s’est installé, on n’a pas cherché à savoir lequel, et bien sur le craquant commerçant de la rive droite, voilà, ça peut commencer

    Notre maire d’avant ayant démissionné parce que nommé Ministre des biftecks hachés, son adjoint à pris la place, et les gens n’aiment pas trop, ils se sentent un peu orphelins de l’ancien qui a une côte de popularité très élevée

    C’est le moment de se faire une idée

    Je l’ai écouté, je l’ai trouvé à l’aise, bref, on ne va pas changer !

    A la fin, pas de rébellion, nous nous amusons un peu d’un personnage qui....agace, bref, notre mascotte, faut bien s'amuser

    Il n’est pas de réunion politique sans le verre de l’amitié, jus de pomme et cidre de la Mayenne, que dis-je, c’est le gobelet de l’amitié !

    Et voilà, un gobelet recyclable aux couleurs du candidat, logos de campagne, collector !

    Nous avons bu, et mis le gobelet dans la poche, parce que c’est cadeau, enfin, peut être pas, si, c’est cadeau ?

    Si y’en a qui les laisse, ils seront relavés pour la prochaine fois, mais attention, il ne reste plus que …deux semaines, ça va être vite passé de mode

    Qu’est ce qu’on était contents avec nos gobelets, signe de ralliement, imaginez !

    Avant c’était le pin’s, l’autocollant, le bob, et maintenant le gobelet !

    Fabuleux !

    Ce sera chouette le prochain apéro avec des gobelets dépareillés ramenés de la fête de la boite, des meetings, mieux que les verres à moutarde

    Y’en a qui collectionneront les gobelets, des mordus qui feront des kilomètres pour trouver les gobelets rares, des trocs gobelets, des vitrines de gobelets …

    Et bien, non non, pas question, mon gobelet des municipales 2014, je le garde …Attention, c’est collector !

     

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  • Charitable ?

    Dans un commentaire, Soène m’écrit que je suis « charitable « 

    Suis-je charitable ?

    Je me questionne et me réponds «  je ne crois pas  « 

    Pourtant, en allant lire la définition, j’y trouve des qualificatifs qui me peuvent s’associer

    Je suis bienveillante, j’ai de la compassion, je me rends disponible.

    Mais dans charitable, il y a quelque chose de presque excessif, de l’altruisme poussé, une pitié aussi, la charité, c’est quelque chose de sacré, de religieux, une certaine notion de sacrifice parfois

    Je connais des gens charitables, qui se font bouffer, n’ont pas assez de dose d’égoïsme et au final se retrouvent dans des situations matérielles regrettables, mais … on dit qu’ils sont comme ça

    «  Elle donnerait sa chemise ! »

    Je dois toujours avoir en tête qu’il faut aussi se protéger, j’ai vu des personnes se laisser dépouiller, étouffer face à des gens extrêmement demandeurs, excessifs, je ne pourrais pas avoir ce sentiment d’être sans cesse dans l’obligation d’aider, de donner mon temps, de faire des tas de petits gestes qui certes peuvent soulager mais dans quel but ?

    J’offre aux personnes à qui je suis attachée, je n’attends rien de précis en retour, j’ai la certitude qu’en cas de besoin je saurais trouver l’aide et l’appui

    On peut compter sur moi dans le besoin, je suis la plupart du temps accueillante, la maison se vide, se remplit, on y déverse des tracas, des confidences, elle est aussi animée par des franches rigolades qui équilibrent les choses

    Je tente de l’entourer de joyeux, d’optimistes

    Je peux m’éloigner par petits peu quand je sens que les gens demandeurs sont dans leur bourbier et que personne n’y pourra rien, c’est une triste fatalité

    Ceux où celles qui se sont trop accrochés, » les mendiants «  qui ont trop pris de mon cœur sans donner sont autour ‘hui inscrits sur la liste des indésirables, j’ai pu me tromper, j’ai su éviter le conflit, tenté une réconciliation mais comme disait ma mère

    « Charité bien ordonnée commence par soi même « 

    Soyons réalistes, on sauve sa peau

    Cela ne retire en rien des notions de solidarité, de soutien, bien au contraire

    Juste trouver l’équilibre

    Et là, j’avoue, je n’ai rien mis dans le caddy des restau  du cœur, bon … chacun sa conscience, pas de lois, juste des règles à respecter

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  • Emballée la Jeanne

     

    Un soir, j’ai regardé 5 épisodes de Broadchurch

    C’est rare que je me colle devant l’écran mais là, je ne parvenais plus à en décoller

    J’avais regardé en live les trois premiers épisodes de ce feuilleton anglais diffusés sur France 2, j’avais bien aimé l’intrigue, l’atmosphère de ce village côtier, les personnages.

    Et la semaine suivante, j’étais en réunion, et oublié de faire une programmation

    Pas grave, Mark m’a téléchargé les trois « ratés «  et nous avons enregistré les deux derniers épisodes

    Je me souviens combien c’était frustrant autrefois de ne pas voir tous les épisodes d’un feuilleton, pas moyen de faire autrement, pas de magnétoscopes, rater un épisode.J’aimais pas

    Je me suis vite attachée aux séries, on peut sauter des épisodes, une nouvelle histoire à chaque fois, j’en ai vu quelques unes de bonne qualité.

     

    Et puis, j’ai enfin vu le film » Frida »de Julie Taymor, biographie qui retrace la vie tumultueuse de l’artiste peintre Frida Kahlo

    Je ne connaissais rien de sa vie personnelle , j’ai trouvé l’actrice excellente , je suis à la fois fascinée par autant de rage , autant de passion , et son martyre …Tant de souffrance , de renoncements , tant d’audace aussi , un vie tellement dense , courte aussi , elle est morte à 47 ans

    Elle aura traversé une période tumultueuse politiquement parlant, rencontré les surréalistes et cubistes, voyagé aussi, entre deux cultures

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    Je saisis combien la peinture est source d’expression au-delà de la reconnaissance, c’est ce qui différencie l’art du travail certainement

    Sa dernière toile s’intitule «  Vivat la vida « CNV00002_Sophie_Pinchetti_Frida_Kahlo_Museum_Mexico_City_1500_0_resize_90.jpg

    Il y des bons Biopics et d’autres qui sont médiocres, pas simple pour un acteur d se mettre dans la peau d’un autre

    Je n’ai pas aimé le « Gainsbourg «, pas trop « la Môme « 

    J’ai aimé « the Queen « de S Frears,

    Pas vu “Cloclo “ ni “Coco Chanel “

    Peut être Grace  de Monaco en Mai, je ne sais pas …

  • La côte sauvage

     
    De retour
    Une évasion de trois jours sur la presqu’île de Quiberon , une escapade à Belle Ile
    Du plein de soleil , de lumière , la mer  face à moi à mon réveil


    Des souvenirs qui remontent ..


    Une sensation d’avoir forcé le temps , un bond de trois mois en avant , une chance inouïe d’avoir vécu ça


    J’ai fait pas mal de photos
    Une

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    Deux

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  • Ca rigole pas en terrasse

     

     Vannes, en plein après midi, en terrasse, sous un soleil généreux

    Deux femmes s’installent, un carton sous le bras

    L’une d’elles est plutôt neutre, mais elle parle fort, trop fort

    Sa complice, sénior, cheveux blonds permanentés comme une vieille américaine, des ongles très longs vernis rouge vermillon, boucles d’oreilles grappes, veste  bleue marine, un broche YSL au col, elle est sponsorisée

    Les deux femmes sont face à un monsieur, elles étalent sur la table des cartons d’invitation, des affiches et des flyers

    Curieuse, Jeanne capte des bouts de conversation

    Elles sont en train de débriefer pour savoir qui sera invité à cette conférence

    Qui ?

    Le président de  l’association des anciens coureurs de l’amicale ?

    Le président de la confrérie des buveurs de chouchen et beurre salé ?

    Elles doivent trancher, ça ne rigole pas

    La bavarde brasse les cartons, range les affiches, trie, agence sur son bureau de plein air

    L’homme veut bien

    Ça sent le rotary, richelieu ou truc du genre, les conférences de ceux qui ont de l’importance dans les rangs de la société, ça ne rigole pas, c’est du sérieux

    Bon, te moque pas, les flyers, les affiches tu les brasses  aussi

    C’est vrai.

    La scène est drôle à observer , les femmes sortent du décor , autour d’elles des gens attablés , en train de  boire un café , finir un dessert , eux , les trois semblent en plein travail , c’est un contraste en ce samedi de pause , les retraités s’activent , les autres se reposent , chacun son tour ..

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