04.07.2008

Dehors les crocs !

eau sauvage.jpgcochon vitnamien.jpg

Profitant des soldes, je pousse la porte de mon magasin de chaussures favori, en face du Théâtre pour ceux qui connaissent, un fabriquant bien de chez nous, des modèles sublimes et solides, réalisées avec le plus grand soin, à Gorron ( vous connaissez tous Gorron et la célèbre rillette de Gorron ! )

Je commence mon exploration, je touche, regarde les modèles soldés lorsque brutalement mon regard est attiré par une masse colorée .

J’approche et je tombe, sur une pile de  Crocs  oui des crocs, vous voyez ce que c’est, ces sabots immondes et grossiers qu’il sera de bon ton de porter cet été. Carla en a acheté pour son fils, il adore, tant mieux, si c’est confortable pour barboter dans l’eau.

J’en mettrai même pas à mon cochon d’inde même si l’enclos est inondé.

 Voir ces trucs d’une laideur pareille dans ce beau magasin de chaussures, c’était trop

J’ai eu envie de me jeter sur toutes les paires, d’ouvrir la porte et de les balancer au milieu de la rue.

Je m’approche et regarde le prix, et là je frôle la syncope .

C’est quoi ce délire ?

Mettre en vente de telles horreurs dans ce magasin cela revient à

                                                                                                                           crocs.jpg

 

-       -  boire un diabolo menthe avec un filet de sandre au beurre blanc 

-       -  écouter la passion selon St Jean de Bach en faisant ses courses chez L.. l

-        - mettre des œillets d’inde dans un bouquet de mariée

-      -   regarder « sur la route de Madison «  en faisant du repassage

-     -    mettre du camembert dans une salade grecque,

-      -   copier un Kandinsky à l’aquarelle                                             

    -         nettoyer les sanitaires avec une bague Agatha

                         -         faire une déco d’anniversaire avec des guirlandes de Noël SABOTS.jpg

-   -      offrir « Eau Sauvage «  de Dior à un cochon vietnamien..

 

 

Je suis à cours d’exemples, à vous …

 

 

 

 

03.07.2008

Jeanne et ses contradictions

Un grand soleil ce matin, un beau regard soulagé et radieux, celui d’Ingrid et oui  comme vous tous , je me réjouis de ce grand bonheur là, la liberté d’une femme, d’une mère..

 

Mes lecteurs sont perspicaces et vraiment fidèles

J’ai parlé de ma première rencontre avec Arnold dans le billet de mardi  et dans mes pages lues, j’ai eu le plaisir de voir que les billets en archives évoquant déjà l’homme en question avaient été relus …

Pour les curieux, c’était la chute nocturne et hasards .

 

noir et blanc.jpg 

 Mes contradictions 

Taguée par Didou, c’est la première et dernière fois, je ne taguerai personne, enfin, on verra..

  1 / Je ne supporte de servir de bouche trou, remplacer quelqu’un au pied levé alors que je n’étais pas choisie, et quand ça m’arrive, je suis incapable de refuser, ensuite je suis furieuse contre moi, et  suis très énervée. 

2 / je veille à mes dépenses, quand j’achète quelque chose, un vêtement surtout, je dois être sure de la porter longtemps

Pourtant je fais des dépenses inutiles

Il y a quelques temps, j’ai acheté des bougies flottantes pour mettre dans mon bassin

Celui ci est au fond du jardin et on y va jamais en nocturne, je ne les ai jamais allumées

 

3 / j’aime les fleurs, tous les ans, je me dis que les jardinières, c’est fini, j’en ai marre d’arroser tous les soirs et pourtant au printemps, j’orne ma terrasse d’une dizaine de pots en tout genre et au mois d’août, je me fais violence pour pas qu’ils crèvent.

  4 / je dis à longueur de temps qu’il faut être calme et patient avec les enfants, et régulièrement, je gueule comme une vache pour qu’ils descendent mettre la table ! 

5 / je peste contre  les chaînes, les diaporamas en tout genre que je reçois dans ma messagerie et je suis incapable de dire « stop «  à la personne qui me les envoie, je sais qu’à ce moment là, elle pense à moi

  6 / Je déteste faire les courses et je suis incapable de remplir mon caddie à raz bord pour éviter d’y retourner quelques jours plus tard, il me manque toujours un article, je ne fais jamais de listes. 

7 / Je fatigue de faire le ménage, j’ai un mal fout à m’y tenir régulièrement, alors parfois je suis débordée, et j’accepte que les enfants lisent partout, jouent dans toutes les pièces.

  8 / j’ai encore du mal à faire venir une femme de ménage alors que je le conseille aux autres 

9 / je trouve que mes enfants passent trop de temps sur le PC, alors que parfois je suis pire qu’eux

  10 / j’aime bien m’évader, partir à l’étranger mais au bout de quatre jours, je n’ai qu’une envie :rentrer chez moi. 

 11/ Je déteste les stickers et j’en ai mis sur les murs de l’escalier

  12 / Je suis très bavarde et je suis incapable de me confier 

13 / j’ai des allures de femme très décontractée, bien dans sa peau et j’ai par moments des angoisses totalement irraisonnables. , de plus je suis insomniaque

  14 / j’ai dit que je ne taguerais personne, alors je tague Jean Pierre, Gwen,  Franck , Fay et Cendra  en photos si le cœur vous en dit, une seule contradiction, vous êtes pas obligés, je ne veux abuser de votre temps   

26.06.2008

Jour J - 2 : complétement énervée

 Broadway-Header.jpg

 Jour J moins deux.

Demain soir vendredi, j’embarque pour Broadway !

Les affiches  ornent les vitrines de notre ville, elles sont belles paraît il .

Plus de 1500 personnes personnes ont déjà  pris leur passeport.

Mon frère arrive aujourd’hui pour l’évènement

Je m’apprête à vivre la plus belle soirée de l’année .

Nos costumes sont ajustés, nos chorégraphies sont bien calées

La chaleur de la scène va faire fondre les kilos superflus.

Deux heures trente de  spectacle, 26 chansons, et plein de visages heureux, éblouis, rieurs et complices, un décor enchanteur, à découvrir.

Je vais retrouver mes amis, je vais chanter pour ceux  qui seront venus, les embrasser en fin de soirée, les remercier.

Je suis énervée, tendue, heureuse à l’idée de revivre ce merveilleux moment d’échange et de frissons.

Pour plus de détails, passez par  ;je serai de retour lundi, en forme et sur un nuage, un peu triste de me séparer de mes amis de chœur pendant deux mois, ravie de refaire le grand show une dizaine de fois encore, pleine d’entrain,  particulièrement chanceuse d’avoir cet espace d’évasion, ce lieu unique, magique,  la scène .

 

Dimanche  29 juin

 

Grandiose, époustouflant !

Voilà les échos qui nous reviennent

 2000 spectateurs, une salle comble, surchauffée.

Au fil des années, il fallait encore convaincre, mettre la barre un peu plus haute, ne pas

décevoir , c’est le septième spectacle.

Camille ayant eu des ennuis de santé, n’a pas pu chanter, elle est venue nous voir, nous soutenir dans les loges. Elle nous a dit que tout au long de la première partie, elle avait la chair de poule, elle était sidérée  par la maîtrise vocale et la qualité des chorégraphies.

Une autre choriste, toute jeune maman, était devant moi, au premier rang, je voyais des traits noirs se dessiner sur ses joues, son mascara coulant au rythme de ses larmes.

Que dire d’autres …nous avons donné, plein d'énergie, de voix, j’ai senti la mienne aller au-delà de ce que je pensais faire, monter très haut, sous le silence du public qui retenait les applaudissements, laissant ensuite échapper de ses mains, un merci frissonnants.

Je me suis sentie très proche de Carla, très très proche, quelque chose nous a unit, une aventure humaine difficile à décrire, une grande complicité, quelque chose de scellé..

Toutes deux sans le vouloir et avec réticence, nous sommes retrouvées au premier rang, au devant véritablement, pas le droit à l’erreur, nous nous sommes fait confiance, ayant bien sourit des railleries et rit des commentaires forts drôles et sympathiques de nos amies qui ne voyaient aucune rivalité, juste de précieux encouragements, nous disant que nous avions notre place ici.

Il va me falloir du temps pour digérer, m’autoriser à pleurer de bonheur, réaliser à quel point cette vie nous offre des cadeaux extraordinaires ; combien je suis habitée par une énergie débordante, ayant dormi que 5 h depuis deux nuits.

J’aurais aimé avoir plus de temps pour remercier ceux qui étaient là

J’ai retrouvé Maria et Céline, Jérôme était là avec sa sœur, les enfants tout fiers de voir leur maman en première ligne. Merci Coralie et Basile pour votre présence chaleureuse.

Notre maire était au premier rang lui aussi, nous avons échangé des regards et des sourires de complicité.

Je rédigerai plus tard un billet, ce spectacle là doit rester bien gravé dans ma tête puisque nous le redonnerons au moins 8 fois cet hiver.

Merci à tous pour vos encouragements..

Jeanne sera un peu redescendue demain de son nuage pour avoir le plaisir de lire et commenter avec délices ses blogs favoris.

 

 

25.06.2008

Pot de départ 2

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Je l’avais prédit, je pensais bien y retourner

Je reçois donc une invitation personnelle pour un pot de départ en retraite  , toujours au même endroit à l’Hôtel de Ville

Je m’y rends en soirée, grimpe les marches et  contrôle les plaques indiquant les bureaux des élus. Plus de plaques, des traces de patafix..

Avec leur conscience je me dis que nos élus ont sans doute fait le choix de changer les plaques en laiton contre du bois exotique acheté au commerce équitable ( enfin, pas sûr  les caisses sont vides !)

L’élue fait un discours, elle n’est pas à l’aise du tout, c’est son deuxième pot de départ.

Je retrouve Maria et Lilly, nous causons un peu, je fais le tour de la salle, bises aux anciennes collègues et je fais mon petit business :

Je rapporte des cadres achetés par un copine , je passe une commande de tourterelles à une autre, je prends des nouvelles des unes des autres et j’en profite pour organiser le petit cadeau que nous offrirons à Marie Camille pour une soirée d’invitation.

L’heure tourne, je suis pressée, mon verre de Martini à la main, toujours pas de bulles…

j’offre des bijoux aux retraitées et je salue l’élue.

Nous échangeons quelques mots, je continue malgré la victoire à lui faire par de mes idées, mes préoccupations, elle me demande de passer la voir.

Je dois partir, Maria m’accompagne, elle porte du vert, comme moi ce soir là

Sur le perron de l’Hôtel de Ville, nous voilà nez à nez avec le Maire et son premier adjoint

«  Salut, les filles, vous êtes assorties ! « 

-         « Vous aussi, ! « 

Tous deux sont bien élégants, costume cravate, bien évidemment .

  Bisous, c’est comme ça, dans cette famille politique tout le monde s’embrasse, on est copains, c’est formidable !

Les choses ont changé, depuis mars, un souffle nouveau sur notre ville, que se passera t il vraiment, après la victoire, il faut garder espoir .

Le maire est pressé, moi aussi, je me rends au gala de danse d’Ellen à la Salle Polyvalente.

Vers 20h30, je le  retrouve notre maire au premières loges .

Rose me dit «  regarde Maman, il y a le Président de la république ! »

Je vais devoir donner quelques rudiments à ma fille, un trombinoscope simplifié avec les photos en dessous, cela  devrait suffire.

 Pour l’instant.

 

19.06.2008

Doit on tout leur dire ?

volets clos.jpg

Installée sur le siège arrière de la voiture, Rose me dit qu’elle n’a plus besoin de ceinture, qu’elle est grande.

Bien sûr je   lui rétorque que s’attacher en voiture est obligatoire, pour les enfants comme pour les adultes.

 »Pourquoi ? »

Je lui explique que si j’ai un choc, son corps peut voler dans le pare brise, que des morceaux de verre viendront dans son corps, qu’elle serait blessée …hospitalisée..

Je n'y vais pas par quatre chemins

Rose à la phobie des médecins, du sang, de l’hôpital, je vais expliquerai un jour pourquoi.

«  Maman, maman, ne me parle pas de ça, arrête, je vais faire des cauchemars « 

-« ne t’inquiètes pas, je t’explique, la ceinture est là pour te protéger, moi aussi.

Protéger les enfants, c’est le rôle des parents, des professionnels, de tous les citoyens.

Les prévenir du danger, et des risques, mais doit on tout dire, tout expliquer, tout justifier ?

  Il y a quelques années de cela, un drame familial se déroule chez les voisins de Basile et Coralie

Le père, tue ses trois enfants à l’arme blanche, durant leur sommeil, termine par son épouse avant de se donner la mort .

Cette histoire sordide est forcement source de beaucoup de conversations, Basile et Coralie, abasourdis sont incapables d’en parler à leurs enfants, ils préfèrent leur dire que les voisins sont en vacances .

C’est peut être pas idéal de cacher la vérité, mais comment trouver les mots pour expliquer un tel geste. Je rassure Coralie, en lui disant qu’un jour elle sera prête à leur dire et qu’elle expliquera son mensonge en disant, qu’elle était trop bouleversée pour leur en parler.

  Une cellule psychologique est mise en place dans l’école, la même que celle des enfants de Juliette

Quelques jours plus tard, Prunille, âgée de 5 ans, demande à ses parents,

-Maman, est ce que Papa il va nous tuer Théo et moi ? »

Gagné, avaient ils besoin de créer des frayeurs, des angoisses, avaient ils besoin d’informer les enfants de l’école maternelle ?

Les enfants écoutent et captent les conversations des adultes ça, c’est sûr .

Que dire, dois t’on tout dire ? je ne crois pas, tout au moins éviter les détails sordides , les traumatismes .

  Quelques semaines plus tard, un homme sûr de faire une bonne affaire, achète la maison, à prix plutôt bas. Il le remet en vente quelques mois plus tard, en espérant faire un bon bénéfice, et bien raté ! La maison est invendable, impossible de louer, les volets sont clos pour longtemps, Basile et Coralie n’ont  pas de problèmes de voisinage..

18.06.2008

Jeanne aux mains d'argent

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Vous avez peut être vu le superbe film du génial Tim Burton, Edward aux mains d’argent

  Edward est un garçon peu ordinaire. Fruit de l’imagination et de la création d’un inventeur de génie, il n’a jamais pu être fini à cause de la mort de son créateur. Livré à lui-même, avec son cœur en or, son innocence et ses lames tranchantes en guise de doigts, il va être confronté à la vie dans une société dont il ne comprendra ni les codes, ni les règles, ni les droits, ni les devoirs. Mais où il découvrira certaines émotions… comme l’amour. 

L’homme avec ses cisailles en guise de doigts taille des arbres, des arbustes en forme d’animaux, des sculptures végétales extraordinaires.

Alors, un jour je me suis dis, je ne suis pas plus bête que Johnny Depp , la preuve c’est que j’aurais pu épouser George Clooney , je vais essayer à mon tour .

J’ai réfléchi, un peu, à la  forme que je pourrais  donner à mes arbustes .

Le Mont St Michel, un peu compliqué, la tour Jean Nouvelle de Barcelone, un peu trop phallique, les pyramides de Giseh , trop vu, allez restons dans le thème, j’ai choisi la forme d’un lapin.

J’ai saisi un grand ciseau et j’ai coupé, enlevé, ôté tout ce qui me semblait bon, sont apparues alors des oreilles, une queue, un corps, je me suis reculée, et j’ai constaté que ça ressemblait à …

rien, rien du tout, une ombre, un tas, une masse, bref, je n’ai pas réussi, parce que la sculpture végétale, je ne pense que ce n’est pas donner à tout le monde.

La prochaine fois, je ferai plus simple, un carré, un rectangle.. Un bloc HLM.

15.06.2008

Le didgeridoo

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Après avoir trié, vidé, jeté, gardé, je me décide à faire un vide grenier, essayer de vendre quelques bibelots, jouets et autres accessoires .

Je m’installe de bonne heure et j’attends, j’observe, je regarde défiler devant moi des gens bancales, de travers, voûtés, déglingués, vieillis, difformes, estropiés, chemise ouverte, gitane aux lèvres, boiteux, estropiés, amputés

Des hommes en jogging et mocassins, des femmes aux Tees shirt moulants, aux formes, aux rondeurs généreuses, décolorées, cheveux effilochés, teints en blond pour des fillettes, des grands-mères aux cheveux jaunes, des hommes sans dents..

Je vois, revois passer un couple, la cinquantaine, elle, pas d’âge, trente cinq, sûrement plus, impossible de savoir, pousse sa fille de deux ans, elle dort, elle n’a pas de chaussures, elle ne marche pas.

Devant moi, défile la pauvreté de nos campagnes, la misère de nos quartiers populaires, je ne vois qu’eux, cela me renvoie plein de choses, leur regard saisissant.

Je croise plein de visages connus, des collègues, des stagiaires, des parents d’élèves, je salue, je parle un peu.

Les gens n’achètent pas, ils ne vendent pas non plus, ils déambulent, portable à la main

Le temps passe vite, je ne me lasse pas de regarder les gens, je ne vends presque rien,

Je croise le regard de Pamela, j’en parlerai plus tard .

Mon voisin est un artiste, il vend des toiles, signés David et des masques sanguinolents, Billy s’est joins à lui pour vendre ses tableaux,

Sa femme vend des produits Avon, pas cher, des vêtements de bébé et des montres neuves sûrement volées

Ils vendent un didgeridoo. Je le trouve très beau, je le troque en fin de journée avec la femme, elle a quatre enfants, l’aînée à 4 ans, elle est très sympathique, très souriante, je lui offre des jouets pour ses filles avant de partir .

 

 

Je repars avec mon didgeridoo. Je pense à Sarah , elle sera de retour dans deux mois, je dois m’entraîner à souffler dans l’instrument, pour endormir ou chasser les mauvais esprits..

13.06.2008

Mes enfants sont des stars

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Mes enfants sont des stars, oui des stars du show biz car tout au long de l’année ils font de la scène .

Attention, pas n’importe quoi, ils ne se produisent pas n’importe où, ils font les grandes salles, les lieux branchés du tout Laval .

Je regrette déjà de ne pas avoir fait de presse book, oui ça peut servir, pour eux, pour leur carrière.

Ellen a commencé très jeune, dès la maternelle, lors de la kermesse de fin d’année, elle brillait, on ne voyait qu’elle, son costume de papillon lui allait comme un gant .

Elle a continué, elle s’est produite dans des églises, des salles à l’époque  où elle faisait partie d’un chœur d’enfants, elle a même chanté avec Yves Duteil (ouh ça vous en bouche un coin ! )

Puis elle a décroché un rôle dans une reprise des « Misérables «  ses premiers pas dans la Comédie musicale

Ensuite, elle a essayé la danse, elle explosait sur scène, une étoile filante, on ne voyait qu’elle !

Elle a continué le chant, toujours au premier rang, à cause de sa voix et son phrasé, nettement au-dessus des autres choristes.Par humilité elle ne fait jamais de solos, mais elle en est capable

Elle fait du théâtre, oui dans une troupe, plus tard elle sera comédienne, c’est sûr, elle est faite pour ça, pour la dramaturgie. quelle fougue, quelle talent !

Elle apprend les rôles des autres par cœur, au cas ou un absent le jour de la représentation, elle pourrait reprendre n’importe quel rôle .

 

 

Mark fait du piano, c’est un virtuose, je l’ai vu tout de suite,

Je voulais l’inscrire à 18 mois à l’école de Musique, ils n’ont pas voulu, peut être parce qu’il ne marchait pas encore .

Quand Mark se met devant le clavier, silence absolu, dans la salle du Vieux Château, on n’entend que lui, chaque note est un pur bonheur, il manie les gammes avec talent, passion,

Je pense qu’il sera pianiste, ou chef de chœur .

Mark fait de la chorale aussi, il brille, toujours au premier rang, parce qu’il est beau, parfois j’en suis mal à l’aise..

Rose ne va pas tarder à faire de la scène, elle est précoce aussi mais j’attends un peu, elle sera trop vite sollicitée pour les castings, je prefere qu’elle prenne son temps

 

 

Eh oui chers lecteurs, nous sommes en juin et je galope aux répétitions, aux kermesses, galas de danses, auditions, représentations diverses. !

Arêtes Jeanne, arrêtes de pester contre les parents, qui caméscopes et appareil photos à la main en oublient de regarder, encourager leurs progénitures .

Mes enfants aiment, profitent de leurs loisirs, comme les vôtres et je suis là, comme tous les parents, à les applaudir le Jour J.

 

 

Ma fille aînée sera comédienne

Mon fils sera pianiste

Ma fille cadette sera la Nouvelle Star , si , elle chante déjà « Papillon de lumière «  et elle  a même traduit le texte «  buterfly of the light «  ..elle est précoce ,déjà bilingue , je sais , je dois m’y préparer .Demain pour elle , ce sera Londres , Broadway ..

12.06.2008

La petite soeur

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Quand j’ai annoncé aux enfants que la famille allait s’agrandir, ils étaient ravis, surtout Rose qui a déclaré  » ce sera la mienne ».

Oui une petite sœur, quel évènement !

Le tout c’était d’aller la chercher .

Nous sommes partis un dimanche matin, vers 10h, en direction de la Touraine,

Nous en avons profité pour faire une pause déjeuner chez Lorenzo, revoir les enfants, papoter deux heures sous le soleil .

Puis , un peu de voiture le long de la Loire, direction Amboise, Blois, et nous avons trouvé parmi les vignobles, la maison, celle qui abrite les parents

Rose était impatiente de voir la petite sœur .

Elle était confortablement blottie contre son père, sa mère n’était pas très en forme .

Elle est de couleur noire, c’est rare, on resserve plutôt cette couleur pour la confection de manteaux, elle a de grandes oreilles, un peu comme le Prince Charles .

Elle est entrée dans son nouveau logis  sans stress, nous avons parlé un peu de son histoire, puis elle est partie avec nous en voiture, retour vers la Mayenne .

Elle a fait connaissance avec sa grande sœur, elle déjà bien habituée à nous, elles sont blotties toutes les deux, la petite sœur a essayé son nouveau toboggan, j’envisage une extension, car je me dis que deux chinchillas dans la même cage, c’est un peu juste.DSCN0163.JPG

Voilà une photo de nos deux chinchillas

L'une d'elle s'appelle Churchill , l'autre Mikeline

 

11.06.2008

La St sylvestre en mars

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Ce soir là nous avions opté pour une raclette. Rien de plus ordinaire me diriez vous, une méga raclette avec 20 copains, installés dans un gîte, énervés, ravis de cette petite escapade aux abords du Mont st Michel.

Vers minuit, après le dessert, Pierre Alain nous dynamisa pour les danses folk, il nous avait  donné quelques rudiments en fin d’après midi juste après une balade à St Jean le Thomas, et avec un peu de musique, nous voila partis pour des pas bien rythmés.

Chacun s’efforce de respecter les consignes, nous dansons par deux, sur une musique de Gwendal, j’adore..

Les pas sont calés, certains sont plutôt réglo, d’autres confus, ça tourne, ça rigole, autant d’hommes que de femmes, ce qui est plutôt est rare.

Puis notre ami propose  une compil disco et voilà les  copains partis pour des danses délirantes, sans retenue, sans complexe.

Des mouvements anarchiques, avec Paul, Jeremy, Carla et son ami, Clotilde, Christophe, Léandre et Agathe, nous nous laissons aller…

Me reviens alors brusquement à la mémoire ces images que je décrivais dans le billet précédent, les ambiances que je détestais, mon corps qui n’était pas apte à de telles libertés.

Je repense à la danse du balai, et  juste à ce moment précis, Thierry trouve un tapis, invite les filles à la danse, on rit, on laisse exploser notre bonheur  d’être là, déterminés à profiter de ce temps de fête.

Nos liens sont forts, la musique, la chanson nous réunit depuis 4 ans déjà, avec notre histoire, notre complicité.

Vers 1 h du matin, l’un de nous crie « bonne année ! »

Nous nous embrassons, bises, bisous, big bisous, le délire continue, c’est notre réveillon, nous fêtons simplement nous-mêmes, explosons notre joie, celle de ce temps à nous, à nous seuls.

  Nous dansons encore et encore, épuisés  vers 3 h, nous nous  séparons pour quelques heures, avant de nous retrouver pour le petit déjeuner …

Nous sommes en mars, un réveillon un peu décalé, décalage horaire en plus.

Nous approchons tous de la quarantaine, nous vivons ce temps tels des copains de lycée, qui peut dire que l’arrivée des enfants, d’être en couple est un frein à la fête, bien au contraire..

 

« Merci Jeanne pour l’organisation, on recommence l’an prochain « 

« y’a qu’a demander, je suis partante, avec vous tous , un réveillon au printemps « 

  Je savais que ce temps viendrait, qu’il me fallait être patiente, que les choses changeraient un jour..

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