20/06/2013
Dyscalculique
Savez vous que je suis dyscalculique ?
Je viens de l’apprendre, c’est irrémédiable, mais je vis bien avec.
C’est Ellen qui m’a fait ce diagnostic, j’aime bien apprendre de nouveaux mots, résumé : j’ai des méthodes de calcul totalement immatures, je dirais même puériles
Je suis fâchée avec les chiffres depuis des années, je ne sais plus faire une division, c’est ainsi, complètement assumé, cependant, il me faut de temps à autre, faire quelques calculs quand je dois évaluer l’écrit du CAP de mes stagiaires
Inutile de faire les calculs de tête , je n’y parviens pas , alors je tente d’addition des points de manières , demi points , 0,25 … pour ne rien oublier , je note sur un feuille annexe , je compte , recompte , ça m’agace , je me concentre , c’est du sérieux , je perds trop de temps à ça
Pire encore, payer avec des pièces !
J’ai du mal avec les centimes , enfouies en vrac dans mon porte monnaie , je suis incapable de dissocier les mini euros , tous les mêmes , si encore y’avait des pièces vertes , bleues , roses fluo , ça m’aiderait ,toutes la même couleur , c’est compliqué
Parfois, je vide tout sur le comptoir et je laisse la boulangère faire, elle s’y connait en pièce elle !
L’idéal serait pour moi la pièce unique, un jeton, un sou, un écu, un bouton, un truc rond, ça me faciliterai la vie comme les tours de manège, les jetons pour lessiver la voiture, oui, je suis pour la pièce unique
Allons, chacun ses lacunes, il parait que la dyscalculie est héréditaire, et que ça se transmet, dommage. Heureusement, j’ai transmis aussi à mes enfants, ma grâce, ma subtilité … ma finesse, la liste est longue
Quelle chance d’être désormais épargnée par les examens, fini le brevet des Collèges, le Baccalauréat, (y’en a toujours un ou deux pour faire parler d’eux qui le passent à 80 ans ou plus), auquel cas je sais pertinemment qu’en mathématiques, je serais
Humiliée !!!

06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07/06/2013
Des conseils ?
Merci pour vos réponses, sur le billet précédent
En regardant quelques années en arrière, je me demande si ce blog aurait persisté si je n’avais eu la chance de visiter des blogs de belle qualité, tant au niveau de l’écriture que des échanges qui se faisaient autour de billets par les commentaires
C’est en osant commenter sur le blog de Mark que j’ai « croisé « Elisabeth, et une bloggeuse niçoise, dont la fraicheur et les billets colorés m’ont plu immédiatement !
Qui plus est après quelques mois d’échanges, nous nous rendions que nous avions un grand point commun, nous exerçons la même profession,
Un bel après midi, il y a eu la rencontre en vrai, et tu es toujours là, ça m’impressionne, vraiment, et il me semble comme tu l’as écris « le lien ne se cassera pas «
Par le blog de Marc, j’ai visité celui de Coumarine, de Risette, Tilleul … et de fil en aiguille, les liens se sont crées, je peux dire que j’ai eu une immense chance de tomber sur ces blogs là, d’une qualité rare
La suite, pour la plupart, vous la connaissez.
Si je devais prodiguer quelque conseil à de nouveaux blogueurs, ce serait ceux là
- Ne pas trop se prendre au sérieux !
- Vérifier l’orthographe et la conjugaison avant de publier (je ne suis pas un exemple à suivre, mais je me corrige quand même !)
- Répondre aux commentaires (vaste débat)
- Ne pas commenter chez l’autre juste pour avoir des commentaires chez soi
- essayer de publier régulièrement
- Tenter de ne pas faire de son blog un « bureau des plaintes et des réclamations «
- Varier les thèmes, sauf si c’est un blog spécialisé
- Accepter les critiques, les petits mots acerbes, écrire pour soi avant de chercher à plaire
- Etre très patient
- Et surtout PRENDRE DU PLAISIR
What else ?
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
03/06/2013
La trace
L’autre matin, nous sommes allés à la banque
Je n’aime pas les rendez vous avec les conseillers bancaires, je ne comprends rien aux placements, aux taux, les intérêts, voir sur le long terme, assurance vie, tout ça est loin de mes préoccupations, je n’écoute pas tout, je hoche de la tête
Et puis nos enfants qui sont déjà sujets à avoir des comptes, carte bleue, tout ça, je sais, c’est la vie mais ce n’est pas mon monde, les chiffres, vous le savez
J’ai observé la jeune femme derrière son bureau, bien coiffée, manucurée, bijoux fins, mais pas élégante, disons rien de plus, propre quoi
A son poignet, un bracelet en mousse, sur lequel on pouvait lire « camping des flots bleus «
J’ai eu du mal à imaginer qu’elle portait ça depuis l’été dernier
C’était certainement le pass camping de ses dernières vacances, et elle était incapable de l’enlever, tout comme certains adultes portent longtemps les bracelets brésiliens tressés par leur fille, leur nièce …
La trace
J’aime observer ces traces, ces choses qui rappellent un voyage, une grande fête, un événement...
Le vernis à ongle écaillé posé par la manucure pour le mariage du siècle, les rubans en tulle sur les portières des voitures, les étiquettes de compagnie aériennes sur les bagages.la guirlande de Noël encore sur la cheminée en mars.
La trace d’un rouge à lèvres sur un col de chemise, la trace du bronzage de l’été …la liste est longue
Ces choses que l’on garde, comme pour prolonger l’événement déjà regretté.
06:02 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note
29/05/2013
Le baracha
Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours aimé les chats, j’ai passé des heures à chercher, câliner, caresser le matou noir et blanc que nous avions chez mes parents
Seize ans que nous vivons dans cette maison où le vaste terrain est bien clôturé, les félins ont tout le loisir de gambader, se chauffer au soleil et même y chasser
J’en connais qui aimeraient bien adopter un chat, mais par manque d’espace et de disponibilité, préfèrent renoncer
Le ronron thérapie est excellente pour déstresser, caresser un chat, rien de plus apaisant pour un ado, un enfant en colère et même, même Jérôme s’y laisse prendre
Faut dire que la louloutte toujours en manque de câlins se pose sur n’importe quels genoux même avec sa smala !

L’info vous aura peut être échappé, savez vous que d’ici quelque temps, devrait ouvrir à Paris, le premier bar à chats (concept né au Japon)
Après les bars à vin, les bars à eau (pas pour moi) les bars à tapas, les bars à bières… voilà les bars à chats !
Le principe est simple, vous venez faire une pause, vous assoir devant un bon chocolat chaud, un bon livre, et. Un chat sur les genoux à caresser
Bon, toute idée est bonne à prendre, mais. Je suis perplexe
Imaginez une dizaine de félins , pour tous socialisés puisqu’ils viendront de la SPA ,l’abandon peut rendre agressif une bête , installés je ne sais où , sur des canapés , des arbres à chats , se regardant en chat de faïence , oui , ça cohabite pas toujours facilement , parfois la Mimine elle met une baffe à louloutte , comme ça , gratuitement !

Ensuite, ils flaireront le lait chaud, même quand il n’est pas affamé, le chat renifle dans les assiettes et dans les bols
Et les litières hein ? Faudra les changer aussi
E si vous vous installez avec votre PC, un chat sans gène, pléonasme, est capable de poser ses pattes sur votre clavier, Mahie peut témoigner
Bon, toute nouvelle initiative est belle à tenter, allons, faut y croire, si ça peut apaiser des gens.
Mais bien sur !
Sauf que. Y’a un appel aux dons
Et là ?
Je me demande. Chacun est libre de faire ce qu’il veut de ses sous, mais n’y a-t-il pas d’autres priorités ?
Des tas de gens vivent entassés dans des appartements insalubres, et. On s’offre le luxe d’un bar à chat, de résidences de luxes pour les toutous, des lignes de vêtements, des perruques bientôt, cosmétiques pour animaux de compagnie.
Je n’aime pas ce pan de société là, chacun sa place, les animaux sont de compagnons, il faut les soigner, les nourrir et leur donner leur espace
Un bar à chat … ?
On vit sur quelle planète là ?
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note
23/05/2013
On brode
On brode sur nos blogs
Broder, ne veut pas forcément dire tromper, la broderie bloguesque est souvent inconsciente, tel le peintre devant un décor interprétera à sa guise, ôtant des éléments, agrémente avec ses couleurs, sa lumière.
Nous brodons pour le plaisir, pas forcément pour séduire, incontestablement nos racontages ne sont pas entièrement fidèles à la réalité, c’est le propre de l’écriture
Je m’interroge parfois sur l’interprétation, le jugement que les lecteurs se font des billets parcourus
Inévitablement, la lecture et les commentaires visent à être un reflet de celui qui se cache derrière son écran
Tenir un blog est une forme d’exhibition, tout comme les commentaires déposés
Parler de soi, se raconter, n’est pas accepté par tous, loin de là
Parler, écrire sur les autres, c’est aussi leur donner une image positive, a-t-on la légitimité à dire du « mauvais « sur l’autre, pour se défouler ?
Evidement , on peut se consoler en se disant que personne n’est obligé de lire , tout comme le peintre se conforte dans l’idée que le visiteur n’est pas obligé de s’arrêter devant son œuvre
Malgré tout, l’exposition est toujours source de jugement, souvent positif mais parfois cruel
J’en arrive même à penser que la plupart du temps , nous nous donnons en pâture , c’est un fosse au lions , certes très restreinte , mais il en faut peu pour que soudainement , les huées , souvent silencieuses pleuvent ..
Suis-je toujours suffisamment armée pour affronter cela ?
Je n’en suis pas certaine
Toujours désireuse d’écrire, d’être lue aussi, faut pas le renier
L’angoisse de la page blanche est toujours là, l’usure, le raz le bol, peur de décevoir, ce besoin constant de reconnaissance, quoiqu’on dise …
Toujours dans le doute, pas besoin d’être plainte, loin de là, nous faisons des choix dans la vie, celui de s’exposer est un parcours particulier, celui de se terrer est il plus confortable ?
Je n’ai pas de réponse.

06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
16/05/2013
Et si c'était pas vrai ?
Dans sa boite à lettre postale , l’homme a reçu une carte en provenance du sud , de Porquerolles précisément
Il a d’abord authentifié la signature de sa vieille amie de 28 ans (28 ans qu’ils se connaissent et en sont fiers ) et puis fut subitement envahi par un doute
Et si c’était une joke ? (= plaisanterie )
Jeanne aura demandé à Antiblues missionné depuis des décennies pour lutter contre la morosité atmosphérique, de lui acheter des cartes postales du sud est et de lui envoyer
Elle aurait écrit la carte, puis envoyée à un complice de la blogosphère lui-même parisien, qui déguisé en facteur, aurait en douce déposé la carte de Porquerolles dans la boite à lettre de l’ami de 28 ans
Le timbre n’était pas oblitéré, ça augmente les soupçons
Jeanne aurait fait croire qu’elle pavanait au bord de la méditerranée alors qu’elle buvait du vin chaud ou un mojitos devant sa cheminée avec ses huit chats
Un troisième soupçon fut relevé quand l’homme en question a vu le bleu du ciel sur la carte postale
C’est un hoax ! le ciel n’a pas cette couleur là , le ciel est gris au dessus de sa tête , depuis des semaines , pas l’once d’un bout de bleu
Et si c’était pas vrai ?
Et si Jeanne avait fait croire à tant de monde qu’elle était descendue dans le Sud rien que pour faire sa maligne , au point d’avoir trouvé des complices pour les cartes postales , une rencontre soi disant de copinautes mais un peu coup de photoshop , pas compliqué de faire des montages photos
Qui donc à vu Jeanne en vrai du côté de Hyères ?
J’ai pris plaisir à envoyer quelques cartes postales, même si elles sont arrivées une semaine après mon retour , un mode de communication certes obsolète mais toujours palpable
Lorsque j’ai reçu en retour un message délirant de mon cher Gordon , je me suis dit , rien que pour ce plaisir là , je ne regrette pas d’avoir gratté quelques mots sur un carton et l’avoir déposé dans une boite jaune à l’ancienne , avec un timbre collé dans le haut à a droite
Et les autres messages qui ont suivi quelques jours tard m’ont touchée …
Du sud , j’ai aussi rapporté quelques cartes virtuelles , spéciales pour les copinautes
J’ y étais en vrai !
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
06/05/2013
Narrons nous .
Un soir, Paul nous a raconté une aventure assez particulière
Il était convoqué au commissariat de Police pour avoir harcelé au téléphone une veuve de Châteauroux en diffusant à plusieurs reprises des extraits de Paradis Blanc de Michel Berger
Forcément, il y a erreur sur la personne, mais c’est son numéro de portable qui a été enregistré dans ce drôle d’histoire
Paul a un sens inouï de la narration, nous étions tous écroulés de rire en l’écoutant !
Evidemment, l’affaire sera certainement sans suite, mais pour moins que ça d’autres auraient hurlé à l’ erreur judiciaire
Dans ce domaine là, nous ne sommes pas tous à égalité
Louis aime bien faire le pitre aussi et raconter des aventures en société, c’est toujours un moyen infaillible de se rendre populaire dans les groupes sociaux, amuser la galerie d’un rien
J’aime aussi le faire ici, sous forme de billets, c’est aussi ça l’essence des blogs, le ton de la narration, souvent exagéré, un piment du récit, sous savez faire ça aussi
Je n’ai jamais autant écrit que ces dernières années de vie bloguesque, mais pas que sur cette étrange planète, j’écris aussi ailleurs, des courriers, des articles, des textes divers.
La narration sous toute ses formes, permet de mettre la distance face aux événements, elle est aussi un excellent moyen de mémoriser
Sous forme de sketch quand elle est orale, l’auditoire a plus de chance de s’en souvenir si elle entraine des grands éclats de rire
C’est la force de la blogosphère et des réseaux sociaux, ces mondes là, tellement décriés poussent à l’écriture, au partage et à s’exposer
Sur FB, mes publications très futiles sont lues, rarement commentées, mais lues. vite oubliées certainement …
Les bavards des réseaux sociaux sont souvent blogueurs également
Et les autres ?
Les silencieux, les retranchés ?
Sont-ils gavés de notre baratin, sont ils demandeurs d’anecdotes croustillantes à lire ou écouter ?
Parfois, je me demande ?
Nous autres les pantins du Net et des soirées entre copains animons sans relâche les groupes, et c’est ainsi, on y prend gout
Sommes-nous capables également de temps à autre de nous mettre en pause, toujours avide d’avoir un public, toujours en scène ?
L’avantage de la narration écrite, c’est que personne n’est obligé de lire
C’est une grande liberté
Dans la vraie vie, nous pouvons aussi devenir saoulant !
Chacun sa place, difficile de la changer
Tout ça me questionne. évidemment .
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
29/04/2013
Le commencement
Il m’arrive de repenser à Léo, très rarement, je me demande juste ce qu’il est devenu, comment est sa vie, est il heureux ?
Perdre un ami proche par la force des choses, est une chose assez brutale, qui se digère au fil des ans, mais qui ne disparait jamais
Je repense à ce moment intense, le jour de notre mariage où il s’était levé pour chanter « les feuilles mortes «, hommage à Montand, disparu le jour même
C’est marrant, Théodore évoquait ça l’autre soir à la répétition
Je ne chercherai jamais à le retrouver, inutile de recoller la casse, c’est fini, je garde le bon, assombri par le coup d’éclat, sa colère
Je crois que je ne supporte pas bien les conflits.
Pour Arnold , c’est tout différent
Evidemment, je pensais bien à lui lors de notre virée chantante à Deauville, peu de chance de le croiser à l’entrée du casino, il n’a pas du y rester bien longtemps.
Je crois que je n’ai aucune chance de retrouver quelque trace … je voudrais juste le savoir vivant
A quoi bon ?
Puisque ces hommes là sont sortis de ma vie
Puisque ces hommes là ont été les Grands de ma vie
J’ai écrit beaucoup sur ce blog sur ceux qui ont marqué mes années 80, pour ne pas oublier, en relisant, je comprends que ce qui est le plus savoureux dans ces histoires là, ce sont les commencements
Léo et Arnold avaient quelque chose en commun, ils me l’ont avoué plus tard : le rejet
Pas le rejet radical certes, mais ma personne ne les attirait pas, ni l’un, ni l’autre, pas envie de me connaitre, ni même de m’aborder
L’approche est souvent étrange , ce fameux déclic , cette étincelle qui fait , à un moment précis , que deux êtres vont se trouver , s’apprivoiser , jour par jour , mois par mois , parfois c’est long , très long , jusqu’au jour où c’est la passion qui gagne amoureuse ou amicale
Je crois au fond que ce sont ses commencements là qui me transportent le plus.
L’approche, timide, les premières complicités, les instants magiques qui font que deux personnes fusionnent peu à peu, pas à pas
Les commencements
Ma vie serait particulièrement monotone le jour où ces commencements disparaitront
Les séparations sont elles les suites logiques de ces commencements ?
Je me sais toujours capable de provoquer les plus belles rencontres, hommes ou femmes, j’ai en permanence ce cadeau là
« Les commencements ont des charmes inexprimables « Molière
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
25/04/2013
Le juste équilibre
L’autre soir, j’ai ramené une personne dans ma Clio, c’était sur ma route, elle ne pouvait pas conduire
Nous avons traversé le Centre ville, et j’ai demandé des nouvelles de sa sœur, et d’elle-même
Tout le long du trajet, elle a raconté
En détails, c’était assez technique
J’ai écouté, enfin, pas tout, j’avoue, c’était trop …à assimiler lorsque j’ai compris que les deux personnes en question allaient bien, je n’ai rien retenu
Je dois ménager certains instants, faut pas saturer le disque dur
Je crois que je sais faire illusion, en rebondissant un peu, par des mots bateau « comme je comprends, c’est angoissant … »
Ne me dites pas que vous ne faites jamais ça !
Etre dans une écoute sommaire, et ne pas cliquer sur le fichier « enregistrer «
Lorsque Clotilde a entamé son traitement, c’était différent, j’avais besoin de comprendre le protocole de soins, de connaitre les étapes, de savoir ce qu’elle vivrait jour après jour, j’ai appris
Les pertes de mémoire, l’incapacité à se concentrer longtemps sont sources d’angoisse lancinante lorsque l’on vieillit un peu
Je me demande si, ce n’est pas comme l’activité physique, il faut s’entrainer, se forcer, mais ne pas aller au delà de nos réelles capacités
Hors de question de pratiquer de manière intense du sport en salle, encore moins la course, mais continuer à rester actif, au quotidien
Je le fais en jardinant, avec constance, une ou deux heures de marche par semaine, du ménage
Je ne suis pas rivée sur la balance, mais quand je sens le surplus, je recale, plus de sucre et réduction de graisse, cure d’ananas, ça marche assez bien !
Cérébrale ment, je continue à faire des courriers administratifs, des textes, des articles et ce blog qui est un excellent activateur de souvenirs
Je mets mon cerveau en Off de temps à autre, par nécessité, pour sauvegarder l’essentiel
Le grenier de mes pensées est régulièrement dépoussiéré, je fais le ménage, trie aussi des personnes qui n’ont aucun scrupules à aspirer mon énergie
Tout ça doit s’équilibrer …
Par nécessité
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
10/04/2013
C'était le bon temps ...
D’accord, on se contentait donc de jouer à des jeux simples, corde à sauter, billes, osselets, cabanes dans les bois
On n’avait pas de jeux vidéo qui rendent idiots et agressifs les gamins d’aujourd’hui
Nous n’étions pas rivés à notre téléphone portable, on savait parler avec nos voisins nous
Enfants des années 60, 70, quelle belle époque, loin des technologies abrutissantes et abêtissantes !
Mais faudrait pas oublier quand même
Que se sortir du lit était une vraie corvée d’octobre à mars tellement les maisons étaient froides
Que dans le car qui nous emmenait au collège le chauffeur alcoolisé faisait comme il pouvait pour calmer les gamins tyranniques qui battaient les autres
Que nos vacances étaient rythmés par le ramassage des pommes, patates, les plants de betteraves, et par tous les temps !
Que nous passions des dimanches entiers à nous ennuyer chez des gens qui vivaient dans des maisons lugubres
Qu’on se lavait une fois par semaine seulement
Qu’on devait se battre pour rentrer dans la minuscule bibliothèque du collège
Que je n’allais pas voir un psy mais carburais au Tranxène et Lexomil à 12 ans
Et que ….
Si j’avais eu dans les mains une DS Rose, verte ou noire, j’aurais été bien contente aussi
Si j’avais eu un téléphone portable, un PC, j’aurais été ravie de causer avec copains et famille
Je n’ai pas eu une enfance malheureuse, loin de là, mais il est grand temps d’arrêter cette vague de nostalgie et de « mieux avant «
Je vois autour de moi, des enfants qui jouent à tout, des ados dynamiques, créatifs et remplis d’humour, et d’arrogance aussi, sinon ce sera grave .
Que nos villes bien tranquilles ne sont pas des zones de non droit .
On s’y promène en toute tranquillité, on y croise des gens heureux, sociables et disponibles
Evidemment, certains enfants sont surprotégés, surinformés, et qu’il y a encore du boulot à faire
Mais MERDE !
Qu’on arrête de penser que nous vivons la pire des époques !
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note
03/04/2013
Dans l'arène
Vous avez tous entendu parler de Nabilla ?
D’accord, y’a a toujours qui passent à côté de ce genre de trucs qui se propagent à vitesse grand V dans la presse écrite, la télévision et sur le net
Je résume rapidement
Nabilla, jeune femme, brune, est la vedette d’une émission de la téléréalité de NR12, les anges de la télé réalité
J’avoue ne pas du connaitre ce programme là
Elle ne chante pas, elle ne plonge pas dans une piscine, elle cause
Ces répliques pas trop futées sont reprises par les réseaux sociaux, le fameux » Allo, t’es une fille, t’as pas de shampoing ? » et la guerre mondiale de 78
Plus elle dit d’âneries, plus elle fait parler d’elle
Et c’est ce qu’on lui demande à la bimbo qui fait fantasmer les hommes, quand même
Dire des bêtises à la télé, c’est un métier, faut aussi avoir des gros seins et ne pas être avare d’exhiber ses fesses devant les caméras
Elle n’est pas être pas aussi bête que ça Nabila, elle a compris le truc
Y’en a eu d’autres avant elle, Mickael Vendetta, et Zihia, Loana …Eve Angel, et Steevie Boulay bien avant Brigitte Bardot, ou Marylin .
Prenez une cruche sexy, faites lui dire n’importe quoi, foutez vous d’elle, et une fois que c’est fait, jetez la comme une vieille chaussette
Parce que , faut quand même qu’elle le sache , la pauvre Nabilla , certes on parle beaucoup d’elle , évidemment personne ne l’oblige à faire ça , elle aura une petite notoriété éphémère , une émission consacrée , elle sortira peut être une ligne de lingerie sexy ( oui , elle va pas faire dans le robot ménager ) et une fois la tempête médiatique passée , il ne lui restera qu’une barre où se trémousser dans une minable boite de nuit de province devant des hommes bavant de plaisir
Elle le sait, mais faut pas lui parler de ça, l’après.
Elle bouffera des cachetons, regrets, dépression.
Nabila s’est jetée dans l’arène, elle ne peut plus en sortir, prostitution du Net et du petit écran, elle a rejoint la cour des poupées barbies vivantes, brunes ou blondes, chacun fait son choix
Les obèses , les femmes à barbe , les nains , les homme tronc s’exhibaient dans les foires , souvent par obligation , aujourd’hui , c’est dans les médias qu’on reluque sans réserve les pauvres filles en quête de notoriété
Et dans 20 ans, un de ces enfants lui demandera
« Maman, tu faisais quoi comme métier ? »
« J’étais la conne de service dans les médias »
Pathétique
Elles toucheront une retraite les bimbos cruches des médias ?
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note
02/04/2013
ma , ta , à toi , à moi
Un soir, avec Pierrot Bâton, nous devons nous rendre rive Gauche, dans les beaux quartiers de la ville, il faut garer la Mégane pas n’importe où et sans payer comme il se doit
« On va se mettre dans la rue de Tristan «
Ah oui, on va trouver.
Tristan possède une rue, il l’a achetée, comme au Monopoly, ben alors, ce n’est pas interdit ça ?
Ça me fait sourire.
Effectivement nous avons tendance à redistribuer, ou tout simplement s’attribuer, s’approprier les choses et les humains.
J’ai tellement entendu maint et mainte fois, mon père parlant de « la mère «
Par respect, lié à une époque, on ne disait pas Maman, ni ma mère
Certains copains, copines m’appellent la Jeanne
Rien de péjoratif venant d’eux, au contraire, un soupçon de popularité et d’affection
D’autres me nomment « ma petite Jeanne «, encore plus affectueux
Ma
Ta
Sa
Allons, allons, voilà qu’on chipote maintenant
« Personne ne t’appartient, tu n’appartiens à personne.. »
Ah la, je ne me pose pas ce genre de question, la seule chose que je ne veux pas c’est qu’on m’appelle par mon nom de famille, souvent réservé aux hommes d’ailleurs, surtout en politique, on dira Mitterrand, Giscard, Sarko, et plutôt Ségolène, Martine ou Rachida
Indignez-vous messieurs !
A quelqu’un qui m’est cher, je dis « mon ami «, je peux parler aisément de mon fils, mon mari, mon médecin, mais de la boulangère, du ramoneur, je n’ai pas de cardiologue ni vétérinaire attribué et tant mieux
En nommant un être proche, « mon, ma, « on marque le lien, tout simplement, l’attachement
Et rien de plus.
J’aime cette proximité, j’aime ceux qui osent par les mots confier leur amitié, leur amour.
Je le fais aussi, peut être pas assez en fait …
Rose m’appelle souvent Mamoune, peut être parce que Maman ne lui suffit pas pour montrer sa tendresse
Je l’appelle « mon ange, mon adorée … «
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
01/04/2013
Les maux .
L’hiver s’en est allé
Ça ne se voit pas beaucoup … convenons en
La grippe a trainé, beaucoup de monde terrassé, fièvre, toux, pas grand-chose à faire, se soigner et patienter
Les enfants n’ont pas été malades de tout l’hiver
Rose a eu une toux sèche, qui est partie toute seule, avec un peu de fluidifiant
Mark, rien, à part quelques boutons d’acné que j’ai éradiqué à la pommade tee tree, miraculeuse !
Jérôme a été patraque au retour de Londres, toux, courbatures, mais pas d’arrêt de travail
Les chats sont en pleine forme aussi, the Queen Mimine qui a fêté ses 12 ans, elle n’a jamais vu le vétérinaire de sa vie, elle bouffe des restes, des croquettes et cajole ses chatons
La louloutte se porte comme un charme aussi
Et la Jeanne, idem !
Rien, pas de grippe, ni gastro, pas un mal de gorge, pas de lumbago, rien, niet
Même les allergies aux bouleaux sont minimes cette année, certainement à cause du froid, je ne prends même pas mon aérius quotidien alors que les autres années, je carburais à la ventoline
Aurais-je dompté les arbres du boulevard ?
Je suis impatiente de sortir mes géraniums qui ont bien résisté au gel de l’hiver
J’ai énormément de chance d’avoir une telle santé, d’être épargnée de tous maux, parfois je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aura bien un jour un retour de bâton, mais je chasse ça vite fait, ça ne sert rien, on avisera le moment venu, vivons l’instant présent, à fond !
Autour le moi, je perçois les grandes blessures du cœur, plaies qui se referment peu à peu, mais qui au moindre petit choc s’ouvrent à nouveau, plongeant l’autre dans une profonde détresse, une solitude, un désarroi que personne ne peut saisir
La crise de la quarantaine, la crise de la cinquantaine ?
Y’a-t-il un âge pour traverser des turbulences ?
Parce que.dans tous ces chaos, le mal est en partie lié au désamour
Trahisons, passions, réveil de conscience, choix irrémédiables à faire.
Le reste est secondaire, l’équilibre de chacun est lié à l’amour de l’autre, celui que l’on donne, celui que l’on reçoit
Cela me replonge des années en arrière, où une toute petite voix me glissait dans le creux de l’oreille
« Jeanne, il te faudra patienter «
Semer, voir les graines lever, cueillir les plantes, en laisser, pour qu’à leur tour elles se transforment en graine
Il ne faut jamais tout arracher de colère et par dépit
Je saisis l’énorme chance de me savoir aimée, enveloppée
Je sens les tentacules humaines autour de moi, rassurantes, cajolantes
Aurais-je pu pressentir ça à 15 ans, à 20 ans ?
Saurais je préserver ça encore 10 ans, 30 ans. J’y crois
Je crois aux âmes aimantes, à ceux qui aiment en silence, de près, ou de loin …
Si mon corps lâche prise, je me ratatinerai en elles, hommes et femmes qui sont scellés à ma vie
Jusqu’au bout ….
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
18/03/2013
Le titre
Sur certains blogs, dans la liste de liens, apparait le titre du dernier billet publié des blogs suivis
Un titre, ça accroche, ou pas
Je suis persuadée que le billet sera lu en fonction du titre annoncé
Un titre, ça peut attiser la curiosité, ou au contraire, le rejet quasi radical
« Habemus Papam « on ne va pas vous parler de chocolat
« Raz le bol de la neige », ce n’est pas le titre du dernier Goncourt
« Bonne année « n’indique pas une idée de recette
Il faut parfois se creuser la cervelle pour trouver un titre pour un billet, alors pour un roman, un film, je n’ose imaginer le temps de réflexion
Tous les ans, à cette période nous cherchons le titre de notre prochain spectacle
Pas simple
Faut que ça donne envie, tant qu’à faire, et que surtout, avec l’affiche, le public sache ce qu’il est invité à aller voir
Dans le cinéma, fut un temps, où les réalisateurs osaient des titres à rallonge
"Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes ?"
"Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes"
"Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages"
"Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause !"
D’autres n’hésitent pas à prodiguer des conseils
"Va vis et deviens"
"Bouge pas, meurs, ressuscite"
D’autres n’annoncent pas la comédie loufoque
« De battre mon cœur s'est arrêté »
Pour les films d’épouvante
- Bad trip
-La malédiction finale
-Le vaisseau de l’angoisse
Parfois, je manque d’idées pour les titres de certains billets, je fais des reprises « balivernes du vendredi «, » en vrac «
Le lecteur est informé d’emblée, ce sera futile
J’admire le talent qu’on certains blogueurs pour trouver un titre, en y glissant un jeu de mots
En plus du titre, il est bon de trouver une chute dans la publication d’un billet, c’est quand même un sacré boulot de bloguer
Je me demande si je y arriver
Serais-je à mon tour, tout bêtement, à court d’idées ?
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
14/03/2013
Chacun sa place
"Vittoria est assise dans l'hémicycle, sur les genoux de sa mère, la députée italienne Licia Ronzulli. Elle est plutôt sage. A deux ans et deux mois, elle s'occupe comme elle peut pendant que sa maman participe aux débats. L'enfant a l'habitude de venir au parlement européen. Licia Ronzulli l'amène ici depuis septembre 2010. A l'époque, Vittoria n'a que six semaines. La députée explique alors que son geste n'est pas "politique" : "c'est avant tout un geste maternel. Je veux rester avec ma fille le plus possible et rappeler aux gens que toutes les femmes n'ont pas cette chance".
Je cite un article lu sur le site de France info
Et voilà que tout le monde trouve ça formidable, c’est beau, surtout le bébé en écharpe dans câliné dans les bras de sa maman
Ça m’énerve !
C’est n’importe quoi, depuis quand on emmène ses enfants au travail ? Et cette petite fille, elle serait certainement mieux à sauter partout avec des enfants de son âge plutôt que de se taper des débats parlementaires
Quelle démagogie !
Vous ne pouvez pas imaginer mon agacement quand je vois des gens qui emmènent leurs enfants , surtout petits dans les conférences , réunions publiques , ou privées , spectacles , musées … , en général pour les montrer , sans se préoccuper de savoir si ça gène les autres ,
Je me demande comment ils parviennent à profiter du moment, parce qu’un nourrisson ça remue, ça gigote, ça pleure, ça cause, ça crie
J’en ai eu, je le sais !
Emmener sa fille au Parlement, acte militant ou maternel, ben voyons !
Elles ne posent pas d’actes militants toutes ces femmes qui doivent commencer leur journée dans les usines de poulets à 5 heures du matin , celles qui font des gardes à l’hôpital , celles qui n’ont d’autre choix que d’arrêter de travailler faute d’assistante maternelle , celles qui font les 3X8 , celles qui restent seules en semaine , celles qui n’ont perdu le papa des enfants ..
Et si un député venait à l’Assemblée avec son petit dans les bras, on en dirait quoi ?
Chacun sa place, les enfants ont leur monde à eux, et y’a des personnes formées et compétentes pour s’occuper d’eux
Pourquoi ne pas emmener les toutous au boulot aussi tant qu’on y est
Je vais aller travailler avec la Louloutte elle n’aime pas rester toute seule
Evidemment, ça ferai moins de buzz, parce que. Vous, nous, sur nos lieux de travail, y’a pas de journalistes
06:00 Écrit par Jeanne dans reflexion | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note



