26.11.2009
Ces choses bien peu hamonieuses
Au lycée j’achetais mes vêtements toute seule, ma mère ne venait jamais avec moi, j’avais du mal à me décider, je n’aimais pas choisir sans un avis
J’avais acheté un manteau vert, un loden très tendance à l’époque
Je l’adorais, j’étais bien dedans, il avait pris les formes de mon corps
Une seule ombre au tableau cependant, les jours où j’avais sport, je devais porter des baskets (blanches ) et ça n’allait pas du tout, mais pas du tout avec ce manteau
Faisant les trajets rendre le car, ayant un sac assez lourd comme ça(et surtout pas solide ), je me gardais d’en prendre un autre, j’avais déjà mon parapluie que je ne quittais pas de d’octobre en avril ( vous n’avez peut être pas vécu à Cherbourg ) et personne à cette époque n’avait pensé mettre des casiers à disposition
Comme beaucoup de gens, je suis parfois sensible à ces petites imperfections, ces choses qui ne vont pas ensemble
Des mocassins avec des chaussettes, le jogging et les escarpins, un collier à breloques sur un corsage imprimé et …un piercing avec un appareil dentaire ( ça fait trop de métal à la fois )
Je compte bien sur vous pour prolonger cette liste
Nous ne pourrons éviter l’incontournable chaussette et sandale de plage et là, je remercie la drôlissime Cahuette, the tagada pour ces clichés venant des US, irrésistible
La tong et la chaussette.qui n’est pas sans rappeler la scène culte du « Père Noël est une ordure « où Thérèse tricote à la demande de la Croix Rouge des gants à trois doigts pour les lépreux de Jakarta …



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23.11.2009
Le gendre idéal

Pour certaines se sera Jean Luc Delarue, David Douillet ou Michel Drucker, bonne humeur, sourire, gentillesse, sportif qui ne picole pas
Non, le gendre idéal c’est mon ami Paul
Toujours de bonne humeur, drôle, excellent cuisinier, bon chanteur, intentionné, il le dit lui-même, c’est le gendre idéal
C’est un véritable talent de séduire, conquérir les dames mures, être encensé à tous vents, je ne sais pas trop quelle relation je pourrai avoir avec le mari de mes filles, en espérant que ce ne sera pas un triste sir, parce que rire une fois par an, chez moi, ça le ferai pas trop …
Puisqu’on se connaît bien, je dois vous faire un aveu : j’attire les séniors
Bon, pas au point d’avoir des avances ou des plans ….
mais je reçois des tas de messages, des invitations sur FB, des diaporamas en veux tu en voilà, sur l’amour, l’amitié, des cœurs qui volent, des envolées de pigeon. qui font qu’à un moment donné je me pose des questions
Etant de nature à compatir, je me laisse aller à tendre l’oreille aux messieurs qui passés un certain âge ont des soucis de santé, évoquent leur solitude, leur vie de grand-père, et moi Jeanne, pas canon du tout, mais plutôt bonne copine sympa, je deviens sans le vouloir : la bru idéale
Je crois que je suis à leurs yeux, la belle fille qu’ils auraient aimé avoir
Je me suis retrouvée parfois dans des situations de grande solitude, vous n’imaginez pas !
Je raconte ça à Jérome, et lui, sourire, pas jaloux du tout, commente
« Tu es la bru Idéale pour tous,
sauf pour ma mère «
!!!!!!
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17.11.2009
La méfiance

« Méfiez-vous «
« Faites attention «
« Prudence «
J’ai intégré depuis très longtemps les risques, les appâts, les pièges de la vie
Je suis intuitive, je ressens les lieux, les gens , je n’éprouve plus la peur
Quand je n’ai pas ma place, je sors, je ne me hasarde jamais dans des aventures, des « coups foireux « comme on dit
J’ai peut- être raté des choses, tant pis, je n’ai pas l’âme aventurière
Le Net est une toile d’araignée dans laquelle on prend des risques
Ouvrir un espace, poster dans des forums, des blogs, c’est chose facile, derrière un écran, on risque quoi ?
Les mauvaises rencontres, non, on m’a dit qu’il fallait se méfier des vilains qui posent des pièges
J’ai passé l’âge
J’ai bien assez d’amis comme ça
Y’a t’il un quota ?
« C’est bon, j’ai assez d’amis, j’en veux plus, terminé ! «
Incapable d’imaginer ça, de vivre ça
Mon cœur est élastique et purificateur
Il filtre les parasites, ne garde que le bon, le vrai
Depuis quelques mois, je suis passée par l’autre porte (l’expression est de Fille bavarde )le mail personnel avec bon nombre de lecteurs
On se parle autrement, on ose donner nos vrais prénoms, et oui, on devient petit à petit ami, on se confie, on s’invite aussi sur le Mur
« Tu devrais te méfier Jeanne, tu ne les connais pas ? «
je les connais, ça oui, on ne triche pas, je sens vite la tricherie, comme dans la vraie vie, je me fie à mes intuitions
C’est un lot d’échanges, on se donne nos adresses, on s’envoie des trucs, on se rencontre même
Mais mince alors, pourquoi donc se priver de ça, pourquoi se méfier de ça, on est sur terre pour quoi ?
Se regarder le nombril, moi, ma vie, je suis belle, j’aime pas les gens, mais je veux qu’on me regarde
Je n’ai aucune leçon à recevoir, dans ce domaine, de personne, peut être est ce incompréhensible ces mondes de la blogosphère, vue par les autres
Cela me rappelle les camps d’été, les échanges scolaires
On croisait des gens, on devenait ami, très vite, on ressentait vite l’absence, on continuait à s’écrire, longtemps parfois
C’est un autre moyen, c’est tout, ni meilleur, ni pire
Tout le temps qu’il touche aux chaleureux rapports humains, je prends,
SANS AUCUNE MEFIANCE, en toute confiance, je prends les confidences, je me confie …quelle chance..
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16.11.2009
La doublure

Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un joli manteau en laine bouillie noire dans le petit magasin où Ellen a l’habitude d’aller acheter ses vêtements de beatnik
Il est très beau, un seul inconvénient, il n’est pas doublé
Zohra s’est confectionné un très joli manteau elle aussi noir, il est chic
Elle avoue ne pas savoir-faire les doublures, c’est vrai c’est délicat de doubler, peur de ne pas être parfaitement fidèle à la forme de base
J’évoquais ce souci de doublure, il y a quelques jours avec Teri Hatcher
« arrêtes Jeanne, tu deviens mythomane, tu vas tout de même pas nous faire croire que tu connais l’actrice de Desperate Housewife «
Si, je l’ai croisée, il y a peu de temps
Enfin, pas elle, mais l’autre, sa doublure, celle qui prête sa voix pour la version française de la fameuse série
Je ne sais pas ce qu’il faut faire comme études pour être doublure de voix
Il y a un diplôme pour ça, ils sont certainement comédiens
Il faut avoir une jolie voix, claire, mais on peut être moche, c’est l’avantage en fait
Tous les acteurs ont une doublure, l’idéal c’est la même pour les films, séries télé, je n’ai jamais entendu la doublure d’un acteur français, ça doit faire drôle
Qui fait la doublure de George Clooney ?
Pour ses pubs, pour le beau, très beau Doug Ross ?
J’aime bien ces gens qui sont très connus mais dont on ne connaît pas le visage
Ils ont sans doute comme tous un jour envie de sortir de l’ombre, faire leur star a leur tour, se lancer dans la comédie, dans la chanson
La doublure, Claire, aspire à cela, elle a sorti un album, et fait la première partie d’une troupe de chanteurs amateurs qui grimpent, qui grimpent
Je lui souhaite plein de réussite
En faisant quelques recherches, j’ai appris que l’acteur Claude Giraud fait les voix de Tommy Lee Jones et Robert Redford et également Harrison Ford
Claude Giraud, Pierre Maréchal dans « Sébastien parmi les hommes « amoureux de la belle Sylvia
Je crois me souvenir que Carl en est folle .
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09.11.2009
Klaxon , coucou , salut !
Après avoir passé le portail pour me rendre sur mon lieu de travail, je m’arrête au feu du carrefour
J’entends un bruit de klaxon, par instinct je me retourne, et j’aperçois à ma gauche, un beau ténor au sourire radieux qui me fait des signes de la main
Il ne m’en faut pas plus pour être heureuse, je lui réponds par un geste, voilà une journée qui commence bien .
Parfois j’entends des gens dire, qu’il ne veulent pas habiter dans tel ou tel quartier, ville, parce qu’ils risquent de croiser des élèves ou des collègues et gnagna ….ça les dérange
Moi, c’est tout le contraire, j’adore croiser des têtes connues, à quelques exceptions près, dans ce cas, je regarde mes chaussures
Je salue, je m’arrête, je cause, je bise dans la rue, dans les salles de spectacles, partout, partout …
Parfois je gène la circulation, mais c’est comme ça, c’est la vie, la belle, celle des autres, la notre, pourquoi se priver de ça ?
Ça m’agace, on crie, on dénonce une société individualiste et on se cache, on se calfeutre, derrière de grands murs, des portails
Il m’arrive très souvent de rencontrer ses stagiaires, des anciennes collègues, des enseignants
Même si je n’ai pas toujours le temps, ni, l’envie de faire une conversion, je salue, je souris, spontanément, je ne veux pas faire l’économie ni l’avarice de choses si simples à partager
Il y a quelques mois, j’avais les pieds dans la mer, à St Malo, une femme est arrivée vers moi, elle m’avait repérée sur la plage
C’était la maîtresse de petite section de Rose, nous avons discuté 40 minutes au même endroit
J’ai trouvé ça insolite et sympathique
Autrefois les gens se retrouvaient dans les foires, sur les marchés, les fêtes foraines
Aujourd’hui, ils recherchent cette même rencontre spontanée
Celle que l’on retrouve justement, sur les blogs …
Salut tout le monde !!!!!!
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
08.11.2009
SDF
Après avoir parler draps, couvres lits en boutis, et plumons, édredons, couettes et couvertures, je ne peux pas échapper à vous montrer ça
Des images certes dures, mais triste réalité
Je me demande si les artistes se mobiliseront pour la Mimine
Pauvres chats....
14:25 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
04.11.2009
Faible mais pas soumise
« Oh dis donc Jeanne, c’est quoi ton parfum ? «
Mon parfum d’hiver envoûte, c’est un élixir aux vertus fracassantes, je le sais, une arme fatale
Mais il rêve le chanteur de charme, il ne croit tout de même pas que je vais lui donner, comme ça, le nom ultra secret de mon nectar, je ne le divulgue JAMAIS !
Et dans les fais :
« Mais pourquoi tu veux le savoir, pour l’offrir à ta femme ? »
Et lui, m’explique qu’il a une collègue qui porte le même et qu’il veut faire la fin connaisseur, lui dire comme un chevalier avec panache,
« E ………… de C……… Kl..n «
Il a du baratin et sans trop d’effort, je lui glisse à l’oreille le secret de mon parfum
Rha !!!!!! J’ai été faible !
Si une femme, m’avait demander ce nom, même sous la torture, j’aurais résisté lui rétorquant, que je tenais à en garder l’exclusivité
(autant les vêtements, ça m’est égal mais le parfum, c’est un truc assez fort chez moi, je ne partage pas )
J’ai été faible, c’est un homme, voilà, c’est tout, que voulez-vous, on a beau résisté les hommes ont un pouvoir qui ensorcelle
Attention, j’ai dit faible, pas soumise, ça non, je n’aime pas me rabaisser, ramper devant les volontés de ces messieurs
Je l’accorde, j’ai un caractère un peu fort, pas trop le genre à me faire marche sur les pieds, pas non plus au point de mener mon monde à la baguette
En même temps, ce qui est rassurant c’est que c’est dans les deux sens
C’est certainement pour cette raison entre autre qu’avec Louis, nous ne nous fâchons jamais, mais jamais
Depuis tout ce temps, nous arrivons à fonctionner un peu comme un vieux couple
Parfois, il m’énerve, mais très vite je redeviens sereine, parce qu’il n’a rien de grave, parce que c’est un homme, parce que j’admets aussi être exigeante, complexe
Ces relations complexes hommes / femmes trouvent un équilibre, de par nos différences, les rivalités sont moindres, c’est apaisant
Je ne suis pas dupe, je sais parfaitement maîtriser cette sorte de jeu, à l’inverse je saisis les instants où à mon tout j’use de mon « pouvoir « féminin «, non pas ravageur, destructeur, mais porteur d’une petit élixir doux aux essences veloutées
Elles ont du être versées par toutes petites gouttes dans ce parfum
Et dans d’autres, le vôtre peut être ?
09:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
03.11.2009
Les taupes

Dans son jardin, mon père a toujours traqué les parasites
Il était à l’affût de la moindre mauvaise herbe, il scrutait la vermine, les gallinacés, les indésirables
De temps en temps j’allais avec lui
Il ne parlait pas beaucoup, il écoutait les « grosses têtes « sur RTL et il rigolait tout seul
Il avait installé des pièges à taupes
Il réussissait à les déposer sur leur passage, et il allait vérifier si les pauvres bêtes étaient défuntes
Dès qu’elles quittaient les entrailles de la terre, clac, pour y retourner un peu plus tard, sans vie !
Drôle d’aller et retour
J’ai en mémoire d’avoir vu des taupes mortes, sacrifiées dans leur piège
On ne leur voyait jamais les yeux, elles avaient le museau en avant, drôle de bêtes
Je crois que je n’en jamais vu de vivantes
Myope comme une taupe
Je les imaginais avec de grosses lunettes de fonctionnaire d’antan, avec des verres épais
On s’en fait des idées parfois
« Tu as repeint ton couloir, c’est joli la couleur ? »
« C’est Taupe «
Taupe, c’est pas une couleur, c’est une bestiole
J’aime bien ces modes, ces tendances, on trouve de nouveaux noms à la couleur
Le terre de Sienne devient chocolat, le rose tyrien deviens framboise et …
Ce sera l’année de la taupe, dans les cuisines, dans les boutiques, corsages, manteaux, taupe !!!!
Il est grand temps de réhabiliter le pauvre animal maudit
Moi aussi j’ai mes petites taupes, tous ceux et celles qui ne douce, sans bruit, sous la terre, enfouis viennent lire quotidiennement mes petites histoires
Sans se manifester, je ne vais pas vous traquer, vous piéger, ah ça non
Creusez vos galeries, levez le nez dehors quand bon vous semble
C’est trop triste une pauvre taupe obligée de sortir de l’obscurité
Désormais je vous appellerai mes taupinettes !
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
29.10.2009
D'autres codes

Lorsque je vais rendre visite à des amis, je me gare dans la rue, devant leur maison, ou mieux encore, dans leur cour
Puis, je sonne, ou je frappe, et j’entre dans leur maison
C’est simple
Si vous venez chez nous, c’est pareil, vous vous garez sous le hangar ou dans la cour et vous sonnez, ou pas, parce que je vous ai vu arriver
A Paris, c’est une autre affaire
Gordon avait pris soin de nous piloter à notre arrivée, et bingo, on a trouvé une place, pas trop loin de l’appartement, un dimanche, on ne paye pas
Il avait donné les codes d’accès sous forme de jeu ( il est joueur ! )
Nous avons laissé notre voiture deux jours au même endroit, sans payer bien sur ( pas d’amende !)
J’ai appelé Jean Baptiste dans la matinée, lui proposant une visite dans l’après midi
Il était chez lui, j’étais heureuse de le revoir, c’est le frère de mon amie Anne, donc le beau-frère de Lorenzo
Une fois devant chez lui, il nous fallait aussi le code
Sans les portables, impossible de rendre visite à l’improviste à Paris
Je sais, ça évite les SDF qui squattent les cages d’escaliers, mais j’avoue que je suis peu habituée à ce genre de coutume
Après avoir poussé la lourde porte d’entrée, mes pieds crissent dans les escaliers de bois, j’aime cette ambiance, c’est un vrai dépaysement
Je suis incapable de retenir ces fameux codes
Au mieux celui de ma carte bleue, les identifiants de mon blog, mais pour le reste mon cerveau est à saturation
J’ai oublié mes identifiant pour mettre à jour mon blog de bijoux
J’ai beau chercher, rien n’y fait, ça m’énerve
J’ai beau leur demander de l’aide, rien, pas de mails, je suis désemparée
J’ai vraiment du mal avec les chiffres
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
22.10.2009
Chut !

« chut ! «
« Taisez-vous «
« baissez d’un ton «
« parlez tout bas «
« vous êtes bruyants «
« respectez les lieux «
« silence !«
J’ai pu dire, entendre ses refrains si souvent, à l’école, dans les salles d’étude, à la messe, à confesse..
J’ai demandé à tour, ce calme là
Sa taire, c’est dur pour moi, j’ai toujours quelque chose à dire, à commenter
Comment faire pour obtenir un VRAI silence ? La minute de silence
Forcement il y a des lieux qui demandent du calme, du recueillement, d’autres où parce que plusieurs individus chuchotent ensemble, forment sans s’en rendre compte un joli brouhaha
Se taire, parler tout bas …
Je sais faire
Chuchoter
Et quand à mon oreille, sans que je l’attende, le chuchotement d’un homme envoûte mes tympans, je fonds …
Je crois qu’il n’y a rien de plus sensuel qu’un homme qui murmure, qui dit à demi mots
Rien de plus délicieux, rien de plus.
Chutt …
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