04/06/2013

Le crapaud

 

 

 918012crapaud27.jpgL’autre nuit, près de la porte d’un gite en pleine campagne, j’aperçois une masse gluante  au sol, pas de doute, c’est un crapaud !

J’ai une aversion excessive pour ces bêtes là, je ne pourrais pas dire que je me sens menacée, les batraciens sont inoffensifs et nonchalants, mais ils me font peur, ça ne s’explique pas

Les bestioles préhistoriques aux grosses pattes  écaillées ne m’attirent pas, je pense que si je me trouvais devant un dragon du Ko modo, ce gigantesque lézard qui vit en Indonésie je mettrais peu de temps à déguerpir, mais ça ne risque pas de m’arriver, je vais rarement dans ces coins là

Quoique, si je pouvais j’adopterais une tortue terrestre comme celles de Denis

Mon grand père avait la phobie des salamandres, ce lézard costumé de jaune et noir que nous trouvions éventré sur les petites routessalamandre-stephane-marx.jpg

Je n’ai pas vu de salamandre depuis des années, ont ‘elles disparu ?

Les phobies animales peuvent dans certaines circonstances être invalidantes , j’ai vu Eugénie hystérique devant un chien près d’ une cour de ferme , beaucoup de femmes ( peu d’hommes ) tremblantes devant un hamster , la phobie des rongeurs c’est quelque chose

Je ne vous parle pas des serpents et des araignées

Rose est phobique des papillons, une horreur, surtout les papillons de nuit, alors qu’elle a passé un nuit avec une chauve souris

Je commence à apprivoiser ces bêtes là, elles rodent au dessus de ma tête les soirs de fin d’été, inoffensives et curieuses

Le crapaud n’a pas eu une très belle place dans la littérature enfantine, avouons qu’il est quelque peu disgracieux

En général, peu d’animaux me font peur, je ne sens pas le danger .

J’ai peur du vide, les précipices, les ravins, c’est terrible, peur pour l’autre surtout ..

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J’ai toujours trouvé que Maitre Capello avait une tête de crapaud, mais ça n’engage que moi.

06:57 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note

28/05/2013

Jeanne , garde champêtre

 

 Dimanche soir, peu après 21 heures, j’entends de drôles de bruits du côté du portail. Je m’approche discrètement, et aperçois de silhouettes juvéniles en train de jeter des pierres sur l’abri de bus

Allons, bon, auraient ‘ils perdu le sens civique, je regarde encore, ça continue, je me décide illico à leur raviver la mémoire

Je demande à Jérôme de m’accompagner discrètement, on ne sait jamais

«  Vous faites quoi ? « 

-          Euh … ben

-          «  vous jetez des pierres sur le panneau, je vous ai vus ! »

-          «pas sur le panneau, on n’a pas fait exprès, c’est sur la dame là

 

Encore mieux, jeter des pierres sur une femme, alors là, y’a un truc qui manque dans leur relations sociales, n’ont pas tout compris les gamins, 15, 13, 12 ans ?

 

-          Vous n’êtes pas bien, vous arrêtez ça tout de suite ou j’appelle la police

-          C’est elle, elle nous traite, toute façon la Police é viendra pas

J’aperçois une pauvre femme avachie sur le banc, en train de s’enivrer, pathétique.

« Allez plus loin, laissez cette femme tranquille « 

«  Toute façon, c’est pas chez vous, c’est pô vot’ abri d’ bus « 

« Exact, mais il appartient à tout le monde, vous partez, c’est une question de sens civique, arrêtez  ça, c’est interdit « 

Et là, leçon de morale, je leur dit que parfois des gestes peuvent aller loin, qu’ils sont jeunes, qu’il ne faut pas gâcher sa vie

Y’a en deux qui ne bronchent pas, mais le caïd veut toujours avoir raison

«  Vous n’avez pas à me dire ce que je dois faire de ma vie « 

« Mais si ! »

Ils décident de partir, je suis fière de moi, pas d’agressivité, je suis restée très calme et eux aussi

Ne faut pas laisser faire

Peut être qu’ils vont revenir, qu’ils voleront une aile de Panhard,  tagueront le portail, peindront la louloutte en rose, mais. Pas question de se laisser envahir par la peur des représailles ou de la menace

Jérôme m’a félicité pour mon sang froid, et JC Decaux, hein, pas de vitre à remplacer là

Et sans Bicorne !

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27/05/2013

Surprise !

 

 

odence-surprise.jpeg20, 40, 60 … chaque année, des décennies à fêter, et chaque passage est réjouissant pour celui qui sera l’élu, mais aussi pour ceux qui seront de la partie

Un phénomène nouveau s’est installé depuis quelques années, les anniversaires surprises

Les proches organisent pour l’autre, sans qu’il soie prévenu, souvent un apéro amélioré avec quelques copains, parfois, l’événement peut prendre une ampleur phénoménale

Le premier auquel j’ai participé ce fut celui de Fatima

Nous avions réservé les caves à Saumur, contacté une bonne brochette de copains, plus la famille, soit 60 personnes en tout, organisé la soirée, buffet et desserts, et inventé un gros mensonge pour que Fatima soie dans le secteur ce soir là

C’est toujours très rigolo, il faut ruser, ne pas gaffer, faire comme si.

Avec les mails, c’est assez facile de manigancer, faut juste n’oublier personne et avoir les bonnes adresses

Les 40 ans de Clotilde avaient été fêtés par surprise aussi, et on en parle encore, un regroupement de copains de le hall du ciné, bernée la Clotilde

Les  40 ans de Théodore furent un événement historique

Je raconterai certainement un jour, 200 personnes rassemblées dans une salle de spectacle, une animation explosive, des chansons, des larmes, et une fête mémorable

(On en entend  toujours parler parce qu’il a manqué une demi journée de mise en scène sur un certain spectacle)

Il y a eu aussi les  30 ans d’Eléonore, super moment et les 40 ans de Paul, avec  une sacrée dose d’énergie et de belle chaleur humaine

On en raffole !

Il faut tout de même prendre quelques précautions quand on lance ce genre de programme

-          S’assurer que le fêté n’est pas brouillé avec un de ses amis (ça peut arriver)

-          Oublier personne de proche, toujours le même souci, l’oublié.

-          Etre certain que le fêté ne se débinera pas au dernier moment

-          Avoir la délicatesse de ne pas en faire trop, financièrement parlant, ce qui pourrait mettre mal à l’aise

-          Et surtout, être sûr que l’ami, la sœur, le père a envie de fêter ses 40, 60 ou 80 ans parce que sans ça, la surprise ne sera pas un CADEAU !

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21/05/2013

Un soir d'Avril

 

 Une poignée de chanteurs amateurs conviés pour une soirée particulière ce soir d’avril

Des tables dressées, des hommes, des femmes bien vêtus mais pas trop, de bonnes terrines pour le cocktail, du rosé, des joyeux, tous les ingrédients sont réunis pour que le moment ne soit pas placé sous le signe de la morosité et de l’ennui

Dans ces lieux là, il se peut parfois que nous croisions de gens « hors contexte «  et ce fut le cas

Carla se retrouve nez à nez avec sa chef ! 

Elle fait la conversation, polie et souriante

Cette femme que j’ai également côtoyé jadis, est venue vers moi  «  on se fait la bise ?«, mais pourquoi pas

Elle m’informe qu’elle prend souvent de mes nouvelles, sans doute par Juliette, je lui pose des questions pour sa santé, elle ne s’épanche pas, puis  je la préviens directement

«  Avec les copains de la troupe, on se lâche fort ! « 

-          « Mais je  vois ça « 

Au moins les choses sont claires, je ne mets aucune réserve dans ces moments là

Sollicités par les organisateurs de la soirée , nous nous installons devant le synthé et offrons , trois , quatre titres , peut être plus , on est avide de ça , chanter , dans toutes circonstances , faut pas nous le dire deux fois , on ne se fait pas prier , un simple claquement de doigt et c’est parti , on se resserre par pupitre , à quinze ça passe bien , très bien même , c’est carrément  jouissif

La joue de porc accompagnée d’une purée de pommes de terre renversante, secret de Paul nous met l’estomac en liesseIMG_3265.JPG

Attablés , nous braillons , vociférons , et zou , en piste , danser , sur du Goldman , tout en chantant , calant des bouts de chorégraphies , on improvise , c’est bon , c’est ça la vraie vie , défouloir , avec la bonne et compagnie , des copains de longue route .

Minuit, on se souhaite la bonne année, et ben alors, on ne va pas se gêner non mais, à bas les conventions !

Grosses bises, on est comme ça, faut qu’on se serre tout le temps, c’est ainsi

Pause mignardises, café, la tablée de chanteurs rayonne, Serena a très chaud, nous serine pour voter par SMS pour sa copine à » The Voice « 

Laissez nous chanter …

« Comment ne pas perdre la tête «  …, dernier tour sur le dance floor, du cloclo qui nous va bien, jamais fatigués

 

Pierrot bâton fait son numéro solo, trop fière la sexta d’assurer comme ça !

Nous terminons par  un « lac du Connemara, «  ça se danse pas, ça se chante … serrés en ronde les uns contre les autres, je vous dis qu’on aime ça.

Les verres valsent dans les paniers , les nappes sont enroulées , chaises empilées , les balais s’emballent , la salle se vide , on salue tout le monde , on aurait bien prolongé encore , ces chanteurs là , sont toujours les derniers à partir , on se fait la promesse de deux salles combles en mars , on agitera nos mains en l’air , avec eux , parce …on a trouvé une bonne terre d’accueil chez les bretons

Nous remontons dans la voiture présidentielle,  je fouine dans mes poches pour trouver mes clés ….

Je ne les ai pas.

Tristan nous dépose  près de chez lui, Pierrot me ramène en Mégane

Je tambourine à la porte, sonne, sonne sonne.            

 Tout le monde dort

Quand une lumière s’allume enfin, ma Rose a osé descendre m’ouvrir, et nous nous sommes endormies toutes les deux …

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20/05/2013

La promesse

D’abord nous nous étions fait la promesse de se voir, et quand on promet, on le fait.

Lorsque je lui ai dit que je prévoyais une échappée dans le sud, elle a évoqué l’idée de s’arrêter sur le chemin du retour, ça me semblait plus que possible, restait à convaincre Jérôme

«  Dis, on fera une petite pause sur le chemin du retour «, petite, petite, bon, je m’engage peut être un peu là.

Lorsque je lui ai demandé à quel endroit nous pourrions fixer un rendez vous, la réponse fut directe

« Sur ma terrasse, les pieds sous la table ! »

Vous me connaissez, je ne refuse jamais une belle invitation

Nous avons franchi le portail peu avant midi, après garer la voiture sur une petite place sous un platane

Ernest nous accueille, et nous dirige dans la maison, elle est là, nous attend, plus que souriante et je ne peux décrire le bonheur de se voir en vrai, le regard, le sourire, la voix, tout ce qui pimente le passage au réel.

Le fils cadet nous rejoint autour de la table ronde où le mistral s’est invité, le soleil donne et c’est le principal, j’aime cette ambiance là

Une délicieuse tapenade cuisinée par Ernest, tartinée sur du pain grillé accompagné d’un apéro, les chats gambadent autour de nous, Rose en attrape un, le plus câlin, elle est heureuse de serrer  un chat dans les bras

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Une tarte aux anchois à tomber, ah la, quel délice, décidemment, un accueil de princes dans cette maison !

Elle et moi, on se chuchote des petits trucs à l’oreille, les conversations fusent, Mark se régale de saucisses l le barbecue est actif, un peu de vin, toujours le mistral qui se calme un peu

Une tarte à la noix accompagnée d’un café, clôture ce délicieux déjeuner

IMG_3462.JPGElle a déposé son zifon sur la table, j’admire le manteau violet serti de diamants, ça brille !

J’admire le tableau qu’elle vient d’acquérir, je l’imaginais plus grand, elle sort sa guitare, l’heure tourne, trop, beaucoup trop vite, il nous reste plus de huit heures de route, quelques photos, et faut se séparer

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Je repars rassasiée, rêveuse, toujours désireuse de prolonger ces moments intenses, de les renouveler autrement

Sur le trajet du retour, nous échangeons quelques messages, parce que vous le savez bien, Célestine et moi, on a toujours nos zifons collés à la main, éternelles bavardes, troqueuses de mots à l’infini.

 

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13/05/2013

Les Gabians

 

 

«  Si un jour, tu vas du côté de Marseille, je me ferais un plaisir de faire le guide pour voir les calanques « 

Vous me connaissez, ce gentil message de Daddyrogers n’était pas perdu dans mes indésirables, et j’ai osé contacter le blogueur baroudeur pour répondre à l’invitation

Rendez vous est pris à la sortie de l’autoroute, on met peu de temps à se retrouver

A ses côtés, sa complice, Gabianika, une femme adorable, d’une gentillesse inouïe, à l’écoute, toujours avide d’anecdotes, une habituée de longue date de la blogo, un régal

Et nous voilà partis sac à dos, pour une randonnée de 4 heures, sous un soleil généreux

Le décor est époustouflant, on a beau avoir vu des photos de ce site prestigieux, les vues sur la mer turquoise, émeraude est un enchantement

Ça grimpe !

La caillasse, les pierres polies glissantes, faut se concentrer mais pas de ravins, c’est déjà rassurant  

Mark ne râle pas trop, malgré son mal de dos

Rose traine un peu la patte …

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Tout le long du parcours nous croisons des randonneurs plutôt bien équipés

Roger dégaine avec son APN  et Gabianika aussi

Ils se sont rencontrés via la blogo et ont pris m’habitude de marcher ensemble chaque semaine, belle idée !

Pause déjeuné, vue superbe, un petit paradis

Daddyrogers nous a concocté un délicieux punch bien frais,  si ce n’est pas le bonheur ça !IMG_3412.JPG

Nous nous rassasions, toujours en conversant de tout, et c’est bon

Petit détour pour aller voir la narine de Neptune, un trou dans lequel certains jours l’air souffle fort

Rose est fascinée, bon point pour Roger !

Le retour est plaisant, beaucoup de touristes sur les petites plages, on fait avec !

Vers 15 heures, nous nous rafraichissons   gaiement, Rose malgré sa ronchonnerie déclare

« Je suis très contente de ce que j’ai vu « 

On s’en doutait

 

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Merci à nos guides pour leur patience d’or

Jérôme est conquis, nous voilà remplis de soleil et de décors somptueux et même pas fatigués

Bon coach Roger !

Merci, encore merci pour cette escapade

Que dire de plus, que la blogo n’en a pas fini de nous surprendre et que les humains qui se cachent derrière leurs écrans ont des cœurs en or et les marseillais font bel et bien partie de cette catégorie là et pas que dans «  Plus belle la Vie « 

Mais ça, vous le saviez déjà non ?

Les Gabians ont fait un billet et un diaporama pour raconter  notre balade, les images ont beaucoup ému Ellen, elle a reconnu nos équipements, nos habitudes, nos visages sur par écran interposés, beau cadeau que vous offert à notre fille !

06:00 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note

21/04/2013

et de deux !

Peter et Jérôme , équipés d’une remorque spéciale sont allés chercher la deuxième Panhard

Juste quelque menus de travaux à refaire

Admirez moi ça !

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Deux Panhard , ça vaut le coup

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Prochainement, il parait que … on  roulera avec ça

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Merci La Belette et Rodéo pour les photos

Pour la couleur , j’attends vos avis , verte , rose , orange , bleue ?

Y’a du boulot avant d’en arriver là !

13:45 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note

20/03/2013

La litho de Bichet

 

 En montant l’escalier qui mène sous le toit, Sidonie a décroché un cadre fixé au mur, il a dévalé les marches, le verre s’est brisé, mais le cadre a résisté

Les gens sont à moitié énervés quand ils sont chez nous ! Son frère avait déjà explosé un carreau avec un ballon quand il était plus jeune

C’est pas grave, pas de blessés, c’est juste embêtant, faut se débarrasser des morceaux tranchants, ne pas couper, aspirer les débris

«  Y’a qu’à emmener ça dans les containers «  à dit Jérôme

Yaka

Taka

Parce que c’est moi qui ira au container et que je sais que les morceaux ne rentreront pas dans le trou prévu pour les bouteilles

Faudra aller à la décharge

Le cadre en question était une lithographie de Pierre Bichet,  offerte par nos amis francomtois à notre mariage

J’ai toujours eu un peu de mal à comprendre la valeur d’une litho, certes c’est une technique de reproduction, tirage limité, signée par l’auteur, mais je ne vois pas trop en quoi une litho peut prendre de la valeur

 

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Pour être franche, je n’ai jamais aimé ce tableau

Un paysage de montagne enneigé, comprenez.

Il m’est pourtant impossible de me séparer de ce cadeau, les amis de Belfort avaient voulu nous donner une trace de leur terre, du Haut Doubs, région qu’ils affectionnaient tout particulièrement

Pierre Bichet est décédé en 2008

J’ai beau creuser dans mes souvenirs, j’ai un mal fou à trouver de bons moments passés dans l’est de  1990 à 1993

J’ai en mémoire le petit appartement dans lequel j’ai souvent tourné en rond, des souvenirs de mon travail à la crèche, et de ceux que j’y ai croisés, Jean Pierre Chevènement que nous apercevions de temps à autre, des week end  en chalet…

La mer m’a tellement manqué dans l’est, je n’ai  jamais autant ressenti l’arrachement, à en pleurer, et les miens aussi étaient vraiment loin

C’est en quittant que l’on apprécie encore plus le bonheur de rentrer

Quelle aurait été notre vie si nous avions choisi de rester là bas ?

Je rêve souvent que nous y retournons, je ne parviens pas à contacter nos amis connus là bas , trop peur de devoir y rester

Que faire de cette litho de Bichet ?

La troquer contre un tableau de Bonnard me parait audacieux …


 

06:00 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note

16/03/2013

Des vedettes !

 

Dans l’angle de Baker Street et de Marylebone Street nous nous sommes retrouvés nez à nez avec ..Emma Thompson

Oui , vous avez bien lu , l’actrice britannique elle-même , que j’avais aimé dans « Raisons et sentiments » et surtout dans Angels of América  de Mike Nichols851440--637x0-2.jpg

Elle a tourné aussi le très bon film Nanny Mc Phee , et dans quelques épisodes de Harry Potter

Tu es sure que c’était elle Jeanne ?

Je n’ai pas fait de photo, vous savez bien , je respecte les stars en vadrouille , Jérôme a été formel , c’est elle !

Sans maquillage, sans robe de star , faut y croire

Je n’ai pas vu Kate Middlelton en train d’acheter une robe de grossesse ( je déteste ce mot , grossesse , gros , on peut pas trouver autre chose ? «  chez Topemode

49 euros la robe, comme quoi elle n’a pas des gouts de luxe , c’est raisonnable une robe à ce prix là pour une princesse , quand on sait que la chanteuse Beyoncé à acheté un lit en forme de carrosse  pour un peu plus de 15 000 euros  ( ça doit être joli !)pour son bébé

 

Pas vu Hugh Grant , ni Colin Firth dans Londres … dommage

Mais chez Hamley’s le plus grand magasin de jouets de la ville , nous avons vu Kate et William , Harry et Charles saluant la foule

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Enfin, dois-je préciser que les personnages étaient en LEGO

Quel travail !

Le pire , c’est que c’est assez ressemblant

Faut oser

Et bien sur , sagement assise dans un coin , Lilibeth en personne

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Quand je pense qu’à l’heure où j’écris, des centaines de britanniques  murmurent

«  et vous, Jeanne à Londres, vous l’avez aperçue ? « 

 

06:00 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note

13/03/2013

Le naufragé du rail

Je laisse Louis raconter ici son épopée pour rentrer chez lui lundi dernier

 

L’odyssée de Louis le bipolaire (mais bien des gens ont connu pire !!!)

 

J’ai passé le week-end dernier chez Jeanne, Jérôme et les enfants. Nous avions programmé ma visite de longue date. Les autres fois, je venais en voiture, mais ce week-end, j’avais choisi de voyager par le train. Le temps de parcours est beaucoup plus long. Il y a deux correspondances, avec des temps d’attente plus ou moins longs. Le ferroviaire coûte plus cher que le routier, le double même, d’autant que ma voiture fonctionne au gpl, carburant particulièrement économique. Mais le train offre l’avantage d’un voyage sans soucis, sans risque d’accident, et en plus où l’on peut lire en toute tranquillité.

 

J’avais réservé mon trajet retour pour le lundi matin 11 mars. J’ai quitté le domicile de Jeanne ce jour-là à 8 h 20, pour la gare de Laval, où Jeanne m’a déposé. Un TER m’a emmené jusqu’au Mans en une heure. J’ai attendu là-bas quarante minutes, avant de reprendre un autre TER jusqu’à Caen. Je devais attendre ensuite cinquante minutes, mais j’ai pu profiter d’un Intercités Paris-Cherbourg en retard de quinze minutes.

 

Mon train a quitté Caen pour Cherbourg peu après midi. La neige commençait à tomber pour de bon. Je n’étais pas surpris : Météo France l’avait largement annoncé. Le train ne roulait pas à pleine vitesse. La chef de train nous en a expliqué les raisons dans une annonce vocale : surtout ne pas projeter de neige sur les côtés, par la vitesse, pour ne pas détériorer ou casser les vitres des trains que nous croisions.

 

Nous avons passé la gare de Bayeux, puis de Lison. Mais là, le train est resté immobilisé. Une annonce nous a informés qu’un convoi de déchets nucléaires bloquait le passage à Valognes (Areva transfère là les wagons de déchets en provenance de France et d’Europe vers les camions en direction de l’usine de retraitement de la Hague). Alors nous avons attendu… une heure-dix, avant de reprendre notre trajet. Je pensais que des militants de Greenpeace bloquaient le convoi. Pas du tout : le train nucléaire ne pouvait s’engager vers le terminal à cause d’un aiguillage gelé.

 

De plus en plus en retard sur l’horaire normal, nous avons passé la gare de Carentan, puis traversé les marais du Cotentin, recouverts d’eau et de neige. Mais à quelques kilomètres de Valognes, le train a ralenti, avant de s’immobiliser en rase campagne. La chef de train nous a vite informés de la situation : la caténaire de la locomotive ne pouvait plus capter l’électricité à cause d’une importante formation de givre sur les fils. Il était 15 h 00 environ, je ne me souviens plus très bien. Nous allions rester là au milieu de la campagne jusqu’à 19 h 00 ! On nous a d’abord annoncé qu’une locomotive diesel viendrait nous chercher de Cherbourg pour nous tracter, avant de nous dire que le train qui nous suivait se placerait à notre hauteur, sur l’autre voie, pour que nous embarquions à son bord.

 

Et il nous a fallu attendre fort longtemps, quatre longues heures. Nous avons tous été regroupés au fond du train. Quel plaisir que de traverser une rame corail, avec les bagages, où les systèmes électriques des portes ne fonctionnent plus, faute d’électricité ! Et sans éclairage, sans air conditionné, et sans chauffage. Il ne faisait vraiment pas chaud du tout.

 

Nous avons donc attendu les secours à l’arrière du train. Des voyageurs râlaient, reprochant à la SNCF de ne pas anticiper de solution au scénario d’une rame soudainement bloquée sur une voie. Je ne me suis pas posé de questions de logistique. Je ne voyage pratiquement jamais, mais je considère qu’un voyage représente une aventure qui peut effectivement mal tourner. Ce qui se confirmait dans ma situation. Et je me suis retrouvé à attendre dans un compartiment avec trois autres personnes fort sympathiques, et nous nous bien amusés. Sachant qu’il y avait bien pire que nous, des gens dans leur maison sans chauffage ni électricité ni téléphone ni internet, des automobilistes et routiers bloqués sur les routes.

 

La chef de train, seule à bord pour gérer l’ensemble des opérations, et la sécurité, pour une rame composée de douze wagons, a fait preuve de dynamisme, d’esprit d’entreprise, de prise en compte des clients de manière absolument remarquable. Des pompiers nous ont rejoints à bord, pour s’occuper des malades. Ils ont évacué quelques personnes.

 

Et enfin vers 19 h 00, nous avons quitté notre train. Nous sommes descendus un par un sur la voie enneigée, aidés par les pompiers et les cheminots, et nous sommes remontés dans l’autre train, sur l’autre voie. J’aurais aimé faire une photo, tant la scène était pittoresque, mais mon téléphone n’avait plus de batterie, et de toute façon, il n’y avait pas le temps. Il fallait aller très vite. Nous nous sommes installés dans un train bondé, mais bien au chaud, et nous avons rejoint Valognes, puis Cherbourg, notre terminus.

 

Je suis rentré chez moi à pied, sous une tempête de neige, avec un sac de voyage particulièrement lourd, sans pouvoir utiliser les roulettes. Impossible en effet de rentrer avec ma voiture. J’ai ouvert la porte de mon appartement à 20 h 23, soient 12 h 03 après avoir quitté le domicile de Jeanne. Contre 03 h 10 en temps normal, par l’autoroute !

 

Ce matin, j’ai écrit un article pour le journal local. Il est long. Je ne sais pas s’il sera publié. Je l’ai aussi envoyé à la SNCF. J’ai raconté mon aventure, et j’ai honoré l’action de notre chef de train, une personnalité hors du commun, humaine, concrète, réactive, au service de ses clients, dévouée à son travail. Et je salue les lectrices et lecteurs du blog de Jeanne. En me disant que je préfère encore me retrouver naufragé du rail plutôt que naufragé de la route.

Louis

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Train sous la neige , Monet

 

06:00 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note

06/03/2013

Sacré Félix !

 

 

L’autre jour, je reçois un mailtv-sony-1972,Y-Q-228050-13.jpg

« Une équipe de télévision m’a suivi pendant deux jours, je passerai le …février, sur la chaine nationale  au journal

Ça alors, un revenant !

Ce mail était envoyé par mon vieil ami Félix

Félix, je ne l’ai pas revu depuis ce jour de Juin 2001, déjà 10 ans, pas de nouvelles et je suis invitée à le revoir, à la télé !

Evidemment, je regarderai, puisqu’il a eu la gentillesse de me prévenir

Enfin … j’étais certainement dans la fameuse liste de diffusion

Peu importe, un dimanche soir, je me mets devant mon Poste, j’attends Félix, pas de Félix, le Mali, la Syrie, les discussions parlementaires, pas le temps pour mon vieux copain

Tant pis.

8 jours plus tard, un nouveau mail de l’intéressé, une autre date est prévue, pour  combler un trou au cas où, reportage  sur la vie de Félix

Sauf que je ne pourrai pas regarder, je serai en train de me pouponner dans une loge, avant la montée sur scène

Mais y’a le replay

Sur FB, Félix lance un appel à la populace

« Je passe à la télé « 

Chacun sa minute de gloire, allez, on en juge pas

Un commentaire d’un vieux copain Barnabé me fait sourire, je like, et lui envoie des bises

Ça m’amuse, j’y peux rien, cherchez pas

Toujours pas diffusé le jour prévu

Félix est passé à la télé nationale cette semaine, j’ai regardé en replay, un reportage court, sans grand intérêt,  j’ai aimé entendre son rire, j’ai aimé qu’il me le dise …

Je  n’oublie jamais ceux qui ont fait de beaux bouts de route avec moi

J’avais 15 ans la première fois que je l’ai vu, j’espère que sa vie tout près du bout du monde est belle.

06:00 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

22/02/2013

La gamberge nocturne

 

 

 Dimanche, j’ai vidé ma valise de tenues de scène

Je ne la vide jamais entièrement, je lave les vêtements après chaque spectacle, et le remet illico une fois secs avec les chaussures, les chèches, les bijoux … hors de question de tout disperser

Cette fois, j’ai tout rangé ailleurs

Un peu plus tard, j’ai regardé l’heure, je n’avais plus ma montre au poignet

Je me suis souvenue que je l’avais déposée la veille dans ma trousse de maquillage

Plus de trousse, elle n’était pas dans ma valise

Je l’avais donc oubliée dans la logeIMG_2979.JPG

Zut

Elle contenait du bon maquillage et ma montre

J’ai envoyé un message à Manu pour lui demander des conseils, pensant que peut être une des copines avait ramassé ma trousse

Et j’ai  dormi, pensant appeler le lendemain, culpabilisant aussi de ne pas avoir fait les loges, avec Pierrot, on n’y a pas du tout pensé

En pleine nuit, je me suis demandé si ma trousse rouge n’était pas restée dans le sac de pique nique, un joli sac en tissus que Juliette m’a offert pour mon anniversaire

La nuit, parfois, je gamberge

Y’a la bonne et la mauvaise gamberge

Je refais le film de la semaine, je relis mes mots, parfois remplie de remords, de » je n’aurais pas du «  tout prend des mesures irraisonnées

Il arrive même, dans des cas extrêmes d’avoir envie de disparaitre, changé de vie, de monde, recommencé ailleurs

Je ne pense pas forcément au pire, à la maladie, à la mort, je pense beaucoup trop à mes mots de trop

C’est étrange …

D’autant plus que je suis presque endormie, et je ne parle plus

Je n’ai jamais parlé en dormant

Louis hurlait beaucoup dans son sommeil quand il était jeune, c’était ahurissant

Je me souviens de lui parler depuis ma chambre, pour lui dire que tout allait bien, les cloisons étaient en carton

Le lendemain matin, je suis allée vérifier

La trousse de maquillage était bien dans le sac

J’ai remis ma montre au poignet

05:00 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note

30/01/2013

L'appel de la nuit

 

 

 

IMG_2876.JPGUn Vendredi soir presque ordinaire

J’ai déposé Ellen au train de 18 h, elle y retrouve Luka pour un WE en région parisienne, elle reprendra un Thalys directement le dimanche soir

Jérôme est indécis, la météo annonce de la neige, il ne sait pas s’il doit annuler le match de tennis de table

Après diner, il décide d’y aller quand même, et de maintenir les équipes

Mark joue aussi, je l’emmène à la salle de sport tout près d’ici

Je traine un peu sur le Net et décide de me glisser dans mon lit, en compagnie de Rose qui me dit «  on va discuter dans le noir « 

Il neige …

J’envoie des SMS  à Mark qui perd tous ses matches

Rose discute et je m’assoupis ….

Vers Minuit, Mark apparait le sourire aux lèvres, il s’est laissé tomber dans la neige, heureux !

A 2 heures, le téléphone sonne, une voix paniquée à l’autre bout, une femme, je ne l’a connait pas, elle est inquiète, son mari est au tennis de table avec Jérôme, il ne répond pas au téléphone

Je parviens à joindre mon homme qui est sur le chemin du retour, il m’informe que  tout le monde est sain et sauf

Je rappelle la jeune femme, qui est désolée de m’avoir réveillée en pleine nuit, je lui exprime ma compréhension

J’ai connu ça

Des nuits d’angoisse à attendre Jérôme, impossible de le contacter, en déplacement, ou en vadrouille avec ses copains pongistes

L’attente est insoutenable, la nuit envenime ce sentiment d’intense solitude …

J’ai parfois réveillé des gens, très rarement, mais je l’ai fait

J’ai passé des heures à attendre, craindre le pire, faire les 100 pas, attendre un signe et savourer l’immense bonheur du bruit de la clé dans la porte

Maintenant, j’ai le numéro de portable de Gilles, de Basile, de César, et quand je suis tracassée, je sais qui appeler

Du coup, je dors.

Jérôme est arrivé vers 2h  15, Rose dans son sommeil lui a sauté au coup «  je suis contente de te voir « 

«  Et toi, tu n’étais pas inquiète Jeanne ?

Non, je dormais bien …

Je deviens plus raisonnable aussi …

05:02 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

27/01/2013

Miracle !

 

Il y a quelques années, deux, trois ou plus, j’ai acquis une petite merveille de technologie rien que pour moi toute seule, un computer portable

Autant je suis restée éloignée de ce genre d’outils longtemps,  avec Internet et mon intrusion dans la blogosphère, il m’était devenu impossible de devoir patienter pour naviguer à ma guise

Au fil des mois, mon PC est devenu très personnel, une boite qui  enferme mes messages , mes échanges avec une diversité de personnes , des billets publiés ,d’autres secrets , enfouis dans les moindres recoins de mes dossiers , mon espace rien qu’à moi

Mon PC me suit facilement dès que je pars, rien que pour les photos, l’écriture, accroc, oui , accroc à cet outil là

Lorsque je l’ai acheté, la batterie n’a pas tenu plus que deux ou trois jours et on a eu beau chercher, rien à faire, batterie inexistante

Pas eu l’envie ni le courage de le retourner à la boutique, il a fonctionné sur câble, pas vraiment pratique de devoir toujours être branchée mais y’a pire à supporter

Pourtant je bavais d’envie de pouvoir transporter mon PC d’une pièce à l’autre

L’autre jour, je me suis pris les pieds dans le câble d’alimentation, et miracle ! le PC était encore en marche

La batterie fonctionne

Et je n’ai pas d’explication

En revanche, mon vaporetto a refusé de se mettre en marche après l’avoir abreuvé

On ne peut pas tout avoir …

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06:03 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note

08/01/2013

Le girafon

 

Sur le bon coin, j’ai vu une annonce

«  À vendre, girafon,  10 euros « 

Ce n’était pas cher

Ça me tentait bien

Alors, j’ai pris contact avec le vendeur et quelques temps plus tard, le girafon était dans mon jardin

Brutalement, j’ai réalisé que j’avais peut être fait une erreur

Parce que le trafic  d’animaux est interdit, et que lorsque le girafon aura la taille adulte, ta tête dépassera du mur, et je risque d’avoir des ennuis

J’en ai voulu au vendeur, me disant que c’était lui le coupable, ce n’est pas moi qui ai déraciné cette bête de la savane

Mais. Dix euros, ce n’était pas cher

J’aurais du sentir l’arnaque

Je m’en suis voulu

Que faire de ce girafon qui n’avait rien demandé ?

Réveil, soulagement

A la  jardinerie j’ai eu envie d’acheter un suricate

Mais j’ai été raisonnable …

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05:15 Écrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note