08.11.2009
SDF
Après avoir parler draps, couvres lits en boutis, et plumons, édredons, couettes et couvertures, je ne peux pas échapper à vous montrer ça
Des images certes dures, mais triste réalité
Je me demande si les artistes se mobiliseront pour la Mimine
Pauvres chats....
14:25 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04.11.2009
Faible mais pas soumise
« Oh dis donc Jeanne, c’est quoi ton parfum ? «
Mon parfum d’hiver envoûte, c’est un élixir aux vertus fracassantes, je le sais, une arme fatale
Mais il rêve le chanteur de charme, il ne croit tout de même pas que je vais lui donner, comme ça, le nom ultra secret de mon nectar, je ne le divulgue JAMAIS !
Et dans les fais :
« Mais pourquoi tu veux le savoir, pour l’offrir à ta femme ? »
Et lui, m’explique qu’il a une collègue qui porte le même et qu’il veut faire la fin connaisseur, lui dire comme un chevalier avec panache,
« E ………… de C……… Kl..n «
Il a du baratin et sans trop d’effort, je lui glisse à l’oreille le secret de mon parfum
Rha !!!!!! J’ai été faible !
Si une femme, m’avait demander ce nom, même sous la torture, j’aurais résisté lui rétorquant, que je tenais à en garder l’exclusivité
(autant les vêtements, ça m’est égal mais le parfum, c’est un truc assez fort chez moi, je ne partage pas )
J’ai été faible, c’est un homme, voilà, c’est tout, que voulez-vous, on a beau résisté les hommes ont un pouvoir qui ensorcelle
Attention, j’ai dit faible, pas soumise, ça non, je n’aime pas me rabaisser, ramper devant les volontés de ces messieurs
Je l’accorde, j’ai un caractère un peu fort, pas trop le genre à me faire marche sur les pieds, pas non plus au point de mener mon monde à la baguette
En même temps, ce qui est rassurant c’est que c’est dans les deux sens
C’est certainement pour cette raison entre autre qu’avec Louis, nous ne nous fâchons jamais, mais jamais
Depuis tout ce temps, nous arrivons à fonctionner un peu comme un vieux couple
Parfois, il m’énerve, mais très vite je redeviens sereine, parce qu’il n’a rien de grave, parce que c’est un homme, parce que j’admets aussi être exigeante, complexe
Ces relations complexes hommes / femmes trouvent un équilibre, de par nos différences, les rivalités sont moindres, c’est apaisant
Je ne suis pas dupe, je sais parfaitement maîtriser cette sorte de jeu, à l’inverse je saisis les instants où à mon tout j’use de mon « pouvoir « féminin «, non pas ravageur, destructeur, mais porteur d’une petit élixir doux aux essences veloutées
Elles ont du être versées par toutes petites gouttes dans ce parfum
Et dans d’autres, le vôtre peut être ?
09:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
03.11.2009
Les taupes

Dans son jardin, mon père a toujours traqué les parasites
Il était à l’affût de la moindre mauvaise herbe, il scrutait la vermine, les gallinacés, les indésirables
De temps en temps j’allais avec lui
Il ne parlait pas beaucoup, il écoutait les « grosses têtes « sur RTL et il rigolait tout seul
Il avait installé des pièges à taupes
Il réussissait à les déposer sur leur passage, et il allait vérifier si les pauvres bêtes étaient défuntes
Dès qu’elles quittaient les entrailles de la terre, clac, pour y retourner un peu plus tard, sans vie !
Drôle d’aller et retour
J’ai en mémoire d’avoir vu des taupes mortes, sacrifiées dans leur piège
On ne leur voyait jamais les yeux, elles avaient le museau en avant, drôle de bêtes
Je crois que je n’en jamais vu de vivantes
Myope comme une taupe
Je les imaginais avec de grosses lunettes de fonctionnaire d’antan, avec des verres épais
On s’en fait des idées parfois
« Tu as repeint ton couloir, c’est joli la couleur ? »
« C’est Taupe «
Taupe, c’est pas une couleur, c’est une bestiole
J’aime bien ces modes, ces tendances, on trouve de nouveaux noms à la couleur
Le terre de Sienne devient chocolat, le rose tyrien deviens framboise et …
Ce sera l’année de la taupe, dans les cuisines, dans les boutiques, corsages, manteaux, taupe !!!!
Il est grand temps de réhabiliter le pauvre animal maudit
Moi aussi j’ai mes petites taupes, tous ceux et celles qui ne douce, sans bruit, sous la terre, enfouis viennent lire quotidiennement mes petites histoires
Sans se manifester, je ne vais pas vous traquer, vous piéger, ah ça non
Creusez vos galeries, levez le nez dehors quand bon vous semble
C’est trop triste une pauvre taupe obligée de sortir de l’obscurité
Désormais je vous appellerai mes taupinettes !
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note
29.10.2009
D'autres codes

Lorsque je vais rendre visite à des amis, je me gare dans la rue, devant leur maison, ou mieux encore, dans leur cour
Puis, je sonne, ou je frappe, et j’entre dans leur maison
C’est simple
Si vous venez chez nous, c’est pareil, vous vous garez sous le hangar ou dans la cour et vous sonnez, ou pas, parce que je vous ai vu arriver
A Paris, c’est une autre affaire
Gordon avait pris soin de nous piloter à notre arrivée, et bingo, on a trouvé une place, pas trop loin de l’appartement, un dimanche, on ne paye pas
Il avait donné les codes d’accès sous forme de jeu ( il est joueur ! )
Nous avons laissé notre voiture deux jours au même endroit, sans payer bien sur ( pas d’amende !)
J’ai appelé Jean Baptiste dans la matinée, lui proposant une visite dans l’après midi
Il était chez lui, j’étais heureuse de le revoir, c’est le frère de mon amie Anne, donc le beau-frère de Lorenzo
Une fois devant chez lui, il nous fallait aussi le code
Sans les portables, impossible de rendre visite à l’improviste à Paris
Je sais, ça évite les SDF qui squattent les cages d’escaliers, mais j’avoue que je suis peu habituée à ce genre de coutume
Après avoir poussé la lourde porte d’entrée, mes pieds crissent dans les escaliers de bois, j’aime cette ambiance, c’est un vrai dépaysement
Je suis incapable de retenir ces fameux codes
Au mieux celui de ma carte bleue, les identifiants de mon blog, mais pour le reste mon cerveau est à saturation
J’ai oublié mes identifiant pour mettre à jour mon blog de bijoux
J’ai beau chercher, rien n’y fait, ça m’énerve
J’ai beau leur demander de l’aide, rien, pas de mails, je suis désemparée
J’ai vraiment du mal avec les chiffres
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
22.10.2009
Chut !

« chut ! «
« Taisez-vous «
« baissez d’un ton «
« parlez tout bas «
« vous êtes bruyants «
« respectez les lieux «
« silence !«
J’ai pu dire, entendre ses refrains si souvent, à l’école, dans les salles d’étude, à la messe, à confesse..
J’ai demandé à tour, ce calme là
Sa taire, c’est dur pour moi, j’ai toujours quelque chose à dire, à commenter
Comment faire pour obtenir un VRAI silence ? La minute de silence
Forcement il y a des lieux qui demandent du calme, du recueillement, d’autres où parce que plusieurs individus chuchotent ensemble, forment sans s’en rendre compte un joli brouhaha
Se taire, parler tout bas …
Je sais faire
Chuchoter
Et quand à mon oreille, sans que je l’attende, le chuchotement d’un homme envoûte mes tympans, je fonds …
Je crois qu’il n’y a rien de plus sensuel qu’un homme qui murmure, qui dit à demi mots
Rien de plus délicieux, rien de plus.
Chutt …
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
20.10.2009
A table !!!

Combien de fois vous avez entendu, ou prononcé ces deux mots
« A table !!!!!!!!!"«
Enfant, nous tirions la table en formica jaune au milieu de la cuisine, chacun avait sa place attribuée, j’étais coincée contre le mur, assise sur un tabouret, je n’ai jamais eu droit à une chaise, pleurez avec la pauvre Jeanne
Les tables de cantine, au collège, la jungle, nous étions placés d’office par la pionne tyrannique
Il fallait combler les trous, parfois je me retrouvais entourée de sauvageons, bruyants, sales, rustres
Les corvées, les vraies corvées qui suivirent, c’était les communions et les mariages
A cette époque, pas de tables rondes, une immense table en T
Vers l’âge de 14 ans, n’ayant pas d’incroyable fiancé, on ne savait pas où me mettre
Allez la Jeanne fera la transition entre les jeunes et les gamins
Super !!
J’ai vite décliné les invitations, ayant beaucoup mieux à vivre ailleurs
C’est à cet instant précis que j’ai ressenti une immense liberté
« je ne viendrai pas «
J’ai ensuite oublié les tablées
Et puis, viens le jour où, vous vous inscrit à un repas de fin d’année, un repas de loisirs, ou de travail
Et là.. l’angoisse monte
Qui sera à mes côtés ? La collègue qui va me saouler toute la soirée, celle qui ne dit pas un mot, à qui je devrais faire sans cesse la conversation, il faut user de stratégie, d’efficacité, être réactif, redoutable, un peu égoïste , le mot est lâché
Les tablées, au-delà de 8, c’est mortel
Inévitablement, des sous groupes se constituent, et les pauvres, qui se trouvent en bout de table n’arrivent pas à capter la principale conversation, sont parfois restreints à regarder leur montre, regrettant que cette soirée dite conviviale soit pour eux d’un ennui mortel
Les éléments moteurs, doivent aussi être au centre de la table, les bout en train, ceux qui savent rebondir, animer un dîner
Je fais partie de ceux là sans aucune prétention, et j’ai vu des soirées un peu moins toniques, si je n’étais pas placée à ce haut point stratégique
Il y a quelques mois de cela, nous étions inscrits à une soirée couscous
Et en arrivant devant les tables, dammed, nous étions placés .
Théodore et Solène, avec des inconnus, en bout de table et moi, avec des gens …j’en ferais pas des amis..
Après avoir essuyé un visage déconfit, il nous a fallu trois minutes pour prendre une décision
« Pas question, on dînera ensemble ! «
et nous avons rusé avec des gentilles demoiselles et nos garçons pour permuter les places
j’ai largement passé l’âge de ce genre de compromissions
Quand je sors, c’est pour m’amuser, pas pour regarder les piètres compositions florales faites de gerberas et de feuilles de camélias , et une serviette pour l’occasion , travestie en éventail .
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
14.10.2009
L'inconnu connu

L’inconnu un beau jour est venu ici déposer un commentaire
A la lecture de ces mots, j’ai vite compris que cet inconnu ne l’était pas vraiment
Parce que dans la vraie vie, il connaît Jeanne
Alors j’ai fait des suppositions, qui est ce ?
Avec ma curiosité bien trempée, j’ai cherché des indices
J’ai espéré qu’il reviendrai..
J’ai ma petite idée tout de même
Et …
Rien, mutisme, pas de traces, pas de sous-entendus
Rien
Il continue peut être à venir ici de temps à autre
Reviendra t’il déposer ses jolis mots
Je n’ai pas osé aller le trouver, lui poser la question
« Est ce toi qui es venu chez Jeanne ? «
ça m’intrigue
Je n’ose pas
C’est un comble
Je n’ai jamais vu en vrai la plus grande partie de mes lecteurs
Et lui, je le vois, très souvent et …
Rien
Peut être parce que je veux respecter sa timidité, sa démarche à lui bien personnelle
Je m’expose mais il veut rester caché
Peut être qu’un jour j’ouvrirai, ailleurs, sous un autre nom, j’y ai pensé
Es tu là à lire ce billet,
perdu … ?
Ça m’intrigue.
06:38 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
09.10.2009
L'effet impulse
Attendant sagement mon tour, je regardais autour de moi, des bricoles sur des étalages, cartes, bijoux, DVD, fiches, des tas de trucs en vente ; le logo jaune me rappelait brutalement que j’étais rentrée à la Poste
Deux guichets, l’un tenu par l’aimable postier et l’autre par Marie Ronchon
Il fut libre en premier, à mon grand désarroi et je me m’attendais alors à des remarques désobligeantes sur ma marchandise à envoyer
« Madame, votre colis n’est pas conforme, il va être broyé, gna gna. »
Etrangement, rien ne se passa comme prévu
Marie Ronchon, me fit la causette, elle souriait, elle pesa mes lettres, les affranchi et soudain j’ai compris
C’est l’effet Antiblues
Souvenez-vous, il y a quelques années cette publicité, « vous marchez dans la rue, soudain un inconnu vous offre des fleurs, c’est l’effet Impulse «
Ce qui me surprend, c’est que ça ne m’est jamais arrivé, rien de rien, même pas une pâquerette ramassée dans un massif
Parce que la postière a touché de ses mains, une lettre adressée à Antiblues , elle fut saisie par une métamorphose brutale
Elle eut envie de converser avec sa cliente, elle se sentait légère, mais légère, heureuse de manipuler les lettres
Et moi, du coup, en sortant, je me jurais de ne plus appréhender un passage chez Marie Ronchon, elle était …
Ensorcelée
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
29.09.2009
Rencontre fatale et inopinée

En balade dans un endroit très fréquenté, j’aperçois la femme d’un ami, attablée avec un monsieur
Je la salue de loin, et « ding! « dans ma tête
« ben qu’est ce qu’elle fait avec ce type ? «
oh Jeanne, arrêtes, tu es bien la première à te jeter au cou de tes copains, dans des lieux publics c’est pas pour ça que.. »
Oui, bien sûr et par hasard, si j’avais un amant, ce n’est certainement dans les endroits les plus fréquentés que je lui fixerai rendez-vous
Les histoires d’adultères ont toujours alimenter les comédies de boulevard, inspiré les plus grands écrivains, et transcrit les plus grands drames cinématographiques
Le plus fracassant fut pour moi le film de Louis Malle « Fatale «
Cela me rappelle ce jour, il y a plusieurs années maintenant
J’aperçois dans mon quartier, une personne que je connais très bien au volant de sa voiture
Elle ne me voit pas, c’est étrange, l’espace est dégagé, je n’ai aucune réaction de sa part
Quelques minutes plus tard, je la recroise et me retrouve nez à nez à la voiture et au même instant, je lui fais des grands gestes pour la saluer, et soudain j’aperçois une silhouette, inconnue, passager du siège avant, je comprends alors que …
Il aurait peut être mieux pas fallu que je me trouve à cet endroit là …
Je me suis bien gardée de faire des réflexions, des allusions de ce rencontre, du style « ben t’es fier toi, je t’ai vu l’autre jour blabla … »
Parce que même si je suis une bavarde intarissable, dans ce domaine là, je suis …une tombe
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
24.09.2009
Chantal et Jean Pierre

Le couple chanteur Peter et Sloane, bien connu pour leur tube « besoin de tout envie de rien « s’appelle en vérité Jean Pierre et Chantal
Vous êtes bien de mon avis, Chantal et Jean Pierre, c’est moins glamour que Peter et Sloane, d’où l’envie et peut être la nécessité pour eux de choisir des noms de scène plus anglophones
Vous connaissez tous une Chantal, un Jean Pierre, ce n’est pas une honte de porter ce prénom, prénoms répandus, tout comme les Nathalie, Sylvie, Valérie, Jean Paul, Christophe, Philippe..
On en a tous dans notre entourage
Prenez Jean Louis, voilà un prénom très quelconque, ce n’est pas un prénom de star, pourtant
Il a eu le courage de le garder, un chanteur mythique de rock des années 80, et en plus un nom assez répandu Aubert, voilà un nom qui sonne moins bien que Bowie ou Jagger
Jean Louis Aubert, il faut l’avouer ce n’est pas un nom de scène idéal
Mais on y pense plus, ça fait partie intégrante du beau quinquagénaire séduisant et talentueux
A Juliette Binoche on avait conseillé de changer de nom, ça sonne pas bien, c’est moche Binoche, elle a résisté
On pourrait en trouver d’autres, peut être qu’en secret certains talents seront restés muets à cause de leur nom trop commun
Mon préféré quand même c’est Didier Morville alias Joe Starr et celle qui a du raccourcir le sien Vanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos alias Lio
En passant par les chemins de Normandie, je m’amuse toujours devant la pancarte du menuisier ébéniste Jean Louis Aubert
Il en a peut être aussi abusé de ce patronyme
Il aurait très bien pu s’appelait Pierre, et là…
Je n’ai toujours pas trouvé de nom de scène, j’en ai peut être pas besoin au fond, ben non, je ne mène pas de carrière soliste, allez ça va comme ça, je reste
Jeanne Constance des Lys
06:00 Ecrit par Jeanne dans anecdotes | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note


