30.11.2008

Rhumatismes (1)

bequilles.jpg

En marchant dans la rue, je sens mes chevilles endolories, ça me gène pour avancer, mais je n’y prête pas trop attention

Le lendemain d’étranges tâches rouges et gonflées apparaissent sur mes jambes, je ne vois pas ce que c’est, j’ai du mal à rester debout .

J’ai mal, j’ai peur, je n’en parle pas, Jérôme n’y prête pas attention, il a décidé que j’étais hypocondriaque.

Le lundi, j’ai toujours mal, j’ai de plus en plus peur, je vois le pire..

Je consulte le Docteur H le mardi(Doug Ross étant retenu à Chicago ), il me rassure, il connaît cette pathologie, c’est un érythème noueux, ne l’a vue qu’une seule fois dans sa carrière médicale.

Je craque, je pleure, je n’en peux plus, c’est trop ce que je vis à ce moment là, Anne, mon frère, je me vide..

Il se montre rassurant, si rassurant le Dr H, m’explique que ces taches cachent une pathologie à dépister, sûrement rien de grave.

Je fais des examens sanguins et j’attends avec une certaine angoisse les résultats ;

 

Deux jours plus tard, le diagnostic tombe, j’ai attrapé  un streptocoque.

Il faudra un traitement antibiotique sérieux.

J’ai de plus en plus mal aux jambes, j’ai un rhumatisme articulaire aigu.

Je suis rouillée comme une vieille femme de 90 ans, je monte l’escalier très péniblement, je pousse mon caddie pliée  en deux, je peux à peine porter Rose qui a 14 mois .

Je suis coincée , cassée, je renonce à toute activité, j’avais entrepris avec passion d’illustrer un album écrit par Lily, tout s’arrête, enfin presque , toute activité créative , n’ayant pas perdu ma voix , je chante et je cause toujours ..

Il n’y a pas grand chose à faire, quelques anti inflammatoires et laisser le temps ordonner les choses, je me console par l’apparition des premières fleurs du jardin en ce mois de février .

Ma douleur n’est pas visible, un plâtre, des béquilles, c’est ostentatoire, on compatit, on vous aide, on vous plaint …j’aura peut être du prendre un accessoire de boiteuse .

Là, rien, la vie continue, je fais face, j’ai besoin d’aide, je n’en ai aucune, les seule fois ou j’ai osé demander, visiblement je n’étais pas prioritaire..

Pour la moitié moins, d’autres seraient assistés, j’ai l’habitude..

Laissez-moi tranquille, ça va passer, je reste  vive, je ne  vais pas en mourir..

 

21:26 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

29.11.2008

Constat amère

J’organise à la maison, sur deux jours une exposition de mes créations.

J’ai délicatement déposé colliers et bracelets, parures d’automnes et bijoux de fêtes sur des tissus, visant à les mettre en valeur .

bijoux bleus.JPG

Mimie, la vedette, n’a pas trouvé mieux que de se planquer comme une folle sous les tissus, sautant dans tous les sens, batifolant tel un chaton écervelé de trois mois

 

Résultat, au matin, tout est sans dessus dessous

 

Mimine est misanthrope, elle fuit les visiteurs, vers 23 h, tout le monde semble parti, elle me rejoint dans mon lit en ronronnant..mimie bijoux.JPG

 

Je dois faire le constat amer et réaliste, j’ai mieux réussi l’éducation de mes enfants que celle de mes chats.

28.11.2008

A petits pas

Il est venu discrètement, aux débuts de ce blog, il signait de ses quatre lettres, à petits pas, quelques mots glissés …

De lui je ne savais pas grand chose, il écrivait de très beaux textes, commentés avec sobriété, un petit passage de temps à autre, toujours un mot gentil, agréable.

Un jour avec émotion il me disait que sa vie basculait devant une échographie .

Puis  un dernier billet, un au revoir, il annonçait qu’il ne posterait plus..

 

Respect, mais j’allais de temps en temps voir s’il n’était pas revenu .

Son blog était toujours ouvert .

Il y a quelques mois, oh surprise dans un joli billet, il était de retour dans sa maison de mots.

Fidèle, je l’avais gardé dans mes favoris, alors je lui ai que j’étais heureuse de le lire à nouveau :

Et depuis quelques mois ,il  écrit, manie les mots incroyablement bien , parle de sa toute petite fille, avec pudeur, il commente, je sais peu de choses de lui, cet homme , qui n’a pas de nom.

Une complicité de petites histoires narrées, des échanges quotidiens, j’aime sa pudeur, son humour aussi, sa sensibilité..

Depuis quelques temps, il égaie son blog de photos, et embarque ses lecteurs avec ravissement, je ne m’en lasse pas …

 

08:38 Ecrit par Jeanne dans portraits | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

27.11.2008

Le bleuet épinglé

tirelire.jpg

A la sortie de la messe, Henri vendait des petits bleuets à épingler sur la veste, au profit d’un familles des victimes de la première guerre.

Je trouvais ça joli cette petite fleur en papier, fidèle au bleuet original .

Les hommes l’épinglaient avec fierté comme s’ils venaient de recevoir la Légion d’honneur, mon père n’y avait pas droit, puisqu’il n’allait pas à la messe, sauf le 11 novembre avec les combattants d’Algérie .

 

Je redoutais ces commémorations, ces chrysanthèmes et drapeaux, il se passait à ce moment quelque chose de morbide, je ne comprenais pas grand chose, mais j’étais mal à l’aise.

Un jour, le fameux Bleuet de France, fut remplacé par un autocollant

Oui, un vulgaire autocollant, paf, collé sur le veston,

J’étais déçue, je trouvais que ça n’avait plus  d’allure..

Ma mère conservait les bleuets dans des boites à rien, mais pas les autocollants .

Mes parents, ne supportaient pas que nous vendions un quelconque billet de tombola, autocollant ou autre billet de bienfaisance .

Il y avait à l’école des autocollants pour les associations de parents d’élèves  laïques, on en achetait  un, et on le collait sur notre vélo .

Ils ne donnaient pas aux œuvres caritatives, sauf à la ligue contre le cancer,  parce que ma mère était sauvée , jusqu’au jour ou le scandale Crozmarie éclata au grand jour, j’ai cru que mon père ne s’en remettrait pas .

 

Je n’aime pas non plus quand les enfants rapportent des billets de tombola de l’école

Ça m’énerve, je me sens prise au piège, comme quand j’étais enfant, le maître nous incitait à vendre, nos parents nous l’interdisaient .

 

J’ai donné longtemps à Médecins du monde, puis j’ai arrêté

Avec mon groupe vocal, nous donnons régulièrement des spectacles pour des associations caritatives

Je donne de l’énergie, du temps, ça me fait plaisir et je ne culpabilise pas …je ne culpabilise plus ..

 

09:59 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

26.11.2008

Babies blogueurs

ordi enfant.jpg

« Vous savez madame Jeanne, les enfants de  maintenant sont plus éveillés qu’avant. »

« disons plus stimulés mais globalement, ils marchent vers 14 mois, n’ont plus couches vers 2 ans et apprennent à lire vers 6 ans « 

 

C’est la spécialiste qui dit ça, Jeanne, professionnelle de la petite enfance, mais Jeanne voyons, les temps ont changé dis.

Déjà les nouveaux nés annonçaient eux même leur naissance parfois :

 

« Je m’appelle Théo, je suis le né le ……bla bla, papa et maman sont fiers de moi … »

 

( attends, ils ont pas fini d’être déçus quand tu te dérouleras par terre dans les magasins )

Ces bébés d’ailleurs ont une boite à la lettre électronique, oui !

Parfois, vers 18 mois, ils lancent une invitation à toute la famille, et aux amis pour le mariage de leurs parents, ah ben ils sont précoces pour organiser de l’événementiel aussi

Mais ça c’est rien, parce que vers 14, 20 mois et bien ils créent un blog.

Ah vous ne me croyez pas..

Si un blog, sur leur vie, au square,  pâte à modeler, les galipettes, les grimaces..

Oh Jeanne, tu rigoles, t’as vu ça où, ils savent pas encore se servir vraiment de l’APN.. ?

J’ai vu sur Internet.

Ils sont blogueurs, mais qui vient les lire ?

Eh bien, des amis, de la blogosphère, oui des enfants qui ont entre 16 mois et 4 ans.

 

« Salut, moi c’est Manon, je commence à enlever ma couche, mais bon, je suis pas encore tout à fait prête mais ma mère dit que si, lol 

et toi tu t’en sort comment, mdr !

 

Véridique, je n’ai rien inventé, alors OK les mamans tiennent les petits doigts doux et jolis de leurs petits, et les aident un peu..

Je n’ai rien, vraiment rien contre les blogs de famille, sympa pour ceux qui sont loin, mais bon il faut quand même mettre chacun à sa place ??

Quelle place il va prendre ce prodige, il n’a rien demandé non ?

 

Eveillés ou manipulés ?

25.11.2008

Verre vide , je te plains ...

VERRE AP2RO.jpg

Depuis quelques semaines, j’organise bon nombre de dîners, j’avais fait une pause après l’été, et voilà, c’est reparti.

Je cuisine des petits plats, une tablée dans la cuisine pour les enfants, qui se débrouillent désormais sans nous, et sur la table du séjour je dresse le couvert, porcelaine blanche et verres à pied, finement installés sur une nappe orangée assortie à la pièce.

Avant de passer à table, mes convives s’installent dans le salon, qui n’est encore pas agencé à notre goût, mais ça viendra, et nous nous prépareront pour  un moment que j’adore, l’apéritif .

Je dispose sur la table des petits légumes à picorer, des verrines, des blinis, ou des toasts, des feuilletés et Jérôme a pour mission de s’occuper des verres et de ce que l’on va mettre dedans.

Jérôme a toujours peur de manquer, de ne pas donner assez de choix

Il propose du whisky, de l’alcool anisé, martini rouge, punch, pommeau, pineau….

Dans le placard où nous rangeons les bouteilles, il reste  toujours, chez vous aussi j’en suis sure des fonds de bouteilles, qu’il faudra un jour jeter, mais, on ne le fait pas :

-Du bleuet, rapporté du Québec, il n’est plus bon c’est sur mais c’est un souvenir de voyage

-Un truc immonde offert par un collègue tchèque, mais c’est un cadeau

-Des alcools que l’on utilise que pour faire des cocktails

 -des fonds de tout, de rien, pèche, cassis pour le kir …

 

J’apprécie les bulles que nous partageons de plus en plus à l’apéro et puis le vin, rosé, blanc …

Parce que j’ai un défaut, dès que je suis servie au bout de 5 minutes, mon verre est vide .

Je grignote, on me ressert, et hop, voilà trois verres engloutis , c’est trop quand je sais qu’un dîner va suivre .

Je ne suis jamais ivre morte, mais je connais parfaitement mes quotas à ne pas dépasser pour ne pas m’endormir avant la fin du dîner, ce qui est gênant quand on reçoit …vous en conviendrez .

 

Quand j’étais gamine, les hommes servaient le pastis, pour les hommes, et le guignolet pour les femmes, pas le choix, des cacahouètes et des tucs bien bourratifs …

 

J’adore les apéro !!

24.11.2008

Le marchand de chaussures

FOURGON.jpg

Il sortait sa tête par la fenêtre de sa fourgonnette et criait « vous faut y quelques chose ? »

 

Ma mère râlait, elle  n’aimait pas quand le marchand de chaussures venait, elle n’aimait pas acheter chez lui

Mais comme elle ne conduisait pas, elle n’avait pas le choix, il fallait chausser les enfants chaque saison .

Alors l’un après l’autre, nous venions choisir une paire de chaussures, nous avions en général le choix entre un ou deux modèles, selon le prix

Elle n’étaient  pas jolies, pas toujours confortables, je pensais que de toute façon porter des chaussures n’avait pas d’autre mission que de réchauffer les pieds .

Je me souviens que dans la fourgonnette ça sentait le cuir, il y avait un tout petit couloir central, et autour de nous des tas de boites en carton les unes sur les autres, il semblait bien les connaître, aucun modèle n’était exposé, il devait les ranger par taille .

Je n’aimais pas essayer des chaussures, une  seule fois j’ai eu une paire de très jolies bottes

Au lycée, j’achetais mes chaussures toute seule, je voyais de modèles en vitrine, trop chères, alors j’optais pour de banales bottines noires

J’ai toujours eu une mauvaise démarche, on me le disait, mais personne n’a jamais rien fait, j’usais mes chaussures sur le côté, c’est encore le cas .

 

Pendant longtemps je n’ai accordé aucun plaisir aux chaussures, et depuis quelques années, je les choisi, je les bichonne, je les range dans des boites à chaque saison .

J’ai une paire de bottes très fines, magnifiques, des chaussures basses  élégantes, des babies noires, une paire de Converse grise, des sandales, et des chaussures légères pour l’été, deux paires de chaussures, noire, blanche pour les spectacles .

Je ne porte jamais de talons, j’ai essayé, je n’y arrive pas ..

Marcher avec des patins, rollers, skis ou autre accessoire de glissage est absolument impossible pour moi, j’ai l’impression que la terre va se dérober sous mes pieds, je déchausse et je rejette l’idée .

 

Je n’achète pas de chaussures quand je n ’en ai pas besoin .

J’aime regarder les modèles pour enfants, mais je ne fais jamais de folies pour eux. Les couleurs, les formes, lacets, scratch, fermetures, plein de diversités aujourd’hui

Peut un jour, des chaussures jetables …

 

Je pense que depuis longtemps le marchand de chaussures est en  retraite ...il a certainement gardé plein de modèles de ces années là ..

 

09:45 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note

22.11.2008

Soirée comique

guitare.jpg

Si vous n’avez pas lu le billet précédent, faites le avant de lire celui là.

 

 

Juliette est arrivée vers 20h 15

En voiture, nous sommes parties au nord de notre ville, nous sommes passées devant le cabinet du Docteur H, et nous sommes garées sur le parking d’une salle de spectacle. La dernière fois que j’y étais allée, c’était pour un apéro rencontre avec une dame qui voulait devenir Présidente de la république .

Dans cette salle nous avons retrouvé par hasard un couple de copains, Colin et Tessa, elle éduc, lui agriculteur bio, ils vivent près d’Andouillé (ça c’est pour Risette )

La soirée était placée sous le signe de l’humour, au programme c’était ça

 

Donc le premier comique :

Habillé en pécheur breton, Ronan Tablantec, nous emmenons dans un délire, ses expériences en Bretagne, avec pour fil conducteur des tas de paperasses, et des objets insolites sortis d’une valise

Il avait un débit incroyable, très doué pour l’improvisation,

Il nous a parlé de Brest, j’ai eu une pensée pour ma fée clochette, et puis d’un village très connu du Finistère, Audierne, pensée pour Louise forcement.

C’était pas sympa, très bien joué, mais je n’ai pas ri au larme, je suis très mauvais public

A la pause, Juliette est allée bavarder avec l’oncle du showman, un curé,  il résidait ici, Juliette connaît beaucoup de monde..

 

Le deuxième, Philippe Chasseloup

Comique, chanteur, avec guitare sèche

Il ponctue ses chansons, réalistes, ça vraiment je n’aime pas du tout, de parlottes, use d’une pédale pour enregistrer des sons, c’était franchement drôle parfois, épingle le monde paysan, les comédies musicales, les automobilistes

J’avoue que cette facilité à ironiser sur ses thèmes, ne me plonge pas dans une hilarité mordante, je trouve ça facile et douteux ( je n’aime pas qu’on attaque les masses populaires dans le spectacle dit comique )

 

Mais dernière nous , il y avait un spectateur qui a passé une bonne soirée

Il éclatait de rire comme une dinde, fort, tout le temps .

C’était insupportable, à un moment donné j’ai failli me retourner et lui dire « vous êtes cinglé ? »

Bref une soirée sympathique, des artistes de rue, en salle, un seul bémol, vers 23 h, j’ai réussi à m’endormir, discrètement, c’est comme ça, si je ne m’active pas, c’est impossible de lutter .

 

A la fin du spectacle, Juliette est allée bavarder avec le comique N°2, c’était un ancien copain de collège, près de St Nazaire, quand je vous dis qu’elle connaît tout le monde ..

Nous sommes rentrés vers minuit, puis tisane à la maison avec mon amie

 

Juliette est adorable, particulièrement attentive, solidaire et optimiste

Si un jour vous la croisez, sur que vous l’aimerez, alors j’ai de la chance  de l’avoir pour amie …

21.11.2008

Surprise

invitation.jpg

« Tu es libre le vendredi 21 novembre ? » m’avait demandé Juliette.

Oui, le soir..

Elle m’invite ma copine, elle me sort, je ne sais pas où , c’est une surprise .

 

Génial

 

C’est la première fois que ça m’arrive une invitation surprise

 

Ce sera :

-théâtre

-concert de jazz (heu.. ;pas fan )

-Restaurant

-soirée cabaret

-boite branchée avec gogodancers streapteasers (non, on a pas ça en Mayenne )

-un film art et essai sous titré en serbo croate que déjà je vais rien comprendre au titre

-une réunion Tupperware ou autre vente à domicile ( non elle me connaît )

Je cherche, je cherche.. vous avez une idée ?

 

Le 21novembre, mais c’est ce soir !!!

20.11.2008

Le parc (2)

 

Quelques mois plus tard, nous nous retrouvons dans ce même parc, le soleil tente vainement de nous réchauffer .

Je suis transie, meurtrie, mes yeux se brouillent, les larmes n’ont cesser de couler durant le trajet, je n’arrivais même pas à parler, dire quoi que ce soit

Le père de Anne me tend les mains, il me dit des choses réconfortantes, il essaye de trouver aussi le peu de mots pour gommer sa peine, impossible, juste se sentir les uns les autres, se donner des gestes d’amour, trouver auprès d’elle la force..

Je m’avance entourée de ceux qui l’aiment

Je m’approche auprès de mon amie, la sœur de Jérôme me tient la main

Anne  est belle, son visage n’est pas marqué par la souffrance, elle repose dans ce lieu, sereine et enfin soulagée.

Ses cheveux commençaient à repousser, je me remémore nos plaisanteries à ce sujet, je lui avais conseillé de les laisser très longs et de se teindre en blonde

J’effleure son foulard, je le saisis, je n’arrive pas à prier, je la regarde, je suis là, auprès d’elle.

J’aurais besoin d’être isolée, une musique douce berce ma douleur .

Elle aimait chanter, je chanterai pour elle, encore et encore ..

Je réalise que ce sera notre dernier rendez-vous, je ne veux pas penser aux funérailles, j’irai mais ce qui compte encore c’est de la voir, de me tenir à ses côtés

Jérôme ne peut pas rester, il n’accepte pas, il ne peut  pas

Je l’accompagne, je lui dis au revoir …à mon amie

 

Nous avons tellement reparlé de ce moment, essayant de savoir si elle avait parlé de sa mort

Elle en avait parlé dans ce parc, c’était là qu’elle allait se ressourcer entre les traitements, c’est certainement là qu’elle avait pu en parler

La tendre complicité, les rires, tout ce qui m’a unit à elle, m’ont aussi scellée à ses proches

J’aime Lorenzo comme un frère, j’aime Nath comme une sœur .

Nous sommes liés tous, fortement liés par une femme, une mère qui a semé dans cette vie, la sienne, une avalanche d’amour et de tendresse.

 

Il n’est pas un jour ou je ne pense pas à elle ,depuis déjà bientôt trois ans ..

05:32 Ecrit par Jeanne dans hier | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note

Toutes les notes