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reflexion - Page 12

  • Ces changements là

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    Ellen a changé de lunettes, et de lit, un grand lit pour remplacer le sien, âgé de 15 ans

    « Tu ne changes pas de lunettes maman ? »

    Je n’aime pas changer, les miennes sont encore récentes, pas encore démodées, pas abimées

    Pour changer, j’ai besoin que les choses aient vécu

    Je n’aime pas changer de portable, de sac à main, de manteau

    Les choses doivent être amorties, les grosses dépenses  justifiées

    Ellen me dit qu’elle fait partie de la génération des changements, les ados passent d’un truc à l’autre, remplacent, aiment le neuf, jettent, zappent

    Je ne fais pas partie de cette mouvance là

    Nous avons changé notre  cuisine

    L’ancienne, installée sans doute par le propriétaire dans les années 80 était délabrée, désintégrée

    La notre durera, on la changera dans 30 ans

    Je serai vieille, j’aurai changé, je serai grand-mère, je ne veux surtout pas penser à ma prochaine cuisine

    Ellen va changer de vie, la mienne est stable, j’aime ça, je ne veux pas tout changer, tout bousculer, je l’ai fait, chacun son tour

    J’aspire à des changements, ailleurs, ceux que je n’ai pas choisis, ceux que d’autres ont pris pour moi

    Mon travail ne change pas, il évolue

    Pourtant il y a des gros changements, plus de locaux, trop insalubres, on m’envoie ailleurs, toute seule, plus de collègues, plus de liens, je vais peut être devoir changer, à cause de ça

    Ça m’attriste un peu, dois je m’accrocher ?

    M’adapter, sans doute, rester positive malgré tout

    Quand dans ma vie, il n’y aura plus rien à changer, je regretterai sans doute le temps des changements

    Ils m’aident et me confortent que je suis capable de m’en accommoder

    Y’a des gens qui gardent les même lunettes durant plus de 20 ans ….

    Ma mère déteste les nouveautés , dans la nouvelle cuisine , elle sera complétement perdue !

     

  • La sénescence de Jeanne

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    Je me rends compte que je vieillis quand :

    -je ne supporte plus d’entendre Hôtel California à la radio

    -Je suis allée chercher la carte bleue pour Ellen

    -Je ne mange plus de crème desserts et je rechigne pour acheter du Nutella

    -Je passe vite mon chemin devant les magasins de gadgets et choses édulcorés et inutiles

    -Je ne peux plus faire de grasse matinée au delà de 9 heures

    -Je me surprends à  regarder les rediff d’émissions de variétés des seventies

    -J’écris un billet sur mon blog qui parle de chats

    -Je supprime une photo prise d’un peu trop près à cause des rides

    -Je ne m’intéresse pas au compte rendu de l’échographie d’une copine trentenaire

    -Les femmes  qui mettent la photo de leur bébé sur leur profil  FB m’agacent

    -Je réagis quand je vois des minettes qui portent un short et des boots

    -Je suis incapable de comprendre la valeur des grosses sommes en euros

    -Je n’ouvre pas les courriers administratifs, je les pose en attente dans une corbeille

    -Je remets les allumettes usagées dans la boite

    -Je suis obligée de chercher pour qu’un prénom me revienne en mémoire

    - je suis indifférente quand on me crie dessus en voiture

     

    Je vieillis, mais j’ai mal nulle part !

    La chance quand même …

     

  • Chats ou bébés ,il faut choisir

     

     

    A la radio, les auditeurs ont la parole

    «  oui , voilà , je vais bientôt avoir un bébé , je vis très bien cette grossesse , mais j’ai des craintes quand à l’éventuelle jalousie de mon chat , je me demandais si il ne réagirait pas , face au bébé , deviendrait agressif , blabla , bla …. »

     

    Oh la boulette !

    Mea culpa

    Quand Mimine avait un an, j’ai eu un bébé, oui, un bébé, sans lui demander son avis, sans même m’inquiéter de savoir si mon chat allait être perturbé, jaloux, déboussolé

    Pire, encore, quand Rose était tout bébé, la mimine allait dormir avec elle

    « T’es inconsciente Jeanne, tu sais que les chats étouffent les bébés »

    «  Pas tous.. »

    La mimine se couchait à ses pieds, comme tous les chats en général, sauf la Louloutte qui dors sur le dos de Louis, mais il est assez grand pour lui expliquer que c’est un peu malpoli loloutte rose.JPG

     

    Je me demande dans quel monde on vit, quelle place prend l’animal domestique dans la vie des gens

    Ils n’ont pas d’autres trucs à penser, des tracas plus important que la jalousie des chats

    Sans parler de cette fameuse Toxoplasmose, dont les femmes enceintes font la surveillance

    Je ne l’avais jamais attrapée, et ce n’était vraiment pas de chance de l’avoir juste à ce moment là

    «  Ah Jeanne, tu as des chats, je ne suis pas immunisée, au secours !!!!!!!!!! »

    Je ne vais pas non plus vous servir le contenu de la litière du chat

    Ça m’agace toutes ces précautions, ces préventions, ces concentrations de problèmes qui n’en sont pas

    J’aime les chats, je les adore, je les vénère, mais tout de même, avant tout, ce ne sont que des animaux, et qu’ils cohabitent depuis des décennies avec l’homme et qu’à partir du moment où ils sont habitués, ils ne sont que rarement agressifs (il n’y a qu’à regarder leurs yeux pour s’ne rendre compte)  

    Nos chats, chatons, apportent aux enfants plus que n’importe quel jouet, peluche et doudous

    Ce sont des êtres vivants, sains, mortels, et qu’on arrête de se faire des nœuds dans la tête avec tout ça !

    Je dis ça, mais une question me taraude, j’aimerais bien avoir un troisième chat

    Est-ce que je saurais lui donner autant d’affection qu’aux deux autres MIMINE collier.JPG?

     

  • Autocongratulation

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    Coumarine dans un de ses billets nous invite à se prendre dans les bras , soi même, ça pourrait surprenant, mais pourquoi pas après tout

    Antiblues se fait des compliments, lui-même, et il a bien raison, et de fil en aiguilles nous lançons la journée de la mégalomanie

     

    Y’a pas de mal à se féliciter quand même

    Pourquoi rester modeste , pourquoi ne pas être fier de soi , sans pour autant se montrer vaniteux , orgueilleux , ou égocentrique , oser admettre  que par instants , nous portons un regard positif sur un acte , un trait de caractère , un défi réussi , une avancée personnelle

    J’avoue, je le dis, je suis fière de ce que je suis devenue, heureuse de ce qui se passe dans ma vie, consciente que tout n’est pas arrivé par hasard

    J’ai passé trop de temps à me sous estimer, trop d 'heures à penser que les autres avaient plus de valeur que moi, plus de charisme

    Il m’est alors venu alors une idée, et je vous convie à me suivre

    Ecrire un billet, sur soi, décrire quelque chose dont nous sommes fiers, s’auto complimenter, avec franchise, et humour, cela contribue à ce que l’on appelle l’estime de soi

    Je publierai mon texte demain, et j’espère que vous aussi amis lecteurs oseraient livrer sur vos blogs quelque chose de beau sur vous:un texte , une image, une création, un poème, ce que bon vous semble

    (Pour les amis qui n’ont pas de blog, je veux bien publier ici)

    Allez, comme dirait Théodore :

    «  On s’la pète ! « 

     

  • Copie , copiez , copions

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    De sa main il avait saisi une feuille blanche de papier machine et avec un stylo à bille bleu avait copié les paroles de l’aigle noir

    « Jeanne, c’est pour toi « 

    Pourquoi ai-je conservé cette feuille ?

    Elle n’a aucune valeur, bien sur que non, que si

    Ça ne s’explique pas ça

    Il lui aurait fallu deux clics pour faire un copier coller sur un site de paroles de chansons et un dernier pour lancer l’imprimante

    Il l’avait copiée, de sa main, cette chanson , pour me la transmettre , comme un pli unique

    On copiait, recopiait, des recettes, des adresses, des poèmes, des lignes, des chansons

    Les filles avaient des carnets de chansons, elles y collaient des photos de leurs idoles, Cloclo, Mike qu’elles découpaient dans Podium

    Les vieux carnets de recettes ou venaient s’ajouter une recette écrite à l’arrachée sur le carton blanc du papier toilette, que l’on ne jetait jamais par souci d’économies, étaient conservés dans un tiroir de buffet au milieu des bouchons et couvercles de tupperwares

    Tu me le copieras !

    Copié, collé

    Rendez vos copies !

    Regardez, c’est une copie !

    On télécharge, on copie, on stocke des tas de données, des films, des musiques, comme si en amassant on se sentait plus fort, plus riche

    «  Regardez ma vidéothèque, j’ai plus de 200 films sur mon disque dur ! »

    Et oui, mais faut il encore les regarder.

    Je ne m’égare plus dans le stockage de documents audio, vidéo, je n’achète plus de CD, plus de DVD, quelques livres

    J’ai emmagasiné dans la mémoire des émotions, des instants qui ne seront plus jamais palpables, je garde les quelques traces qui peut être un jour me referont la «  mise à jour «, ne défragmentez  jamais mon cerveau, par pitié !

    Parce qu’un jour peut être on m’arrachera de toutes ces traces, carnets, photos.

    Surement parc e que le temps qui passe me fait trembler , parce que je m’accroche à ce que j’ai vraiment vécu , à ce que je vivrai encore ,  à l’essentiel de mes futilités , mes boites , mes malles cadenassées , mes reliques , mes papiers jaunis et si précieux …

     

     

     

  • Etranges coincïdences

     

    Nous avions rendez vous ce jour là devant le Théâtre de Cherbourg vers 17 heures

    Quand Dana est arrivée vers nous, j’ai sourit discrètement, me disant que c’était tout de même une sacrée coïncidence

    Elle portait un pantalon vert émeraude, proche du kaki, harmonieusement assorti d’un tee shirt et d’une tunique de même couleur

    J’avais trouvé pour mon amie un foulard vert, et je lui avais confectionné des boucles d’oreilles pendantes de même couleur

    Elle était ébahie quand elle a déballé mon petit cadeau, comment pouvais-je mieux tomber ?

    Nous avons reçu cette syncronicité comme un joli signe de notre amitié, suivre ses instincts et savourer ces hasards là

     

    Sur la plage, avec ma famille, nous avons décidé de nous poser pour un moment, une petite baie tranquille aux abords de la Trinité, de belles maisons de vacances

    Rose fonce dans la mer, un homme descend doucement les escaliers de pierre accompagné d’une femme, la sienne sans doute.

    Jérôme discrètement me demande si je pense que c’est lui

    Moi qui joueuse, parfois m’amuse à trouver des ressemblances avec des personnalités aux gens de la rue, là, certes, c’est plus qu’un sosie

    J’aurai confirmation à sa voix, on ne peut pas se tromper

    Il se baigne dans une eau bien fraiche, tandis que la femme scrute les curieux et éventuels voleurs d’images

    Il sort de l’eau rapidement et propose à la femme de le retrouver au jardin puis disparait derrière l’escalier

    Ce n’est pas l’envie qui manquait d’aller le remercier pour cette gentille lettre reçue en Juin au nom de la troupe, mais je respecte trop l’homme, l’artiste pour voler ses vacances et son intimité

    Je suis juste touchée de le savoir si prêts de nous, lui bien plus qu’un autre

     

    Je suis sensible à ces signes là, ces syncronicités, événement non calculés qui ramènent à cette belle réalité, me posent les pieds bien à terre, Dana était pour moi une femme lointaine il y a moins d’un an, elle est aujourd’hui une amie que je peux embrasser, avec qui je peux rire, en dehors de l’écran

    Cette rencontre hasardeuse avec Alain Souchon me ramène aussi au fait que les artistes qui composent, m’emportent dans des émotions ultimes sont avant tout des hommes, palpables, authentiques

    Cela me conforte dans mes doutes, le virtuel et le réel

    Parce que oui, derrière nos écrans, ce trouvent des âmes aimantes  …

    GALETS.JPG

  • Couper le cordon

     

     Il faut couper le cordon « 

    Il FAUT, j’ordonne, je sais, j’exige ………

    J’ai souvent entendu des critiques, parce que j’étais une mère trop prévenante, quand Mark a 1 an se mettait à hurler dès que je n’étais plus dans son champ de vision, il fallait par la force des choses affronter les pensées de l’entourage

    «  ah sa mère …… »

     

    Oui, sa mère, évidemment, il aimait voir sa mère, la sentir, la toucher et moi j’étais heureuse de ça, parce que je devinais à travers ses émotions qu’il était attaché à moi (n’oublions pas qu’à neuf mois un bébé qui voit sa mère disparaitre pense qu’elle ne reviendra peut être jamais, puisqu’il n’a aucune notion du temps et de l’espace)

    Attaché ne veut pas dire prisonnier, je n’ai pas mis de chaines à ses pieds pour qu’il reste collé à moi

    Il fallait donc que je me détache, le fameux cordon, ce truc pas vraiment beau avait bel et bien coupé le jour de leur naissance, je n’ai jamais fait de cas autour de ça d’ailleurs, cela reste anatomique, technique

    Mais l’attachement, ce qui relie une mère, un père à ses enfants, ce lien qui relie un enfant à ses parents, c’est tout autre chose

    Le lien, c’est ce qui préserve, conserve, comme celui que l’on  pose autour du sac pour qu’il ne s’ouvre pas, le lien c’est un nœud que l’on peut facilement ouvrir pour laisser sortir les choses qui ont été au préalable ramassées

    Le lien se fait par la pensée, par les petits mots, les petits gestes, les petites offrandes

    Garder le lien parce que quoiqu’on en dise, le petit de l’homme est relié à ses géniteurs et que ce lien dans la plupart des cas se brise par la mort, physiquement, mais perdure toute une vie dans le cœur

    S’attacher, c’est le propre de l’homme, les animaux ne s’attachent pas à leurs petits, certains oublient vite que ce sont les leurs après le sevrage

    Ellen rentre cette nuit

    Durant son séjour je ne l’ai jamais appelée sur son portable

    Le soir, nous avons échangé quelques SMS, des petits mots tous doux pour nous dire nos pensées, nos manques, ces mots sont justes là pour faire le lien, les choses se vivent très bien, d’un côté comme de l’autre, pas de tristesse ni de cafard puisque le lien est la, solide, résistant

    Avec Rose nous avons lavé  les « p’tites chéries «, nous les avons habillées,poupées chéries.JPG j’ai remis en ordre l’étagère des  Baudelaire,baudelaire.JPG déposé un petit cadeau de bienvenue sur l’oreiller

    Le cordon est coupé le jour de la naissance, les jugements des uns renvoient peut être à un manque, un regret  ..

     Le car arrivera vers 1 heure du matin heure locale    

          

  • Le blues du blogueur

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    Lorsque qu’un copinaute  disparait pendant plusieurs jours prévenir, comme beaucoup, je m’inquiète un peu

    Non pas que ce soit un signe d’alarme de ne plus poster, mais inévitablement je me pose des questions, et au bout de quelques temps, il m’arrive en fonction de ma proximité avec le bloggeur de laisser un petit mot plutôt banal «  hou, hou, où es tu passé ? »

    Soit le copinaute choisi de rester dans son terrier, soit il donne une réponse, rassure, ou poste un mail personnel, souvent touché de l’attention que l’autre lui a portée

    Parce que nous traversons tous des moments de peine , de blues , de lassitude et que l’on a pas envie de faire porter cela à nos lecteurs , on choisit alors de rester très discret sur ce passage , ou parce que l’on sait que les petits mots des autres seront source de réconfort , on choisit d’en parler un peu , à demi mots , sans entrer dans trop de détails , juste pour éclairer et vider un peu le fardeau qui pèse sur les épaules lors de ce passage là

     

    Je me garderais bien de trancher entre l’un et l’autre, libre à chacun de faire ce qui lui semble bon et qui peut le soulager

    Mais je crois que malgré cela j’en tire quelques sages résolutions

    Il y a toujours un risque d’apitoiement, un risque de commentaires excessifs, de compassion presque « déplacée  «  et surtout, de dérives dans les commentaires, ou brutalement le lecteur y trouve un soulagement, une épaule pour déverser ses propres chaos et même un plaisir malsain à lire le malheur des autres

    C’est un peu comme une page ouverte, un livre d’or des plaintes, et c’est là que cela me fait peur

    Le blogueur, non seulement devra apprendre à gérer son malheur, mais de plus, éponger un tant soit peu les maux des lecteurs, modérer les mots impudiques,

    Ces questions là, me ramène toujours au fait qu’il faut veiller à se trouver une ligne directive à mon blog, ne pas prendre mes lecteurs en « otage « si le hasard de la vie me mène à avoir un jour un gros malheur ou chagrin

    Je vais parfois sur des forums d’actualité ou des messages sont postés suite à des drames familiaux ou de tragiques accidents

    Chacun y déverse sans retenue des calomnies, des jugements, des banalités, des condoléances, des mots remplis aussi de haine et de règlements de comptes

    C’est tout ce que je déteste du Net, les messages anonymes postés sans modération, crachats, coups de bâtons, insultes …

    Ils ont remplacé les commérages des villages, la «  volaille qui fait l’opinion «  les exécutions publiques, les lynchages ….

    Je me redis juste qu’il y a toujours possibilité de passer par l’autre porte pour réconforter, et que je comprends la discrétion et le silence des blogueurs qui traversent des tourments tout comme je mesure combien les mots délicats et mesurés sont de vrais mains tendues …

  • Les taupes

     

    Oui, c’est un piège à taupes !

    Bravo Mlaféeclochette !j’ai donné un indice et tu as trouvé

    Ellen l’a emprunté à mon père pour le théâtre

    Je me souviens bien enfant, dans le jardin être allée avec mon père voir si les taupes étaient prises dans cet infâme objet de torture

    Je ne comprenais pas bien le principe, et c’est toujours le cas aujourd’hui, je me souviens juste des pauvres bêtes, écrabouillées dans le piège, et sans vies

    Tout ça pour vous dire que depuis quelques jours, quelques taupinettes sont encore sorties de terre taupe-412283.jpg

    Myosotis et Julie ont posé un premier commentaire

    Sachez toujours que si même certains jours, ça cause fort par ici, il y a de la place pour tous chez Jeanne, et que si un jour ça sature, on agrandira les pièces

    Surtout, ne vous sentez pas piégés, osez vous arrêter et déposer un petit mot au gré de vos envies

     Je me pose toujours les mêmes questions concernant cet espace, suis-je

    Trop bavarde, y’a-t-il quelque chose d’impudique à faire des billets de vie, certaines personnes de mon entourage sont peut être mal à l’aise concernant ma démarche

    J’ai évoqué cela avec Pierrot Bâton qui elle-même se lançant dans l’aventure était en pleine interrogation

    Je pense que nous aurons l’honnête, l’une comme l’autre de nous éclairer mutuellement

    Plus j’avance dans cette aventure, plus les proches y trouvent de l’intérêt, une forme de reconnaissance, une proximité

    Je saisis aussi la chance que j’ai de ne pas être la proie des parasites de la blogosphère, je me sens bien à l’abri des jalousies, des mesquineries et des rivalités

    J’ai redit à Pierrot Bâton que nous avions toutes deux un bon remède

    Nous suivons nos instincts ….

    (Photo du net )

  • Ange et démon

    Je demande à Rose de déposer une affiche à l’école, de la donner à sa maitresse tout simplement

    Elle refuse, braille, ne veut pas le faire, de peur de se faire envoyer paitre

    J’insiste, elle résiste, elle crie, je la menace

    Je me calme, lui dit de me faire confiance, que ça va bien se passer

    Elle y a va quand même, je ne cède pas

    Elle doit apprendre à son tour à dépasser ses peurs, injustifiées mais qui ne les a pas vécues

    Je me souviens qu’à son âge le monde des adultes était menaçant

    J’avais toujours peur d’être en infraction, de déranger

    J’ai dépassé tout ça par la force des choses, mais demander sans vouloir s’imposer reste parfois difficile

    Rose est incapable de contrôler ses émotions

    J’ai beau me dire, qu’elle va changer, qu’on ne peut pas avoir des enfants parfaits, elle me pompe, me fatigue

    Elle saute, danse de joie quand tout va bien, trouve ses limites auprès de ceux qui savent lui donner

    Pourtant je trouve qu’elle gère de mieux en mieux les imprévus

    L’autre midi, la maitresse l’a oubliée dans la classe, elle était enfermée

    «  J’ai gardé mon sang froid « m’a-t-elle dit, et j’ai trouvé une solution

    Bravo ! ( no comment sur la maitresse !)

    A l’école de musique, son cours de formation musicale était annulé, nous n’avons pas été prévenus, elle a attendu toute seule, 1h30 pour son cours de clarinette, sans broncher

    Je crois qu’elle murit, qu’elle acquiert la notion du temps, s’adapte un peu plus à son environnement

    Mais il faut que ça sorte, elle m’enlace, » Mamoune, je t’adore «  blanc et noir, ange et démon,

    Par contre elle n’est jamais, jamais malade, pas question, elle n’aime pas trop les médecins, ça sort, tout seul, jamais de trucs ORL ou allergies

    Rose c’est du brut, de l’authentique

    Elle devra faire des efforts pour développer ses aptitudes sociales, on l’aidera, elle fera des choses fabuleuses, elle est créative, déborde d’imagination, manie la langue française avec passion

     mains.JPGJe couche mes craintes par ces mots, je lui fais confiance, écrire, c’est aussi relativiser, relire, pour mieux comprendre

    Je le revois les premiers jours, avec ses 4kg2, je la voyais déjà solide, costaud, résistante, ferme, déterminée

    A 16h 30, l’affiche était posée à l’entrée de l’école

    Elle était contente d’elle ma Rose

    Qu’est ce que je l’aime …

     

     

    Photo :Ellen

  • Petites communautés

     

    Vous serez peut être surpris de voir écrit dans des billets, le mot traboule

    C’est un mot utilisé à Lyon désigne un passage étroit à travers un pâté de maison

    L’idée est née chez Plume, trabouler sur les blogs, c’est s’inspirer d’un billet lu ailleurs pour rebondir

    Ouvrir une porte puis une autre …et le jeu est drôle, ce sont des petits liens de blogs en blogs, rien de plus

    Dans cette fourmilière qu’est la blogosphère, des petites communautés se créent au fil des mois, ce sont des repères, des clans, permettant de favoriser les liens

    Ce me semble inévitable, tout quand dans la vraie vie, les grands groupes, sont sectionnés en petites unités, de manière informelle ou imposée

    J’ai toujours été intégrée dans ces groupes assez vite, c’est dans ma nature, je m’y sens vite à ma place, je les anime

    Extérieurement, je crois que c’est parfois frustrant de voir évoluer les clans, pris entre l’envie de les intégrer, et la peur de se faire rejeter

    J’ai vécu ça mainte fois

    Il faut savoir s’en détacher un peu, oser pousser d’autres portes, prendre garde à ne pas s’y enfermer parce qu’en l’absence de nouveau membres, ces petits groupes se tarissent parfois

    Depuis quelques semaines, les visites augmentent par ici, soyez les bienvenus nouveaux lecteurs !

    Osez déposer un petit mot, même si déjà d’autres ont commenté, les habitués, les fidèles

    Rien n’est figé, mon blog roll aurait besoin d’un petit coup de ménage d’ailleurs

    Beaucoup de blogs sont en pause, en jachère, je doute, comme vous sans doute, prise entre l’envie de partager et la peur constante d’être jugée

    Total paradoxe

    C’est le lot de tous ceux qui s’exposent,

    Depuis quelques jours, j’ai un peu le tournis, les insomnies me font prendre conscience qu’il va falloir veiller à ne pas tomber dans l’eau, mais l’énervement et l’excitation des semaines à venir vont  sans doute me tenir à la surface

    Ce blog est un vaste terrain de détente ou j’y retrouve beaucoup de supporters fidèles et drôles

    Je ne regarde aucun match, la coupe du monde me passe complètement au dessus de la tête

    Il va falloir tout de même que j’entende ces fameuses trompettes qui mettent la terre entière au bord de la crise de nerfs

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  • Plaies jamais pansées

    Chaine.JPG

    Au téléphone, ma mère prend des nouvelles des enfants

    Je lui parle des soucis de Rose à l’école, que ce n’est pas facile, quelle a un caractère trop entier, et lui avoue que je sens que la maitresse ne peut plus la supporter

    Et brutelament la voix de maman change, et elle me reparle à nouveau de cette institutrice qu’elle avait, qui l’a rabaissait, de sa mère qui ne l’a jamais soutenue, au contraire qui encourageait l’enseignante à la punir

    Elle me dit qu’elle en veut toujours à ma grand-mère de ça, et je saisis le lot de souffrance qui est  restée en elle, cette confiance en elle qu’elle n’aura jamais ensuite

    Mais pourquoi personne n’est venu la réconforter, que de dégâts, que de plaies jamais pansées

    Ça me brise le cœur, je voudrais être auprès d’elle pour la serrer dans mes bras

    Elle me parle de Rose, lui trouve tant de qualités

    Ma mère aime ma fille, elle lui donne toute  la  tendresse, elle s’occupe d’elle, la coiffe, la cajole

    Rose avec elle est sereine, dommage qu’elle ne puisse pas la voir plus fréquemment

    Ma grand-mère m’a donné beaucoup aussi, comme si elle voulait rattraper le temps, reconstruire son passé de mère

    C’était aussi parfois dur à vivre pour ma mère, elle observait la sienne choyer ses enfants alors qu’elle n’avait rien reçu, pire encore, elle avait dans son enfance vécu des drames certainement insurmontables, dont sa mère avait fait un déni total

    Nos héritages du cœur font partie sont des wagons lourds à tirer

    On pourrait penser  qu’à chaque départ la locomotive s’allège, il n’est en rien, je crois juste à la force des mots, s’autoriser de reparler de tout ces maux jusqu’au bout, en  accepter les cicatrices.

     

  • Le poids des mots laids

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    Coumarine nous a questionnés sur les conséquences des mots écrits sur nos blogs

    Cela me ramène sans cesse aux interrogations qui nous traversent tous

    Le langage est fastidieux, chaque mot déposé est un risque, risque de choquer, de trop se montrer, de blesser

    Mais dans la vie normale, hors blogs, c’est la même chose

    Je suis parfois vexée par des paroles non mesurées, lancés comme des boules lourdes et chancelantes, elles me laissent sans voix, sans réponses, je n’ose pas rebondir et les relancer

    Cela nous ramène toujours au même sentiment, peur de ne plus être aimé, surtout quand la personne qui nous assomme, nous l’affectionnons

    Il  y a quelques semaines, Charline viens vers moi, un peu énervée

    «  T’as vu l’affiche du spectacle, elle est nulle !!!!!!!!!!!!! « 

    Elle s’emballe, je la modère, lui explique qu’il y a des modifications à faire, qu’elle peut donner des conseils

    Elle ne sait pas que j’ai participé  à  ce projet, et au fond ça n’a pas d’importance

    C’est le mot « nulle «  qui me blesse,  le néant, le rien, le plus que médiocre

    J’ai du mal à trouver les excuses d’un tel emballement, et puis je laisse, j’enterre les paroles nuisibles, comme des parasites, je n’ai pas le poison des mots laids et assassins

    Au bout de quelques jours, c’est passé, je n’en veux plus du tout à cette personne parce que je l’aime bien, et qu’elle n’a pas voulu me blesser, elle a fait une erreur de conduite, elle a roulé un peu très près de ma sensibilité

    Cela le renvoie à mes limites aussi

    Suis-je capable de blesser les autres de la sorte ?

    Certainement, et à mon insu

    Je suis plutôt investie dans les groupes, à l’aise dans la communication, reconnue et appréciée

    Je fais les choses avec passion, et je ne compte pas mon temps, je donne pour recevoir et je l’avoue les gens qui critiquent sans s’investir m’exaspèrent  et je ne me gène pas pour le dire

    Et c’est peut être là que je suis blessante , parce que j’ai conscience que mes aptitudes sociales ne sont pas à la portée de tous , que par timidité , peur de mal faire , certains préfèrent rester en retrait

    Je dois certainement être attentive à cela

    Il n’empêche que je peste contre les consommateurs, ceux qui se délectent de nos mots en critiquant nos blogs

    Je continuerai à écrire ici tout le temps que je pourrai le faire

    Dans mes insomnies, j’ai des envies folles de fermer mes anecdotes, d’arrêter tout, de peur de perdre pied sur cette corde mobile

    Je sais le réconfort qu’il apporte à des personnes qui me sont chers, c’est le carburant qui alimente mes billets, le rendez vous du matin, la pause du soir

    Et cette éternelle envie d’être reconnue et aimée …..

  • Gratitude

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    Le téléphone pleure

    «  Maman, tu peux venir tout de suite, je suis tombé, j’ai très mal à la tête « 

    Mark en larmes me demande de l’aide

    Je suis à deux pas de la maison, je le retrouve vite assommé dans le lit, une grosse bosse au front

    La chute a eu lieu dans la cour du collège, il est retourné en cours, les yeux brouillés et visiblement choqué

    Je pose un glaçon sur la bosse de mon garçon, Mark a envie de vomir, je suis à peine rassurée et préfère l’emmener chez le médecin

    Le docteur B le prend entre deux rendez-vous, il observe et se montre rassurant

    A surveiller tout de même

     

    De retour à la maison, Mark vomit et soulagé, réclame à manger

    C’est plutôt bon signe

     

    Vers 21 heures, il se lève, souriant, je craignais la somnolence

    Il a eu peur, du choc, de la douleur

    Il n’est pas prêt à gérer ça

    « Maman, merci, de m’avoir soigné comme ça « 

    il me prend dans ses bras, exprime sa reconnaissance

    « Papa est rentré exprès pour moi, j’ai de la chance de vous avoir comme parents « 

    Sa gratitude est touchante, j’ai fait mon travail de maman, rien de trop, le protéger, le soigner, le réconforter

    Prendre conscience à cet âge là, que d’être entouré de la sorte n’est peut être pas acquis, et exprimer avec son cœur, de tels remerciements est un beau retour

    Je n’aime pas la notion de « sacrifice «  ,  faire culpabiliser nos enfants de ce dont à quoi on renonce «  j’ai tout donné pour toi « 

    C’est un devoir de protéger, cela ne se quantifie pas, dans certains domaines je ne renoncerais pas à mes choix personnels pour faire passer mes enfants avant tout, ils le savent, je ne leur ai jamais caché, tout le temps qu’ils soient protégés, entourés, sécurisés

    Il me semble que c’est la chose la plus rassurante pour eux, pour nous

    Vivre à leurs côtés, les rendre responsables et autonomes sans les mettre en échec

    Il n’existe aucun manuel pour apprendre ça, accepter les devoirs et les obligations, de leur côté à eux, enfants, de notre côté à nous parents

     

    Rien de trop, pas trop peu, doser la quantité d’engrais que je déverse un peu chaque jour, au risque de les entendre grogner, assumer les tensions et les refus

    Mes enfants sont mes laitues , elles ne doivent pas pourrir , se faire manger par des insectes, ne pas monter trop vite

    Leur donner le mieux pour faire d’eux des adultes aptes à affronter les embuches de la vie

    Et continuer à leurs côtés, sans attendre en retour trop de gratitude

    Parce qu’il n’y a pas eu sacrifice..

  • Tendresse

    Ma Rose est triste

    Ma fille est malheureuse

     

    Qui pourra lui redonner son sourire ?

     

    Une étape à franchir, à accepter

    Des moments de vie pas faciles

    Trouver sa place , intégrer les diferrences ....

     

    Une image à partager, de grande tendresse.

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    Et les oisillons boudeurs sont ils bientôt prêts à voler ?

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