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reflexion - Page 9

  • Que sont ils devenus ?

     

     

     

    DSCN3435.JPGEn cherchant de temps à autre  dans mes archives des liens de billets, je m’arrête pour relire quelques commentaires

    Je ne peux m’empêcher de repenser à ceux qui venaient presque quotidiennement  déposer des mots

    Que sont ils devenus ?

    Ils ont pour la plupart laisser leurs blogs en jachère, ou fermé brutalement

    Je pense à Elle,  si attachante notre blogueuse corse, à Louise, qui passe en douce ici, de temps à autre, j’espère vraiment qu’elle continue à écrire, ailleurs

    Et Jean Pierre, avec ses bons mots, pourquoi a-t-il subitement quitté la blogosphère ?

    Parmi eux il y avait Barbie, décapante, elle a peut être trouvé l’âme sœur

    Et toi Carl ?  Tu viens de temps en temps, j’ai du mal à ne plus avoir de petits signes ?

    Pourtant je  suis chanceuse, vraiment heureuse d’avoir la visite matinale de Risette, et Didou qui passe de temps en temps, je les retrouve ailleurs aussi …

    Quand on s’éloigne de la blogosphère, il est difficile d’y revenir, d’autres prennent la place

    Mais il y a les fidèles , vous , Elisabeth ,Ksénia ,Cigale , Faye , Plume , Antiblues , Joe , Tagada , Mlaféechochette  , Anne ,Sapq ,Vonric ……  tant de messages offerts , tant de plaisanteries , tant de complicité

    C’est comme dans la vraie vie, il y a les passants, ceux que l’on croise dans nos loisirs, au travail, qui disparaissent de nos vies, et qui ressurgissent de temps à autre, ou jamais

    C’est bon de savoir que d’autres viennent en douceur, apprivoisent peu à peu mon univers, s’y attachent

    Et je redis combien les amis de la Vie me sont précieux aussi ici

    Pourquoi commenter un billet ?

    Pour laisser une trace de son passage, pour faire plaisir au blogueur, ou tout simplement parce qu’on a envie de dire des choses, tantôt futiles, tantôt profondes

    Il m’arrive parfois de laisser des commentaires sans réponse sur des billets anciens, je m’en excuse, et sachez que même si vous arrivez en fin de journée ou quelques jours plus tard, chaque mot déposé à sa valeur

    Osez aussi répondre aux autres, croisons nous, provoquons cette vraie interactivité qui fait vivre cet espace

    Sans commentaire, chaque billet serait un plat sans épices, vous constituez tous les cuisiniers de mes anecdotes, avec ou sans sel !

  • La sérénité

     

    Serena me dit toujours avec un grand sourire que je suis  positive, elle a le sentiment que dans ma vie et dans ma tête tout coule de source, et que les tracas les plus insurmontables ne pourraient pas m’atteindre

    Il y a encore quelques temps , je le prenais à juste titre comme un reproche , comme si j’avais eu la chance d’être épargnée  , une sorte de naïveté , d’arrogance ,  mais depuis qu’elle est devenue mère , elle se nourrit je pense de quelques conseils , et se réjouit plutôt de voir que le rôle de parent n’est pas un éternel combat , bien au contraire , malgré ses peurs quasi obsessionnelles

    J’aimerais si je le pouvais, tout simplement rassurer,  convaincre les jeunes parents que le monde n’est pas un immense chaos dans lequel on plonge les bébés à leur naissance

    Il est complexe, il évolue mais il faut faire confiance, à ceux qui épaulent nos enfants, à leur entourage social et  soi même s’entourer de gens dignes de confiance

    Rien ne fait plus plaisir quand Ellen me dit «  tes copains, ils sont géniaux ! « 

    Voilà !

    Lorsque mes amis se montrent attentifs et bienveillants envers mes enfants, je saisis que c’est un immense cadeau de la vie

    Face à eux, se trouvent des adultes heureux de vivre, confiants, joueurs, enthousiastes, quoi de plus exaltant !

    Ils se projettent tout petits dans ce qu’ils voient, si l’entourage social et familial est sympathique, ils ont forcement dès leurs plus jeune un capital confiance à faire accroitre

    Je crois que tout, ou presque repose là-dessus

    Après, il y a le libre arbitre, la liberté que chacun a de vivre ses expériences, d’aller trouver ailleurs, de se confronter à l’inconnu, et là, ce n’est plus la responsabilité du parent

    Il m’arrive très rarement de me projeter sur du long terme

    Quand mes enfants  étaient petits, je ne les voyais pas adolescents, le temps de l’enfance était unique, je me consacrais à ça, je ne faisais pas de plans sur leur avenir, je ne m’inquiétais pas de savoir si ils feraient de mauvaises rencontres, si ils sombreraient dans la  drogue, l’alcool ou autre dérives

    A quoi bon se tracasser à l’avance ?

    La protection passait avant tout par la sécurité physique et affective

    Je passais aux yeux de quelques personnes pour une mère « poule e «, je surveillais, sans interdir pour autant

    Comment rassurer ?

    Comment convaincre qu’il est grand temps de se faire confiance les uns les autres

    Tout le monde se méfie, on change de médecin, d’école, de supermarché, on choisit la meilleure clinique, le meilleur  homéopathe de la terre

    Qui sait plus que l’autre ?

    Les parents trentenaires ont eu en général une enfance facile,  fils ou fille des années 80 où tout était aisé pour leurs parents

    Et voilà qu’aujourd’hui certains , pas tous loin de là se missionnent d’un rôle qu’ils n’ont pas à tenir, les jeunes parents sont  animateurs, éducateurs, psy, médecins  et pédagogues

    Qu’ils restent parents ! Et qu’ils délèguent le reste aux spécialistes

    «  Un rien te fait rire «  me disait Anne l’autre jour

    C’est vrai, Jérôme me le dit souvent, et ça le fait rire aussi

    Le grand spectacle de la rue est drôle pour qui veut bien le voir, je refuse la peur, la méfiance et le Mal à tous les coins de rues

    Je sais éperdument que ce grand optimisme qui m’habite depuis grand nombres d’années, je le tiens en partie à l’amour de mes parents et leur protection

    C’est énorme

    J’aimerais sur Serena gagne en sérénité, nous l’aidons pour ça

    Il est certainement temps que cette confiance se propage, je vais œuvrer pour ça, avec d’autres

    Revenir aux choses simples du cœur …..

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  • Se projeter

     

     

    « Alors Jeanne, tu reprends bientôt ? »

     

    Oui, bientôt, dans quelques …semaines

    J’y pense un peu, mais très peu, puisque j’ai réduit mes vacations pour m’offrir une saison moins chargée que celle de 2010

    Fin Avril , je me suis octroyée une pause de cinq mois  avec mon organisme de formation , évidemment parce qu’avant tout  la situation financière le permet et que j’avais mieux à faire que de m’enfermer dans un salle de cours surchauffée ,qu’une de mes collègues avait vraiment besoin de faire des heures ,  que l’ambiance n’était pas  plaisante et que j’émettais des doutes quand à mon avenir dans ce travail là

    Il faut dire les choses comme elles sont, nous pouvons vivre avec un seul salaire, plus de remboursement de maison  désormais, les études de Ellen, tout ça passe aisément

    Travailler ?

    Oui , j’y tiens , pour ne pas me faire oublier , pour avoir la possibilité de faire plus d’heures en cas  de besoin , parce que j’aime toujours mon métier , et que j’en suis fière , parce que j’ai des choses à transmettre dans cette voie là et que je sais que je le fais plutôt bien

    Mais j’avoue, que j’adorerais aussi rester à la maison

    J’aime ça, je ne m’y ennuie jamais, j’ai plein de projets, écriture, créations, et je dois gérer le quotidien qui avouons le à 5 prend du temps

    Il va falloir que  je me décide, combien de temps encore vais-je continuer ?

    Enseigner, former, c’est passionnant mais cela peut aussi devenir usant

    Dire, redire, préciser, reformuler et surtout écouter, rebondir, ne pas froisser, il en faut une sacrée dose d’énergie aussi pour ça

    Je ne me plains pas , loin de là , je gère mes heures ,  mais ce qui me coute le plus c’est l’absence de collègues , ne plus avoir d’environnement , de conseils , d’échanges , de ma retrouver 8 heures d’affilées face à mes stagiaires sans pouvoir échanger avec d’autres formateurs ( c’est du au fait que nos locaux tombent en ruine  et que j’interviens désormais dans des lycées et collèges )

    J’ai donc pris une décision, alléger mes interventions, ce qui me permet d’être vaillante et dynamique à chaque session,  garder un pied dans la formation, notamment   en restant jury d’examen

    Et faire des projets, peaufiner un projet que nous avons avec ma Lilly, oser

    Mais cela me demandera beaucoup de temps de prospection, d’études de marché

    J’ai plein de possibilités, je suis reconnue professionnellement et même attendue dans certains domaines, à moi de faire les bons choix

    Mais qu’est ce que j’aime ma maison mon jardin et la blogo !!

     

    J’ai conscience d’être très privilégiée, j’en culpabilise un peu, parfois, même si je n’ai rien à justifier dans cette vie très confortable qui est la mienne

    Il me faut juste savoir doser cette chance, mener à bien ce potentiel, mes acquis, chercher encore, ne pas s’arrêter passivement au bord du chemin, assumer pleinement  mes choix, et partager sans retenue ce temps qui m’est alloué ailleurs ….

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  • Le colosse

     

     

    pt64315.jpgGino est revenu ce lundi matin pour reprendre ses grilles de sécurité après la pose d’un nouveau portail

    Il avait proposé de nous débarrasser des deux grosses poutres en chêne

    Elles sont lourdes, très lourdes

    Je lui demande s’il a besoin d’aide

    « Non, non, ça va aller « 

    J’hallucine, il va quand même pas embarquer ça tout seul dans sa camionnette

    Il est dingue ?

    Il insiste

    Alors, discrètement, je le laisse  et de ma fenêtre le regarde faire

    J’en suis malade, il peine, il tire l’énorme morceau de bois, gémit, et se blesse la main avec un clou ou un éclat

    C’est pas possible de prendre de tels risques, rien ne l’arrête, tout comme Ralph, un colosse  moderne

    Il risque de se casser le dos, mais il y va, coute que coute

    «  Je prends jamais de vacances « me lance t’il d’un ton bourru

    Jamais de vacances, il bosse le Gino, il ne s’arrête pas

    Ces » performances  physiques " m’interrogent, pourquoi vouloir à ce point là maltraiter son corps, quand il n’y a ni urgence, ni nécessité absolue ?

    Pourquoi ne pas accepter l’aide, humaine ou technologique , est ce que le sens de l’effort passe par la souffrance , le risque de rester invalide ?

    Ces héros là ont-ils besoin à tout prix de montrer leur force, de chercher une reconnaissance absolue de ce qu’on appellerait « le courage « 

    Ça me rappelle notre Francky qui joue avec la vie, la mort, sous prétexte de …ou des femmes enceintes qui ont décidé de tout faire , porter , soulever ,  sauter ….

    Ont-ils confiance  dans l’entraide de l’autre ?

    ont ils conscience de leurs propres limites ?

    Sont ils des héros d’un nouveau genre ?

    Bien évidemment, le Gino il se pose pas ses questions là, et quand à 60 ans, fourbu, il aura le dos complètement  cassé, il aura tout le temps de penser

    De toute façon, il ne prendra pas sa retraite Gino, pour quoi faire ?

    Il ne prend jamais de vacances …

  • Tu me fais honte !

     

     

     

    La_Honte-0d20a.jpgParfois j’aperçois  Bianca dans les rayons du supermarché  discount ou dans le grand hangar des  soldes  de ma ville

    Elle baisse le nez, rase les murs, elle ne veut surtout pas être vue dans ces endroits là

    Elle préférerait  Harrods ou Fauchon, mais y’a pas de ça par chez nous

    Bianca, un peu snob a honte de se trouver dans des lieux si populaires

     

    La honte !!

    Honte de quoi ? ? D’elle-même ?de ne pas honorer le statut social qu’elle s’impose

    Un jour ma mère a eu très honte de nous, ce fut un des plus grands chagrins de mon enfance

     

    C’était un samedi après midi, ma mère était partie à une messe de mariage, des gens s qu’elle connaissait à peine

    Nous avions joué avec Irma une partie de l’après midi, puis avions croisé Louisette sur la route de l’église

    «  Bah, vous n’êtes pas au mariage ? »

    Non

    Mais allez y, allez retrouver votre mère au vin d’honneur

    Elle avait insisté et on avait osé

    Arrivés là bas, ma mère nous avait vus, elle était étonnée, puis furieuse, en colère, parce que nous n’étions pas endimanchés

    Elle nous avait dit de rentrer vite fait et au retour  nous avions eu le droit à une sacrée leçon

    Je me souviens que j’avais beaucoup, beaucoup pleuré

    Nous avions suivi les conseils de Louisette, on en pensait ne pas faire mal

    Et puis, maman avait eu honte de nous, elle nous l’avait dit, et ça c’est cruel

     

    J’ai toujours fait attention à ça, trouver les mots, dit aux enfants que parfois, dans certaines  situations j’étais mal à l’aise face à leurs agissements

    Ellen ne s’est jamais privée pour me dire qu’elle ne supportait pas que je lui dise «  tu me fais honte « 

    C’est sans doute une forme de rejet, la honte, c’est trop fort comme mot

    Pourtant, avouons que nous avons honte de la compagnie de ceux qui parlent trop fort dans les groupes, ou qui  se montrent méprisants face aux serveurs des restaurants   , des enfants qui braillent dans les lieux publics, piquent des colères

    Qu’est ce que ça nous renvoie, un échec, le jugement de l’autre

    Est-ce que je juge aussi une mère qui ne sait pas calmer les caprices d’un enfant

    Les émissions de téléréalité contribuent à alimenter ce sentiment

    Ils n’ont pas honte de se donner en pâture comme ça

    Et pourtant, on regarde, juste pour se déculpabiliser face à nos faiblesses  (je ne suis pas à ce point là)

    La honte  est un sentiment lié à la société dans laquelle on vit, honte face à  la nudité,  aux règles pas respectés, à l’alcool, aux excès

    Paradoxalement, certains auront honte  là ou d’autres tireront la gloire

    J’ai rarement honte,  je peux être gênée, embarrassée, m’écarter doucement d’une situation qui me met mal à l’aise

    Mais avoir honte de soi, ou de quelqu’un, rarement, je ne me sens pas responsable de leurs actes, et j’en assume pas la responsabilité

    Pourtant …..Parfois, c’est  le ressenti  que l’on porte

    Cela nous renvoie à nos échecs, peut être que ça contribue aussi à  équilibrer les émotions

     

    Peut être qu’un jour quand je reverrai Bianca dans un magasin discount, je lui taperai un grand coup sur l’épaule ….

  • Mythique

     

     

    Malgré la pause estivale, les blogs délaissés pour cause de vacances ou autres occupations, j’ai de plus en plus de visites par ici

    Visiteurs qui arrivent pour la plupart sans doute par hasard, repartent aussi vite grâce aux fameux mots clés

    Toujours dans le classement depuis des mois, mon billet «  le personnage mythique «  attire toujours les foules

    Les mythes , ceux qui se font rares , ceux dont il est absolument interdit de dire du mal , ceux qui font rêver , ceux qui par leur charisme , leurs parcours forcent respect et admiration !

    blogosphere2.jpgJe me suis alors demandée si dans la blogosphère il n’y avait pas des bloggeurs mythiques

    La recette parait simple

    D’abord, il faut se faire connaitre, pour ça, poster des  commentaires partout, tous les jours (même si le billet n’est pas lu, on trouve toujours des banalités …)

    Le faire régulièrement pour ne pas se faire oublier

    Puis, poster sur son blog de moins en moins souvent, ça met le lecteur déjà séduit   par les mots du blogueur  en appétit, dans l’attente DU NOUVEAU BILLET

    A  sa parution, ce billet est inondé de commentaires, de liesse, de bisous à gogos

    Ça marche

    Le blogueur mythique, qui se fait rare dans la blogo, a alors l’idée de commenter chez les habitués sous un nouveau pseudo

    Ça cultive le mythe, il avance masqué derrière un autre masque …

    Ça devient compliqué quand même

    Et …..Comme tout va vite dans la blogo, on a tendance à l’oublier, ôter son lien dans la blogroll et regretter de temps à autre les échanges qui avaient lieu

    Le blogueur n’a pas forcement cherché à créer le mythe, il est devenu victime de son succès, de son charisme, et tourne le dos à la blogo, par choix, ou par contrainte

    C’est comme dans la vraie vie en fait

  • A la trappe

     

     

     

    Quand j’étais petite, j’avais peur et honte d’avoir peur

    Peur de perdre mes parents, peur de l’enfant aux gros bras , peur  de l’abandon, peurs en général fréquentes chez les enfants

    J’avais peur aussi, et vous allez être étonnés, d’Henri Salvador

    Quand il apparaissait dans la télé, habillé en fille, en faisant des grimaces, j’avais la trouille

    Pourquoi ?SALAVORD.jpg

    Je n’ai jamais cherché à savoir, et j’ai même réussi à chanter Syracuse des années plus tard

    Comme quoi …

    Mais j’ai gardé des peurs irrationnelles

    La plus cocasse, la plus risible, est la peur de perdre mes enfants dans les coulisses

    Ellen, Mark et Rose ont eu maint et maint fois occasion de monter sur scène, dans des petites salles et des salles prestigieuses

    Je les dépose toujours avant pour la mise en place, la répétition et je reviens un peu plus tard pour la représentation

    Et là …l’angoisse monte

    J’ai peur, je frémis à l’idée de ne plus les retrouver

    Mon cœur palpite, dès que les troupes arrivent sur scène, je cherche ma fille, et si par hasard, elle n’apparait que plus tard, je suis irraisonnée

    Comme si elle pouvait disparaitre dans une trappe, un gouffre, une porte secrète qui l’emmènerai dans une autre dimension Trappe_plancher.jpg

    Vous avez la légitimité de rire …

    Bien sur, je ne peux pas gueuler de mon siège «  Rose !!!!!!!!!!!!! Ellen !!!!!!!!!!!! Ou Mark, t’es où ????????

    Je ne peux pas bouger, j’attends et au moment même ou ma progéniture entre en scène, parce qu’ils ne se perdent jamais, je suis soulagée …pire encore, je revis

    Un soir, dans la cour du Conservatoire, Rose participait à un spectacle «  en « façade « 

    La nuit n’arrangeait rien

    Un groupe de gosses arrive enfin, la prof de musique les accompagne, Et ….pas de Rose

    Lilly était avec moi, je lui raconte, elle rit, et me dit «  je comprends.. »

    Je n’ai pas tardé à aller voir la prof, elle m’a d’emblée rassurée

    Beaucoup de parents laissent leurs petits vadrouiller avec les grands  dans les bas des immeubles …ils font comment ?

    Je n’ai jamais peur quand je les laisse seuls à la maison, je suis fière de savoir qu’ils n’ont pas peur

     

    Peur du vide, peur de l’orage, peur des animaux, peurs contrôlées ou incontrôlables

    Il est bon de s’avouer nos peurs ….et de tenter de les dompter

    Je n’aime pas les comiques qui font trop de grimaces, et vous savez quoi, au dernier spectacle, au début de la deuxième partie, Rose m’a cherchée, et ne m’a pas trouvée …

    J’étais restée en coulisse

    Même pas de trappe !

    Je suis revenue …

  • Trop loin ....

     

     

    Depuis quelques jours ma mère ne va pas bien

    Elle souffre de vertiges, nausées, grosses crises d’anxiété

    Quelques passages à l’hôpital n’ont guère été convaincants

    Elle a été soignée pour la maladie de la Meunière, mais les troubles restent présents

    Elle à peur, n’identifie pas ses peurs, irrationnelles, angoisses de mort ....

    Elle culpabilise d’affliger ça à mon père, il se montre bienveillant

    Et moi, à des kilomètres de tout ça, je me sens trop loin

    Il faudrait que je puisse aller la voir, parler avec elle, rien de plus, mais beaucoup quand même

    Elle est bien entourée, par Louis, par Flo, par Suzy mais l’angoisse reste  toujours là

    Elle se soigne à grands coups d’anxiolytiques, mais qui l’aide vraiment ?Chaine.JPG

    Ça fait trop longtemps qu’elle traine tout ça, trop longtemps qu’elle aurait du être soignée sérieusement, elle refuse l’aide psychiatrique, c’est surement trop tard

    Son état me renvoie à ce que j’aurais pu devenir si je n’avais pas, seule, fait un chemin de « prévention « 

    J’aurais pu rester enfermée à vie dans ce traumatisme de « mort «, cette peur constante de passer de l’autre bord, sans raison …

    J’ai réussi à vaincre ce spectre là

    J’ai pu ouvrir une autre porte, celle de la Vie, chassant vaillamment  la maladie dans laquelle on m’avait enfermée

    J’ai vaincu

    Pas elle

    Je me sens trop loin, trois heures de route, c’est beaucoup pour passer quelques heures

    Je l’appelle, elle n’est pas à l’aise au téléphone

    Je comprends ça

    Elle n’ose pas m’appeler quand elle ne va pas bien, pourtant, une mère doit aussi se tourner vers sa fille,

    Ma mère a vécu un drame, un événement traumatique, une grave maladie, trop de choses à porter seule  en plus des blessures et des humiliations de l’enfance

    Personne ne l’a consolée, elle a du faire route coute que coute, seule, bien trop seule

    Je ne crois pas à un état dépressif chronique, je crois à un traumatisme, à des plaies jamais refermées

    Je constate, et fais rien de plus

    Comment se fait il qu’elle n’ait jamais vraiment été prise en charge, pourquoi à chaque fois qu’elle va à l’hôpital elle ressort sans réponse

    J’en ai marre !

    Qui peut l’aider ?

  • Envie de poursuivre

     

     

     Si je devais devenir raisonnable, inévitablement il faudrait que je supprime la moitié des billets qui figurent dans ce blog

    Parler de fleurs, de chats, de chansons, et de murs défoncés, c’est acceptable, aisé, et sans conséquences mais parler de ceux qui m’entourent, ais je la légitimité de le faire ?

    Car même si j’ai d’emblée donné le lien du blog à ma famille, mes amis, il ya des jours où je me demande si vraiment, avec la plus grande simplicité, l’un d’eux , froissé  par la publication d’un billet, ou simplement d’une phrase aurait le courage de me demander de la supprimer

    Et puis, nous sommes assaillis de par et d’autres de réflexions autour du Net, entre les réseaux sociaux et la blogosphère, tout le monde se raconte au péril de dévoiler ou calomnier, la pente est glissante, il convient d’être prudent

    Lorsque j’ai eu l’idée de raconter mon enfance, sous forme d’anecdotes, j’avais des choses à cracher, et je pensais qu’il n’y avait pas de voyeurisme, ni d’exhibitionnisme à le faire sous cette forme là

    J’ignorais surtout que mes petites histoires pouvaient intéresser les autres

    Je me souviens d’un commentaire de Marc, qui disait «  j’aime bien les prénoms que tu donnes, ça rend les notes plus vivantes « 

    Oui, choisir des pseudos à tout ce petit monde était devenu un jeu, et me « rebaptiser «  également

    La narration courte, par petits bouts de mon histoire, constituait la trame d’un puzzle qui serait long à reconstituer

    J’ai d’emblée aimé le fait de ne pas raconter chronologiquement parlant

    De fil en aiguille, de blogs en blogs, les habitués se sont installés, et pour la plupart sont restés

    Il était aisé de s’égarer, chercher à raconter toujours plus, amuser, provoquer les lecteurs

    Oui, mais pas au détriment des autres

    Et ne surtout pas laisser des commentaires limite calomnieux défiler au pied de mes anecdotes

    Pas de règlements de compte, quelques petits coups de gueules quand même, et dieu sait que la tentation est grande !

    Avec lucidité, j’ai vite compris que j’étais un minuscule microbe dans le Toile et que franchement, la terre entière n’avait pas les yeux rivés sur mes histoires et que tout ça n’est rien à côté des mensonges, et autres révélation sordides dont la presse nous inonde chaque jour

    Et si je n’avais pas raconté à ma manière toutes ces histoires, aurais je eu autant de commentaires émouvants, renvoyant chacun à sa propre histoire

    Aurais-je tissé ces liens précieux auprès de vous ?

    Et les écrivains, ceux qui ont publié, ne sont ils pas eux aussi inspirés par des histoires vues, entendues, retranscrites avec leurs mots, avaient ils ce même questionnement que nous humbles blogueurs de vies ordinaires

    Je veille à préserver mes proches, ne pas publier des textes qui pourraient gêner, tout ne peut pas être dit ici ….

    Le hasard fait que je réalise que mes anecdotes ont aujourd’hui  quatre ans

    Au delà  d’un anniversaire, cette mise au point m’aide à relativiser, je n’ai pas cherché à tromper, Jeanne et moi sont bel et bien les mêmes personnes

    J’ai la plus grande envie de poursuivre

    Un copinaute m’écrivait « j'ai envie de te suivre »

    Je vous remercie tous de me suivre, en pointillés, avec assiduité, ou occasionnellement

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                                     Merci   

  • Encore des impressions ...

     

     

     

     

    Après ces quelques jours passés hors de la blogosphère, un drôle d’impression s’installe

    J’ai comme Le sentiment de vous «  abandonner  « 

    Je lis les messages, pas le temps de répondre, et pas le temps d’aller faire un tour chez vous

    Mais je sais que c’est passager et que le rythme normal reprendra

    Je saisis mieux les départs  sur la pointe des pieds

    Lorsqu’un blogueur s’éloigne pour diverses raisons de ce « monde à part «  il me semble que l’on peut vite se sentir largué, loin de tout, qu’il faut presque se ré apprivoiser chaque espace, il faut poser ses valises, prendre le temps de revenir commenter sincèrement et authentiquement

    Soyez honnêtes, si le liste de liens est conséquente, déposer un mot chez chacun prend du temps, il est donc tentant de se contenter d’écrire un banal commentaire, un » coucou bisou « juste pour montrer trace de son passage

    Un peu comme quand on croise dans un supermarché quelqu’un de connu, mais qu’il est risqué  de prendre du retard dans un début de conversation, parce que l’heure tourne et que le caddie rempli sera à vider, et que les ……

    Et puis, indéniablement, on au souci de l’équité, n’oublier personne

    Ça deviendra presque un petit travail, ça perd son sens tout ça

    Alors ….

    Gardons le fil …

    « Repose-toi Jeanne « 

    Se reposer, c’est dormir, ne rien faire, se coucher tôt, se lever tard

    Les circonstances du moment font que tout n’est guère pas possible

    J’aurai l’occasion, mais plus tard

    Pour ne pas fléchir, un seul mot d’ordre

    S’activer, faire les choses qui doivent être faites, non pas comme un robot mais avec conviction, détermination, assumer ses choix  et tenter de ne pas penser à cette fatigue

    Bien manger, s’aérer, sous la chaleur digne d’un séjour dans le désert de Morave et tenter de ne pas laisser les paroles acerbes s’échapper

    Quand Vonric m’a contactée pour dire qu’il pouvait venir en Mayenne le dernier WE de juin, c’était pas….idéal certes mais très vite je lui ai dit «  on va s’arranger « 

    Parce que Londres ce n’est pas la porte d’à côté, et que ça me faisait sacrément plaisir d’accueillir mon blogopote ici, comme lui m’avait accueillie à l’automne

    Je mesure à chaque instant la chance de vivre intensément, d’avoir une santé de fer, je sais qu’une fois en maison de retraite j’aurai tout le temps de me reposer quand à 18h30 mon repas servi il me faudra attendre le lendemain

    Il sera trop tard pour penser à toutes ces choses que je n’ai pas faites

    Alors, je lève le bouclier et je continue à vivre à fond, profiter de chaque opportunité,

    La semaine sera destinée aux préparatifs de rentrée, dossiers d’inscription, fête de l’été pour Rose et ses copines et …

    le WE à venir qui sera explosif !

    Et surtout pas reposant …

    pavot.JPG

  • Mes amis , mes arums ....

     

    Tous deux sans le savoir ont un point commun, ils m’ont donné des pieds d’arums, cette étrange fleur en forme de cornet, odorante, capricieuse.

    Je les ai plantés il y a longtemps dans un coin du jardin, l’un à l’ombre, l’autre au soleil

    Et depuis ….rien, ou peu

    Ils ne fleurissent pas, ne meurent pas, demeurent  à l’état végétatif

    J’ai repensé à ces fameux liens de vie

    La pivoine que Gordon m’avait offerte avait fleuri tellement  vite, et ces graines de lotus jetées dans le bassin qui ne cessaient de grandir, les roses trémières de marie Camille, et l’aneth de Léandre m’offrent t leur plus belle allure

     

    Les arums ne poussent pas.

    Elle, Terry, je la connaît depuis des années, nous avons vécu de très beaux moments de partage, de soutien, dialogues intimes de femmes

     

    Lui, John c’est un ami, un vrai copain, enfin je croyais …

    Parfois c’est plus compliqué qu’on ne pense les gens changent dit on

    Je ne crois pas, ils se révèlent peu à peu  et c’est parfois difficile de se prendre la réalité en pleine face

    Je suis dans l’évitement, je ne veux pas trop voir, je demeure bienveillante, cherche à colmater les brèches amicales

    Mais …les arums ne poussent plus

    Je les déplace, je les arrose, met de l’engrais en vain

    Il me faut devenir lucide

    En amitié ce n’est pas toujours simple

    Terry et John ont d’emblée rejeter mon blog, indifférents, hostiles même, se sentant peut être dépossédés, n’ayant plus en quelque sorte l’exclusivité

    Je pourrais avoir un vrai face à face avec lui , avec elle , lui dire que je me sens un peu « jetée «  utilisée …mais non , il n’en sera rien …

     

     

    Sagement je prends la distance, je ne veux pas d’éclats, pas de larmes, encore moins des reproches

    Je me retire doucement, sur la pointe des pieds, je ne suis pas bien loin, mais pour autant moins disponible

    Il m’en faut du temps parfois pour accepter  les choses, c’est certainement  ma grande fragilité ; mon intuition pourtant me trahi rarement, j’espère, je relance, j’explique

    J’aurais pu les mettre sur mon tas de compost ces arums là mais j’ai décidé de les laisser faire, parce qu’elles ont leur place dans le jardin

    Comme elle et lui en gardent une dans mon cœur

    On aspire pas aux mêmes choses, nous ne sommes pas dans les mêmes attentes, il en fallu du temps pour rentrer ça dans ma caboche

    Des années d’arums …..

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  • Rappellez moi votre nom

     

     

     livret-de-famille-1.jpgAvouons qu’on l’a tous fait un jour , poser les lettres de son prénom et nom de famille sur un moteur de recherche du Net  , pour voir si on raconte des choses sur nous , si on est quelqu’un de connu et surtout pour y découvrir des homonymes patronymiques

     

    Evidemment, je tombe vite fait sur des sites québécois, ou y’a tellement de  Jeanne T dans la belle province  qu’on peut y croiser des personnes portant mon nom à tout les coins de rues

    Je n’ai jamais aimé mon nom de "jeune fille" comme on dit

    Peut être parce qu’il était lié à ma famille paternelle que je rejetais tant je m’en sentais exclue

    Le voir écrit me plaisait guère, je ne trouvais pas de signature qui me plaisait

    Un nom viking qui disparaitra dans quelques décennies,  plus de descendance, peu de brassage

    Sur un dossier cette semaine, j’ai vu deux femmes qui portaient le même non de jeune fille et le même nom d’épouse

    J’ai trouvé ça vraiment  insolite, deux sœurs qui auraient épousé deux frères, possible …

    Changer de nom quand on se marie, garder le sien, le reprendre après un divorce, redevenir soi, sans pour autant avoir pris celui d’un autre

    On ne prend pas un nom …

    J’étais heureuse de devenir Madame T, ne plus me faire appeler mademoiselle H, j’ai souri quand j’ai réalisé que je m’appelais comme ma belle mère, et que j’étais la seule, quoique …les sœurs de Jérôme ont repris leur nom aussi, passé un certain âge, on ne dit plus Mademoiselle

    Ça va, ça vient

    Quand je reçois un coup de téléphone ou l’interlocuteur m’appelle Jeanne H, je sais que c’est une vieille connaissance

    Est-ce dérangeant de porter le nom d’une personnalité ?

     Sur la route de St Lo, il y a un menuisier qui s’appelle Jean Louis Aubert, ça me fait rire

    Y’a quand même des gens qui sont forts pour faire du vélo, marcher sur la lune et jouer de la trompette en même temps.

    Ah non, ce n’est pas le même prénom

    Louis, Neil, Lance

    Ouf …

  • Serrés les uns aux autres

     

     

    Nous avons tous des vies plutôt ordinaires

    Une famille, un travail, une maison, des animaux, des loisirs …

    Ces choses là rythment nos journées, nous en parlons, avec  des mots ordinaires et  par des photos,

    Dans nos journées ordinaires, il y a des pensées qui hantent nos esprits, nous  accaparent trop parfois

    Ces pensées se transforment en envies, il nous arrive de les refouler, vite fait bien fait «  oh non, pas moi, ce n’est pas pour moi ça « 

    Et elles reviennent à la charge

    Toujours là

     

    Et l’un de nous raconte ses envies, ses projets, ses désirs d’aller en avant

    On l’écoute, on l’encourage, on le met en garde, on le conseille

    Ce ne sont pas des choses extraordinaires, pas des envies de tout quitter, de changer de vie comme dans les films, c’est juste le constat que les choses pourraient être autrement

    Alors, on se pousse, on s’épaule, on se tient la main, on se provoque, » fais le «, on se lance des défis

    Il s’en  passe des choses sur ce blog, et sur les vôtres, il se passe des choses pour nous  par ce partage de plus en plus authentique

    On avance ensemble

    J’avance avec vous, coude  à coude, serrés les uns aux autres

    Nous n’aspirons pas à calquer des modèles, nous restons nous même, mais petit à petit, nous cherchons à déterrer avec délicatesse le potentiel insoupçonné, nos petites ressources que l’on aimerait mettre en action

    Laisser quelques traces

    S’accorder des moments de bonheur

    S’offrir du plus, sucrer encore plus nos vies ordinaires

    Nous avançons ensemble, sans vouloir devancer l’autre pour se mettre en avant ou pour le piétiner

    Pas de course, une avancée saine et positive

    C’est un ressort que je n’aurais pas imaginé dans la blogosphère

    On se soigne, on panse nos blessures, et on va en avant …

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  • Genèse

     

    En ce printemps passé, Anne était cloitrée  en chambre stérile, après une lourde chimio qui lui donnait à peine la force de se lever

    Elle avait une visite par jour, planifiée par Lorenzo

    C’est peu

    Le reste du temps, sommeil, courtes périodes d’éveil, penser, à quoi d’autre que cette foutue maladie qui l’avait attrapée, elle

    Anne avait un PC, et une connexion Internet

    Elle était reliée par ça, au monde

    Je lui envoyais des messages, le plus souvent possible, des petites histoires brodées, futiles, des mots légers, à quoi bon parler de globules blancs et autres balivernes médicales

    Elle attendait mes messages, répondait rarement, ayant à peine la force de tenir la souris

    Elle lisait, c’était l’essentiel

    C’était sa détente, notre lien possible du moment

    A sa mort, son père m’avait confié «  Jeanne, si tu savais, tes petits messages, elle me disait combien  elle les attendait « 

    La maladie fait peur à l’entourage, j’avais pu lui offrir mes mots, elle les prenait, simple nourriture du moment, petites escapades.

    Plus tard, j’ai eu envie de continuer l’écriture, sous forme de petits messages humoristiques, articles légers que j’envoyais à un cercle restreint de copains par mail

    Parfois je recevais des réponses, souvent  aucune,  ils me disaient que mes mots les faisaient rire

    Puis vint le temps des reproches «  dis donc Jeanne, tu ne m’as pas envoyé ce message là « 

    Je réfléchissais alors à quelle forme de communication je pouvais partager cette écriture

    Un blog, bien sur un blog.

    Je me lançais, et donnais le lien à cette petite sphère amicale, qui pour la plupart  porta peu d’intérêt à la gestation de mes anecdotes

    Ils n’en avaient plus l’exclusivité en somme

    A ceux qui pour la énième fois me demandais le lien, je feignais d’oublier, à un moment donné soyons réalistes, quand on aime, on garde !

     

    Et au fil des années  les lecteurs blogueurs sont arrivés, passés, restés et j’ai repris avec ferveur cette passion grandissante pour l’écriture, raconter, donner un petit bol d’air à ceux qui passent pas là et quelques amis de la vraie vie sont restés, je sais qu’ils sont encore là

    Certains m’ont surnommée la marathonienne de la blogo, sachez surtout que j’aime tapoter sur mon clavier ce qui se bouscule dans ma tête, que ceux qui aiment mes petites histoires, ce petit public fidèle ou de passage est le plus belle des récompenses, que je ne me sens pas obligée de publier chaque jour

    Peut être que des lecteurs me lisent en douce, que mes petites histoires soulagent encore des petits maux, un isolement subi

    Pensez juste à ne pas vous terrer trop souvent, laissez vous dire aussi, ici, par un petit commentaire même si vous pensez que vos mots sont presque futiles

    Parce que j’ai décidé un jour, de mettre les miens dans la lumière

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  • Les bons vieux copains perdus

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    Je me promenais virtuellement au hasard dans un site de copains d’autrefois  et tombais sur des commentaires d’anciens élèves de mon collège de ZUP

    Certains dont le nom me disait vaguement quelque chose, écrivaient qu’ils gardaient un très bon souvenir du prof de techno, de Monsieur Harry le prof d’anglais sévère mais juste et de la  prof de latin sexy

    Un  bel hommage rendu

    Et d’autres, n’avaient aucune réserve à mettre des calomnies de ces profs, les traitant d’incapable de nuls et j’en passe  en citant ouvertement leur noms

    Ce sont les dérives du Net, personne ne modère ces propos là, et je me dis que les professeurs  même si ils sont blindés, en retraite certainement, n’ont surement pas le sourire aux lèvres en lisant ces souvenirs là d’anciens élèves

    Deux stagiaires ont voulu me retrouver sur FB, elles peuvent toujours courir.

    Au départ les sites de copains d’école, gratuits, ou payants ont connu un vrai succès, et avec l’arrivée des nouveaux réseaux sociaux, ils ont du voir leur fréquentation à la baisse, et c’est sans doute pour cette raison qu’ils ont étoffé les profils, visant à personnaliser un peu plus les inscrits

     

    Sauf que, ça marche pas tant que ça, à quoi bon aller chercher dans le passé des gens que l’on a croisé à 12  ans, de vagues souvenirs, se retrouver, pour faire quoi, dire quoi ?

    Je ne me fais pas trop d’illusions sur cette démarche

    Trois copines étudiantes m’ont contactée il y a trois ans, elles ont fait la démarche de venir me voir, mais … je n’ai pas donné suite, elles enviaient ma vie, mon parcours professionnel, et j’étais un peu mal à l’aise avec ça

    C’est ainsi

    Les copains de lycée que j’ai en amis sur mon mur FB ne se manifestent pas, à part Lara que je reverrai sans doute sur Cherbourg

    Soyons honnêtes, ces sites de retrouvailles sont avant tout prisés pour retrouver des ex, des amours perdus, des conquêtes éphémères, et c’est quand même facile par un simple clic de relancer une histoire d’amour, et une envie subite d’aller voir ailleurs

    J’imagine bien que des cœurs ont été chavirés quand par un message resurgit du passé un prince, ou une princesse malheureuse, hasardeuse, et esseulée

    Il y en aura des histoires d’adultère, de jalousies causées par ces sites de copains qui au final sont certains plus redoutables que les sites officiels de rencontre

    Et certainement aussi des belles histoires qui auraient pu être ratées, de vraies retrouvailles d’amants réunis.

    Je vais laisse avec ces deux portraits de stars enfant

    Qui c’est ?

    Un indice, ils ne sont pas ensemble dans la vie, enfin pas à ma connaissance

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